De l'Absurde

par Kurai-Shiiro

De l’Absurde



Commencement, comme ensemence le lancement, comment se mentir ?

Carrément, ce carré ment, aimant vraiment l’amant et l’aimant qui l’attirent.

L’affreuse franchise m’afflige et m’a affranchi, a franchi la froide fraîcheur.

L’humilité humiliée hurle, hulule, hume l’humus et humidifie l’humeur.

Mes sens sentent le sang, sans cent sens, en quel sens pense et panse la dense danse ?

Lance l’anse et la lance en secret, la craie crée la distance avancée.

Mets le nord au fond, mêle l’or au plomb, l’heure au gong, l’heureux blond.

Ton thon au bon ton, au ponton, les sons sont son sondage, gageons.



Où se mêlent les voix, vois-tu ta voie ?

Une absurdité, sourde, sur du thé, sûre dis-tu ?



Poursuite, pour la suite suinte le soin du foin au loin, rien de bien sain.

Dans la file le fils file un fil, filature, tu raffines et finiras enfin, zinzin saint.

Chœur qu’écrase ce cœur qui casse, qu’ont cassé un concassé et quelques crasses.

Grâce, grâce à la glace je glace une grasse glace, une place, on ne se lasse pas du palace.

La cerise frise la crise, la brise brise l’église, électrise l’hypophyse et l'espagnol épagneul.

Un gueux gagne gros, un gros gagne peu, deux jeux de nœuds ne souillent le seuil seuls.

La mère erre sur la mer, amère galère, mille maires sont milliardaires.

Destinataire, le destin à taire atterre à terre et altère l’air, averse vers ce ver vert en verre.



Au sommet des toits, où es-tu, toi ?

Une absurdité, dix taies à absoudre, abstrus abus.



Finition, attention à la partition dont l’évaluation est une caution de bien des façons.

La chose cause, arrose, ose, une psychose de silicose cause une morose rose de ruse.

Car ma Muse m’amuse, s’amuse, et s’use...