Les jours heureux

par Shima-chan

 

 

Les jours heureux défilent, sans ombre, sans soucis. Nous sommes seuls, comme toujours, nous nous tenons la main, rien ne compte. Ton regard est brillant, il pétille. Tu me regardes et je me vois dans tes yeux, tu es si doux . . . Tes mains de part et d’autre de ta tête tu penses à quelque chose, à quelqu’un . . . et je sais que c’est à moi.

 

Les jours heureux défilent, sans ombre, presque. Nous sommes seuls, comme toujours, mais quelque chose manque. Ton regard est absent, préoccupé. Tu me regardes mais je sais que tu ne me vois pas. Tes mains de part et d’autre de ta tête, tu penses à quelque chose . . . et je ne sais pas à quoi.

 

Les jours heureux défilent, et pourtant quelque chose ne va pas. Nous sommes seuls, comme toujours, mais quelque chose a changé. Ton regard est ailleurs, rêveur. Tu ne me regardes même pas. Tes mains de part et d’autre de ta tête, tu penses à quelque chose . . . et ce n’est pas à moi.

 

Les jours heureux ont défilé, mais maintenant ils s’enfuient. Tu rentres tard, c’est étrange, mais que fais-tu donc ? Ton regard m’évite, il me fuit. Et tu regardes encore cette photo ? Tes mains de part et d’autre de ta tête, tu tiens un bracelet de perles entre tes doigts . . . et il n’est pas à moi.

 

Les jours heureux ont défilé, mais maintenant, ils ne sont plus là. Nous sommes seuls, comme avant, je te tiens la main, rien ne compte. Ton regard est vide. Tu ne me regardes pas, parce que tu ne peux plus me voir. Tes mains de part et d’autre de ton corps, tu ne penses plus, tu ne peux plus.

 

Et les billes du bracelet cassé sous tes doigts. . .

 

Et ton sang sur mes mains . . .

 

Les jours heureux défilent, sans ombre, sans soucis. Nous sommes seuls, comme toujours, nous nous tenons la main, rien ne compte.

Je t’aime. . .