Il n'y a personne d'autre à voir !

par Imari

Jeudi 28 mai 2009

Et voilà ! Epilogue posté, cette histoire arrive bien à sa fin.

Je ne m’amuserai plus avec mon petit Sam que j’ai tant fait souffrir, ni avec mon petit Johann qui a joué le mort pendant trois ans… Snifouille !

Mais je suis contente, j’ai réussi à terminer, et vous ne pouvez pas savoir comme ça me met de bonne humeur de me dire que j’ai enfin tenu ma promesse ! ^^

Profitez bien de ces dernières lignes, et je vous dis à bientôt pour la suite de Cœur de Vampire.

 

Merci à tous pour votre support, vos commentaires, et out et tout, sans ça, je pense que je ne serais pas arrivée jusque-là, alors cette histoire, quelque part, c’est aussi la vôtre hein ! ^^

Bonne lecture !

 

 

Ne Regarde Que Moi

Epilogue : Il n’y a personne d’autre à voir !

 

Samuel se tordait les mains nerveusement. Johann était dans un état similaire, se rongeant les ongles. C’était un affreux calvaire d’attendre avec impatience d’entrer en scène. Non pas pour montrer ce dont ils avaient été capables trois ans auparavant – c’aurait été du suicide ! – mais de rejoindre des amis et une petite sœur qui ne les attendaient pas, qui ne rêvaient même pas leur apparition. Ils étaient persuadés qu’ils étaient enfermés chez eux, Johann encore cloué dans son lit – alors qu’il faisait semblant d’être toujours incapable de marcher depuis trois bonnes semaines, une horreur ! – et Samuel plongé dans des révisions assommantes sur les yeux pour des partiels qu’il avait passé il y avait deux semaines.

La mise en scène avait été possible grâce au docteur Henry et à Lucas, leur cher professeur de patinage.

C’est lui qui les avait appelé, mal à l’aise, pour les prévenir de la date du show de fin d’année et s’ils allaient être présents. Johann et Samuel avait été très enthousiastes mais avaient fait promettre à leur entraineur de garder leur venu secrète. Ce qui avait donné une idée à Lucas, tout content : puisqu’il fallait quelqu’un pour féliciter l’équipe qui avait raflé les premières places au championnat, ce serait à eux de le faire sur la glace. Génial !

Et maintenant ils étaient là, stressé à en tomber par terre. Samuel se tapa les cuisses pour changer de tactique et Johann ne trouva rien de mieux à faire que cacher ses mains sous le pull de son amant qui grogna.

« C’est froid !

-         Je sais. Mais chez toi, c’est chaud ! »

Très drôle ! Samuel chatouilla Johann qui retira aussitôt ses mains dans un petit cri. Mais il revint à l’attaque quelques secondes plus tard et alla jusqu’à caresser la cicatrice que l’infirmier avait au milieu du dos, légèrement sur la droite. Le seul souvenir de cette soirée des plus magiques et tragiques…

Johann avait été paniqué et Samuel était tout simplement tombé dans les pommes sous le choc et la perte de son sang. Mais finalement, plus de peur que de mal. Kylian avait été arrêté et Samuel recousu aussitôt puis jeté dans le lit à côté de celui de Johann. De grands cris pour pas grand-chose. Tant mieux, d’ailleurs.

Johann sursauta à une nouvelle tentative de chatouilles et souffla sur ses mains qui commençaient à prendre de la température.

« Bon, c’est bientôt ?

-         C’est les suivants, répondit Samuel en reprenant sa mauvaise manie de mêler ses mains l’une à l’autre dans tous les sens.

-         Enfin ! »

Johann agrippa les mains de Samuel et les mêla aux siennes. Ils étaient cachés dans le local sono, dans une ombre. On annonça le dernier groupe. Samuel les vit se placer dans le noir autour de la piste. Ils étaient gracieux, ils avaient progressé. Et ils étaient tous là : Thierry, Nicolas, Pascal pour les garçons et Elodie, Coralie, Justine et Hélène. Les deux dernières les avaient rejoints deux ans auparavant, motivées. Elles étaient devenues formidable.

La musique se lança et ils commencèrent à s’amuser. Samuel était persuadé qu’ils s’éclataient comme des petits fous ; leur sourire était immense. Ils aimaient toujours autant ce qu’ils faisaient. Se croisant, se rejetant, formant des duos acrobatiques, ils firent hurler les gradins. Leur assurance était revigorante et donnait des frissons à Samuel. Il agrippa la main de Johann et le sentit trembler.

« Ils me font frissonner, chuchota le châtain à son oreille, ce qui le fit sourire.

-         Je te rassure, je suis dans le même état. Je n’ai qu’une envie : les rejoindre.

-         C’est exactement ça ! Mes pieds me démangent. »

Les siens aussi, mais Samuel se tût. Depuis combien de temps n’avaient-ils pas mis les pieds sur une patinoire ? Trois ans et demi. C’était long. De quoi seraient-ils capables ?

« Ca va être à vous, mes patineurs ! On descend. »

C’était Lucas qui venait les rejoindre pour les accompagner avec les médailles de félicitation du club. Ils firent un signe à Julien qui se dépatouillait avec la sono et descendirent les marches pour se rendre au bord de l’entrée de la patinoire. La musique se stoppa nette et une foule d’applaudissements résonna. Ils avaient apparemment été parfaits ! Samuel sentit même le sol trembler.

Il fallut plusieurs minutes pour que la clameur baisse et que Julien se fasse entendre au micro.

« Vous avez été géniaux et les applaudissements des fans en délires valaient bien votre performance, les enfants ! On a donc décidé de vous faire une surprise pour vous féliciter. On ne vous donne qu’une interdiction : on ne veut voir personne pleurer ! Accueillez donc les possesseurs de vos médailles. »

Julien les poussa et Samuel, le premier à descendre sur la glace, faillit tomber. Il y eut des petits rires dans la foule et parmi les patineurs. Mais ils ne voyaient pas qui ils étaient.

Johann lui attrapa la main et l’infirmier de la quitta pas. Ils allèrent se poser en face d’eux, à une certaine distance. Disciplinés, les élèves restèrent à leur place.

Samuel se racla la gorge. Ils avaient beau avoir les médailles dans les mains, la lumière était censée s’allumer à ce moment-là. C’était râper !

Johann grogna à ses côtés et on entendit des insultes sortirent du noir autour de la piste. Quelques nouveaux rires fusèrent. Samuel jeta un coup d’œil à Johann et ils se fixèrent avec malice. Oh oui, ça allait être très drôle !

« Ca vous dit de patiner ensemble ? commença Johann.

-         Oui, faire un petit tour sur la glace, tous ensemble ! » appuya Samuel avec malice.

Un silence leur répondit puis quelques souffles :

« Johann ?

-         Samuel ?

-         Grands-frères ? »

Et enfin ce fût un véritable hurlement. Les patineurs se précipitèrent à leur rencontre comme des fous. Samuel se sentit pousser, puis tirer. Un baiser, un autre, une accolade. Il était perdu, glissant sur la glace comme il pouvait jusqu’à ce qu’il perde l’équilibre et qu’il entraîne son homologue avec lui. Une série de cri de surprise suivirent et ils se retrouvèrent entassés les uns sur les autres, écroulés de rire.

« Vous êtes là ! Quelle surprise ! C’est génial !

-         Je suis tellement content de vous voir ! Ca fait tellement longtemps !

-         Vous nous avez manqué, c’était moins drôle sans vous !

-         Grands-frères, mais qu’est-ce que vous faîtes là ? »

Samuel reconnût le visage d’Hélène près du sien et l’attira à lui.

« Toi tu as une autre surprise qui t’attend sur les gradins. On a réussi à les embarquer avec nous… »

Un cri répondit à cette phrase. Hélène piqua un énorme baiser sur la joue de Samuel.

« C’est vrai ? Vrai de vrai ? T’es sérieux ?

-         On ne peut plus sérieux, Minnie. Demande à Johann.

-         Hey, petite sœur ! Tu douterais de nous ? Tu oserais ? »

Et un nouveau cri retentit, enthousiaste. L’euphorie était à son comble. Et pendant que leurs amis fêtaient leurs retrouvailles en portant en triomphe les deux amants, Samuel vit Hélène se précipiter dans les gradins et sauter au cou d’un jeune homme. Ah, quelle famille ! Mais Julien, l’autre, le batteur, valait bien Hélène.

Il discerna Nathan à côté de lui, qui souriait tranquillement en les regardant. Il avait légèrement changé. Il paraissait plus sûr de lui, moins renfermé. Une jeune femme était à côté de lui, et l’infirmier ne douta pas un seul instant de la place que prenait cette femme dans sa vie. Il avait enfin trouvé quelqu’un. Bonne nouvelle !

Ils mirent des heures ensuite à retirer leurs patins, parlant, se congratulant, riant. Ils étaient comme des enfants se retrouvant sur leur aire de jeux préféré. Puis finalement, quand tout le monde eut mis chaussure à son pied, que le FF se fût approché et que les parents et autres patineurs furent sorti prendre l’apéro ensemble et manger leur barbecue, on décida que, finalement, la patinoire ce n’était pas plus mal.

Recommençant de zéro, ils entreprirent de relacer leurs patins, allant en chercher d’autres pour leurs hôtes musiciens.

Enfin armés, ils s’élancèrent sur la patinoire se tenant par la main. Glissant de front, une douzaine de gamins liés par leurs mains qu’ils serraient avec force, ils firent plusieurs allers retours avant de se séparer en petits groupes. Grisés, Johann et Samuel firent quelques tours, s’assurant d’être à l’aise. Ils tournoyèrent ensemble, riant. C’était la première fois qu’ils remontaient sur des patins, et c’était ensemble qu’ils le faisaient…

Johann attrapa les épaules de Samuel qui de même, continuant de tournoyer, se regardant dans les yeux en riant.

« Tu me regardes, mon amour ?

-         Oui, je ne peux pas faire autrement, en même temps. Le reste est flou.

-         Alors ne regarde que moi ! souffla Johann avec un doux sourire.

-         Il n’y a personne d’autre à voir… »

Samuel attira Johann à lui et lui embrassa les lèvres sous les cris moqueurs et les sifflements de toute une bande de jaloux. Qu’ils s’amusent, qu’ils rient, qu’ils se moquent, ils ne perdaient rien pour attendre. Bientôt, Samuel et Johann allaient recommencer tout depuis le début et ce seraient eux les champions !

Mais pas forcément du patinage…

Enfin, maintenant, ils avaient le temps. Et il savait reconnaître son importance et sa valeur.

 

 

Ima.

*Encore une histoire de terminer… Ouuuuiiiiinnnnn !!! (début des chutes du niagara) C’est tristouille de quitter des personnages qu’on a tant apprécié, qu’on a dessiné sous tous les visages… Mais ça y est, il est l’heure qu’ils reposent en paix… Jusqu’à – qui sait ! – une nouvelle rencontre…. *___* (espoir quand tu nous tiens !!) *

A une prochaine fois !! ^^