Les murmures

par Gally

Quelqu'un : T’inquiètes pas !!! La suite, elle est là ! lol, et pour le baiser…. Ah-ah !! lol Bisous

 

Tsumé : C’est gentil ton ti commentaire ^^ ! La suite la voilà ! J’espère qu’elle te plaira ! Groos bisous

 

 

Chapitre 15 : Les murmures

 

Lilianna observa son mari se diriger dans le palais et songea au Roi. Elle ne lui avait que très peu parlé, mais il avait été le seul à l’avoir mis à l’aise alors qu’elle se sentait si mal dans cette nouvelle vie.

Le Roi était caractériel, mais c’était un homme bon.

Elle voulut monter vers sa chambre mais une conversation indiscrète l’a fit attendre quelques minutes.

-         … Savez vous ce que l’on murmure au palais ? Fit une voix féminine.

-         Non, mais je meurs d’envie de savoir quelles sont les dernières nouvelles, dit une autre avec impatience.

-         Il paraîtrait… Que le mariage du prince et de la princesse n’a pas été consommé !

Lilianna sentit son cœur s’arrêter de battre quelques minutes tandis qu’elle entendait les gloussements de ces demoiselles si indiscrètes.

-         Des serviteurs ont découvert que le prince de dormait jamais avec sa femme et qu’aucun bruit n’avait jamais été entendu le soir quand ils restent ensemble.

Des larmes apparurent dans les yeux de la jeune princesse qui serra les poings de frustration.

-         A mon avis, nous ne sommes pas près de voir la nouvelle princesse enceinte. Peut-être voudra t’il divorcer et prendre une autre pour femme !

S’en était trop pour Lilianna qui commençait vraiment à en avoir marre d’écouter de telles mièvreries.

Elle apparut soudain, créant un lourd silence dans le groupe de femmes. Les yeux ronds, elles la regardaient toutes avec appréhension et ahurissement.

Lilianna fit semblant de n’avoir rien entendu et s’approcha des femmes en leur souriant.

-         Belle journée, n’est-ce pas mesdames ?

Après une révérence, une des commères prit la parole.

-         Une belle journée, en effet, majesté. Vous sentez vous à l’aise dans la palais ?

Lilianna sourit intérieurement du tour qu’elle allait leur jouer.

-         Je m’y sens comme moi, malgré que certaines langues de vipères me gênent en racontant des idioties sur mon compte et sur celui de mon époux.

Les joues de ces dames devinrent rouges écrevisses et, dans une dernière révérence, elles quittèrent le jardin pour se trouver le plus loin possible de la princesse.

Seule celle qui lui avait adressé la parole resta, piquée au vif par le fait qu’elle l’ai traité de langue de vipère.

Cette femme avait l’air d’être une habituée du palais. Ses vêtements richement sertis et sa carrure noble ne faisait qu’augmenter l’antipathie que Lilianna éprouvait pour elle.

-         Votre majesté, fit soudain la dame en baissant la tête puis rentrant dans le palais.

Avant de partir, Lilianna avait eu le temps de voir le regard perfide et acide de cette femme qui semblait vraiment ne pas l’aimer.

Décidément, la vie au palais n’avait rien d’une partie de plaisir. Soufflant une dernière fois, Lilianna entrant à son tour dans le palais, cherchant la gouvernante pour une énième leçon de protocole.

 

Le soir venu, Lilianna, habillée d’une magnifique robe d’une couleur marron fauve rappelant l’automne, descendit dans la salle des repas pour dîner auprès de son mari et des autres convives.

Elle sourit en pensant à sa conversation avec le prince et se dit que peut-être elle pourrait être un peu plus avenante avec lui dorénavant.

C’est donc dans un état d’esprit jovial que Lilianna arriva dans la salle et découvrit avec colère que Hugo était en pleine discussion avec la femme à la langue bien fourchue qu’elle avait rencontré durant l’après midi.

C’est avec un agacement non contenu qu’elle alla s’asseoir auprès du prince et qu’elle commença à souper, sans un regard pour son voisin.

-         Bonsoir Lilianna, comment trouvez vous la nourriture ce soir ? Lui demanda t’il, voyant qu’elle paraissait irritée.

Lilianna, au début, fit comme si elle n’avait pas entendu. Puis, réfléchissant, elle se dit qu’il n’était pas très intelligent de narguer son mari devant autant de monde. Alors, un sourire faux sur le visage, elle se retourna et vit sa rivale, lui souriant sournoisement, juste à côté de son époux.

-         Oh mais le souper est délicieux votre altesse.

Hugo lui sourit, voyant qu’elle semblait aller mieux, puis lui présenta sa voisine de table.

-         Ma chère femme, laissez moi vous présenter Madame de Rodin, qui vit au palais depuis bien longtemps. Elle est une des femmes les plus influente de la cour.

La dite Madame de Rodin sourit à Lilianna d’un air faussement respectueux.

-         Je suis ravie de rencontrer celle que le Roi a jugé être à la hauteur du prince.

Lilianna savait très bien que dans sa bouche, cela n’avait rien d’un compliment, et répondit aussitôt :

-         Il faut croire qu’au château, aucune autre femme n’était à ma hauteur.

Hugo était ébahit. Il n’avait jamais vu Lilianna être aussi méchante avec qui que ce soit et cette phrase acerbe envers la courtisane l’étonna.

Il préféra changer de sujet et laisser sa femme manger en paix, puisqu’elle semblait énervée.

Lilianna avait sentit le regard aigre de cette femme sur elle lorsqu’elle lui avait dis qu’elle n’était pas à la hauteur pour être reine.

Lilianna s’en voulait d’être aussi acerbe, mais le fait de voir Madame de Rodin discutant joyeusement avec Hugo l’avait mis hors d’elle…

 

Des éclats de voix se firent entendre alors, et Lilianna vit avec étonnement et bien être que le Roi était debout et venait manger à la table de ses convives.

Deux hommes restaient auprès de lui au cas où il se sentirait mal mais il les houspilla bien vite.

-         Allons bon, cria t’il, je sais encore marcher ! Je suis le Roi, je n’ai besoin de personne pour me tenir droit !

Hugo était ravie de voir son père et lui rendit sa place de chef à table. Hugo allait s’asseoir juste à côté mais son père en avait décidé autrement.

-         Non, mon fils, je voudrais que ta femme vienne également, cela fait longtemps que nous n’avons pas parlé elle et moi.

Avec un sourire bienveillant, Hugo alla chercher Lilianna, qui avait momentanément oublié sa colère, et l’emmena auprès de son père.

Hugo se plaça à la droite du Roi et Lilianna était à sa gauche.

Le Roi Louis mangea d’un bon appétit, ce qui ravie Lilianna et Hugo, heureux de voir leur monarque dans un bon jour.

Louis se tourna vers Lilianna et lui décocha un sourire bienveillant.

-         J’espère pouvoir rencontrer mon petit fils avant ma mort…

Lilianna se sentit soudain mal en entendant ces paroles. Le Roi Louis observait le ventre de la jeune femme avec joie et continuer de manger avec entrain.

Lilianna regarda son mari qui avait entendu la conversation, puis détourna le visage de lui, étant bien trop gênée.

Le Roi tentait de rester en vie le plus longtemps possible pour pouvoir voir naître l’héritier de son fils, et Lilianna, comme une égoïste, n’avait pas pensé à cela.

Elle se dit ce soir là qu’il lui faudrait consommer enfin ce mariage, et pour faire essayer d’exaucer les vœux du Roi avant sa mort, mais aussi pour faire taire ces ragots que Lilianna ne supporterait plus très longtemps.