Améliorations

par Gally

May : Voilà la suite tant attendue ! Le chapitre est un peu court mais normalement un nouveau devrait arriver ce soir ou demain donc j’espère que comme cela je serais pardonnée :p. Je t’embrasse fort et merci d’être encore là à me lire !

 

Tsumé : Cela va mieux oui, mais tu verras dans les prochains chapitres que les ennuis ne sont pas encore finis pour notre couple… Gros bisous à toi et j’espère que ce nouveau chapitre te plaira ^^

 

 

Chapitre 14 : Améliorations

 

Lilianna ne savait comment elle pourrait remercier son époux pour un si beau cadeau. Le fait de revoir son meilleur ami et leur acolyte gitane était un précieux présent pour sa santé mentale !

Elle passa une bonne partie de la matinée à raconter en long et en large tout ce qui s’était passé pour elle depuis le jour où elle était venue visitée Astoria avec Martin.

-         Si j’avais su que je deviendrais princesse… Fit elle soudain en sirotant son verre d’eau.

Yolanda rit de la mine déconfite de Lilianna et se rapprocha d’elle d’un air de connivence.

-         savais dépuis le débout que vous étiez quelqu’un dé vraiment spécialé !

Lilianna lui sourit en retour et le regard enflammé de Martin vers Yolanda ne lui échappa en rien.

-         Et bien, Martin, et toi ? Tu ne m’a toujours pas raconté ce que tu as fais depuis tout ce temps !

La belle princesse trouva chez son meilleur ami quelque chose de changé, comme si il avait mûrit en très peu de temps.

-         Après que tu sois rentrée chez toi, le seigneur Romuald a fait part à mon père du fait qu’il ne fallait pas qu’il soit trop sévère envers moi, même si apparemment lui l’a été avec toi. Ceci étant dit, mon père m’a donné la plus grosse raclée de ma vie, et c’est là que j’ai décidé qu’il fallait que je vole de mes propres ailes. Je travaille non loin d’ici à présent, chez un forgeron, je suis son apprenti !

-         Mais, Martin, je croyais que tu n’aimais pas cette ville !

-         Il y a des choses très belles dans cette ville, Lilianna…

Martin avait dit cela en jetant un regard timide vers Yolanda qui fit mine de ne rien remarquer.

- Le prrrrince a été bon de vous accorrrrdez moment de répit. Si céla se savait, lé roi serait terrrrriblement èn colère. Il n’est pas convénable pourrr une futoure reine dé cotoyer des paysans et encorrre moins des… Gens comme moi…

Lilianna sentit la gêne dans les paroles de son amie et s’approcha d’elle en lui souriant.

-         Vous êtes une personne incroyable, Yolanda. Vous nous avez aidé à nous enfuir alors que vous ne nous connaissiez pas et vous avez pris le risque de nous dire où était votre repère ! Peu de gens auraient été aussi aimable.

Yolanda rit à gorge déployée pour signifier le bonheur qu’elle avait d’être amie avec une princesse et lui prit la main.

Elle la retourna et caressa du bout des doigts les lignes de la main de la princesse.

-         Oun grand destin vous attend jeune prrrincesse, je le sens. Vous sérrez bénéfiques à ce royaume y à votrrre prince.

Lorsque Yolanda lui rendit sa main, Lilianna chercha dans ces lignes un quelconque signe de ce que son amie venait de prédire, mais elle ne vit rien du tout.

-         Princesse, il est temps que nous partions, fit Martin accompagné d’une révérence.

Ce qui fit bien rire Lilianna.

Après avoir chaudement embrassé ses amis, Lilianna retourna dans le château et rechercha son mari. Elle voulait avoir des nouvelles du Roi.

Elle le chercha pendant un certain temps jusqu’à le trouver dans la cour où les chevaliers s’entraînaient habituellement.

Lilianna découvrit le prince se battant avec fougue avec l’un de ses soldats. Celui-ci ayant apparemment des difficultés tant Hugo était fougueux.

Il semblait sur les nerfs et frappait avec toute la hargne qu’il avait enfouit en lui.

Il ne se s’arrêta que lorsque le chevalier tomba à terre, criant de douleur.

-         Pardon mon ami, tu peux t’en aller.

C’est avec un soupir de soulagement que le soldat rentra en clopinant dans le palais pour, certainement, prendre un bon bain chaud.

 

Hugo était couvert de sueur mais sa colère ne s’était toujours pas atténuée. Il allait retourner à l’intérieur quand une apparition angélique survint devant lui.

Lilianna était la plus belle femme de tout le royaume, et peut-être du monde entier, en tout cas pour lui !

Elle était là, les cheveux détachés et la robe flottant avec ce vent d’automne. Elle lui souriait, enfin.

Il s’approcha d’elle timidement, comme si il avait peur qu’elle s’en aille comme une biche effarouchée. Mais elle resta.

-         Monseigneur, je suis venue aux nouvelles du Roi. Sa santé me préoccupe et j’espère que ce que vous me direz me rassurera.

Elle semblait réellement sincère ce qui toucha en plein cœur le prince. Malheureusement, ce ne fut que de courte durée car Hugo pensa à nouveau à son père.

-         Il va mal, très mal. Les médecins ne m’ont pas donné de bonnes nouvelles. Selon eux, il n’en a plus pour très longtemps.

Le visage de sa femme se décomposa, comme si elle venait d’apprendre la mort d’un de ses amis.

-         Je suis tellement désolée, souffla t’elle. Peut-il encore parler ?

-         Oui, mais il doit se ménager et ne pas trop faire d’efforts.

Lilianna mordilla sa lèvre inférieure et ce geste enfantin fit oublier à Hugo son père pendant quelques minutes.

Que n’aurait il pas donné pour n’avoir ne serait-ce qu’un baiser de ses lèvres si douces.

-         Je voulais vous remercier, lui dit elle soudain, pour avoir fait venir mes amis. C’était vraiment très gentil de votre part, je ne l’oublierais pas…

Lilianna toucha la joue de Hugo pour lui témoigner son affection et la retira aussitôt car Hugo était complètement mouillé.

-         Veuillez me pardonner, je suis sale…

-         … Ne vous excusez pas, fit elle en riant timidement, je vous ai vu vous battre ! J’aimerais tellement savoir manier l’épée comme vous !

Mesurant ce qu’elle venait de dire, Lilianna mit sa main devant sa bouche. Devant sa gêne, Hugo en fut amusé. Qu’une femme veuille apprendre à se battre était très étonnant mais sa femme n’était elle pas la fantaisie même ?

-         Si vous voulez apprendre, je serais ravie de vous montrer.

Le visage de Lilianna s’illumina de milles feux.  Hugo trouva que ce moment était approprié pour essayer d’embrasser sa belle mais Augustin arriva brusquement pour lui annoncer qu’on le demandait dans une des ailes nord du palais.

En soufflant bruyamment, Hugo sourit une dernière fois à Lilianna et partit loin d’elle, pensant tout de même que dans peu de temps, il pourrait apprendre à sa femme comment se défendre, et de ce fait, aurait des instants privilégiés à ses côtés !

 

Pendant ce temps là, dans une des petites ruelles de la belle cité d’Astoria, Martin et Yolanda s’étaient arrêtés près d’une petite porte cachée afin de retourner respectivement à leur travail.

-         J’ai été ravie de vous revoir.

-         Mais moi aussi Marrrtin.

Le jeune homme adorait quand la gitane faisait rouler les « r » de son nom. Il trouvait cela charmant et ne vivait que pour regarder la bouche de Yolanda s’ouvrir et se fermer. Il aurait aimé qu’elle ne cesse jamais de parler.

La gitane était amusée de l’attention que lui donnait le jeune homme et se dit qu’il était plutôt mignonnet dans son genre.

Elle décida de faire quelque chose d’inattendue, elle l’embrassa.

Timide au début, Martin fut surprenant en répondant avec fougue à ce baiser.

Yolanda se détacha de lui en riant et partis à la vitesse de l’éclair en direction du sanctuaire des bohémiens, laissant derrière elle un Martin tout étourdi et hébété