Le bal

par Gally

quelqun : Viii ! J’avais également hâte d’écrire la suite ! Les quiproquos, j’adore ça ! Grooos bisous ma belle

calïne : Je suis désolée que la suite que tu attendais ne soit pas arriver aussi vite… J’ai eu quelques problèmes… Mais ça y est, je suis de retour ! Ne t’en fais pas ! J’espère que ce chapitre te plaira ! Bisous

DreY : Ahhh, jsuis tellement désolée de ne pas avoir écris la suite vite comme tu me le demandais… Mais je peux t’assurer qu’avec la suite des évènements, je vais vite me faire pardonner ! Groos bisous

jujus24 : Lol, vive les copiers collers ! Bon, j’espère que tu adoreras autant la suite ! Bisous ma grande

Tsume : Merci beaucoup ! Je suis heureuse d’avoir une nouvelle lectrice ! Je m’excuse de ne pas avoir écris avant et j’espère que tu me pardonneras. Bisous

 

Chapitre 8 : Le bal

 

-         Quelle soirée magnifique, ne trouvez-vous pas ?

-         C’est un enchantement, en effet.

Le bal masqué du Roi Louis était digne de toutes les attentes. Tout le beau monde du royaume avait été convié pour cet évènement si exceptionnel.

-         Il paraîtrait que ce soir le Roi doit annoncer une nouvelle des plus importantes.

-         Comme j’ai grande hâte d’apprendre cela !

Lilianna entendait avec ennuie les conversations des personnes de la salle. Tous les nobles étaient habillés des plus beaux atours. Mais sa mère avait fait le nécessaire, tous les regards se tournaient vers la splendide robe de Lilianna qu’elle avait fait confectionné exprès pour elle.

La jeune fille ne se sentait pas vraiment dans son assiette. Non seulement elle n’était pas du tout dans son élément parmi tous ces gens si ennuyeux mais en plus elle allait bientôt être présentée à son fiancé !

-         Non mais regardez-moi cette petite idiote ! Elle ne fait que des idioties et encore on l’autorise à venir au bal !

Lilianna se retourna pour voir sa sœur et ses amies se moquer d’elle. Fleur de Lys, qui n’était pourtant ni belle ni gentille, avait tout un tas d’amis aussi méchants qu’elle.

Fleur de Lys avait beaucoup d’influence sur les autres et elle avait toujours tout fait pour faire paraître Lilianna comme une fillette gâtée et égocentrique.

Bref, ils étaient tous jaloux d’elle et les seuls autres qui étaient à peu près normaux avaient trop peur de Fleur de Lys pour aller discuter avec Lilianna.

Elle n’avait aucun ami de son rang… Et elle n’en voulait pas d’ailleurs. Ils étaient tous inintéressants et imbus d’eux-mêmes.

Comme elle aurait aimé que Martin soit-là…

Lilianna se fit bousculer par sa sœur quand le groupe de pipelettes passa devant elle.

Tandis qu’elle se massait l’épaule à l’endroit où elle avait reçu le coup, elle reconnu un visage familier.

-         Mais…

Non, c’était impossible ! Jamais elle ne pouvait avoir une chance pareille.

-         Augustin !

Le valet se retourna et Lilianna sentit son cœur faire un bond en voyant que la personne était bien celle qu’elle pensait.

Elle courut le plus discrètement possible jusqu’à lui et s’arrêta, la main sur le cœur pour en calmer les battements.

-         Madame, mon nom, vous le connaissez ?

Augustin semblait choqué et Lilianna ne comprit qu’après pourquoi. Quelle idiote elle faisait ! Evidemment, elle portait le masque !

-         Suivez-moi !

Le valet fut bien obligé de la suivre et Lilianna l’emmena sur une des terrasses ou ils pourraient discuter, loin des oreilles indiscrètes.

Lilianna retira finalement son loup et elle lut la stupeur sur le visage de Augustin.

-         Li… Li…

-         Oui, c’est bien moi, Lilianna ! Je sais, je n’étais pas vraiment habillée de cette façon la dernière fois que nous nous sommes croisé mais…

-         … C’est incroyable !

Lilianna sourit doucement devant la mine déconfite du serviteur. Mais il fallait absolument qu’elle voie Philippe. Elle devait lui parler !

-         Augustin, savez-vous où est Philippe ? Fait-il également le service ici ?

Là, ce ne fut plus de la stupeur mais plutôt de la gêne que ressentis Lilianna sur le visage d’Augustin.

-         Phi… Philippe ?

Un son de trompette s’éleva de la salle de danse tandis que les deux jeunes gens se retournaient pour voir arriver la famille royale.

Lilianna n’eût pas le temps de reposer sa question que sa mère arrivait déjà en courant pour lui prendre le bras.

-         Ma chérie, je vous cherchais partout ! Le Roi vient d’arriver, hâtez-vous !

Lilianna fut entraînée à la suite de sa mère, non sans lancer un dernier regard de supplice à Augustin qui paraissait plus que gêné.

 

Tous les regards étaient tournés vers lui, toutes les femmes de la salle le déshabillaient de la tête aux pieds et tous les hommes le toisaient avec envie et respect.

Hugo le savait, ses sujets l’aimaient.

Pourtant, ce soir, il ne se sentait pas à sa place ici. Quelqu’un manquait à l’appel, car c’était une roturière…

-         Alors, mon fils, avez-vous trouvez la perle rare ?

La question ironique de son père le mit mal à l’aise et il ne sut quoi répondre devant ces yeux qui le transperçaient.

Il préférait s’éloigner de lui tout en recevant de la part de tous les louanges et compliments habituels.

Une farandole de couleur et de tissus donnait au bal une allure festive et stimulante.

Si Hugo n’avait pas été aussi taraudé par l’image de sa belle blonde, il se serait certainement beaucoup amusé. Ah et il oubliait aussi qu’il fallait qu’il se trouve une fiancée avant que son père n’annonce son choix publiquement…

Le prince, sans vraiment y prendre du plaisir, discuta avec maintes et maintes dames de la cour. Essayant d’en trouver une qui aurait pu lui convenir.

Mais toutes semblaient abasourdies par sa beauté ou par son rang. Elles n’avaient pas cette espièglerie dans le regard qu’il pouvait lire dans celui de…

-         Lilianna !

Hugo se retourna pour voir qui avait crié ce nom quand il aperçut son serviteur, le souffle court, posté devant lui.

-         Que me veux-tu, Augustin ?

-         Votre altesse, j’ai une nouvelle de la plus haute importance à vous dire !

-         Pourquoi as-tu crié le nom de Lilianna ?

Hugo fut surprit de voir Augustin lui tirer la manche pour l’emmener dans un des couloirs du palais.

Le prince s’excusa auparavant, auprès des dames avec qui il conversait et attendit avec patience que son valet reprenne son souffle.

-         Lilianna… Elle… Est ici.

-         Quoi ????

-         J’ai été tout aussi surpris que vous, votre altesse. Quand elle a couru vers moi dans cette sublime robe et les cheveux coiffées et laqués et…

-         … Tu es en train de me dire que Lilianna est une noble ?

-         Assurément, monseigneur, j’ai même pu croisé la mère de cette dame.

Hugo était estomaqué. Il fallait qu’il réfléchisse, qu’il réfléchisse !

-         Donc, Lilianna, la femme qui hante mes jours et mes nuits depuis que je l’ai rencontré, n’est pas une roturière comme nous le pensions, mais une noble !

-         Exact, votre altesse.

-         Et ce soir mon père m’a demandé de me choisir une fiancée, n’est-ce pas ?

-         Evidemment, Monsei… Quoi ? C’est elle que vous allez choisir ? mais vous ne savez pratiquement rien d’elle et…

-         Oui mais c’est elle qu’il me faut ! Je le sais ! Je vais de ce pas l’annoncer au Roi !

Hugo ne laissa pas le temps à son valet de répondre et partit en courant dans la salle de bal, en direction de son père qui dialoguait assidûment avec un de ses chevaliers.

-         Votre femme est de toute beauté ce soir, je trouve, mon ami.

-         Je vous remercie, votre altesse. C’est vraiment un plaisir pour moi de vous revoir, dans des circonstances plus joviales !

-         Oui… La guerre n’est pas vraiment une circonstance joviale, en effet.

Les deux hommes riaient encore quand Hugo s’approcha de son père.

-         Mon père, il faut absolument que je m’entretienne avec vous !

-         Fort bien, fort bien mon fils ! Mais permettez-moi tout d’abord de vous présenter le seigneur Romuald, un vieil ami.

Hugo sourit au chevalier qui baissa la tête devant lui. Ces révérences le gênaient parfois. Cet homme que son père venait de lui présenter était un guerrier brave et puissant. Hugo aurait préféré que ce soit lui qui lui fasse honneur.

-         Bien, je vous laisse, mon ami. Nous nous retrouverons tout à l’heure.

Le Roi se retourna vers son fils et l’interrogea du regard.

-         Alors, quelle est cette chose importante que vous teniez tant à me dire ?

-         J’ai trouvé ma fiancée, père !