Je collectionne les drames, oui Madame !

par mishiu

Chapitre 6 : Je collectionne les drames, oui madame !

 

-         Mei, Mei…

 

J’entendais une voix douce, au loin. C’était la voix de Kaze. Étant encore prisonnière d’un amour non conclut, je devenais obsédée par cette voix qui faisait chavirer plus que tout mon cœur. Sa silhouette floue m’apparue au loin ; à moitié mangée par l’obscurité il avait les bras grands ouverts. Je voulut courir le rejoindre mis mes pieds restèrent collés au sol. Mon corps commençait à bouillir. Plus je bougeais, plus il chauffait vite. Je voulais crier mais rien ne sortait de ma bouche, ma gorge était sèche comme le sable. Je paniquais, voulant faire à tout prix un mouvement dans la direction de Kaze pour le rejoindre, lui qui répétait sans cesse mon nom…Mon corps bouillant fut tout à coup secoué violemment, me tirant de mon rêve.

 

-         Ben dis donc Mei ! J’ai cru que tu ne te réveillerais jamais ! S’inquiéta Mathilde. Dis… ça va ?

 

Je me redressais difficilement en position assise en m’appliquant à calmer les battements de mon cœur cognant fortement ; mon corps était encore secoué de spasmes dus au réveil brutal. Je remarquais alors que j’étais trempée, mon front dégoulinait de sueur. Je secouais mes cheveux avec mes mains pour pouvoir un peu les aérer mais je comprit que cela ne servait à rien. Mon corps continuait de bouillonner et je me sentais plus que jamais affaiblie souhaitant à nouveau me plonger dans les bras de Morphée.

 

-         L’Illicancoisie, réfléchit  Clémence à voix haute. Mathilde, Mei a tous les symptômes de l’Illicancoisie…

 

Les mots de Clémence avaient alerté Mathilde. Celle-ci devenu violemment pâle, choquée par le constat.

 

-         Mais… Non… Ce n'est pas possible… Elle ne peut pas… Cette maladie devait être totalement éradiquée ! Non… Non non non !!!

 

Je ne comprenais pas tout. Peut être était-ce parce que je n’étais pas en état de réfléchir à quoi que ce – logique, me dirait-on – vu que je combattais déjà entre mes spasmes et une chaleur infernale.  Je n’arrivais pas à parler. Comme si mon rêve devenait réalité, ma gorge était aussi sèche que le sable. Je détestais plus que tout ce moment où mes lèvres bougeaient sans qu’aucun mot n’en sorte… Le reste empira : Ma respiration devenait de plus en plus lourde, je suffoquais presque. Tandis que je prenais conscience de ce qui m’arrivais, Mathilde courue hors de ma chambre, donnant pour instruction à Clémence de me forcer à rester éveillé jusqu’à son retour. La neko fit un rapide aller-retour dans la salle de bain pour me remplir une bouteille d’eau, ce dont je la gratifiai d’un maigre sourire avant d’engloutir en quelques secondes le contenu. Clémence me tenait la main tandis que je paniquais de plus en plus. 

Mathilde déambula quelques minutes plus tard en se précipitant à mon chevet. Des larmes commençaient à s’échapper de mes yeux, mon amie me pris dans ses bras.

 

-         Là… Calme-toi… N’empire pas les choses. Soit forte. Un médecin va arriver, il est en chemin.

 

Etre forte ? Je n’en pouvais plus. Cela faisait des semaines maintenant que je faisait tout pour être forte. Les cours de magie étaient certes, très intéressants, mais l’hostilité que Shirel me vouait dorénavant noircissait mes journées. Je devais me consacrer aux cours que Liroy préparait spécialement pour moi, me permettant de revenir moins fréquemment dans ma classe habituelle, ce qui me séparait de mes amis. Je me sentais isolée et ce n’était pas la présence de Kaze qui arrangeait les choses. Kaze… Faisait tout pour s’éloigner de moi. Je ne comprenais plus. Il se limitait à ne me voir qu’en tant qu’amie. Une simple amie. Pourtant il m’aimait, je n’avais pas rêvé, il me l’avait bien avoué lors de notre combat contre Shirel. Je n’arrivais plus à me confier au vent, tous mes sentiments je les contenais depuis un moment dans mon cœur. Et je commençais à craquer. On aurait dit que Kaze jouait avec mes sentiments. Mon cœur souffrait. Dans son regard, à quelques moments, j’étais pourtant certaine qu’il souhaitait me prendre dans ses bras, mais quelque chose l’en empêchait. Je pensais me faire une raison en me disant qu’il n’était pas très expressif, mais moi j’étais dépendante de lui. Ce point de non-retour me consumait et si je l’additionnais à mon état de fatigue dû aux entraînements intensifs, il y avait des soirs où je pleurais silencieusement dans le noir.

Dans les bras de Mathilde, tous ces sentiments refoulés ressortirent violemment en plein jour à la surface de mon cœur par l’intermédiaire de mes larmes. Kaze me manquait, j’étais épuisée. A bout. Mes pleurs s’épuisèrent rapidement, consumés par la puissance de ces sentiments. Mathilde s’écarta lentement de moi, laissant passer le médecin arrivant sur les lieux. Le sommeil revint doucement et mes larmes continuaient de s’échapper du coin de mon œil.

J’étais à moitié comateuse lorsque le médecin m’examina. Il commença par poser sa main sur mon plexus solaire, libérant une fine magie qui m’apaisait légèrement sur le moment. Quelques secondes plus tard, il toucha légèrement la gorge. Tout se passait dans le silence le plus complet. Le mage médecin sortit par la suite une fiole d’un liquide vert dans laquelle il déposa une goutte de ma sueur qu’il eut récolté du bout du doigt. Le liquide se teinta en bleu foncé, ce qui laissa échapper au médecin un « oh ! » , assombrissant l’expression de mon auscultateur. Celui-ci pris enfin la parole :

 

-         Mesdemoiselles, s’adressa-t-il à Mathilde et Clémence, suivez-moi, je vous en prie.

 

Et tous se dirigèrent vers le couloir de dehors. Le silence pensant de la chambre me permit d’entendre des bribes de conversation que je ne pouvais interpréter, à cause de la fatigue qui prenait le dessus sur ma conscience :

 

-         Illicancoisie… Certains… Totalement aberrant ! …Ces cachets, un par tranche de six heures… rester constamment… et…

-         MEI ! Comment va Mei ! S’éleva soudainement une voix.

 

Kaze… Kaze ! Kaze était là ! Sa voix me tira quelques instants de ma fatigue, comme si une alarme s’était enclenché dans ma tête. Sa voix… Je l’entendais qui résonnait dans mon cœur et dans ma tête. Crier son nom me faisait mal, mon cri résonnait dans ma tête comme dans une pièce vide.

 

-         Laissez-moi la voir.

-         Surtout pas ! Lui répondit agressivement Mathilde. Toi, t’a d’abord des comptes à régler, j’ai appris que tu aurais commis de sales choses !

 

Que s’était-il passé ? Pourquoi autant de violence dans ses propos ? Elle lui grondait dessus. Jamais je ne l’avais entendu hausser le ton comme ça. Je plongea peu à peu dans le sommeil sans pouvoir approfondir la chose.

Mon sommeil fut rythmé par des reprises de conscience à quelques intervalles très espacés. Mathilde me faisait de temps à autre ingurgiter un cachet au drôle de goût qui fondait instantanément dans ma bouche aussi rapidement que le sommeil revenait au triple galop. On m’obligeait à boire et à rester au chaud sous mes draps alors que mon corps transpirai abondamment. Il arrivait que j’entende des bribes de phrases mais j’étais tellement fatiguée que les mots n’arrivèrent même pas jusqu’à mon cerveau.  Mon sommeil resta profond et interrompu pour le reste du temps. Plus rien ne m’atteignais alors, c’était le noir complet. Je n’avais aucune notion du temps. Plus rien ne m’atteignait alors, c’était le noir complet, plus aucune notion du temps. Pourtant, je continuais à entendre des voix. Elles me semblaient loin, si loin… Une dispute.

 

-         T’es qu’un imbécile !! Tu aurais du NOUS en parler !

-         Mathilde, calme-toi s’il te plait…

-         Pourquoi tu ne nous a rien dit ? POURQUOI ? T’es stupide !! Complètement paumé non mais ce n'est pas croyable !! Comment a-tu pût…

-         Mathilde… Kaze, tu devrais partir le temps qu’elle se calme…

-         Mais je vais le tuer cet idiot ! Et l’autre aussi là !! Je vais..

 

Je n’eut pas l’occasion d’en apprendre d’avantage, mon esprit était complètement happé par l’inconscience. Ce fut la dernière fois que ma conscience me ramenais avant mon véritable réveil.

J’ouvrit les yeux en début de matinée, en pleine forme. Le réveil affichait sept heures deux. La chambre était encore plongé dans l’obscurité mais les rayons de soleil qui la traversait  me permit de distinguer les détails. Assommée par ce grand sommeil, je me redressais péniblement sur mon lit, adossée aux barreaux et je contenue un sursaut.

Kaze. Sa tête était posé à côté de mes jambes, ses bras lui servaient de coussins. Je souris faiblement à cette tendre vue et entreprit de sortir de son lit sans le réveiller. Je pris deux minutes, assez longues, pour libérer mes jambes sans bouger sa tête puis à sortir sans trop bouger le matelas. Chose faite, je m’habillai rapidement, observant Mathilde et Clémence dans leur lit respectif. Je sortis le plus discrètement possible de ma chambre après avoir posé délicatement une couverture sur le dos de Kaze puis achetai de quoi grignoter avant de prendre refuge dehors, dans mon petit coin favori. Les matins commençaient à devenir un peu frais et exposé aux rayons du soleil, l’air me semblait encore supportable pour profiter du beau temps dehors. Je savais que le froid n’allait pas tarder à s’installer sans prévenir.

Penser aux prévisions météorologiques enclencha en moi le souci du repère temporel. On était samedi. Cela voulait dire que j’avais dormi… Cinq jours. Cinq jours ? je n’arrivais plus à me souvenir des évènements récents. Je me souvenais par-ci et par-là quelques morceaux de phrase. Je mis cette amnésie sur le compte de mon réveil récent et me rassurai en me disant que tout n’allais pas tarder à revenir.

Tout en écoutant les bruits de la nature, je laissais mon esprit vagabonder. Ayant appris à penser à Kaze sans forcément l’appeler mentalement, tout un tas de questions se bousculèrent malgré moi. « Pourquoi » devait être ma question favorite, puisque ce fut elle qui revenait le plus souvent. Kaze… J’étais certaine qu’il n’agissait pas comme ça normalement. Pas autant indifféremment. Je le connaissais depuis toujours, peut être à l’état d’air, mais sa personnalité se révélai à moi aussi simple que dans un livre ouvert. M’aimait-il réellement alors ? Je souhaitais cesser d’y penser. Je n’en pouvais plus de me torturer l’esprit.

J’envoyais un message à Mathilde et Clémence, les prévenant de mon état et de mon besoin de rester seule. Je passait ainsi la journée à jouer avec l’air, fière d’avoir acquis – non sans quelques problème parfois – cette dextérité, me donnant toujours envie de progresser. Je mêlais l’eau à la danse et échauffais chaque parties de mon corps lentement, pour retrouver mes réflexes perdus depuis ce sommeil de cinq jours. Danser avec le vent m’apaisais. Je passais une nouvelle fois outre la notion du temps, léguant cette journée à une longue danse ponctuée de quelques pauses. Lorsque je me sentit enfin en symbiose avec mon élément, je fis le choix de m’arrêter. J’étais de nouveau revigoré, aussi bien mentalement que physiquement, prête à tout affronter. Le ciel palissait déjà, révélant une couleur rosée ; je le contempla quelques minutes avant de sentir une présence. Le vent me porta l’écho d’une démarche reconnaissable entre mille. C’était bien entendu Kaze.

Mon cœur se serra et déjà de nouveau des larmes coulèrent le long de mes joues. Je les essuyais avec hâte pour me calmer rapidement. Assise dos à lui, je ne me retourna pas et l’entendis s’asseoir juste à côté de moi, sans un mot. Et, sans que je ne m’y attende,  ses bras m’entourèrent. Alors que je souhaitais m’échapper, mes larmes redoublèrent. Kaze, lui, m’étreignait encore plus fort. Je ne comprenais plus rien. Encore une fois, le « pourquoi ? » revenait à la charge, envahissant mes pensées. Sa tête était appuyée contre mon épaule, je sentais les battements de son cœur marteler contre mon dos. Des gouttes d’eau salée perlèrent sur mes mains. Ce n’était pas les miennes.

 

-         Pardon… Prononça-t-il faiblement. Je te demande pardon… Je… Je t’ai fait tant de mal…

 

Il me serrait toujours aussi fermement, de peur que je disparaisse. Moi, j’avais déjà cessé de lutter, touchée par ses mots. Je me levai légèrement afin qu’il positionne ses jambes en tailleur et que je m'y assois dessus. Mes larmes continuèrent de couler. Des larmes empreintes cette fois d’amour, de soulagement et de compassion. Nous restèrent silencieux un moment, enlacés, comme si nous venions de nous retrouver après une longue séparation. Une fois calmé et soulagé, Kaze continua :

 

-         Je me suis fait avoir comme un bleu. On m’a manipulé…

 

Il marqua une pause, faisant encore plus penser sa culpabilité. Je comprit qu’il était en train de ravaler sa fierté pour mettre les choses au clair. Entendre ceci, venant de lui, me fit l’effet d’une bombe. Je n’aurais jamais voulu vivre ce qu’il avait dû subir. En guise de soutien, je serrai l’étreinte de ma main sur la sienne, c’était tout ce que je savais faire. Kaze me remercia d’un maigre sourire ; comprenant qu’aucun jugement ne sortirai de ma bouche il put continuer plus tranquillement :

 

-         Shirel… S’est fait des alliés. Enfin, si on peux l’appeler comme ça. Il a réuni une espèce de clique de sale gars, de-ça et de-là de l’école. Avec ça, il m’a pris à part et m’a menacé… Seulement, ce n’était pas une menace ordinaire. Impossible de m’en défaire, j’ai pas réussi à lutter contre sa magie. J’étais devenu son pantin. Je devais lui divulguer des phrases, des informations, des sortilèges classés affaire d’Etat pour je-ne-sais quel dessein. Il prenait soin de brouiller ma tête pour que je ne m’en rappelle plus. Et lorsque ma magie a commencer à reprendre le dessus, il m’a menacé de te tuer. Quand j’ai enfin repris la totalité de mes mouvements, je n’étais déjà plus d’utilité. Alors un de ses potes, mage de la branche bactériémie – on trouve vraiment de tout ici ! – a réussi à te faire attraper l’équivalent de la peste de notre monde. Une maladie censée être totalement éradiquée mais ce le gars a réussi à reproduire en très faible quantité. Ce n’était qu’une forme synthétisée mais elle faisait déjà de gros dégâts et comme Shirel avait déjà réussi à t’affaiblir mentalement… Mei… Il a failli te tuer… ça m’a détruit… Quand…quand…

 

Kaze recommençait à pleurer. Je me retournai et le pris dans mes bras. Serrant l’étreinte, il continua :

 

-         Pendant deux minutes, tu basculais entre la vie et la mort… Le second jour de ton long sommeil plus exactement. Pendant deux minutes, tu partait… J’ai hurler comme un sauvage et c’est en criant ton nom que tu a repris le bon chemin… Il s’en est fallu de si peu…

 

Mes larmes coulèrent avec lui, trop consciente de ce qu’avait vécu mon esprit de cœur. Nous ne parlions plus, enlacés tendrement, ne voulant plus nous séparer. Puis au bout de quelques minutes, je considérai que je me devais de le rassurer. Je reculais doucement et lui parlai sereinement :

 

-         Kaze, je suis rassurée. Même s’il y a quelques petites choses à régler je… Je suis heureuse que tu ne me déteste pas… Je ne peux pas t’en vouloir, j’aurais jamais pu t’en vouloir de toute façon. Je vais tout faire pour rétablir ça… Je meurs d’envie de le rendre la monnaie de leur pièce.

-         Mathilde et Clémence ont immédiatement prévenu Elundri, qui s’est chargé de l’affaire avec ton grand-père, le Roi. Apparemment, des espions et autres mages très expérimentés seraient impliqués.

-         Oh ! En parlant de lui, il faudrait que j’aille le rassurer maintenant. Kaze… Accompagne-moi…

-         Je ne te lâcherai plus, me répondit-il d’un doux sourire. 

 

Et il scella cette promesse d’un long baiser. Notre amour était né pour de bon. Qui pourrait le démolir désormais ? Je ne fut pas au bout de mes surprises.

Immédiatement, j’envoyai un message aux filles pour les prévenir de notre visite au Roi, puis nous sortîmes de l’école. Devant l’entrée du grand palais, nous croisâmes Elundri qui en sortait. A la vue de nos deux mains jointes, le visage paisible du contrôleur se modifia en inquiétude.

 

-         Ah, Mei ! tu nous as causé pas mal d’inquiétude !

-         Pardon de vous avoir tous inquiéter… Je vais mieux maintenant, c’est fini.

-         Tu devrais aller rassurer Sa Majesté immédiatement. Il est venu à ton chevet il y a deux jours, inquiet de ton état.

-         J’y allais justement. Et Kaze m’a tout raconté, je suis au courant de tout et je compte bien mettre la main à la pâte moi aussi !

 

Elundri acquiesça d’un signe de la tête, tout en gardant une mine à demi-inquiète.

 

-         Qu’est-ce qui se passe ? Demandai-je, pour briser cette glace.

-         Mei.. Il y a quelque chose que tu doit savoir concernant toi et Kaze.

 

Je le regardais d’un air interrogateur, prête à tout entendre. Il nous amena nous asseoir sur un banc et se lança :

 

-         Tu sais que nous sommes encore sous protocole royales ici, comme dans ton monde à l’époque du moyen-âge. Cela vaut aussi pour.. Les relations… Un noble se marie avec noble et il est impensable de voir un noble se marier avec un paysan ou un bourgeois. Ici… Les maîtres sont les nobles par leur capacité à faire de la magie et les esprit de cœur sont leur familier donc… D’un rang inférieur… Mei, tu es l’héritière. Si jamais tu dévoile ton amour pour un familier, l’autorité royale sera remise en cause !

 

Je restais un moment abasourdie, digérant cette information. Elundri se tut, d’un air désolé. Le visage vidé de toute expression, je me levais malgré moi du banc, ma bouche s’ouvrant toute seule accompagnée d’un sourire faux :

 

-         Ne t’en fais pas Elundri. La famille, c’est sacré, non ? Il reste un mal à éradiquer et je ne vois pas comment une romance peux continuer à ce rythme.

 

Puis d’un geste de la main, j’incitais Kaze à me suivre, sans me retourner, face au grand édifice qui se dressais face à nous, sans me douter qu’à l’intérieur, les choses allaient de mal en pis.