Chapitre 1- la fin du commencement

par chibi-tenshi

Je ne sais pas comment commencer à raconter cette histoire, tant elle disons... extraordinaire ? Après tout, connaissez-vous beaucoup de personnes qui se retrouvent pris dans un univers fantastique emplie de démons, d'anges, et autres créatures sortant tout droit de notre imagination ? Et tout ça à cause d'un être maléfique voulant se cacher en vous pour échapper à vos amis qui -entre parenthèses- font aussi partis de ce monde farfelu ? C'est pourtant ce qui s'est passé pour moi...
Mais pour mieux comprendre, il serait préférable, je pense, de commencer par le début de toute chose.

Je m'appelle Valentine, Valentint Morlevent. Je viens d'avoir seize ans, j'habite une bourgade plutôt insignifiante dans le Sud de la France. Bien que j'aime assez aller en ville de temps en temps pour aller dans une bonne librairie, je préfère tout de même mon village en pleine campagne ! Je vis avec mes deux soeurs -une grande, et une à peine plus petite- ma mère et mon père. Ainsi que mon chien Pistache. La maison est plutôt vaste avec un étage, chacune a sa chambre, spacieuse, et bien éclairée. Nous avons aussi un très joli jardin avec plusieurs arbres fruitiers, dont un charmant petit cerisier auquel on adore monter pour nous régaler de ses fruits lorsque la saison vient. Et ce n'est pas tout, le jardin recèle d'une multitude de rosiers de toutes les couleurs et au parfum odorant. Je suis dans le genre petite, avec mon mètre soixante tout juste, le teint plutôt pâle, les yeux caramel foncé, presque or au soleil. Mes cheveux sont châtains foncés, extrêment raides et m'arrivent au niveau de la poitrine.

En bref je suis une fille tout ce qu'il y a de plus banale, ma seule chose notable est ma passion pour la lecture, et ma soif de connaissance pour tout ce qui est civilisation ancienne.

Aujourd'hui, journée tranquille pour lire un bon roman dehors, cependant, c'était sans compter sur mes trois incorrigibles amis qui décidèrent de débarquer chez moi à l'improviste, adieu journée tranquille, je t'aimais bien. Non je plaisante, ces trois là : Julien, Mégane et Daniel, je les adores vraiment ! Ils ne manquèrent pas de se moquer de moi, tandis que j'allai dans ma chambre pour ranger le livre dans ma précieuse bibliothèque personnelle, eux me suivant. Mégane s'assayant sur mon lit prit la parole de sa voix la plus enjouée :


«_ Bon qu'est-ce qu'on fait ?

_ Bah... Commençai-je avant de me faire interrompre par Julien.

_ Laisse-moi deviner Valentine, on fait des gauffres, c'est ça ? Dit-il en me regardant ironiquement.

Les deux autres rient, pendant que j'affichais un rictus destiné à ce cher Julien accompagné d'un regard de tueuse.
Julien fit semblant de s'écrouler en agonisant devant celui-ci, Mégane et Daniel redoublèrent d'hilarité alors que je faisais semblant d'étrangler brièvement mon ami.


_ Vous savez, on peut vraiment faire des gauffres en plus. Déclarai-je, une moue boudeuse aux lèvres.

_ Pourquoi pas ! S'exlamèrent Daniel et Mégane en choeur.

_ OK pour moi.

_ Bien alors tout le monde dans la cuisine !»


Nous descendîmes de bon train, nous étions seuls, mes parents et mes frangines étant partis en ville. Nous réunîmes les ingredients et nous nous mîmes à la préparation sans tarder. Une heure plus tard nous terminâmes, et nous laissâmes la pâte reposer au frigo. En attendant le temps necéssaire nous fîmes un Uno dans la joie et la bonne humeur en écoutant de la musique depuis ma chaîne hi-fi. Cependant quelque chose se tramait entre les trois compères car, lorsque je sortis de la chambre pour prendre des boissons, que j'étais revenus étant juste derrière la porte, je les entendis chuchoter précipitament. Je ne réussi qu'à distinguer mon nom et deux autres mots : «pas prête» et «guerre». Je m'interrogeai tout en équarquillant les yeux surprise, de quoi parlaient-ils ? Une guerre ? Quelle guerre ? Et à quoi n'étai-je pas prête ? A cette fameuse «guerre» peut-être ? On peut dire que non. Je poussai la porte, prenant un air neutre. Mes amis avaient stoppé net leur conversation, ayant la même expression que moi. Mégane mit fin au silence qui venait de s'installer :


«_ Ah te revoilà, assieds-toi donc.

_ Tu dis ça alors que nous sommes dans MA chambre Mégane... Remarquai-je sans bouger.

Elle souriait doucement à cette remarque, en me lançant un regard toutefois inquiet.

_ Valentine, nous avons à te parler , annonça Julien en se déplaçant de façon à se retrouver face à moi, il vaudrait mieux que tu t'assoies.

J'obéissai sans le lâcher des yeux. J'étais inquiète, de quoi s'agissait-il donc ? Avait ce un rapport avec leur conversation que je venais de surprendre ?
Mégane et Daniel se rapprochèrent de nous, me surveillant du coin de l'oeil.

_ Bien, je vous écoute.

_ Comment dire, d'abord, promet-moi de ne pas rire, de ne pas paniquer, ou de t'enfuir, c'est un peu complexe comme truc... Dit Daniel en se tordant les mains.

_ Ok. Répondi-je toujours neutre, ne laissant pas paraître mon inquiètude qui croissait en moi.

_ Il s'agit de nous trois, et de toi aussi... Reprit Mégane.

_ Attendez, avant que vous n'alliez plus loin, je tiens à vous dire que tout à l'heure avant que je rentre, j'ai entendu quelques mots et mon prénom dans vos chuchotements... Avouai-je.
Ils se regardèrent surpris, puis, Julien me demanda:

_ Qu'as-tu entendu précisement Valentine ?

_ Les mot «pas prête» et «guerre»... Soufflai-je.

_ Nous allons t'expliquer ne t'en fait pas, ça va être un peu long, mais, si tu as des questions n'hésite pas ! Me dit Daniel en me souriant doucement.

_ D'accord.

_ Bien, alors pour commencer je vais te poser une question, ne t'es t'il jamais arrivé des choses étranges sous le coup de l'émotion que tu n'arrive pas à expliquer ?

_ Si, une fois quand j'avais huit ans, j'étais à l'Océan avec mes parents, je me baignais
tranquillement, et là j'ai commencé à m'éloigner un peu trop de la plage, j'ai paniqué, essayé de nager vers le rivage de toutes mes forces, et là j'ai enfin réussi d'un coup alors que je me mettais en colère de ne pas réussir à retourner en sûreté j'y suis arrivée très vite.

_ Autre chose ?

_ Oui, vous savez à quel point j'aime l'eau, nager et tout, bah une fois j'étais aller à la rivière, je m'étais désignée pour aller rechercher un tamagochi tombé à l'eau alors que j'étais sèche, donc je plonge, et là alors que je replongeais sous l'eau à presque trois mètre au lieu de deux, je vis un serpent, il s'est approché plutôt près, m'a regardé droit dans les yeux avant de s'éloigné... Bref c'était vraiment étrange comme expérience...


Mes amis se concertèrent du regard avant de se tourner vers moi l'air encore plus grave si c'était toutefois possible. Je sentis que l'heure des révélations avait sonné.