Affaire 5-2

par BaraNoYami

Taru : On dirait que je ne suis pas le seul à parler de fantômes des toilettes.

Jeff : Alala ces fantômes japonais...

Leslie : En tout cas ton histoire est moins effrayante que celle de Taru...

Anna : Comment ça moins effrayante !

Mila : Elle n'est pas aussi effrayante mais elle est tout de même très original même si « se faire aspirer par les toilettes » est plutôt dégoûtant...


Le débat commençait à battre son pleins quand on entendit une petite demander un peu d'attention. Ce n'était autre que Leslie qui était sûrement prête à raconter son histoire.


Leslie : Est ce que je peux raconter mon histoire ?

Taru : Bien sûr à ton tour !

Leslie : Bien... Comme nous sommes dans les légende urbaine japonaise, je peux vous raconter l'histoire de Satoru-Kun.

Anna : Et après c'est moi la copieuse...


Leslie ne fit pas attention à sa remarque et continuait son histoire


Leslie : Selon la légende urbaine japonaise, Satoru-Kun est un esprit, un fantôme ou un démon qui apparaît sous la forme d'un jeune garçon. Il sait tout sur le passé, le présent et l'avenir et peut répondre à toute question qui lui est posée. Il suffit d'effectuer un simple rituel pour l'invoquer. Toutefois, en communiquant avec Satoru-Kun, vous jouez un jeu dangereux. Pour les plus courageux, voici comment procéder.

Pour invoquer Satoru-Kun, vous avez besoin d'un téléphone portable, quelques pièces de monnaie et une cabine téléphonique.

Et maintenant le mode d'emploi pour l'invocation.


Elle levait son index bien en évidence.


Leslie : Etape 1: Il faut insérez de l'argent dans une cabine téléphonique puis composez votre propre numéro de téléphone mobile.


Elle levait un autre doigts de sa main.


Leslie : Ensuite l'etape 2: il faut répéter le chant suivant: "Satoru-Kun, Satoru-Kun, s'il vous plaît venez ici. Satoru, Satoru, s'il vous plaît montrez-vous. Satoru, Satoru, s'il vous plaît répondez-moi si vous êtes là-bas. "


Puis levait un troisième doigts.


Leslie : Et pour la dernière étape 3: il faut raccrocher le téléphone public et éteindre son téléphone mobile.

Si tout est fait correctement, vous recevrez alors un appel téléphonique de Satoru-Kun dans les 24 heures. Quand il appelle la première fois, Satoru-Kun va vous dire où il est. Puis il raccroche. Il vous appellera à plusieurs reprises et à chaque fois, il sera de plus proche en plus proche de là où vous êtes. La dernière fois qu'il appelle, il dira.


Elle pris une voix plus rauque et faible.

Leslie : « Je suis juste derrière toi. »

C'est le moment de poser votre question rapidement avant qu'il ne soit trop tard.

Mais ce n'est pas si simple car dans ce rituel il y a des règles à respecter.

La première est de ne pas se retourner ou de tenter de le regarder.

La deuxième, ne le touchez pas.

La troisième est de ne pas l'appeler si vous n'avez pas de question à poser.

La quatrième est dernière règle est que lorsqu'il est derrière vous, ne tardez pas. Posez la question immédiatement.

Si vous cassez une de ces règles, Satoru-Kun vous emportera en Enfer.

Donc réfléchissez bien à la question que vous voulez lui poser.


Puis une nouvelle bougie s’éteignit.


Anna : Tu parles d'une histoire effrayante... Un simple jeu avec un fantôme, ça n'a rien d'effrayant !

Jeff : A oui ? Alors pourquoi tu n'essayerais pas pour voir ? Je pense que ça pourrais être marrant non ?

Anna : Q-Quoi ? S-sûrement pas je ne suis pas folle à se point !

Lily : Blablabla... Et si on continuait avant de s'endormir ! On est la pour avoir peur alors arrêtez de changer de sujet et continuons !

Taru : Bien sûr et si tu nous faisait l'honneur de nous raconter ton histoire ?


Lily émit un petit rire victorieux et fière qui ne nous rassurait pas...


Lily : Bien c'est à mon tour de raconter mon histoire ! Celle de Aka Manto qui signifie "le manteau rouge" ou "la cape rouge". C'est un fantôme meurtrier, on le reconnaît par son manteau rouge et son masque blanc pour caché sa beauté ,il hante les toilettes des filles au Japon.

Jeff : Encore des toilettes...

Max : On dirait une obsession...


Lily leurs lançait un regard noir qui les fit taire et continuait son récit.


Leslie : N'importe quelle femme succombaient a son charisme, les femmes sont incapables de lui résister ce sont donc des proies très faciles. Lorsqu'il était encore vivant il aurait enlevé une jeune fille qu'il aimait mais elle malheureusement, ne l'aimait pas.

Selon la légende ce fantôme ce cache dans le dernier cabinet des filles et lui demanderai quand elle a finie,si elle préfère une cape bleue ou rouge et si elle répond rouge il lui tranche la gorge et si elle répond bleue il l'étouffe jusqu'à ce que son visage devienne bleu.

Taru : Fort sympathique comme méthode...

Lily : Nombreuses sont les filles qui ont voulu rester en vie en répondant une autre couleur mais malheureusement des bras blancs sortent du sol et emporte votre âme ! Elles ont aussi essayées de courir mais le sort reste le même celui de la mort .Aka Manto serait apparemment le seul fantôme que l'on ne pourrait déjouer. Dans une autre version on raconte qu'il apparaîtrait face a ses victimes et les ferait tomber sous son charme les prenant au piège.

Dans une histoire populaire qui circule sur lui , il est dit qu'une jeune fille aurait entendue une voix masculine dans le cabinet voisin du siens et n'aurait même pas remontée son pantalon et serai aller très vite prévenir un professeur. L'école appela donc la police, la policière rentra dans les toilettes et entendue la même phrase "allons nous mettre une veste rouge ?" son collègue qui était rester dehors écouta tout et entendis sa collègue répondre oui puis un cri retentis et suivi d'un bruit sourd quand son collègue entra il la trouva gisant sur le sol décapitée et ses vêtements recouverts bien évidemment de sang .

Dans une autre version,il arracherait la peau de ses victimes et les viderai de leur sang ou bien il les pendrait.


Puis elle soufflait sur sa bougie après avoir sourit de satisfaction.


Anna : Je n'aimerais pas me retrouver en face de cette chose...

Leslie : Je n'aimerais me retrouver en face d'aucunes de ces choses...

Taru : Qui est le prochain ?

Mila : Max ? Tu as une histoire à raconter ?


Max me regardait d'un air surprit.


Max : On dirait bien que je n'ai pas le choix, pour moi ce ne sera pas une histoire japonaise mais une histoire sur le net. Je parle surtout du Deep Web. Je préfère vous prévenir c'est une longue histoire.

Anna : Du quoi ?

Max : C'est le web qui contient toutes les pages non indexées par les moteurs de recherche. Des pages sont introuvables habituellement sur Google, mais il est possible de les trouver sur le Deep Web. Dans ce nouveau Web se trouve un plug in pour FaceBook appelé HateBook. Un ado eu la mauvaise idée de l'installer.

Le design de Hatebook est rouge clair, avec de grosses lettres blanches. Dans une pop-up, des chiffres apparaît à l'écran. Il y a sur la fenêtre ouverte une case sélectionnable où l'on peut taper des lettres. L'adolescent écrivit au hasard : "F". Ses contacts Facebook dont le nom commençait par un "F" apparurent sous la case. Ne savant pas ce qu'il faisait, il cliquait sur le nom de sa cousine Fanny. Un compte à rebours se déclencha. La fenêtre vira soudain au rouge sang, et le bruit des nouveaux messages dans une discussion instantanée retentit, dix fois plus fort que d'habitude. Chaque seconde s'écoulant était marquée par ce son, qui devenait de plus en plus dérangeant. Il restait à présent 22h avant que le compte à rebours ne se finisse.

En descendant son curseur sur la fenêtre, il vit un message accompagné de deux boutons, "Oui" et "Non". Vous venez de lancer un défi à Hatebook. Le rendre plus complexe ?" Curieux et excité, il répondit "Oui". Et dut choisir un nombre entre 1 et 21. Il sélectionna le 20. Le compte à rebours se débita de 20 heures en une seconde.

Sur son écran s'afficha le message : "Analyse des données en cours.", suivi du lieu où habitait sa cousine, du nom du lycée où elle était, etc. il eut peur au début avant de se rendre compte que toutes ces infos étaient inscrites sur Facebook et que ce n'était pas un exploit de connaître tout ça. Il alla vérifier voir le mur de Fanny. Un statut récemment publié via son mobile indiquait qu'elle se trouvait dans un restaurant très connu dans sa ville, et qu'elle en adorait la nourriture.

Anna : Je sens que ça va mal finir...

Max : Il bascula ensuite sur Hatebook et aperçut que la position exacte de Fanny était inscrite, c'est-à-dire le restaurant dont elle parlait dans son statut. Une carte s'afficha. C'était le plan de la ville de Fanny. Deux gros points rouges étaient visibles, un qui bougeait et l'autre qui restait statique à l'endroit du restaurant. Le point se rapprochait de plus en plus de l'autre, venant de nulle part. Il restait 50 minutes. Qu'allait-il se passer ? L'ordinateur ne répondit plus, le compteur et les minutes défilaient plus vite qu'à la normale. Le point avançait doucement, mais il atteindrait bientôt son but. Il appela sa cousine. Une fois. Deux fois. Trois fois et toujours la messagerie. "Putain mais qu'est-ce qu'elle fout ??" Se dit-il. "Elle a toujours son portable sur elle d'habitude !". Il laissa donc un message sur la messagerie de sa cousine.

"Fanny, j'ai fait une connerie je crois, c'est dur à expliquer, tu vas peut-être me prendre pour un fou mais prends garde à toi, mets-toi à l'abri. Ne pose pas de questions et fais ce que je te dis. Quitte le restaurant tout de suite. Rappelle-moi quand t'es en sécurité."


Nous commencions à être impatient de savoir ce qu'il allait arriver à cette Fanny.

Max : Soudain, le compteur bloqua à 10 minutes 23.

"Ouf... ! Quelqu'un a réussi à arrêter Hatebook. Fanny est sauvée, en plus elle a dû écouter mon message et voir mes trois appels maintenant, car elle devait manger, elle va vite me rappeler, je vais tout lui expliquer, tout va bien." se disait-il.

Malheureusement, les chiffres défilèrent à toute vitesse jusqu'à atteindre 30 secondes. Une demi-minute qui s'écoula normalement. Une demi-minute durant laquelle il se sentit impuissant.

Les dernières secondes s'égrainèrent doucement. Puis le 0 fatal apparut. Les deux points se rencontrèrent. Il ne se passa rien durant toute une minute. Puis "Fin" s'inscrivit sur Hatebook.

Par réflexe, il remit Facebook. Il pu constater qu'il avait une notification.

"Fanny *** a posté une photo sur votre Mur."

"Quoi ? Pourquoi elle fait ça ? Quelle photo ça peut être ?" se demandait-il.

Il valait mieux qu'il ne le sache jamais.

Fanny avait publié, ou du moins la personne qui était sur le compte de Fanny, une photo d'elle, la tête écrasée sur la cuvette des toilettes, sûrement celles du restaurant. Le sang inondait la cabine. Sa cousine était morte et son cadavre était maintenant affiché sur mon mur Facebook. Dès la publication, beaucoup de Ses amis se mirent à commenter, à dire qu'ils étaient choqués, qu'ils ne comprenaient pas ce que c'était. Ils signalèrent la photo.


Je pouvais sentir Anna me prendre la main et la serrer bien fort, son regard était mélangé d'un sentiment de peur mais aussi de curiosité. Moi même j'étais curieuse de savoir où cette histoire aller nous mener.

Max : La fenêtre de Hatebook clignota. On lui demandait un versement d'une somme astronomique par Paypal. Pourquoi ? Les larmes coulaient le long de ses joues. Elles inondaient le clavier sur lequel il tapotait en rythme. Car oui, sans ciller, il cherchait à arrêter Hatebook. Fermer Hatebook lui semblait la solution. Mais l'application le prit comme un refus de paiement.

Il fit des recherches sur le Deep Web, sur le Hidden Wiki, le wikipédia de ce web parallèle, était inscrit en majuscule que Hatebook était en réalité un réseau français de tueurs en série. Il y avait des petits groupes de serial killer par région, et selon l'emplacement de la personne à éliminer ceux-ci se relayaient. Il se rappela soudain de la phrase inscrite lors de l'installation : "Hatebook vous permet de couper contact avec les personnes qui compliquent votre vie." avec écrit en petit : "Une demande de suppression est payante, sous peine de représailles".

Payer ces gens pour avoir tué sa cousine... Et puis quoi encore ? Malgré cela, c'était quand même lui qui avait ordonné ce meurtre. Une pop-up s'ouvrit. Le compte à rebours. Il avait refusé de payer,Il devait, en payer le prix.

Il supprima vite sur Facebook la position d'où il se trouvait. Rien à faire, la carte était déjà apparue, avec un point qui devait le symboliser, lui, la proie, et l'autre qui arrivait.


Max :Conclusion de l'histoire : Faites attention aux informations que vous laissez sur votre compte de réseau social. N'importe qui pourrait les utiliser à des fins malsaines.

N'installez jamais Hatebook. Car même à se jour le mur de Fanny reste un musée des horreurs. Le tueur continue encore de poster des photos de son cadavre, prises dans différents angles de vue.


Un frisson me parcouru tandis que Max soufflait à son tour sa bougie... Je pouvais sentir un corps chaud me coller. Ce n'était autre que Jeff qui s'était rapproché de moi.