Des rires, des larmes et un défi

par Florana

Chapitre 13 : Des rires, des larmes et un défi

 

Le vendredi 19 décembre, le lycée entier semblait en effervescence. Les élèves affichaient des mines joyeuses, pleines d’entrains, ravis d’être non seulement parvenus au dernier jour de cours avant les vacances, mais aussi au jour du bal de Noël. L’évènement avait, comme chaque année, fait le tour du lycée en moins d’une matinée et les derniers solitaires cherchaient désespérément, un ou une partenaire.

Parmi cette atmosphère bouillonnante, Naruto courait comme un dératé dans les couloirs. Il était dix heures, la récréation matinale avait commencé depuis plus de cinq minutes et, alors qu’il allait donner à la CPE une excuse bidon pour son dernier retard, une vérité atroce l’avait frappé.

– Sasuke, Kiba ! appela-t-il en reconnaissant ses amis au bout d’un couloir.

Les deux interpellés s’arrêtèrent et avec eux le reste du groupe. Neji et Shikamaru apparurent dans le champ de vision de Naruto et il s’arrêta à leur hauteur, essoufflé.

– Qu’il y a-t-il, abruti ? le sermonna Sasuke. Ça ne va pas de crier comme ça ? Tout le monde nous regarde, maintenant !

– Alors, Naruto, qu’il y a-t-il ? répéta Kiba d’un ton beaucoup plus sarcastique. T’as encore essayé de demander à Itachi de te prêter Sakura pour le bal de Noël ?

– Non, c’est pire ! Je viens de réaliser que je n’ai toujours pas de cavalière !

Les quatre garçons qui lui faisaient face échangèrent un regard entendu. Kiba éclata alors de rire, n’en pouvant plus de se retenir, tandis que Neji et Sasuke affichaient un air victorieux.

– Ce n’est pas drôle ! répliqua Naruto. Oh, je suis dans la merde ! Dites-moi, vous y allez avec qui, vous ?

– Avec Hinata ! affirma fièrement Kiba.

– Bon, bah je vais demander à Ino, décida Naruto.

– C’est raté, vieux, elle y va avec moi, le coupa Sasuke.

– Bon, alors je vais essayer avec Temari.

– Déjà prise, enchaîna Neji.

Naruto fixa tour à tour les quatre garçons, commençant à comprendre.

– Ne me dites pas que toutes les filles que je connais sont prises pour ce soir !

– Et si, Naruto, il fallait s’y prendre avant ! l’enfonça Kiba d’un ton joyeux.

Le visage de Naruto se décomposa, comprenant qu’il irait seul au bal ce soir-là. Il soupira avant d’ajouter :

– Je crois que je n’aurai plus qu’à faire comme Lee : aller me coller contre le mur du fond.

– Lee y va avec Tenten, lui asséna Neji.

– Alors cette fois c’est bon, je me sens vraiment déprimé !

– Tu peux toujours y aller avec Shikamaru ! plaisanta Kiba en jetant un regard goguenard à son ami fainéant.

Celui-ci leva un sourcil et observa Naruto avec dégoût, non pas parce que son ami le répugnait, mais plutôt parce que l’idée de le prendre pour cavalier au bal l’horrifiait.

– Je n’ai invité personne parce que je trouve les femmes chiantes, mais je ne suis pas désespéré à ce point, répliqua-t-il.

– T’inquiète pas, je ne comptais pas t’inviter, le rassura Naruto. Oh, les gars, je suis fichu !

– Arrête de tirer cette tête et vient, idiot, lui répliqua Sasuke. On va prendre l’air, ça te changera les idées.

Sous les rires de Kiba, le groupe de garçons se dirigea vers la cour du lycée. Naruto haussa les épaules et se décida à les suivre. Il n’avait peut-être pas trouvé de fille pour l’accompagner au bal, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir une bande d’amis qu’il n’aurait échangé contre aucune autre cavalière

 

Neji fixa sa montre. Il était dix-neuf heures et demie passées. Pourquoi fallait-il que la gente féminine prenne autant de temps pour se préparer ? A présent, il s’en rendait bien compte, sa cousine était bel et bien une fille.

– Bon, tu as fini, Hinata ? appela-t-il pour la énième fois en toquant à sa porte.

– Pas vraiment, mais tu peux entrer, Neji.

Sa voix tremblait. Qu’avait-elle encore ? Etait-ce l’excitation ou la peur de décevoir Kiba ? Neji avait d’ailleurs toujours du mal à croire que ce dragueur ait osé inviter sa cousine. En tout cas, Temari avait l’air fière de son coup.

– Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-il en poussant la porte. Tu vois, tu es parfaite !

Neji le pensait sincèrement. La robe bleu nuit de Hinata lui conférait un aspect simple et beau à la fois. Ses cheveux, libérés de toute attache, allaient se confondre avec le tissu et elle avait mis un petit collier d’argent pour égayer sa peau pâle.

– Tu es sûre ? demanda-t-elle d’un air hésitant. Kiba va aimer ?

– Evidemment ! assura Neji en songeant que, malgré l’estime qu’il voulait bien lui porter, ce dragueur n’avait pas intérêt à profiter de l’innocence de sa cousine. Bon, mets ton gilet, on y va !

Sur ce, il referma la porte et Hinata l’entendit descendre les escaliers. Elle demeura encore quelques minutes devant le miroir, en se demandant ce qu’on allait penser d’elle. Quand la voix de Neji la ramena brusquement à la réalité, elle attrapa le fin gilet blanc qui vint couvrir les épaules et sortit précipitamment de sa chambre. En bas, Neji l’attendait, son manteau noir à la main.

– Allez, mets-le et on y va, ordonna-t-il, sans doute pressé.

Hinata observa l’heure, tout en enfilant son long manteau. Ils arriveraient au lycée vers vingt heures. C’était parfait, il s’agissait du rendez-vous qu’elle avait convenu avec Kiba. Les deux cousins Hyûga enfin prêts, ils sortirent de la grande demeure et s’engouffrèrent dans la voiture conduite par un chauffeur.

Quand ils arrivèrent au lycée, quelques élèves discutaient sur le parvis tout en pénétrant dans le hall. La plupart devait déjà se trouver dans le gymnase, aussi Neji et Hinata prirent cette direction-là.

Les portes du bâtiment, grandes ouvertes, permettaient aux élèves d’entrer et de sortir tranquillement. Hinata crut ne pas reconnaître la salle multisports quand elle y pénétra. Située en haut des marches des gradins, elle admira durant quelques secondes la transformation qui s’était opérée. Le sol, habituellement parcouru par les lignes de terrain, avait été recouvert de tapis noirs et un buffet, calé contre le mur de fond, proposait un apéritif aux élèves. La musique provenait des enceintes installées dans un coin de la salle et, au milieu, plusieurs groupes dansaient déjà depuis un certain temps. Les professeurs, quant à eux, jouaient les surveillants discrets, veillant à ce qu’aucun élève n’ait apporté de l’alcool, tout en profitant de la soirée. Tout du moins, Hinata remarqua que son prof de physique, Mr Asuma Sarutobi, dansait avec Mlle Yûhi, tandis que Mr Hatake lisait dans son coin.

– Alors, Hinata, on a sorti le grand jeu ?

Hinata sortit en sursautant de sa contemplation. Elle détourna légèrement la tête pour apercevoir la personne qu’elle avait à tout prix essayer d’éviter durant un moment. Sakura Haruno se tenait à moins d’un mètre d’elle. Néanmoins, l’envie de fuir ne lui traversa même pas l’esprit. Elle resta sans voix en découvrant la superbe robe rouge que son ancienne amie portait ce soir-là. C’était de la grande marque, à n’en pas douter, sans doute une de ces marques de luxe françaises. Un collier d’argent, une paire de chaussures rouges et des paillettes dans ses cheveux impeccablement coiffés complétaient le tout.

– Haruno, on ne t’a pas sonnée ! lui asséna Neji en s’approchant de sa cousine.

– Oh, désolée de t’avoir importuné, Hyûga, répliqua-t-elle en s’inclinant légèrement, de sorte à laisser voir son décolleté.

Hinata sentit la frustration de son cousin. Sakura avait beau être une peste, elle était sacrément belle ce soir-là. La pauvre héritière se surprit même à l’envier, tant elle paraissait sûre d’elle, prête à affronter la vie.

– Ne perds pas ton temps avec ces imbéciles, mon ange, coupa une voix grave dans leur dos.

Hinata frissonna et baissa les yeux pour éviter de croiser ceux d’Itachi. Celui-ci vint se poster auprès de sa copine, lui prit la main, avant de défier Neji du regard.

– Je crois avoir vu la brute qui t’attend en bas, Hyûga, ajouta-t-il avant de descendre les marches avec sa cavalière.

Neji n’eut pas besoin de jeter un coup d’œil au bas des escaliers pour savoir que la brute était devenu le nouveau surnom de Temari. Du moins, le groupe d’Itachi la nommait ainsi et leur popularité faisait que cette appellation s’était en partie répandue. Evidemment, Temari s’en lavait parfaitement les mains de savoir ce que l’opinion publique pensait d’elle mais Neji, lui, n’aimait pas voir ses amis ainsi rabaissés. Il allait répondre, mais Hinata lui attrapa le bras.

– Je t’en prie, Neji, ce n’est pas le moment de se disputer, le supplia-t-elle.

Neji accepta de se taire avec une mauvaise grâce évidente et, finalement, descendit les marches pour retrouver Temari. Hinata soupira de soulagement et déposa son manteau à côté d’autres sur les bancs des gradins. Elle descendit ensuite d’un pas hésitant les marches et, tout à coup, aperçut celui qu’elle cherchait : Kiba fondit la foule pour arriver jusqu’à elle. Alors qu’il la découvrait, ainsi vêtue, ses joues prirent une teinte plus colorée qu’à l’ordinaire.

Wahou, Hinata ! s’exclama-t-il, comme s’il n’en revenait pas. Tu… tu es…

Il ne finit pas sa phrase, voyant que Hinata rougissait déjà comme un pivoine. Réprimant son envie de rire, il lui tendit une main et lui proposa d’aller danser. Hinata, encore impressionnée parce qu’elle n’avait jamais dansé, accepta tout de même.

 

De son côté, Ino ne pouvait s’empêcher de rire. Un appareil photo à la main, elle ne cessait de prendre des clichés de Shikamaru, blasé par la soirée et Naruto qui se maudissait d’avoir attendu trop longtemps.

– Alors, les célibataires, que comptez-vous faire de votre soirée ? les nargua-t-elle Vous voulez faire le couple gay ?

– Ça ne va pas ? s’exclama Shikamaru, outré.

– Oh si, trop bonne idée, Ino ! approuva Naruto. Viens, Shikamaru, on va faire en sorte que Sakura s’évanouisse !

Malheureusement, Naruto eut beau tirer son ami par la manche, il ne réussit pas à le convaincre. Alors qu’il abandonnait, son regard se posa vers l’entrée et un nouveau sourire de satisfaction étira ses lèvres.

– Tant pis, je vais demander à Sasuke ! déclara-t-il. Sasuke, viens ici, mon amour !

Ino ouvrit de grands yeux en s’apercevant que Naruto essayait de faire passer son cavalier pour un homosexuel. Elle se jeta sur lui pour étouffer ses élucubrations, tandis que Sasuke s’approchait d’un air agacé.

– Naruto, c’est quoi ces nouvelles conneries ? demanda-t-il.

– Sasuke, viens par là ! s’exclama Naruto en se délivrant de l’emprise d’Ino.

Il se jeta sur son meilleur ami, mais celui-ci l’évita d’un geste. Naruto, ne pouvant arrêter sa course, glissa et tomba à plat ventre sur le sol, faisant rire plusieurs lycéens autour de lui.

– Quel idiot ! s’exclama Sasuke. Mais qu’est-ce qui lui prend ?

– Rien, Sasuke, répondit Ino. Désolée, c’est moi qui lui ai mis cette idée dans la tête. Enfin, au départ, il était sensé faire ça avec Shikamaru.

A ces mots, elle adressa un regard entendu au principal concerné. Celui-ci haussa les épaules d’un air blasé avant de reporter son attention sur la piste de danse. Il fronça les sourcils découvrant un spectacle assez inattendu.

– Alors Neji ne se foutait pas de nous quand il disait qu’il y allait avec Temari ? fit-il remarquer en pointant d’un signe de tête les deux lycéens qui dansaient. Il est tombé sur la tête, le pauvre !

– Temari est tout à fait charmante, répliqua Ino d’un ton ferme. Je ne sais pas comment tu as fait pour te la mettre à dos ! Par contre, ce qui m’étonne, c’est plutôt que la Hyûga ait accepté de venir danser avec Kiba. Je pensais qu’elle serait trop timide pour ça.

Sasuke arqua un sourcil, sentant une certaine antipathie ressortir de la voix d’Ino. Qu’avait-elle contre Hinata ? Pourtant, lui, il ne la trouvait aucunement dérangeante. Sa timidité lui donnait même un certain charme. Malgré cela, Ino semblait faire une fixation sur cette pauvre fille.

– On va danser ? proposa-t-elle soudainement.

Hn.

Sasuke n’aimait pas vraiment danser, mais son égoïsme n’était pas suffisamment puissant pour refuser de faire plaisir à Ino. Après qu’elle eut confié son appareil photo à Shikamaru, il l’entraîna donc sur la piste, sous le regard méfiant de leur camarade.

– T’en fais une tête ! s’exclama Naruto en revenant, après avoir discuté avec quelques lycéens qu’il avait fait rire. T’es jaloux de Sasuke ?

– Mais non, idiot ! répliqua Shikamaru. C’est juste que je me demande comment ça va finir.

– Lui et Ino ?

– Ouais.

Naruto jeta à son tour un coup d’œil au couple d’amis. Ino semblait réellement heureuse de pouvoir s’amuser ainsi avec Sasuke. Ce n’était pas tous les jours qu’elle paraissait aussi détendue.

– Dis plutôt que ça ne va jamais commencer. Shikamaru, tu devrais arrêter de te mêler de ça. Bon, tu veux un verre ?

Shikamaru s’aperçut alors que Naruto avait profité de son accident pour aller chercher de la boisson. Il accepta sans rien dire. Pour une fois, son ami avait peut-être raison. Il allait laisser les choses se dérouler naturellement.

 

Tenten riait aux éclats alors que Lee s’amusait à la chatouiller tout en la pressant vers le buffet. Tandis qu’elle le suppliait d’arrêter, il insistait davantage. Ce petit manège dura jusqu’à ce qu’ils aient quittés la piste de danse.

– D’accord, c’est bon, j’arrête ! promit Lee devant l’air faussement vexé de sa copine. Tu me pardonnes si je vais te chercher un verre ?

Tenten ne répondit pas, levant la tête au plafond, signe qu’elle acceptait ce genre d’excuses. Ravi, Lee se précipita vers le buffet pour revenir avec deux verres de soda à la main.

– Tiens, Tenten ! Je suis content qu’on soit ensemble ce soir. Depuis la rentrée dernière, on n’a pas vraiment eu le temps de se parler.

Tenten acquiesça à regret. Les cours que Neji lui donnaient pour rattraper les notes de son trimestre, ajoutés à ses devoirs, au théâtre et à la pression de ses parents, lui avaient rarement donné l’occasion d’aller voir Lee en dehors des cours.

– Oui, je suis contente d’être là, approuva-t-elle en trinquant.

Lee, heureux de voir sa copine ravie, lui déposa un baiser sur le front avant d’avaler le contenu de la boisson.

– Ah, les jeunes ! les interrompit une voix grave non loin d’eux. Je vois que la fougueuse passion de la jeunesse vous rend bienheureux ce soir !

Tenten écarquilla les yeux d’horreur. Sa chance venait de tourner. Elle n’eut pas besoin de dévier son regard pour deviner que Gai, leur professeur de sport, et accessoirement nouvelle idole de Lee, venait de s’approcher. Que venait-il faire là, celui-là ? Il ne pouvait pas aller relever des stupides paris avec Hatake ?

– Gai-sensei ! l’appela Lee, plus que ravi. Vous vous amusez bien ?

Gai posa une main presque paternelle sur l’épaule de Lee et commença à le féliciter pour le choix grandiose de sa cavalière. Tenten se sentit perdue. A peine deux minutes plus tôt, elle se réjouissait de passer une soirée formidable avec Lee, mais voilà que son « problème majeur » les avait rejoints. C’était une étrange constatation, mais toutes les réflexions de Tenten à ce sujet la menaient au même point : Gai était un obstacle à sa relation avec Lee. D’une part, parce qu’elle le supportait difficilement et, d’autre part, parce que, quand il venait, il absorbait complètement l’attention de Lee.

Tenten soupira de lassitude. Son professeur et son petit copain venaient de s’engager dans une interminable conversation. Elle regarda sa montre. Elle avait passé deux merveilleuses heures, mais la soirée venait de voler en éclats.

– Je vais prendre l’air, Lee, décréta-t-elle en lui tapotant gentiment le bras.

– D’accord, Tenten ! Je te rejoins dans cinq minutes !

Cinq minutes, tu parles !

Sur cette pensée peu réjouissante, Tenten s’éloigna vers la cour du lycée. Il faisait froid, mais elle espérait que l’atmosphère d’hiver l’aiderait à oublier sa peine.

 

Shikamaru observa Naruto saluer la fille qu’il venait de faire rire. Contre toute attente, son ami avait réussi plusieurs fois à s’attirer la sympathie de lycéennes, par son humour et sa bonne humeur. Il était même allé danser – enfin, la danse chez Naruto se résumait à faire le clown sur la piste, mais c’était toujours ça. Evidemment, Shikamaru n’avait pas bougé de son siège depuis le début, non pas parce qu’il n’arrivait pas à sympathiser, mais plutôt parce qu’il avait la flemme d’essayer.

– Tu la trouves comment, elle ? demanda Naruto en revenant vers lui.

– Qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? répondit Shikamaru d’un air ennuyé.

– Crétin, je voulais ton avis ! Personnellement, je la trouve assez jolie, mais elle ne vaut pas Sakura.

– Sakura ? Dois-je te rappeler qu’elle t’a frappée la dernière fois que t’as essayé de l’inviter ?

– Je sais, cette fille est un peu bizarre, mais, si tu veux mon avis, elle cache sa gentillesse. Dès qu’elle quitte Itachi, je saute sur l’occasion !

– Y a que les idiots pour croire ça, soupira Shikamaru.

Naruto allait répliquer quand il aperçut deux de ses nouveaux amis un peu plus loin. Shikamaru l’entendit appeler :

– Temari, Neji, par ici !

Shikamaru redressa la tête et reconnut effectivement la fille qu’il considérait comme étant l’élément le plus chiant de tout le lycée. Cependant, le fait de la voir en robe lui laissa un effet étrange.

– Ah, elle a la classe, ce soir, Temari ! s’exclama Naruto. Tu trouves pas, Shikamaru ?

A ce moment-là, Temari et Neji arrivèrent près d’eux. Shikamaru, plutôt que de répondre, maugréa pour la forme :

– Oh non, pas elle ! Neji, je ne comprends pas ton choix !

– Tu veux qu’on discute du tien, Nara ? rétorqua Temari avant que Neji n’ait pu répondre. Je vois que t’as invité ton verre en plastique, c’est mimi.

Vexé, Shikamaru se redressa légèrement, tandis que Neji et Naruto se reculaient pour pouffer de rire sans être entendus. Enfin, si Neji réussissait à rester discret, Naruto, lui, avait de plus en plus de mal à se retenir. Il adorait chacune des scènes se déroulant entre ces deux-là.

J’avais pas envie de m’encombrer pour la soirée, répliqua Shikamaru en vidant son verre.

– Tu parles, si t’as pas invité une fille, c’est juste parce que t’as rien dans le froc ! T’es même pas capable d’aller danser !

Shikamaru se sentit piqué au vif. Non seulement cette fille était sacrément chiante, mais en plus elle était en train de l’humilier devant les deux abrutis qui riaient dans son dos. Comme si cela ne suffisait pas, le rire grandissant de Naruto ne faisait qu’attirer les curieux. Se sentant la cible des regards, Shikamaru se traita intérieurement d’imbécile pour ce qu’il allait faire et se leva d’un geste brusque.

– Je ne suis pas capable de danser, hein ? répéta-t-il. On va voir, ça, femme !

Alors, sous les yeux éberlués de Naruto et Neji, qui sur le coup cessèrent de rire, il saisit le bras de Temari et l’entraîna vers la piste. Décidée à lui prouver qu’elle avait raison, elle ne chercha même pas à se délivrer de sa poigne. Ce fut ce moment-là que Gai choisit pour annoncer de sa voix tonitruante :

– Bonsoir chers élèves ! J’espère que vous passez une agréable soirée ! Voilà, je vous propose un rock’n’roll pour pimenter tout ça ! Tentez votre chance, cette danse n’est pas très difficile et la fougue de votre jeunesse saura dépasser les obstacles ! Allez, tout le monde ne couple !

Temari sourit. Shikamaru allait-il oser danser le rock’n’roll ou allait-il se contenter de danser normalement, sans même faire attention au type de musique ? Certes, un débutant pouvait le danser sans trop de difficultés, mais elle le soupçonnait d’être un lamentable danseur, peu importe le style. Elle, elle ne craignait rien. Sa mère l’avait poussée à prendre des cours de danse vers l’âge de cinq ans et, même si elle ne l’avait jamais avoué, elle s’était révélée assez douée dans ce sport.

La musique démarra en trombe et, contre toute attente, Shikamaru la saisit sans aucune hésitation. Le rythme, assez rapide, n’en rendait leur danse que plus intéressante. Temari se sentit guidée, virevolter dans tous les sens, sans que Shikamaru ne paraisse craindre de se tromper. Elle n’en revenait tout simplement pas.

Naruto et Neji étaient dans le même état. Assis sur les premiers gradins du gymnase, ils observaient bouche bée le couple le plus inattendu de la soirée danser sur la piste. Naruto ne put s’empêcher de penser que, s’ils avaient été les acteurs d’un film américain, la lumière de la salle se serait portée sur Temari et Shikamaru et les autres se seraient arrêtés de danser pour les admirer. Evidemment, ce ne fut pas le cas, mais cela n’empêcha pas les deux garçons de vider leurs verres sans même s’en apercevoir.

La surprise passée, Neji laissa son regard vagabonder dans la salle. Beaucoup de lycéens, pris par le rythme de la musique, se remuaient de manière effrénée sur la piste de danse, tandis que d’autres faisaient les guignols près du buffet. Durant un bon bout de temps, il observa ce spectacle, tout en se demandant si Temari allait finir par le rejoindre.

Cette question quitta son esprit quand son regard blanc repéra alors une silhouette marchant seule et d’un pas décidé vers la sortie. Intrigué, Neji se leva et décida de la suivre :

– Tu vas où, Neji ? demanda Naruto en le voyant partir.

– Prendre l’air.

Naruto fronça les sourcils, se demandant si Neji n’était pas devenu fou de vouloir sortir par le froid qui devait régner, puis aperçut à son tour la silhouette qui marchait seule. Ses yeux s’écarquillèrent tandis qu’il comprenait.

Fonce, Neji ! sourit-il intérieurement.

 

Ino, elle, passait une magnifique soirée. Elle souriait sans cesse, heureuse de voir Sasuke danser avec elle pour son plaisir. Elle savait qu’il n’aimait pas beaucoup faire la fête, à cause de son tempérament quelque peu taciturne, mais, étrangement, il réussissait tout de même à s’amuser un peu.

Après s’être remués comme des fous parmi les autres élèves, Sasuke demanda une pause, ce qu’Ino accepta volontiers. Ils s’extirpèrent alors de la foule des lycéens pour se diriger vers le buffet. Quand ils s’en éloignèrent, chacun d’eux sirotait un verre. Ino remarqua avec ravissement que de nombreuses filles la dévisageaient avec une jalousie non contenue. A la fois excitée et heureuse d’être à cette place, la place aux côtés de Sasuke, elle lui prit le poignet et l’amena avec entrain un peu à l’écart des regards curieux.

– Merci, c’est vraiment génial d’avoir accepté de m’accompagner, le remercia Ino avec un sourire qui aurait pu rivaliser avec ceux de Naruto. On trinque ?

Sasuke accepta et ils s’assirent en vidant leurs sodas. Au final, il n’était pas trop mécontent d’avoir accepté l’invitation d’Ino. Au moins, avec elle à ses côtés, les autres lycéennes ne se précipitaient pas sur lui pour le supplier de danser avec elles. En effet, depuis qu’Itachi sortait avec Sakura, il était malheureusement devenu la nouvelle cible de la gente féminine.

Ino commença à lui parler joyeusement, tandis qu’il se contentait de l’écouter. Cette façon de faire lui convint totalement jusqu’à ce que ses yeux noirs se posent sur le couple qui, décidément, l’horripilait le plus.

– Je ne comprends pas pourquoi il sort avec elle, cracha-t-il alors qu’Ino venait de s’arrêter de parler. Je suis sûr qu’elle ne l’aime même pas ! Ce n’est qu’une sale frimeuse.

Ino suivit le regard de Sasuke et frissonna. Elle avait rarement senti autant de haine dans sa voix. Sasuke était du genre calme et peu expressif, mais Sakura Haruno le faisait véritablement sortir de ses gonds.

– Tu devrais peut-être arrêter de te prendre la tête avec elle, suggéra Ino en posant une main sur la sienne.

Le contact frais sortit Sasuke de ses pensées peu recommandables et il tourna la tête vers Ino. Durant quelques secondes, il avait oublié sa présence. Elle avait sans doute raison, il ferait mieux d’arrêter de penser à Sakura. Elle sortait avec son frère depuis deux mois à présent et il ne pourrait sans doute rien y changer.

Hn, tu as raison, lâcha-t-il.

Ino reprit son sourire et inspira profondément. Elle s’était jurée de tout avouer à Sasuke mais, au fond, elle était morte de trouille. A chaque fois qu’elle se le promettait, les mots demeuraient coincés au fond de sa gorge sous la forme d’une boule d’angoisse. Alors que Sasuke laissait son regard se balader tout en sirotant sa boisson, son esprit se mit à réfléchir à toute vitesse.

Il faut que tu le fasses maintenant ! Tu n’auras peut-être jamais une aussi belle occasion. C’est un bal, bon sang ! Toutes les histoires d’amour naissent lors d’un bal, il n’y a qu’à regarder Cendrillon pour le savoir ! Allez Ino, lance-toi… maintenant !

– Sasuke…

Sasuke reporta son attention sur Ino en entendant son nom. Celle-ci, la bouche mi-ouverte, légèrement penchée vers lui, semblaient s’être arrêtée en pleine phrase.

– Oui, Ino ?

– Heu… Sasuke, je voulais te dire que…

Comprenant que quelque chose pesait sur le cœur de son amie, Sasuke s’enfonça un peu plus sur le banc sur lequel ils étaient assis. Ino prit le temps de reprendre sa respiration avant de poursuivre. Son cœur battait si fort qu’elle avait l’impression de l’entendre marteler dans ses oreilles.

– Ecoute, Sasuke, je ne voudrais pas que tu me prennes pour une de ces filles complètement folles qui te suivent partout…

Sasuke secoua la main d’un geste qui semblait signifier « ne t’en fais pas ». puis il ajouta :

– Je ne te considérerai jamais comme ça, Ino.

Rassurée, Ino reprit avec un sourire légèrement gêné.

– D’accord, dans ce cas… il faut que je te dise un truc Sasuke. Voilà, ça fait très très longtemps qu’on se connaît et on s’entend assez bien. En fait, tu… tu me plais beaucoup.

Sasuke sentit une légère boule remonter le long de sa gorge. Depuis qu’Itachi sortait avec Sakura, nombreuses avaient été les filles qui lui balançaient des « je t’aime » qui ne voulaient rien dire. La déclaration d’Ino était d’autant plus touchante qu’elle n’était pas directe. Il ne savait plus quoi répondre, mais Ino poursuivit, les mains tremblantes de peur et d’excitation :

– T’es bien sûr pas obligé d’accepter, mais… j’aimerais beaucoup qu’on sorte ensemble.

Voilà, c’était dit. Elle avait du mal à y croire. A présent, elle ne pouvait plus reculer. Sa déclaration appartenait déjà au passé et elle n’attendait plus qu’une seule chose : la réponse de Sasuke.

Même si celui-ci n’en laissait rein paraître, il se sentit horriblement mal à l’aise. Ino n’était pas n’importe quelle fille qu’il aurait pu envoyer promener n’importe comment. Il la connaissait depuis la maternelle et elle était sans doute sa meilleure amie. Cependant, malgré tous les régimes qu’elle s’obstinait à faire, il n’avait jamais ressenti aucune attirance pour elle. Il n’avait pas la même relation avec elle qu’avec Naruto, mais pas non plus celle qu’il aurait eu avec une fille dont il serait amoureux. C’était un lien spécial, une amitié profonde entre une fille et un garçon, un lien qu’il ne voulait surtout pas perdre, malgré son air froid et indifférent à toute chose.

Durant quelques secondes, son visage prit un air plus chaleureux, quelque chose d’indéfinissable qui le fit paraître plus sensible. Ino sentit son cœur battre encore plus fort – si tout du moins cela était possible.

– Ino, je… je t’apprécie beaucoup, tu sais. T’es une amie formidable et ta proposition me touche beaucoup.

– Mais ? ajouta Ino en sentant une poigne froide se glisser en elle.

– Mais je ne préfère pas sortir avec toi. Pas parce que tu n’es pas belle – en fait, je pense que tu l’es vraiment – ni même parce qu’on s’entend pas assez bien – ce n’est pas du tout le cas – mais parce que je sais que nous… ça n’ira pas très loin.

Ino pâlit et, malgré ses efforts pour demeurer forte, elle se sentit défaillir. Sasuke lui attrapa la main, comme pour l’empêcher de tomber.

– Ino, je suis sûr qu’un jour un garçon te conviendra parfaitement, mais ça ne sera pas moi.

Puis, après hésitation, il ajouta d’un air légèrement inquiet :

– Tu m’en veux ?

Ino secoua la tête avec énergie. Jamais elle n’aurait pu lui en vouloir, malgré les larmes qui menaçaient de poindre. Elle n’avait jamais entendu Sasuke s’exprimer avec autant de sincérité. Que pouvait-elle lui demander de plus ? Rien, strictement rien. Tout était de sa faute. Si elle avait écouté les conseils de Shikamaru plutôt que de s’obstiner, elle n’aurait pas été déçue ainsi.

– Je… je ne t’en veux pas Sasuke. Je… je crois que je vais prendre l’air.

Sasuke lâcha sa main et la laissa s’éloigner d’un pas pressé. Il soupira avant de se lever à son tour. Cette soirée avait pourtant bien commencé. A présent, il sentait déjà les autres filles qui l’entouraient s’approcher, heureuses de voir que l’affreuse blondasse était enfin partie.

 

Aussitôt eut-elle fait quelques pas à l’extérieur que Tenten sentit l’air de l’hiver s’engouffrer sous les pans de sa longue robe. Dire qu’elle avait fait des efforts, qu’elle s’était faite belle pour Lee et voilà qu’il venait de se tourner vers son idole ! Tenten se sentait furieuse et, pourtant, elle n’en voulait pas à son petit copain. Elle se détestait elle-même de ne pas avoir su captiver suffisamment son attention pour qu’il reste avec elle.

Plongée dans ces réflexions, elle ne s’aperçut pas qu’elle s’était arrêtée sur les bords de la cour de récré, ni même qu’une présence avançait dans son dos. Elle sursauta en entendant une voix grave prononcer :

– Qu’est-ce que tu fais là, Tenten ?

– Neji ! s’exclama-t-elle en se retournant. Tu m’as fait peur !

Un mince sourire se dessina sur les lèvres de l’adolescent. Il ne répondit rien, jusqu’à ce qu’il voie Tenten frissonner violemment à cause du froid.

– Tu ne devrais pas sortir par un temps pareil, fit-il remarquer. Viens, on rentre.

En sentant la main de Neji sur son bras qui l’entraînait vers le gymnase, Tenten ne put faire autrement que se laisser conduire. Tandis qu’ils rentraient dans la salle de bal, elle se stoppa avant qu’ils ne descendent les gradins.

– Désolée, mais je n’ai pas envie d’y retourner, avoua-t-elle en s’apercevant de l’étonnement de Neji.

– Tu n’étais pas venue avec Lee ?

Tenten soupira. Elle ne savait pas si elle avait envie de raconter ses déceptions à Neji, mais celui-ci semblait prêt à lui tenir compagnie. Finalement, elle s’assit sur un banc de gradin.

– Si, mais il…

– Il t’a lâchée ?

– On peut dire ça, accepta-t-elle, même si elle n’aimait pas ce mot blessant.

Elle leva les yeux vers Neji. A quoi de toute façon cela allait-il l’avancer de savoir ça ? Il n’allait pas tarder à rejoindre Temari et à la laisser seule dans son coin. Alors qu’elle en était arrivée à cette conclusion, Neji, à sa plus grande surprise, vint s’asseoir près d’elle.

– Tu ne devrais pas rejoindre Temari ? demanda-t-elle.

– Oh, ne t’inquiète pas pour elle. D’ailleurs, c’est plutôt elle qui m’a lâché. Regarde là-bas, elle danse avec Shikamaru depuis au moins une demi-heure !

– Shikamaru ? répéta Tenten en cherchant le couple parmi les danseurs. Mais… mais je pensais qu’ils se détestaient !

– C’est justement pour ça qu’ils dansent ensemble.

– Hein ?

Cette fois-ci, Tenten n’y comprenait plus rien. Neji, lui, satisfait, souriait légèrement. Finalement, Tenten reposa son regard sur le couple le plus étrange de la soirée et finit par pouffer de rire. Satisfait, Neji la couva du regard. Il avait au moins réussi à la faire rire, c’était toujours ça.

– Merci, Neji, c’est gentil d’être venu me voir, dit-elle quand elle se fut reprise.

Neji frissonna. Non pas que ces paroles le dérangeaient, mais une présence froide et douce venait de le toucher. Il comprit immédiatement que Tenten venait de poser sa main sur la sienne. Cependant, elle ne semblait pas s’en être aperçue car elle lui souriait toujours aussi innocemment.

– Heu… Tenten ?

– Oui ?

Son ton gêné lui avait fait perdre son sourire. Elle baissa alors les yeux et comprit ce qui se passait. Son teint vira au rouge pivoine, aussi vite que Hinata savait le faire, et elle retira brusquement ses doigts.

– Excuse-moi, je n’avais pas vu, dit-elle.

– Ce n’est pas grave, assura-t-il.

Néanmoins, cet évènement eu pour effet de laisser planer un silence entre eux. Gênée, Tenten se tourna vers la foule des danseurs. Neji et elle étaient collés contre le mur du fond de telle façon que personne ne pouvait leur prêter attention, mais eux pouvaient aisément observer toute la salle. Les adolescents qui s’éclataient au milieu ne savaient pas forcément bien danser, mais le seul intérêt de ce bal était de s’amuser. Tenten, elle, était loin de s’amuser. Elle soupira de lassitude.

– Tu en veux à Lee ? demanda Neji qui, entre temps, avait repris contenance.

– Même pas. Il… il ne se rend pas compte de ce qu’il fait ! Il ne sait pas qu’il me blesse ! Sinon, il ne me laisserait pas comme ça.

– Dans ce cas, tu devrais peut-être lui dire.

– Non, ça lui ferait mal et je refuse de le blesser.

– Peut-être, mais en attendant tu te retrouves à être la seule à souffrir dans cette histoire.

Tenten fronça les sourcils et délaissa sa contemplation des danseurs pour tourner la tête vers Neji. Elle avait eu le temps de le connaître, depuis qu’il l’aidait en sciences. Entre deux exercices, elle lui parlait d’elle et, lui, plaçait de temps en temps un mot dans la conversation et, même s’il se confiait peu, elle avait eu le temps d’en apprendre à son sujet. Or, elle savait que Neji n’était pas du genre à se mêler des affaires des autres.

– Je ne peux quand même pas laisser tomber Lee ! s’exclama-t-elle.

– Je ne parlais pas de ça, assura Neji en s’apercevant qu’il risquait de la mettre en colère. Mais il faut que tu trouves ce qui te rendrait heureuse.

Tenten se sentit rougir. Voir Neji se préoccuper d’elle ainsi lui rappela la sensation qu’elle avait eue la première fois qu’elle l’avait vu. Elle leva les yeux jusqu’aux siens pour se noyer dans ses deux lacs blancs.

– Pourquoi tu te préoccupes de moi comme ça ? demanda-t-elle.

– Parce que t’es mon amie et que je…

Il ne termina pas sa phrase. Il semblait être entré dans un état de transe. Neji réalisait enfin à quelle distance le visage de Tenten se trouvait du sien. Ils étaient si proches. S’il se penchait légèrement, il la toucherait. Cette pensée lui laissa une étrange sensation au fond de lui et, pris par une pulsion, il se baissa. Dans un frisson d’extase, ses lèvres embrassèrent celles de Tenten. Il la sentit ouvrir la bouche et, guidé par ses gestes, fit de même. La sensation chaude et douce dura jusqu’à ce que, brusquement, ses lèvres se referment sur l’air froid.

– Qu’est-ce que tu fais ? s’exclama Tenten en se reculant, comme apeurée.

Neji ne réagit pas immédiatement. Qu’est-ce qu’il avait fait ? Il venait d’avoir son premier baiser, à en juger l’humidité qui lui restait sur les lèvres. Et pas avec n’importe qui ! Avec Tenten, celle qu’il aidait à progresser, celle qui sortait déjà avec un autre, la seule fille qui l’avait suffisamment marquée pour qu’il accepte son amitié dès le premier jour.

– Je ne sais pas, lâcha-t-il, encore interloqué.

Tenten se leva, n’en revenant pas sur ce qui venait de se passer. Le visage de Neji demeurait blanc, sans une ride ou une mimique pour le troubler. Rien ne laissait deviner son trouble intérieur.

– Tu ne sais pas ? répéta-t-elle en sentant la colère monter en elle. Tu n’avais pas le droit de faire ça !

– Ecoute, Tenten…, commença-t-il en lui tendant une main.

– Non, je ne t’écoute pas ! Je sors avec Lee, Neji ! Quand je pense que tu…

Elle ne termina pas sa phrase et se retourna pour courir vers la sortie qui donnait sur l’extérieur du lycée, à l’opposé du stade. Ses larmes menaçaient de couler. Mais qu’avait-elle fait, bon Dieu ? Neji s’était penché vers elle, l’avait embrassée et elle n’avait rien fait pour l’en empêcher ! Elle avait laissé ses mains frôler son dos, ses lèvres goûter les siennes et avait apprécié la douce chaleur qui l’avait englobée.

Complètement paniquée, elle fonça parmi la foule, bousculant d’autres lycéens au passage qui se retournaient pour lui crier de faire attention. Lee la vit courir et se débattre pour sortir. Délaissant Gai, il se précipita vers elle. Tenten ne le vit pas arriver et sursauta quand elle sentit qu’on lui empoignait l’épaule.

– Lee ! s’écria-t-elle.

Sur le coup de la surprise, elle oublia de retenir ses larmes. Lee la scruta d’un air inquiet avant de demander, presque paniqué lui aussi :

– Qu’est-ce qui s’est passé Tenten ? Ça ne va pas ?

– Ecoute, Lee, je crois que je vais rentrer. Pas la peine de me raccompagner.

– Tu es sûre ?

Tenten acquiesça, espérant rassurer son copain. Elle ne pouvait quand même pas lui dire qu’elle venait d’embrasser un autre. Elle hésita, puis lui plaqua une bise sur la joue avant de filer vers la sortie. Lee sentit son cœur se serrer en la voyant s’éloigner. Quelque chose n’allait pas et il le sentait au plus profond de lui. Sans le savoir, il présageait déjà le malheur qui allait lui tomber dessus. Sans en être conscient, il sentait déjà qu’il allait perdre Tenten.

Neji, lui, avait fait quelques pas pour tenter de la rattraper, mais s’était arrêté au milieu des marches du gradin. Peut-être était-ce mieux de la laisser filer ? Néanmoins, il se sentait nostalgique, comme si quelque chose avait définitivement changé entre Tenten et lui. Soupirant, il se retourna en décidant d’aller se rasseoir. Ses yeux blancs se posèrent alors sur un petit objet noir qu’il ramassa. Sa vue entre ses mains lui arracha un petit sourire. C’était le portable de Tenten. Sans cet objet, peut-être qu’il ne l’aurait jamais vraiment connue.

Finalement, il rangea le téléphone dans sa poche. Il aurait au moins l’occasion de lui reparler, puisqu’il devait le lui rendre. Ensuite, il descendit les marches et décida de rejoindre Naruto qui regardait d’un air joyeux Temari et Shikamaru revenir vers lui.

 

– Alors c’était comment ? demanda Naruto en voyant ses deux amis revenir, chacun avec un air boudeur.

– Nara a deux pieds gauches, lâcha Temari avec une étonnante mauvaise fois.

– Pas facile de danser avec une mégère pareille ! répliqua Shikamaru.

– Arrêtez, vous dansiez super bien ! Je vous jure, j’ai été bluffé !

Cependant, aucun des deux ne voulant admettre que l’autre avait raison, le débat ne put se clore. Ce fut à ce moment-là que Neji arriva, la tête baissée.

– T’en fais un tête ! s’exclama Naruto. Ça s’est pas bien passé avec Tenten ?

– Avec Tenten ? répétèrent en chœur Temari et Shikamaru.

Neji soupira d’agacement. Naruto ne pouvait donc jamais tenir sa langue ? A présent, tout le monde allait être au courant de la situation.

– Elle a dû partir, dit-il en s’asseyant pour simplifier les choses.

Temari fronça les sourcils, comprenant qu’il y avait un problème, même si Neji refusait d’en parler. Finalement, elle s’assit à côté de lui. Elle n’aimait pas être seule quand elle se sentait désemparée et supposait qu’il en allait de même pour son cavalier.

– Heu, au fait Naruto, t’as pas vu Sasuke et Ino ? demanda Shikamaru.

– Non, et Kiba et Hinata non plus ! Je me demande ce qu’ils font…

Le sourire pervers de Naruto ne fit aucun doute quant à ses pensées. Cependant, il le perdit brutalement en s’exclamant :

C’est pas Ino, là-bas ?

Le groupe d’amis se retourna d’un même geste. Effectivement, comme Tenten quelques minutes plus tôt, Ino filait vers la sortie. Son attitude montrait qu’elle était complètement perdue. Comprenant ce qui s’était passé, Shikamaru se leva d’un bond et s’élança à sa poursuite.

– Merde, merde, merde ! s’exclama-t-il en s’éloignant.

– Qu’est-ce qu’il a ? demanda Temari en le regardant courir avec étonnement.

– Il va la consoler.

Pour une fois, la voix de Naruto avait pris un ton grave. Temari demeura étonnée par rapport à l’attitude de Shikamaru. Ce mec était un paresseux et un glandeur de première. Il ne fichait rien de la journée, détestait le sport et, pourtant, quand il s’agissait de ses amis, il se précipitait à leur secours. C’était une étrange attitude, qui ne la laissa pas complètement indifférente.

A peine quelques minutes plus tard, Sasuke vint les rejoindre. Il avait le même air désolé que Neji, à croire qu’ils avaient tous les deux faits la même chose, comme le pensa Temari. Cependant, Sasuke n’eut pas besoin de prononcer un seul mot. Naruto posa une main sur son épaule et lui adressa un sourire réconfortant.

– T’as fais ce que t’as pu, vieux. Shikamaru est parti s’occuper d’elle.

Sasuke se contenta d’hocher la tête. Au moins, Ino ne serait pas seule. Légèrement rassuré, il s’assit à côté de Neji. La fin de soirée approchait déjà et les deux garçons avaient tous les deux l’impression d’avoir fait une bêtise.

– Je crois que je vais rentrer, lâcha Neji qui ne pouvait s’intéresser à la conversation entre Temari et Naruto. Tu veux que je te raccompagne, Temari ?

– Non merci, Neji. Je rentrerai avec Naruto. Tu sais qu’on n’habite pas très loin l’un de l’autre ?

– Ouais ! approuva le concerné. Et puis, il y a Tenten entre nous deux ! Un jour, on se fera une soirée DVD, les filles !

Temari ne put s’empêcher de rire. Naruto n’était jamais à cours d’idées pour s’amuser. Neji, lui, au nom de Tenten, préféra s’éloigner. Il attrapa sa veste et sortit du gymnase. L’air frais lui fit du bien. Tout en marchant, il jeta un coup d’œil à sa montre. Il était presque minuit. Il avait dit à Hinata de rentrer avant et il espérait qu’elle l’avait écouté. Sinon, c’était ses parents qui allaient lui passer un savon. Ils lui avaient fait tout un sermon pour qu’il veille sur elle mais, pour une fois, Neji avait décidé de laisser Hinata passer seule sa soirée avec Kiba. Il avait décidé de faire confiance en ce dernier pour qu’il n’abuse pas de la situation.

 

Assise sur un banc non loin du lycée, Ino pleurait à chaudes larmes. Elle avait essayé de faire la forte devant Sasuke mais, à présent qu’elle était seule, plus rien ne pouvait empêcher sa tristesse de s’exprimer. Elle avait tant espéré de ce moment que le voir se changer en catastrophe la rendait malheureuse. Elle avait pris des jours pour rassembler son courage et voilà que tout s’effondrait. Elle se sentait faible et seule. C’était comme si son cœur se vidait d’énergie au fur et à mesure qu’elle pleurait.

– Ah, te voilà !

Une voix essoufflée dans son dos lui fit redresser la tête. Elle se tourna vers son interlocuteur, étonnée de le voir là.

– Shikamaru ? fit-elle d’une petite voix en tentant d’essuyer rapidement ses larmes.

Voyant qu’elle essayait de lui cacher sa tristesse, il ne put s’empêcher de sourire. Ino avait toujours fait la forte en présence des autres et, enfin, il pouvait voir sa face sensible, la face qu’il aimait chez elle. Malgré le fait que consoler une fille était dans le top 10 des situations galères, il vint s’asseoir à côté d’elle et passa un bras autour de ses épaules.

– Tu es folle d’être sortie comme ça. Tiens, j’ai récupéré ton manteau. L’appareil photo est dans la poche.

– Merci, bredouilla-t-elle en se couvrant du vêtement.

Shikamaru avait bien fait de l’apporter. Elle était glacée. La température de la nuit avait sans doute chuté en dessous du zéro. Voyant qu’elle tremblait encore, il frictionna ses bras pour lui apporter un peu de chaleur. Ino avait beau l’embêter tout le temps, il n’aimait pas la voir souffrir.

– J’aimerais rentrer, lâcha-t-elle soudainement.

– Viens, je vais te raccompagner.

Shikamaru lui tendit la main et elle l’accepta. Ino n’habitait pas très loin du lycée, aussi ils marchèrent tous les deux. Les décorations de Noël éclairaient suffisamment la nuit pour la rendre joyeuse et réconfortante. Durant le trajet, aucun ne parla, mais Ino sentit la douleur se calmer. Shikamaru lui tenait fermement la main, comme s’il craignait qu’elle ne se brise à côté de lui.

Quand ils arrivèrent devant chez elle, elle se retourna vers lui et s’apprêta à le remercier. Cependant, à l’idée qu’elle allait se retrouver seule dans sa chambre pour pleurer son chagrin d’amour, elle n’osa pas lui dire un mot. Shikamaru n’était pas sûr de comprendre ce qui se passait dans sa tête –  en fait, il ne comprenait rien aux filles, qu’elles soient amies ou non – mais finit par demander :

– Tu veux qu’on entre ?

– Tu veux bien rester avec moi ?

– Ouais. On se regarde un DVD ?

Ino hocha la tête et ouvrit discrètement la porte. Ses parents étaient déjà couchés en prévision du lendemain. En tant que commerçants, ils travaillaient tous les week-ends à l’approche de Noël. Ino et Shikamaru déposèrent leurs manteaux dans l’entrée et se glissèrent dans le salon.

Ino ne suivit pas une miette du film. Elle se contenta de se lover avec une couverture et une boîte de mouchoir contre Shikamaru qui venait de lui dire qu’elle pouvait pleurer. Il la laissa donc faire et, quand elle se fut finalement endormie sur le canapé, il éteignit la télé et repartit.

 

– Si, je te jure ! Quand il était petit, Akamaru ne comprenait pas qu’il y avait une vitre, alors forcément, il se précipitait vers la porte-fenêtre et il se cognait !

Hinata riait doucement en écoutant les récits de Kiba. Alors qu’au début de la soirée, elle s’était sentie intimidée et gênée, toutes ces mauvaises sensations avaient disparues en quelques minutes. Kiba l’avait emmenée danser sur la piste, l’avait faite tournoyer comme une princesse seulement pour voir s’il était fort. Ils avaient aussi beaucoup parlé, ri et, à présent, ils ne se trouvaient qu’à quelques mètres de la demeure Hyûga.

– Bon, je crois qu’on est arrivé, conclut Kiba sur le pas de la porte.

– Oui, merci de m’avoir raccompagnée.

– Pas de souci !

Hinata sourit, encore sous le charme de la soirée. Un léger silence s’installa, durant lequel aucun des deux n’osa réagir. Finalement, Kiba reprit la parole :

– J’ai passé une excellente soirée, Hinata.

Hinata rougit du compliment. Il faisait froid, malgré le manteau qu’elle portait, mais le souffle de Kiba lui réchauffait les joues. Elle répondit un petit « moi aussi » avant de s’apercevoir que son ami fouillait sa poche de manteau.

– Tiens, j’ai pensé que ça te ferait plaisir, dit-il en sortant une petite boîte.

– Un… un cadeau ? balbutia Hinata qui n’en revenait pas.

– Neji m’a dit que ton anniversaire était le 27. Comme tu rentres à Kyoto durant les vacances, j’ai pensé qu’on ne pourrait pas se voir et que je ferais mieux de te donner ton cadeau maintenant.

Hinata rougit davantage en prenant le petit paquet entre ses mains. Kiba avait pensé à son anniversaire ! Elle n’en revenait pas. Personne, à part les membres de sa famille, ne lui avait jamais souhaité son anniversaire et encore moins offert un cadeau. Délicatement, elle ouvrit la boîte et ses yeux blancs s’illuminèrent à la vue de deux boucles d’oreille d’argent, suffisamment longues pour qu’on les voie sous ses cheveux.

– Elles te plaisent ? demanda Kiba, inquiet de connaître son avis.

– Je… je les adore !

Hinata était sincèrement émue. Elle reposa alors les boucles d’oreille dans la petite boîte qu’elle rangea précieusement dans son manteau et se tourna vers Kiba. Ne sachant comment le remercier, elle passa timidement ses mains sur ses épaules. Comprenant sa gêne, Kiba sourit et l’attira à lui pour la serrer dans ses bras. Hinata profita du moment, se sentant étrangement bien ainsi collée contre lui.

– Merci pour tout Kiba, ajouta-t-elle en se détachant de lui. Je… je t’avoue que je n’avais pas pensé à aller au bal de Noël avec toi, mais je ne suis pas déçue.

– Pas avec moi ? répéta Kiba, plus amusé que gêné. Et avec qui voulais-tu y aller ?

– Heu… avec Naruto, en fait.

La surprise de Kiba le laissa sans voix. Hinata comprit alors qu’elle aurait sans doute dû se taire. Pour une fois qu’elle osait se confier, voilà qu’elle commettait une gaffe ! L’air déçu de Kiba ne fit que confirmer ses craintes.

– Hinata, pourquoi tu cours après Naruto ? lui demanda-t-il doucement. Naruto est encore un gamin, il ne s’intéresse même pas à toi. Moi, si.

Hinata allait s’excuser, mais rien ne sortit de sa bouche. Les derniers mots de Kiba résonnèrent quelques secondes dans sa tête avant qu’elle ne les comprenne. A la fois effrayée et touchée, elle demanda :

– Kiba, tu… tu t’intéresses à moi ?

– Evidemment ! Hinata, j’ai déjà traîné avec pas mal de filles, mais je ne me suis jamais vraiment attaché à elles. Toi, c’est différent. Hinata, j’aimerais que tu cesses de penser à Naruto et que… que tu acceptes de sortir avec moi.

Voilà, la bombe était lâchée. Hinata en resta choquée, à tel point que toute rougeur disparut de son visage. Un garçon lui demandait de sortir avec elle. Au train où allait sa vie, elle avait toujours pensé qu’elle ne trouverait personne. Et voilà que Kiba avait débarqué. Kiba l’avait faite rire, Kiba lui avait donné confiance en elle, Kiba l’avait secourue. Et elle, que faisait-elle ? Elle pensait à Naruto !

Les paroles de Temari résonnèrent dans sa tête : « Naruto est encore un gamin et je ne pense pas qu’il te demandera de l’accompagner. Kiba, lui, tient vraiment à toi. ». C’était juste avant le bal. A présent, que dirait-elle ? Pratiquement la même chose. Naruto ne pensait pas une seconde à sortir avec elle, alors que Kiba en avait vraiment envie. Elle n’avait jamais pensé à lui sous cet angle mais, après tout, pourquoi pas ?

– Ecoute, t’es pas obligée de répondre tout de suite, dit Kiba pour briser le silence qui s’était installé. On se voit après les vacances, d’accord ?

Sans attendre de réponse, il commença à s’éloigner. Hinata s’en aperçut et lui cria d’attendre. Il se retourna, surpris de la voir se rapprocher.

– Ça te plairait vraiment de sortir avec moi ?

Kiba retrouva son sourire. Il sembla respirer à nouveau alors qu’il répondait :

– Oh que oui, ça me plairait.

Hinata lui rendit son éclatant sourire et le laissa approcher ses lèvres des siennes. Sans rien forcer, Kiba l’embrassa doucement. Il ne tenta rien de sensuel ou de plus rapproché. Il avait l’impression qu’un rien pourrait briser l’ange qu’il tenait dans ses bras. Ce fut un baiser simple, mais Hinata en sortit complètement chamboulée. Elle avait embrassé un garçon ! Elle n’arrivait même pas à y croire. Il la tenait à présent doucement contre lui et la berçait de ses bras.

– Hum, hum !

Ce toussotement exagéré fit sortir les deux amoureux de leur transe. Hinata sursauta en reconnaissant la silhouette de son cousin, à peine quelques pas plus loin. Kiba crut un instant que sa dernière heure était venue.

– Hinata, je crois qu’on devrait rentrer.

Contre toute attente, Neji n’avait pas l’air fâché. Au contraire, il était heureux pour sa cousine. Si elle avait gagné suffisamment d’assurance pour oser une relation amoureuse, c’était que Kiba et Temari l’avaient sacrément bien guérie.

– Oui, t’as raison Neji. Au revoir Kiba. Je t’appelle dès que je suis rentrée pour qu’on se voie !

Cette nouvelle réjouit le jeune homme qui salua sa copine d’un second baiser. Neji laissa ensuite Hinata rentrer à l’intérieur et saisit Kiba par la manche.

– Je te fais confiance pour ne pas lui briser le cœur, dit-il d’une voix ferme.

– T’es dingue ? Pourquoi je ferais ça ?

– Je ne sais pas, mais si ça venait à arriver, je m’assurerai qu’aucune fille ne puisse te donner de rejeton.

Sur ces termes très clairs, il lâcha la manche de son camarade et rentra à son tour. Kiba soupira, laissant par là un peu de buée s’échapper de sa bouche. Malgré les menaces de Neji, il était heureux. Il sortait enfin avec Hinata. Après ces quatre mois à la fréquenter, il sentait que leur relation avait atteint son paroxysme. Et ce n’était que le début.

Il se retourna et s’éloigna de la maison des Hyûga en sifflotant. Les vacances allaient être bien longues, mais il se promit d’appeler Hinata régulièrement en attendant son retour.

 

***

Note de l’auteur : Bon, bah je crois que j’ai rarement fait un chapitre aussi long ! Tout ça pour un bal, je ne pensais pas avoir autant de choses à raconter ! Bref, je voulais vous le postez avant Noël mais, au vu de sa longueur, je n’ai pas pu. Bon, j’espère qu’il vous aura plu. Heu… pour le coup de Temari et Shikamaru, c’est peut-être un peu fort, mais, sérieusement, je n’ai pas pu m’en empêcher ^^.

Voilà, au prochain chapitre !