Doin' it right

par Linksys

Sans l'art culinaire de Perona, le repas fut bien terne et peu goûteux. Mihawk et Zoro se souvinrent avec nostalgie du temps où ils survivaient grâce aux rares conserves non encore périmées, qui avait pris fin lorsque Perona avait enfin consenti à daigner les aider à survivre. De fait, le repas fut plutôt court, et ils en vinrent bientôt à discuter autour du dessert, les dernières parts du gâteau que la cuisinière attitrée de céans avait confectionné quelques jours auparavant.

- Je devrais savoir cuisiner comme ça, soupira Mihawk en engloutissant la dernière miette de sa part.

- Moi aussi, renchérit Zoro.

- Je n'en reviens toujours pas, lâcha le Corsaire, hébété. Trois bouteilles parmi les plus rares, vidées sans vergogne par une femme qu'un verre de champagne mettrait à terre ...

L'ampleur du désastre avait profondément secoué Mihawk, car les bouteilles qui avaient fait les frais de la soif de Perona étaient parmi les plus rares et les plus chères de sa collection. Toutefois, il en possédait d'autres exemplaires dans une des caves du château, inconnue des deux jeunes gens.

- Il y a des fois où je me demande ce qu'elle fait de son bon sens.

Ce disant, Zoro se leva avec ses couverts et les ramena à la cuisine.

- N'abuse d'elle que si elle est consentante ! S'exclama Mihawk, sur le ton de la plaisanterie, alors que le bretteur quittait la cuisine en direction des chambres.

Celui-ci ne releva pas, désormais habitué aux rarissimes et inutiles plaisanteries du Corsaire. Il déambula jusqu'à la chambre et jeta un œil en entrebâillant la porte. La chandelle qu'il avait allumé plutôt ne s'était pas éteinte, et Perona dormait toujours par-dessus les couvertures, toute habillée. Par moments, elle émettait des grognements qui ressemblaient fort à des ronflements. Dès que Zoro lui faisait remarquer cela, elle niait catégoriquement toute vérité. Le bretteur sentit quelque chose bondir dans sa cage thoracique, quand il lui vint à l'esprit qu'il devrait lui-même ôter ses vêtements à sa bien-aimée. Il se promit cependant de garder ses mains sur le sentier balisé, le hors-piste en cette saison était plutôt dangereux. À contrecœur, il revint sur ses pas et prit place dans la salle de bains. Il était exténué et couvert de bleus. Après une bonne douche - considérablement rallongée par le souvenir de ce qu'il s'y était déroulé la veille - dont il sortit encore plus fatigué, il inspecta ses contusions dans le miroir. La plupart des hématomes se trouvaient sur ses bras, mais il en avait aussi en nombre sur le torse, et quelques-uns sur les cuisses. Puis, comme à son habitude depuis quelques temps, il inspecta méthodiquement ses cicatrices, à commencer par la grande balafre qui lui barrait le torse. Puis, de son œil valide, il fixa dans le miroir la cicatrice qui couvrait désormais son autre œil. Il ne perdait aucunement l'espoir d'en retrouver un jour l'usage. Mais pour l'instant, cela lui suffisait. Mihawk lui avait appris à utiliser sagement le Fluide d'Observation pour pallier à l'angle mort, et c'était une solution très efficace.

Une fois propre, il se remit en pantalon et, torse nu, traversa les couloirs du château jusqu'à la chambre. Il ressentait une hâte indicible de rejoindre Perona sous les couvertures mais pour cela, il fallait d’abord ... La déshabiller. Ce n'était pas la première fois que cette situation se produisait, mais Zoro était toujours aussi nerveux à l'idée de devoir lui-même retirer les vêtements de sa bien-aimée.

Dans la pénombre, Zoro distinguait à peine la silhouette de Perona sur le lit. Il percevait cependant son souffle, faible et délicat. Il s'approcha du lit, et hésita un long moment avant de finalement s'y asseoir, de peur que l'inclinaison du matelas ne réveille la jeune femme. Et il valait mieux pour la survie de Zoro qu'elle reste endormie. Lentement, il se pencha jusqu'à se retrouver allongé près de sa bien-aimée. Il resta ainsi de longues minutes, envoûté par la chaleur douce et le parfum ténu qui montaient de Perona, avant de se redresser. Il avait faillit oublier sa mission principale. Son cœur s'emballa, si bien qu'il commença à craindre de voir son muscle cardiaque traverser sa cage thoracique. Il tremblait comme un enfant devant un cadeau longuement attendu. Lentement, il se déplaça vers le pied du lit. En passant, il détailla l'habillement de Perona. Elle portait une mini-jupe plissée bleu marine, pour autant que Zoro pouvait en voir, et qui lui tombait aux genoux, mais contrairement à la tradition, elle ne portait pas de bas de laine. Pour le haut, elle portait un haut blanc dont Zoro ne voyait pas le motif. Au grand dam du bretteur, l'habit n'était que très peu décolleté, mais il se consola en se demanda quels sous-vêtements pouvaient être dissimulés dessous. Cette perspective perverse ranima son courage et son attention. Il commença, d'un geste délicat, à ôter les chaussettes de Perona, ce qui fut plus aisé qu'il ne le pensait. Puis il s'attaqua à la jupe. Tout d'abord, il en pinça le bord inférieur et tenta de faire glisser le tissu en tirant vers les pieds de la jeune femme, mais ce ne fut d'aucune utilité. Il reconsidéra la situation en se redressant. Il lui vint alors une idée qu'il jugea lumineuse. Se mouvant souplement, il enjamba Perona et se tint dressé au-dessus d'elle, sur les genoux. Étant à hauteur des mollets de sa chérie, il put opérer sans grande difficulté : cette fois-ci, il attaqua par l'élastique de la jupe, qui, de fait, n'opposa aucune résistance. Et Zoro se montra fort surpris de découvrir quelle lingerie Perona dissimulait dessous. En l'occurrence, elle portait une culotte que Zoro ne lui avait jamais vue avant. Malgré la pénombre, il put assez bien en profiter. Il s'agissait d'une culotte noire à priori ordinaire, à ceci près qu'elle était faite de dentelle plus ou moins diaphane. Le cœur de Zoro explosa contre les parois internes de sa poitrine, et il sentit ses joues lui cuire. Et il ne put pas plus longtemps retenir l'envie qui sévissait dans son caleçon. Si seulement Perona avait été éveillée ...

Il eût du mal à reprendre son calme mais, une fois redevenu lui-même, il reprit son labeur. Retirer le tee-shirt de Perona fut autrement plus ardu, et il lui fallut une dizaine de minutes (pendant lesquelles il se perdit plus d'une fois sur les hanches de sa compagne) pour en venir à bout. Il lui apparut qu'elle portait un soutien-gorge d'une facture similaire à sa culotte : noir et recouvert de dentelle. Alors qu'elle ne portait que des sous-vêtements sages en coton, généralement de couleur unie, c'était la première fois que Zoro la voyait dans ce genre de choses. Et c'était loin de lui déplaire.

Perona remua dans son sommeil, rappelant au bretteur la difficulté de sa tâche. Il ne savait pas comment venir à bout de l'agrafe du soutien-gorge, et ce n'était pas faute de ne pas avoir essayé : à plusieurs reprises il avait tenté d'en débarrasser Perona pendant leurs ébats, ce qui n'avait jamais été très concluants. Mais cette fois, il était seul face à la tâche, et il ne pourrait compter sur personne d'autre que lui. Pour se donner du courage, il s'autorisa à regarder longuement, à titre purement professionnel. Puis il s'attela enfin à l'insurmontable. Pour ce faire, il s'assit à côté de Perona mais dans le sens inverse. Il la saisit par les épaules et la redressa tout doucement et avec délicatesse, pour ne pas la brusquer. Autant dire qu'elle se réveilla dès que Zoro eut commencé à la relever. Elle marmonna quelque malédiction en émergeant du sommeil et, encore embrumée, se laissa tomber contre le bretteur, la tête au creux de ses épaules. Elle ne semblait pas gênée par le fait que ce soit Zoro qui la déshabillait. Le bretteur, affolé par ce qu'elle pourrait dire, pensa audiblement :

- Bon, encore le soutien-gorge et c'est bon, hein.

Perona marmonna quelque chose d'autre puis redressa la tête et, plus intelligiblement, dit :

- Non, ma culotte aussi ...

Et elle retourna se nicher contre Zoro, hébété. Il perdit tout contrôle de ses mains, qui redevinrent tremblantes et gauches. Lentement, il glissa ses mains le long du dos de sa chérie, jusqu'à sentir l'agrafe. Il essaya de se remémorer les fois où il avait vu Perona le faire devant lui. Maladroitement, il pinça la bande de droite, puis de gauche, et batailla avec quelques instants, sans réussir à faire quoi que ce soit. Il revint à la charge une deuxième fois, mais l'assaut fut également un échec. Il essaya de se remémorer en détail comment Perona opérait pour défaire l'agrafe, mais elle le faisait avec tant de simplicité et d'aisance qu'il n'avait jamais pu comprendre le geste. Finalement, au bout d'un long combat, il parvint à comprendre le mécanisme qu'il devait actionner. Il défit l'agrafe, et, triomphalement, repoussa doucement Perona pour pouvoir lui ôter totalement le soutien-gorge. Puis, une fois qu'il l'en eut débarrassée, il la reposa doucement sur le matelas, et se força à ne pas regarder. Mais, bien entendu, il regarda, et pas qu'un peu. Dans un élan de courage, il se permit du bout des doigts de frôler sur le côté un des seins de Perona, là où elle était le plus chatouilleuse. Elle remua doucement dans son demi-sommeil, mais garda les yeux fermés. Enhardi, Zoro se laissa guider doucement le long du flanc de Perona, descendant vers ses hanches. Le voyage lui parut une éternité et quand il toucha à l’élastique de la culotte, il souhaita ardemment recommencer le trajet. Mais quelque chose de plus grand l'attendait, et il avait hâte. Il se redressa légèrement pour s'installer plus confortablement, et passa ses doigts sous l'élastique, de chaque côté. Il commença doucement à faire glisser la culotte vers le bas, ce qui lui révéla bientôt l'ombre de la toison bouclée que Perona entretenait là. C'est à ce moment qu'il prit conscience de l'inconfort de la situation. Il se releva et se débarrassa rapidement de son pantalon et de son caleçon. Puis, enfin libre d'être désireux, il revint vers le lit où Perona, à moitié déculottée, avait remarqué l'absence du bretteur.

Cela lui prit tout de même quelques minutes, car il lui fallut réussir à soulever suffisamment Perona sans la réveiller pour pouvoir lui ôter correctement sa culotte. Elle était enfin nue, après tout ses efforts pour lui retirer ses vêtements. Il profita longuement avec les yeux, ce qui ne contribua pas à calmer son érection. Se dressant sur un coude, il s'allongea le long de Perona, qui affichait désormais une expression qui était sans doute un sourire satisfait à demi-endormi. Après avoir un instant palpé la fine cicatrice de Perona, il posa sa main libre sur le bas-ventre de celle-ci, à mi-chemin entre le nombril et l'entrejambe, et lui administra ici de petites et timides caresses circulaires. Lentement, il parvint à calmer sa rigidité passagère, mais Perona, comme si cela ne lui convenait pas, saisit la main du bretteur qui lui caressait le ventre et, carrément, la déplaça plus bas. D'abord interdit, il resta figé (mis à part son membre, qui de nouveau fut intéressé), mais petit à petit, il reprit contrôle de son esprit et bientôt, il se retrouva à passer ses doigts dans les boucles des poils pubiens de Perona. Cela dura longtemps. Parfois, au travers de la toison, il osait descendre jusqu'à frôler l'extrémité supérieure de la fente secrète, mais pas plus bas, même s'il sentait que Perona en avait une envie incontrôlable. L'idée ne lui déplaisait pas mais, malgré son érection qui ne demandait qu'à accomplir son devoir, il n'avait pas très envie de faire l'amour. Il avait certes très envie de Perona mais, pour la soirée, il allait se contenter de jouer avec les mains, comme elle-même le faisait lorsqu'elle était indisposée ou qu'elle ne voulait priver Zoro de relations sexuelles. Dans ces moments, ils se contentaient chacun de titiller l'autre jusqu'au bout, et c'était presque toujours Zoro qui perdait.

Finalement ils en restèrent là pour la soirée car il était déjà tard, et qu'étant tout deux fatigués, ils feraient mieux de dormir. Ils s'enlacèrent avec innocence sous les couettes, et s'endormirent ainsi, nus l'un contre l'autre.


Le lendemain matin, Zoro fut le premier éveillé. Fait rare, le ciel nuageux d'Obscuria était dégagé, et de fait, la lumière du levant éclairait la pièce. Il n'était pas plus de dix heures du matin. Le bretteur mit un temps à comprendre qu'il aurait dû être à l'entraînement. Mais, aussitôt, il lui vint à l'esprit que si son absence avait été remarquée, Mihawk serait immanquablement venu frapper à la porte, ce qu'il n'avait pas fait. Ce qui voulait dire que l'entraînement n'aurait sans doute pas cours pour la journée. C'est à ce moment qu'il remarqua qu'il avait étrangement froid, et la cause lui sauta au yeux : leurs mouvement de la nuit avaient repoussé la couverture au bas du lit, si bien qu'ils n'avaient plus que le bas des jambes de couvert. Perona et lui n'avaient quasiment pas bougée, si ce n'est que la jeune femme s'était retournée, et présentait son dos au bretteur. La lumière du matin courait sur sa peau, et il tenta d'en attraper du regard le chatoiement. Il se perdit dans les courbes affolantes, et prit du temps à retrouver son chemin. Cela réveilla son émoi matinal, qui vint buter contre les fesses de Perona. Autant la veille au soir il avait préféré rester calme, autant ce matin, il la désirait à mourir. Mais il dût se contenter de regarder, car elle ne semblait pas prête à s'éveiller. Elle se retourna laborieusement vers Zoro, mettant ses charmes en pleine lumière.

Le bretteur ne put s'empêcher, de la main droite, d'abord de toucher délicatement le sein correspondant, puis d'en sentir la forme dans sa paume. Perona frissonna dans son sommeil, et ses tétons durcirent, ce qui bien sûr n'échappa pas au bretteur. Puis, il descendit par la même voie que la veille pour ôter la culotte de Perona, et se retrouva bientôt au sommet de ses hanches. Il resta là un long moment, profitant de la vue et de la douceur du terrain. Il descendit une ou deux fois sur le haut des cuisses, mais revint rapidement à la zone de départ. Il préféra plutôt s'aventurer sur l'arrière, où il profita longtemps.

Soudainement, Perona souffla dans son sommeil, et le souffle chatouilla Zoro au niveau de la nuque. Il releva les yeux et fixa Perona. Sa frange rose en désordre s'abattait sur son front, et recommençait à boucler, alors qu'elle l'avait lissée la veille. Ses yeux bougeaient paisiblement sous ses paupières, et sa bouche était close en un petit sourire satisfait. Zoro s'avança et y joignit les siennes un court instant, avant de reculer.

"Si belle quand tu dors ..." Soupira mentalement le bretteur. "Si belle toute nue ..."


Quand Perona se réveilla à son tour, longtemps après, Zoro s'était rendormi, et pas n'importe où : il s'était niché au creux de ses bras, sur la poitrine, un peu comme un enfant contre sa mère. De ses bras, le bretteur l'enlaçait. Perona allait particulièrement bien pour un lendemain de soirée alcoolisée, ce dont elle était reconnaissante : ordinairement, elle était toujours pâteuse et atteinte de maux de crâne aigüs, mais cette fois-ci elle avait juste encore l'esprit brumeux. La première chose qui lui vint à l'esprit fut qu'elle n'avait pas fait l'amour avec Zoro durant la nuit (ou, plus exactement, que Zoro n'avait pas profité d'elle pendant son état alcoolisé), et la seconde fut qu'elle avait très envie de se rattraper. Autant elle n'éprouvait aucun scrupule à priver le bretteur, que ce soit par jeu ou par sanction, autant être privée par le bretteur décuplait ses pulsions, qui ne pouvaient être calmées par sa propre action. Avant de tomber amoureuse et de découvrir les sensations de l'amour charnel, jamais elle n'aurait un jour cru qu'elle aimerait tant cela.

Elle n'avait d'ailleurs même pas remarqué que Zoro aurait dû être parti, à cette heure-ci. Ils ne se réveillaient ensemble que deux jours par semaine, alors un bonus était toujours le bienvenu. Et surtout, le réveil était, de toute la journée, son moment favori (sauf quand ils se lavaient ensemble innocemmentS). Un moment favori qui n'était que trop souvent empêché. Plus d'une fois, Perona avait rêvé qu'elle partageait seule le château avec Zoro, et que Mihawk n'y avait jamais mis les pieds. Pas de Corsaire pour venir frapper à la porte à sept heures du matin si Zoro n'était pas levé. Pas de Corsaire pour planifier les entraînements une semaine à l'avance. Pas de Corsaire pour aller se battre stupidement contre des singes.

Sur ces entrefaites, Zoro vint à émerger à nouveau, et ne se rendit pas tout de suite compte qu'il avait le visage pressé contre la poitrine de Perona. L'information mit de longues secondes à lui parvenir, après seulement qu'il eut transmis un salut pâteux à la jeune femme. À demi-gêné, il reprit une position plus décente, au détriment de Perona, qui serait bien restée ainsi encore longtemps. Puis elle le salua à sa manière, autrement dit en l'embrassant. C'était habituellement par ce baiser que Perona faisait comprendre si elle avait ou non envie de s'amuser un peu avant de se lever, ce qui arrivait généralement après une nuit sans amusement. Zoro comprit assez bien le message.

- Maintenant ? Demanda-t-il. J'aimerais mieux attendre ce soir.

- Oui, et puis je te rappelle que je n'ai pas encore pris ma pastille de Lune ! Répliqua Perona, impatiente de procéder.

Zoro comprit ce qu'elle désirait réellement quand il sentit les mains de la jeune femme venir fouiller du côté de ses fonctionnalités reproductrices.


Ce fut assez court mais très intense, et Perona comme Zoro furent heureux de trouver la boîte de mouchoirs au pied du lit. Une fois levés, ils s'habillèrent puis quittèrent la pièce. Les couloirs du château respiraient l'humidité et le froid, mais les rayons du soleil les emplissaient, ce qui leur donnait un rare éclat (pour ceux qui étaient entretenus). La nature nuageuse du climat de l'île rendait rare ce genre de phénomènes, mais c'était toujours un spectacle intéressant quand cela se produisait.

Un bout de papier les attendait sur la table du salon, non loin des braises mourantes d'un feu qui avait dû être allumé dès avant l'aube. La pendule indiquait qu'il était près de midi. Intrigué, Zoro avança vers la table mais Perona le devança en lévitant et s'empara fermement de l'inscription, qu'elle lut à haute voix :

- C'est un mot de Mihawk, qui dit : "Suite à un problème urgent dans les îles proches dont on m'a informé par escargophone durant la nuit, j'ai dû quitter le château au petit matin. Je serai de retour ce soir, demain matin au pire aller. Zoro est dispensé d'entraînement. Il reste des vivres à préparer dans le garde-manger, j'essaierai d'en ramener en revenant." Et c'est signé "Mihawk".

- Non, tu es sûre ? Railla Zoro.

- Moi, ça ne me gêne pas d'aller directement dormir quand on ira se coucher ce soir, rétorqua Perona l'air de rien, en pliant le papier. À toi de voir si tu veux qu'on s'amuse ou pas !

Sur ces mots, elle l'embrassa rapidement et gagna la cuisine, laissant sur place un Zoro hagard.