Per aspera ...

par Linksys

- J'ai cinq cent quinze ans, affirma Maar, en levant les yeux au ciel.

Perona regarda Zoro, puis regarda de nouveau l'Humandrille.

- Pardon ? Vous êtes plus vieux que mon nom de famille !

Maar parut intéressé par l'évocation de la patronymie.

- Quel est-il, ce nom de famille ? S'enquit-il

Perona baissa les yeux, presque honteuse. Le rouge aux joues, elle répondit avec difficulté, comme si le mot lui écorchait la gorge.

- Arnote ...

Le navigateur eut quelques instants de réflexion intensive.

- Ah, comme Louis Arnote ?

Perona acquiesça, tout en pensant qu'il y avait des choses bien étranges sur terre.

- Vous avez connu mon ... Arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père ?

- Oui, j'ai même fait voile avec lui, lors de son voyage. Mais, l'heure n'est pas à ressasser les souvenirs d'un lointain passé, malheureusement.

Derrière, Eissen rangea le sabre dans son fourreau, visiblement déçu du fait que l'on ne s'y soit pas intéressé.

- C'est Fuyutsuki, n'est-ce pas ? Demanda alors Zoro, à toute l'assemblée.

- Oui, la Lune d'Hiver, affirma Mihawk aussitôt. Deuxième lame de la même famille que Shûsui.

- Vous entreposez de telles armes dans le château sans même m'en informer ne serait-ce que de l'existence ?

- C'est mon château, Zoro, je te rappelle, rétorqua Mihawk, presque amusé.

Zoro grommela quelque réponse confus, trahissant son trouble. Trouble causé par de nombreux facteurs. L'évocation répétée du célèbre aventurier lui rappela une des citations les plus célèbres du monde littéraire qui était la phrase d'ouverture du préface à Brag Men, écrit par Arnote lui-même : "Nous ne passons qu'une fois en ce monde, et les occasions ratées ne se présentent pas deux fois." La phrase n'avait certes que peu de rapport avec le sujet, mais ce fut la seule pensée du bretteur pour un moment. Il ne put s'empêcher de voler un regard à Perona, pendant que Mihawk expliquait comment il était parvenu en possession d'une telle collection de lames.

- Vous en savez sans doute beaucoup plus que tout autre sur la Coupure de Cent Ans, lança subitement Perona, intéressée à Maar, avant même la fin de la tirade du Corsaire.

- J'en sais un peu, oui. Mais j'ai beau avoir un âge canonique, il est question d’événements ayant débuté quatre cent ans avant ma naissance, et il est bien des choses qui ne devaient pas être oubliées, qui furent oubliées de tous.

Cependant, le navigateur, sentant fleurir une question nouvelle sur les lèvres de son interlocutrice, prit les devants.

- Non, jeune humaine. Il est des choses que je dois garder secrètes. Depuis la mort de Barbe Blanche, je suis, si je ne m'abuse, un des derniers à détenir des informations susceptibles de renverser le Gouvernement.

Mihawk, qui savait déjà tout ça, se contenta de fixer plus sombrement encore le sol. Zoro et Perona, eux, en tant que pirates de carrière, ne distinguaient que de très loin, et flou, la portée de telles paroles.

- Aah, j'aurais dû me taire, se blâma le navigateur.

- En effet, affirma Eissen. Les Cinq Étoiles seront vachement heureuses de pouvoir brandir les têtes de trois dissidents révolutionnaires, sans distinction d'espèce.

Maar ne répondit que par le silence.

- Bref, j'imagine qu'il doit être une heure assez avancée de la soirée, déclara Mihawk. Que diriez vous de rentrer au chaud ?

- Autant proposer un bol de soupe à un vagabond en hiver, répondit Zoro avec enthousiasme, alors qu'il se levait.

Perona le suivit avec joie, car elle commençait à avoir la chair de poule.

- Venez aussi, lança Mihawk aux deux Humandrilles, qui s'éloignaient déjà. Nous allons parler d'histoire, et vous connaissez mieux que moi l'histoire du monde.

- Certes, mais nous ne sommes pas au complet, observa Maar. Où se trouve Morinohito ?

Mihawk regarda vaguement dans la direction du château.

- Il y à fort à parier qu'il nous ait coupé l'herbe sous le pied et nous attende déjà au château.

- Raison de plus pour le rejoindre en vitesse, les pressa Perona, qui n'avait plus qu'un désir, retourner au chaud.

Elle tendit sa main à Zoro, dans l'espoir qu'un peu de contact ne les réchauffe l'un comme l'autre.


Mihawk avait vu juste, car Morinohito se trouvait à l'entrée du château, assis en tailleur au sommet du grand escalier d'entrée. Adossé contre la porte, sa bouteille de saké l'aidait à se réchauffer. Il se redressa lentement lorsqu'il entendit qu'on venait.

Le Corsaire se montra quelque peu surpris de le découvrir sur le perron de la porte, comme n'importe quel autre animal affamé.

- Toi qui connais mille moyens d'entrer dans ce château, tu es resté dehors dans le froid ?

- Je préfère éviter autant que possible d'entrer sans permission dans un quelconque lieu.

Mihawk termina l'ascension des marches, et, après avoir brièvement manipulé la formidable serrure, il poussa le vantail de droite. C'est avec plaisir que tout ce petit monde pénétra au château.

Zoro fut le premier à remarquer ce que Morinohito portait. Il avait un sac en toile de taille moyenne serré dans son poing droit, et de toute évidence, le sac était assez rempli.

- Que transportez-vous dans ce sac ? S'enquit le bretteur.

- Quelque chose tellement pratique que tu me remercieras dix mille fois d'en avoir produit autant.

- Je vois ... Répondit vaguement un bretteur désarçonné

Le cortège avança jusqu'au salon, où tous se mirent à leurs aises autour de la grande table.

- J'avais dans l'idée d'expliquer brièvement l'histoire récente de l'île - et ma propre histoire - à mes locataires, dit le Corsaire à l'intention des Humandrilles.

- Parfait, il y avait longtemps que je voulais parler d'histoire avec d'autres humains, dit Maar en se frottant les mains.

Eissen se contenta du sempiternel grognement qu'il émettait lorsque quelque chose lui déplaisait. Morinohito, lui, brandit alors le sac de toile et le posa sur la table. Il en monta un étrange son de pastilles. Habilement, le singe défit le noeud de corde qui tenait fermé le sac. Une fois délié, il écarta bien les pans de tissu pour en découvrir le contenu. Le sac se trouvait être en réalité rempli de petites pilules blanches, qui, contrairement à ce que Perona avait espéré, n'étaient pas des friandises.

- J'ai fait ceci sur la demande expresse de Mihawk, dit d'emblée le médecin, comme si la nature du produit était évidente pour tout le monde. Et c'était le cas en l'occurrence, sauf pour Perona et Zoro.

- Et qu'est-ce que c'est censé être ? Demanda la jeune femme, curieuse.

- Ceci, dit Morinohito en avançant le sac, est ce qui va empêcher les craintes de mon peuple se réaliser.

Les deux jeunes gens se jetèrent un regard encore plus confus. Agacé, le docteur se reprit.

- Il y a beaucoup de termes plus modernes et sophistiqués pour désigner ce produit que celui qu'on lui donnait autrefois.

Il tapota le côté du sac.

- Ce sont des pastilles de Lune.

Il fixa Perona, qui, connaissant la nature du produit, arborait déjà un écarlate flamboyant, et ouvrit la bouche. Mais Mihawk fut plus rapide.

- Il te suffit d'en avaler un chaque jour, de préférence au même moment dans la journée, et vous pourrez vous amuser à volonté sans devoir s'inquiéter de savoir si l'un des deux a une précaution.

Perona et Zoro le fixèrent de longues secondes, totalement incrédules.

Mihawk intervint alors.

- Je sais que vous vous demander pourquoi je fais cela pour vous, n'est-ce pas ? Eh bien, si je le fais, c'est parce que je ne veux pas voir ma propre histoire vous arriver. Je suis sans doute le mieux placé ici pour dire à quel point un enfant au mauvais moment peut être nuisible à un couple. Je ne veux pas vous voir connaître la peine qu'une séparation tout sauf nécessaire peut engendrer.

Ce trop plein d'allusions aux événements de la vie avait fini d'achever Perona, qui fixait ses bottes, et Zoro n'allait pas tarder à la rejoindre.

- Vous allez un peu trop vite, là, protesta ce dernier.

- Je vais à la même vitesse que vous, c'est juste que vous ne voulez pas le reconnaître. Personne n'est capable de prédire de quoi demain sera fait, et encore une fois, mon histoire en est un bon exemple. Bon. Nous n'étions pas venu ici pour discuter de problèmes de couple, il me semble.

Perona et Zoro furent grandement reconnaissants de ce retour au sujet initial.

- Je vais donc vous expliquer l'histoire du royaume, et certains faits que le Gouvernement se plaît à garder sous silence, déclara Maar, en croisant les doigts tel un éminent professeur d'université.

Eissen semblait déjà s'ennuyer mortellement, et Morinohito, bien que son regard semblât prouver le contraire, n'en devait pas penser moins.

- Fais court, prévint Mihawk. Ce n'est certes pas le temps qui nous manque, mais conter en détails l'histoire de l'île prendrait toute la semaine.

- C'était dans mes intentions, rétorqua Maar.

Il fit craquer ses jointures.

- Commençons. Le royaume d'Obscuria, en lui-même, n'existe que depuis huit cent ans, mais la première présence humaine sur l'île remonte à plus de mille six cent ans avant la naissance du Gouvernement Mondial, avec l'établissement d'une colonie, par quelques marins et leur famille, tous issus du Grand Royaume ...

- Le Grand Royaume ? Coupa Perona.

- C'est le nom qui désigne aujourd'hui, pour les érudits, l'ancien royaume supplanté par le Gouvernement il y a huit cent ans. Mais si tu commences à m'interrompre ainsi à la première occasion, nous allons y passer la nuit.

Zoro et Perona acquiescèrent.

- Donc, ces quelques colons s'installèrent durablement sur l'île. Nombre d'entre eux étaient ferrants, forgerons, métallurgistes, et l'île a de tout temps abrité de nombreux gisements de minerais. L'activité des forgerons a contribué à faire de ce qui allait devenir Obscuria la plus grande terre d'épéistes au monde, pendant plusieurs centaines d'années, et ce jusqu'à ce que le royaume ne s'effondre, il y a huit ans. La communauté prospéra, et finit par s'étendre sur les îles proches, telles que Mirre ou Ris, puis par rayonner dans tout Grand Line, tout cela, sous la tutelle du Grand Royaume, qui à cette époque s'étendait sur la quasi totalité de West Blue. Jusqu'à ce que quelques rois dissidents ne s'allient pour former ce qui allait devenir le Gouvernement Mondial, à l'aube de la Coupure de Cent Ans. Le Grand Royaume n'était pas un état militariste, et n'avait jamais disposé d'une quelconque armée, à la différence des petits royaumes dissidents qui s'y étaient opposés, et sa chute ne fut qu'une question de mois, dès la fin de la Coupure.

Perona papillonna des paupières, sous le choc.

- Donc … Vous savez les événements qui ont eu lieu lors de la Coupure de Cent Ans ? Demanda-t-elle.

- Je le sais, en effet, et je dois être un des derniers êtres vivants libre à le savoir. Mais je n'en parlerai à personne, car je l'ai juré à plusieurs reprises, et car le monde n'est pas prêt pour ces révélations. Je n'ai jamais porté le Gouvernement dans mon cœur et ne le porterai jamais, mais chaque chose en son temps.

Maar posa sur Zoro un regard clair et profond, qui déstabilisa le bretteur.

- Et puis, je crois savoir que l'un de tes camarades est également sur la voie de la découverte, en ce qui concerne la Coupure de Cent Ans.

- Ouais, Robin, lâcha le bretteur à demi-voix.

- Mihawk m'en a parlé. Mais reprenons le sujet originel. Ainsi, lorsque le Grand Royaume disparut et que le Gouvernement Mondial naissant traquait ses derniers ressortissants, l'immense communauté qui occupait dès lors l'île d'Obscuria se fédéra sous la bannière d'un seul homme, Maiar D. Taerys, qui fut le premier Roi d'Obscuria, et ce pendant trois cent ans. Puis, comme je vous l'ai expliqué un peu plus tôt, la famille Dracule, alors vouée héréditairement à la tâche d'Intendance, gravit les marches du trône en y installant Dracule Taveesh, premier du nom, à la disparition en mer du Roi Navigateur. Dracule Mihawk est son descendant.

- Et voilà qui conclut l'histoire du royaume, dans ses grandes lignes, déclara un Mihawk qui semblait n'en avoir que trop entendu.

Mais Perona avait encore une question sur le bout de la langue, et il lui en faudrait plus pour l'empêcher de la poser.

- Vous ne nous avez pas parlé des Humandrilles, dans votre histoire, et c'est bien ça qui m'intéresse le plus !

- Ah, nous y voilà, grogna Eissen, en se grattant le dos.

- Je ne peux refuser cette question, rétorqua Maar.

Il se tortilla les doigts, d'un air anxieux.

- Je vais te demander, quoi qu'en soit l'opinion que tu te soit forgée sur nous, de tout faire pour porter un regard sans haine sur notre peuple.

- Je ferais de mon mieux, promit Perona, intriguée.

- Bon, dans ce cas …

Mihawk ne semblait pas enchanté par cette perspective, mais il ne se permit pas non plus d'interférer.

- L'origine de notre peuple remonte à plusieurs dizaines de milliers d'années, alors que l'homme avait à peine appris à naviguer en suivant les étoiles. Je ne saurais dire de quel espèce de singes nous descendons, mais ce que je sais, c'est que nous venons de North Blue, et avons essaimé dans tout Grand Line en suivant les humains. Jadis, les plus doués d'entre nous étaient capable de tout apprendre des humains, comme Eissen, Morinohito et moi-même, jusqu'aux plus subtiles nuances de langage et de comportement, ce qui nous permit de suivre les humains dans leurs premiers grands voyages de par le monde. Mais, sans doute notre aspect sauvage, poussa la plupart des humains à nous persécuter, voire à nous exterminer comme de la vermine. Les seuls à ne pas l'avoir fait furent ceux qui arrivèrent à Obscuria, car nous étions déjà arrivés sur l'île depuis des temps immémoriaux, et avions la connaissance de la plupart des gisements de l'île et des îles alentour. Nous étions trop utiles à ces hommes pour qu'ils se paient le luxe de nous abattre. Ainsi, alors que la plupart de nos semblables se faisaient décimer un peu partout dans le monde, plusieurs milliers d'Humandrilles vécurent ici, au faîte de la gloire de la communauté de forgerons. Nous travaillions dans les mines avec eux, nous forgions des épées avec eux, nous explorions le monde avec eux. Et rapidement, nous sommes devenu une espèce endémique à l'île d'Obscuria. Nous étions les derniers de notre espèce. Et, non content de nous avoir laissés sans parentèle de par le monde, celui qui joue le rôle de Dieu continua à se gausser de nous, car les humains devinrent de plus en plus arrogants à notre égard, dès lors que l'île devint un royaume. Il y eu d'abord des restrictions à notre encontre au sujet des métiers que nous pouvions exercer, puis ensuite des restrictions sur nos relations autorisées avec les humains. Et pour finir nous avons été parqués dans de minuscules arpents de forêt non encore défrichée pour les besoins humains, par Jaeherys II, le grand-oncle du Roi Navigateur. C'est à ce moment que nous avons compris que nous venions de nous engager sur un long chemin vers la liberté. Liberté que nous n'avons pleinement regagnée qu'il y a huit ans.

Mihawk, dont les mimiques trahissaient le désaccord, n'en pouvait pas plus entendre.

- Comme toujours, vous minimisez votre propre rôle lors de la guerre civile qui a déchiré le royaume ! Tonna-t-il, d'une façon si impressionnante que Zoro recula dans son siège.

Maar resta d'un calme olympien, pour répondre :

- On demande à quelqu'un de parler de son peuple, va-t-il en dire du mal ?

- J'aurais dû séparer votre tête de vos épaules il y a bien longtemps, marmonna Mihawk.

Perona et Zoro comprirent alors qu'il risquait d'y avoir du sport.

- C'est précisément le genre de propos qui nous a amenés à la situation actuelle, expliqua Maar.

Le Corsaire baissa les yeux en soupirant.

- C'est vrai … Je m'emporte trop aisément.

Il s'éloigna toutefois en direction de la cuisine, vraisemblablement pour aller se servir un verre de vin.

- Les raisons de Mihawk pour s'énerver sont des plus légitimes, mais ce n'est pas à moi de vous les exposer, reprit inlassablement Maar. Il s'en chargera plus tard. Maintenant, je crois que c'est bon. Je pensais vous en dire plus, mais ça n'est pas une nécessité pour le moment. Et puis, il se fait tard.

Mihawk revint à ce moment, portant une coupe de vin.

- Nous allons partir, déclara Maar au Corsaire, après s'être concerté silencieusement avec ses acolytes.

Celui-ci hocha silencieusement de la tête. Mais Perona, voyant les Humandrilles quitter les lieux, Eissen le premier, vit poindre derrière ses lèvres une nouvelle question, plus pressante encore. Elle se leva et leur demanda, alors qu'ils s'apprêtaient à passer le seuil de la porte.

- Pourquoi êtes-vous si âgés ?

Zoro manifesta son étonnement de ne pas avoir lui-même envisagé la question. Maar se retourna lentement vers Perona, et lui dit, d'une voix posée :

- Ce n'est pas le pourquoi qui nous intéresse, mais le comment, pour commencer. Il me semble que tu as déjà posé cette question auparavant, et je vais cette fois y répondre plus explicitement. Si nous avons tous trois des âges si avancés, même aux yeux de notre propre espèce, c'est pour une raison très simple. Nous avons tous les trois été bénis, dans nos premières années, par un pouvoir. Toutes les cinq ou six générations, le roi d'Obscuria mangeait un Fruit du Démon, dont la nature a été oubliée par la plupart des gens du commun, et qui se régénérait invariablement, à la mort de son propriétaire, sur l'une des îles de la région. Je sais que ce Fruit permettait à son détenteur de donner un objectif à quelqu'un, et que ce quelqu'un ne pouvait aucunement de son objectif, même en mourant. Nous avons tous les trois étés désignés par les nôtres pour bénéficier de ce don royal. Nous avons tous les trois eu le même objectif.

- Qui est ? Demanda Perona, encore plus assoiffée de savoir.

- Jaeherys IV m'avait donné pour objectif de rétablir l'entente entre les humains et les Humandrilles, ainsi qu'Aglaraib Ier à la naissance d'Eissen et Estel VII pour Morinohito. Et nous poursuivons toujours et encore cet objectif, depuis plus de cinq cent ans. Bon, il est vraiment temps pour nous de nous en aller. Contrairement aux apparences, nous avons besoin de sommeil, nous aussi.

Et l'insolite compagnie d'Humandrilles quitta l'endroit. Mihawk, après une courte lampée de vin, prit la parole.

- Je comptais vous infliger l'épreuve d'entendre quelques parcelles de mon histoire tant que vous étiez éveillés, mais si vous voulez dormir, ça peut attendre une bonne nuit de sommeil.

- Non, ça va, assurèrent les deux jeunes gens, avec une synchronisation quasi-parfaite.

- Bon, pour rester dans le sujet à propos des Humandrilles … Je vais vous parler de mon maître, Thyme D. Althe. C'était un Humandrille.