Love song

par Linksys

Perona sentit d'incontrôlables frisson la parcourir quand les doigts de Zoro saisirent le bas de son débardeur. Un résidu de timidité maladive la fit intercepter les mains de son bourreau, comme celles-ci s'aventuraient sur les hanches. Mais ... Le contact était délicieux, et lui fournissait une grisante sensation qui florissait au bas de son ventre, qui, comme quelque liqueur forte, se répandait dans toute sa chaleur partout en elle. À mesure que le tissu du débardeur remontait sur la peau de son ventre, centimètre par centimètre, la sensation s'intensifiait, comme si les cercles sur l'eau s'amplifiaient au lieu de s'estomper. Et cela se répercutait partout en elle, jusque dans les moindres recoins de son esprit. Un soupir brûlant quitta ses lèvres, comme les frissons atteignaient son visage. Cela n'échappa pas à Zoro, qui, doucement, interrompit la manœuvre et s'allongea sur Perona, en quête de la bouche de celle-ci. L'embrasser. Il ne savait ce qu'il faisait, mais c'était extrêmement agréable. Toujours était-il qu'il prenait du retard à la tâche, aussi se recula-t-il à regrets.

Perona n'en pouvait plus d'attendre. Comme s'il s'était agi de tissu incandescent, ses vêtements faisaient comme une brûlure sur sa peau. Et Zoro était fort lent à s'exécuter. Prenant alors son courage à deux mains, elle se redressa sous le bretteur, ce qui manqua de faire basculer celui-ci à la renverse. Alors, elle ôta son débardeur d'un coup sec.

Il y avait longtemps qu'elle ne s'était pas montrée en soutien-gorge à un garçon, et cela lui faisait toujours le même effet de gêne, qui avait parfois tendance à lui faire perdre le contrôle de ses pouvoirs. En temps normal, elle aurait rapidement pensé à cacher d'une serviette ses charmes, mais la lingerie qu'elle portait était faite pour être regardée (bien qu'ils fussent dans une pénombre peu propice à cet égard), elle la portait justement dans cet objectif. Et elle ne voulait pas priver Zoro de ce qu'elle avait prévu pour lui, après tout.

À son expression incrédule, on aurait juré que Zoro venait de se retrouver face-à-face avec quelque chimère ou autre skag purulent. Jamais il n'avait approché de si près les seins d'une femme. Pour peu, il aurait presque pu y toucher, ce qui lui aurait fort plu. Cependant, la fameuse pénombre l'empêchait de discerner les motifs de la dentelle noire, qu'il pouvait devinait vaguement.

Avant même de commencer à supporter Perona, au tout début de leur cohabitation, il lui arrivait déjà que ses yeux ne s'égarent sur les courbes si féminines dont pouvait se vanter la jeune femme. Nami et Robin n'avaient rien à lui envier, certes, mais Perona avait quelque chose de plus, qu'il n'aurait su expliquer. Peut-être ses grands yeux ronds, qui l'avaient étonné dès le premier regard. Ou bien son caractère exécrable. Et puis, à mesure qu'ils avaient appris à se connaître, lesdites courbes étaient devenues de plus en plus fantasmagoriques pour le bretteur. Et maintenant, il les avait à portée de main, toutes pour lui.

- Belle ...

De la phrase de Zoro, ce fut le seul mot qui filtra parmi le gargouillis étranglé qu'il émit lorsque les mains de Perona œuvrèrent pour lui ôter son tee-shirt. Il vit à ce moment qu'il n'était pas le seul à trembler, loin s'en fallait. Les doigts étaient mal assurés, tremblants. Plusieurs fois, Zoro sentit les oncles de Perona lui racler indélicatement la peau. Il grognait, et la jeune femme s'aplatissait aussitôt en excuses.

"Elle est tellement attentionnée" fut une des pensées à laquelle Zoro pensa sur le moment. "Alors qu'au départ, c'était une vraie pimbêche capricieuse et égocentrique ..."

Une fois torse nu, Zoro eut l'impression qu'il faisait un froid glacial dans la pièce. Mais, comme de fait, Perona se serra contre lui, et sa peau était brûlante, comme un lit de braises. Hésitant, Zoro déplaça lentement, très lentement ses mains vers le dos de Perona. Au contact, elle se cambra vivement avec un petit couinement surpris.

- T'as les mains froides ! S'exclama-t-elle, avec une moue de protestation.

- J'essaye de les réchauffer, rétorqua astucieusement le bretteur, avec un petit sourire moqueur.

Ayant récupéré quelque peu de courage et d’assurance, il laissa ses mains glisser jusqu'aux hanches, et rencontra bientôt le haut de la jupe, dont l'élastique semblait vouloir se dérober incessamment. À plusieurs reprises, les doigts de Zoro s'aventurèrent au-dessous, comme pris de l'espoir de percer quelque mystère. À son grand étonnement, les mains de Perona se joignirent aux siennes comme elle s'allongeait à côté du bretteur, et glissèrent lentement vers le bas. Zoro se sentait comme une coquille vide ; toute émotion l'avait quitté, il n'était plus qu'un automate sans âme.

Peu à peu, le tissu de la jupe laissa place à un autre tissu, d'un autre genre. Perona portait une culotte assortie à son soutien-gorge, tant pour la couleur que pour les motifs. D'un geste négligent de genoux, elle repoussa la jupe jusqu'à ses chevilles, avant de la laisser choir au pied du lit.

- Qu'est-ce qu'on est en train de faire ? Interrogea subitement Zoro, qui n'avait plus d'yeux que pour ceux de sa chère et tendre.

- Ça, répondit Perona.

Et elle s'attela à retirer à Zoro son pantalon.

Le désir du bretteur n'était bien sûr pas dissimulé par son caleçon, lui donnant presque une forme de tente. Et Perona n'y était pas aveugle. À moitié allongée sur le bretteur, ils s'embrassaient. De ses bras, Zoro l'enserrait doucement. Tout aussi doucement, la main de la jeune femme dégringola le ventre de Zoro. Et de continuer à descendre. Et de s'enrouler autour du membre érigé, préalablement extirpé de sa prison de tissu. Et de lentement aller de haut en bas, comme elle l'avait parfois déjà fait. Tout cela se faisait avec fluidité, comme si le déroulement des événements avait déjà été écrit quelque part dans le ciel, avant même leur naissance.

- Attends ... L'interrompit-il.

Le mouvement cessa mais la main resta en place. Maladroitement, Zoro se redressa, et termina d'ôter son caleçon, qui ne lui serait plus d'aucune utilité. Alors, Perona retira sa main et se redressa elle aussi. À tâtons, elle chercha l'agrafe de son soutien-gorge, et le défit avec une lenteur calculée. Sans laisser à Zoro le loisir de réagir, elle s'allongea sur le dos, et, relevant les fesses l'enjoignit :

- Retire ma culotte ...

Le bretteur, interdit, mit de nombreuses secondes à assimiler et à traiter l'information. Non loin de l'état de choc, il articula lentement :

- Pardon ?

-Je veux être toute nue avec toi, répéta fermement Perona, avec une détermination nouvelle. Enlève moi ma culotte.

À vrai dire, le besoin était également justifié de ce que la culotte en question devenait trop humide du désir de sa porteuse. Tout tremblant, Zoro passa ses doigts sous le tissu, et tira vers le bas avec une infinie douceur, comme s'il s'était agi de nitroglycérine. De nouvelles courbes, plus envoûtantes encore que toutes celles qu'il connaissait déjà, se découvrirent à lui. La tâche sombre de la féminité se révéla bientôt, à mesure que le tissu reculait le long des hanches. D'un geste de genoux, Perona repoussa le dernier vêtement qui lui restait, au pied du lit.

Le cœur de Zoro battait la chamade, comme un formidable tambour sur lequel s'énerverait un batteur fou, et son corps tout entier était la caisse de résonance. Le sang lui battait aux oreilles comme le staccato incessant d'une mitraillette, et il avait tellement chaud qu'il aurait pu entrer en fusion. Il avait déjà connu ces sensations avec Perona, mais jamais amplifiées à ce point.

Maladroitement, Perona lui saisit les épaules pour le rabattre sur elle. Elle était encore plus brûlante, et le simple fait de la toucher indiquait que son cœur aussi était victime d'un batteur fou. De travers, Zoro n'était allongé sur Perona que par le torse. Leurs jambes se côtoyaient sans se croiser. La sensation de la poitrine de la jeune femme, et de ses tétons, tendait à faire sombrer le bretteur dans la folie. Mais, reprenant une infime part de calme, il se pencha sur le visage de sa compagne, et l'embrassa. Cependant, le regard franc et direct de Perona lui indiqua qu'elle désirait autre chose. Elle le repoussa vers l'arrière, doucement, de manière à le faire s'assoir en tailleur. Reprenant de l'aplomb, elle fit de même. Avec amusement, elle constata que le regard presque ahuri de Zoro ne lâchait pas la sombre tâche de son entrejambe. Ceci dit, elle non plus ne pouvait s'empêcher de jeter de nombreux coups d’œil à la virilité de Zoro. Elle faillit pouffer lorsqu'en plissant les yeux, elle discerna la couleur verte foncée de la toison du bretteur, mais parvint à s'en empêcher.

Après au moins une minute d'observation muette, pendant lequel l'un comme l'autre ne s'était pas gêné pour inspecter du regard le corps qui lui faisait face, Perona se décida à agir. Lentement, elle se laissa tomber à la renverse, et en écartant les cuisses de quelques centimètres. Un dernier cadenas la bloquait. Voilà longtemps qu'elle s'était fermement déterminée à perdre sa virginité avec Zoro, mais maintenant qu'elle y était, que cela allait se produire dans quelques instants ... Elle avait peur. L'espace d'un court instant, il lui vint en tête le fait qu'elle ne prenait pas de pilule contraceptive et qu'elle n'en avait jamais pris de sa vie (alors que c'était un traitement très répandu dans le monde entier), et que Zoro ne possédait sûrement pas de préservatif à portée de main. Ce fut justement la main du bretteur qui balaya toutes ces incertitudes : elle vint se poser sur son bas-ventre, à quelques centimètres de son intimité. Sans qu'elle n'y prenne garde, il était venu s'allonger près d'elle. Quelles qu'en seraient les conséquences de leur acte, elle les assumerait, car il s'agissait bien d'un acte délibéré.

Zoro se montra surpris lorsque la main de Perona lui saisit le poignet avec force poigne. Il se laissa docilement faire, pensant que la jeune femme en avait assez du contact. Mais, bien au contraire (et à la plus grande surprise du bretteur), elle le mena plus loin encore. Une fois la main relâchée, il continua hardiment l'exploration. Il se cantonna longuement dans les boucles de la toison, avant de se rappeler qu'il existait d'autres trésors de fille, plus bas. Très doucement, il descendit, jusqu'à rencontrer le sommet d'une fente. Lorsqu'il atteignit, il sentit Perona avoir la chair de poule, et elle se cambra subitement.

- Continue doucement ...

Zoro avait parfaitement conscience de ce qu'il rendait avec sa main à Perona ce que Perona lui avait offert avec sa main, plusieurs fois. Et, pour le peu qu'il en vit, le traitement semblait être apprécié.


Après une ou deux minutes, Perona demanda à Zoro d'arrêter, ce qu'il fit sans discuter.

- Je veux le faire, maintenant, dit-elle en plantant ses grands yeux ronds dans ceux de Zoro.

- De ... Commença ce dernier.

- L'amour ... On a assez attendu, et puis ... Il ne nous reste plus qu'un an ...

L'expression triste de la jeune femme contamina Zoro, qui sentit son cœur se serrer. Plus qu'un an à passer avec Perona. Sauf si ...

La pensée du bretteur fut interrompu par le mouvement de la jeune femme. Elle écarta les jambes plus franchement que la fois précédente, et enjoignit Zoro à la rejoindre. Tout tremblant, il s'installa entre les jambes. Ses yeux ne pouvaient plus quitter ceux de Perona, et inversement. D'un léger coup de bassin, il tenta de s'avancer, et son membre rencontra la toison. Alors, d'un main vive, Perona le saisit et le guida jusqu'au lieu de son désir. Puis, d'un infime signe de tête, elle signifia à Zoro qu'il pouvait le faire. Le jeune homme, dont l'âme avait depuis longtemps fini par quitter l'enveloppe charnelle, s'avançant d'un centimètre, et son extrémité sensible rencontra les nymphes de Perona. Lentement, il s'allongea entièrement sur sa compagne, et avança plus avant en elle, jusqu'à rencontrer la virginité. Lorsqu'il tenta de passer indélicatement, Perona grimaça, se crispa, et ses ongles s'enfoncèrent dans le dos de Zoro, qui grogna à son tour. Puis, de reprendre, tout penaud :

- Désolé ... Je suis nul ...

Mais Perona lui répondit par un petit sourire. Alors il reprit, et avec plus de délicatesse que si elle avait été en sucre. Chaque nouveau mouvement se faisait plus aisé que le précédent, et il sentait Perona se détendre peu à peu. Et, après de longues minutes de difficulté, Perona ne fut plus vierge. Alors, Zoro, qui ne l'était plus non plus, s'inséra le plus possible. Il sentit Perona se contracter autour de lui. Pour peu, le simple fait de sentir sa chaleur et sa moiteur aurait pu le faire rendre les armes, mais il reprit son calme à temps.

- Je t'aime ... Lâcha la jeune femme, entre deux soupirs ardents.

- Moi aussi ...


Perona rouvrit les yeux. Zoro était toujours là, sur elle, en elle. Une sensation intense irradiait de son bas-ventre et de son sexe, et des frissons de plaisir la parcouraient de pied en cap. Zoro vint l'embrasser au creux du cou, ce qui amplifia encore plus les frissons.

- Perona ... Murmura-t-il.

C'était la vingt-et-unième fois qu'il prononçait son nom depuis qu'il était en elle. Chaque fois que ces six lettres sonnaient à ses oreilles, elle se sentait aimée, adorée, chérie, et cela la comblait, car après tout, c'était ce qui la rendait heureuse par-dessus tout.


Zoro sentit que son heure était proche, qu'il ne pourrait plus se retenir encore longtemps. Cela faisait plusieurs minutes qu'il balançait au bord de l'orgasme, mais il tenait à voir Perona en avoir un. Or, si elle avait soupiré et parfois gémi de plaisir, elle n'avait pas manifesté de plaisir supérieur. Et puis, cela faisait bien une dizaine de minutes qu'ils faisaient l'amour. Le bretteur avait parfois imaginé sa première fois avec Perona, et il se surprenait lui-même d'avoir résisté si longtemps.

- C'est bientôt fini ... Souffla-t-il, après un lent coup de reins. Je ne vais plus tenir ...

Perona répondit par un baiser passionné. La jouissance ne lui aurait pas pris beaucoup plus de temps, mais elle ne voulait pas que Zoro se prive pour elle. La cadence ralentit de plus en plus, et elle le sentit se contracter en elle.

- Reste ...

Avant son dernier coup de bassin, Zoro sut que ç'allait être le dernier. Parvenu tout entier en Perona, il sentit une douleur fulgurante lui prendre le bas ventre, qui l'aurait presque fait grimacer. Et, aussitôt après, il sentit l'orgasme le submerger, sans qu'il n'y puisse rien faire, comme un fétus de paille balloté par un torrent. Il s'accrocha à Perona, et enfouit son visage au creux de son cou. Il délivra sa semence dans une intense éjaculation. Et il s'arrêta. Il était fatigué. Ils étaient tout les deux couverts d'une fine pellicule de sueur, et soufflaient.

- Continue ... Supplia Perona, qui approchait à son tour de la fin.

Reprenant courage, Zoro se contraignit à honorer le désir de sa compagne, malgré la douleur résiduelle qui lui tenaillait le bas-ventre. Mais, après quatre ou cinq coups de bassin, il perdit vigueur. Et Perona n'avait pas été comblée. Cela le désolait.

- Je suis nul ... S'affligea-t-il à nouveau.

Voir Zoro s'affliger affligeait Perona également. Elle le consola.

- C'est rare, pour une fille, d'avoir beaucoup de plaisir la première fois, tu sais ...

Voyant le bretteur reprendre une expression plus confiante, elle ajouta, avec un petit sourire :

- Mais c'était super quand même ...

Elle le gratifia d'un dernier baiser, avant qu'il ne se recule.

- Ça sera mieux, la prochaine fois, dit-elle en se lovant dans les bras de Zoro. J'ai déjà hâte.

Et elle piqua du nez. Or ils était resté sur la couverture, et loin des oreillers. Le bretteur lutta pour la déplacer le plus doucement possible, non sans regarder une dernière fois ses charmes. Un détail l'interpella : malgré sa fière chevelure rose, les poils intimes de Perona étaient noirs, détail qu'il n'avait pas remarqué à la première observation. Une fois l'observation achevée, il tira la couette, installa Perona, s'installa près d'elle et rabattit la couverture sur eux. Alors, la jeune femme se serra de nouveau contre lui.