Chapitre 03 : SF-2_Dis, quand reviendras-tu

par Lascka

 

Yo !

 

Et oui, encore une Song-fic. Il faut dire qu'en fouillant dans mes musiques françaises j'ai trouvé celle là. Et avec l'histoire que j'ai pondu il y a peu, elle la complète parfaitement.

 

Alors j'ai décidé de faire une sorte de suite. Je ne suis pas sûr de l'avoir aussi bien réussi que la première.

 

A propos ! Merci à ceux qui m'ont rassurée, à savoir Waz, Kashira, ptit drogo et enfin nami one piece ! Ah. Si quelqu'un vois un moine népalais sans son cerveau, cherchez pas… Le coupable, c'est Waz (P'tite dédicace ! XD)

 

Bien ! Comme cette fic est la suite directe de la précédente, à savoir celle publié dans "Les Pirates en Folies !", chapitre deux intitulé "Là-bas", il est nécessaire que vous l'ayez lu. Et ça restera dans le même genre, c'est-à-dire un truc plutôt romantique, et du LuNa. Bon, sans Luffy, ça risque d'être dur, mais…

 

Aujourd'hui, pas de larme, simplement de l'espoir !

 

Encore une fois, merci de me lire, et encore plus de me dire ce que vous en pensez !

 

Bonne lecture !

 

 

Ci-joint, l'adresse web sur Deezer, pour écouter la musique. Au fait, j'ai mit celle que j'ai écouté, c'est-à-dire pas la version de l'auteur, mais une autre. Je la préfère.

 

Bonne écoute !

 

http://www.deezer.com/listen-1150285

 

 

Artiste : Barbara

Chanson : Dis, quand reviendras-tu



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Chapitre 03 : Dis, quand reviendras-tu

 

 

~ Voilà combien de jours, voilà combien de nuits, ~
~ Voilà combien de temps que tu es reparti, ~
~ Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage, ~
~ Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage, ~
~ Au printemps, tu verras, je serai de retour, ~
~ Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour, ~
~ Nous irons voir ensemble les jardins refleuris, ~
~ Et déambulerons dans les rues de Paris, ~

 

"Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne m'en rappelle plus. Une semaine ? Seulement ? Que tu es parti, nous abandonnant tous. M'abandonnant, moi. Depuis, mon cœur est mort. Un morceau de glace dans ma poitrine, qui se brise sous sa chaleur, quand je revois ton sourire, qui me gèle le corps à chaque fois que je repense à cette nuit. Cette fameuse nuit. Où tu es parti. Oh, je sais pourquoi. Même si je ne le comprends pas. Et je sais que je ne pouvais pas t'en empêcher. Ça aurait été te trahir. Mais…

 

Tu sais, ils ont été blessés. Et en particulier Zoro. C'est vrai que c'est ton plus ancien compagnon. Depuis, il est encore plus morose, et ne sourit ou ne rigole plus. Déjà que ses accès de bonne humeur étaient rares. Ils sont inexistants maintenant. Sanji ne l'asticote même plus. Usopp et Chopper ne s'amusent plus. Franky passe son temps à fabriquer des trucs dans son atelier, la plupart du temps inutiles… Brook erre sur le bateau, et de temps en temps, se met à jouer une musique si mélancolique que des pierres pourraient pleurer. C'est dingue. Sans toi sur ce navire, on n'est pas nous-mêmes. Tu pourrais penser que Robin s'en sort bien. Et c'est vrai qu'elle donne bien le change. Mais je l'ai surprise, parfois à lire le même livre pendant des heures, sans tourner une seule page. Quant à moi…"

 

Ses sentiments étaient si tumultueux qu'elle ne pouvait pas mettre un simple mot dessus. La fière navigatrice poussa un profond soupir avant de se détourner. Nami était de nouveau à cet endroit, à l'endroit où ils s'étaient quittés, comme si elle espérait le voir réapparaitre à l'horizon. Ce qui n'était pas tout à fait faux. Mais franchement utopique, et elle en avait conscience. Elle descendit sans bruit les marches pour aller sur le pont inférieur. Le silence. Qui les étouffait dans son épaisseur, eux qui n'étaient pas habitués à ce que le navire coloré, d'habitude si vivant soit si mortellement silencieux.

 

Un léger vent vint lui caresser ses cheveux roux. Normal, sur l'océan. Mais son instinct infaillible de météorologue lui hurla que ce n'était pas simplement ça. Elle se retourna vivement et scruta le ciel avec attention. Le vent était chargé d'humidité, et continuait de souffler. C'était imperceptible, mais de plus en plus fort. Une tempête. Sans hésiter une seconde de plus, elle rugit :

 

- Tout le monde sur le pont, immédiatement !

 

Aussitôt jaillir de partout l'équipage du navire. Des cuisines, de la cale ou de la vigie. En un instant, tous furent présent, attendant les explications de ce rassemblement.

 

- Une tempête arrive. Zoro et Brook, montez sur les haubans pour ferler les voiles. Franky, tu te mets à la barre, direction l'est, nord-est. Les autres, vous vérifiez que tout est fermé sur le navire et que rien ne passera par-dessus bord. Je reste avec Franky pour l'assister. On se retrouve dans la cuisine !

 

Sans plus attendre, tous se mirent au travail. Les voiles furent vite remontées, et solidement attachées. Tous se qui trainait sur le bateau fut ramassé et mit à l'abri. Après quelques vérifications et corrections, le cap fut décidé, et le Dock System, mis en œuvre. Ils purent ainsi rejoindre en vitesse les autres qui s'étaient déjà abrité dans la cuisine, évitant de justesse une superbe saucée. Essoufflés, excités par un peu d'action et de changement, Nami senti très clairement le changement d'atmosphère qui s'était effectué. Enfin une évolution dans la situation. Ce n'était qu'une tempête, mais… Pour la première fois depuis une semaine, qui leur semblait une éternité, ils avaient fait quelque chose ensemble. Se retrouvant. Alors que Sanji leur préparait un plat qui les réchaufferait, Nami senti avec joie un frisson d'impatience lui parcourir l'échine. Ils avaient passé une étape importante. Du refus, du sentiment aigre de la trahison, de l'incompréhension, ils étaient passés à l'attente. Un sentiment qui les rassurait. Ils étaient toujours des compagnons. Et ils étaient maintenant capables de recommencer à vivre. Et à attendre le crétin d'imbécile d'andouille qui ne s'en sortirait pas à si bon compte à son retour !

 


~ Dis, quand reviendras-tu, ~
~ Dis, au moins le sais-tu, ~
~ Que tout le temps qui passe, ~
~ Ne se rattrape guère, ~
~ Que tout le temps perdu, ~
~ Ne se rattrape plus, ~

 

On t'attend. Tu reviendras.

 


~ Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà, ~
~ Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois, ~
~ A voir Paris si beau dans cette fin d'automne, ~
~ Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne, ~
~ Je tangue, je chavire, et comme la rengaine, ~
~ Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne, ~
~ Ton image me hante, je te parle tout bas, ~
~ Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi, ~

 

"Ça fait un mois et demi maintenant… Et si on n'a pas de tes nouvelles, on ne perd pas espoir. Pas encore. Depuis la tempête, on s'est retrouvé. Pas complètement, mais ça ne viendra qu'à ton retour. Pour l'instant, nous somme sur une île automnale. Les couleurs ocre de la forêt se marient magnifiquement avec le jaune d'or du sable fin. C'est une jolie île, même si elle est un peu fraiche. Mais bon… On t'attend ici. Depuis que nous avons accosté. On la connait par cœur, et on est encore capable de trouver des denrées alimentaires en bon état, ne t'en fait pas. C'est franchement surprenant. Depuis que tu es parti, les réserves diminuent bien moins vite. Maigre consolation.

 

Tu nous manques, je ne saurai te dire à quel point. Parfois, quand je pense à toi, je suis prise d'agitation, et il faut que je quitte le navire. Au début, on me demandait pourquoi, où j'allais, pour combien de temps, et si je n'avais pas besoins d'un prince charmant pour m'escorter… Je suppose que tu devines qui me posait toutes ses questions. Je lui ais vite fais comprendre que je n'avais pas besoin de protection. Seule sur la plage, je pense à toi, et ton image tangue devant mes yeux. J'ai alors l'irrésistible envie de pleurer. Pourquoi ne donnes-tu pas de tes nouvelles ? À chaque fois que le journal est livré, on est tous en train de se l'arracher pour regarder dedans. On est sur qu'une bataille entre toi et le monstre de Barbe Noire ne passerait pas inaperçu. La première fois, ils en on même déchiré le journal. J'étais si furieuse qu'ils n'ont plus jamais recommencé. Alors on se partage le journal, à chacun sa partie ! Et à chaque fois c'est un concours pour celui qui trouvera le premier. Et à chaque fois, c'est une déception intense. Es-tu en vie ? Continues-tu tes recherches ? Emprisonné ? Ou bien..."

 

Nami secoua violemment sa tête pour éviter de penser à cette sinistre éventualité, comme si le seul fait de le penser lui donnait plus de relief. Elle se releva vivement et repartis en direction du vaisseau. La vie avait peu à peu repris sur le pont, et on pouvait entendre quelques conversations, quelques rires. Mais l'équipage n'avait pas retrouvé tous son entrain. Et l'impatience grandissait. Ne pas savoir était une chose affreuse. Et combiné à ne pouvoir rien faire donnait un mélange exécrable. Tous le monde, sans le montrer était sur les nerfs. Ce qui leur permettait de tenir était les joutes quasi perpétuelles de Sanji et Zoro. Non seulement ça les calmait, mais en plus ça détendait l'équipage. Comme s'ils s'en voulaient de ne pas s'être cherchés pendant un petit moment, ils s'en donnaient à cœur joie ! Seulement, le temps passant, ces chamailleries prirent une autre ampleur. Et il fallait alors les arrêter très vite, sans quoi, ils allaient vraiment s'étriper. L'ambiance alors devenait lourde, pesante, irrespirable, et ils se séparaient tous pour prendre un peu l'air, se changer les idées. Bien sur, quelques heures plus tard, tous était redevenu normal, mais sans oser le dire, tous savait que ça ne pouvait pas durer.

 

Alors qu'elle les regardait s'amuser tranquillement, Nami tourna son regard vers l'horizon. Elle s'agrippa au bastingage comme à une bouée de sauvetage, à s'en faire blanchir les jointures. Elle avait mal. Si mal.

 


~ Dis, quand reviendras-tu, ~
~ Dis, au moins le sais-tu, ~
~ Que tout le temps qui passe, ~
~ Ne se rattrape guère, ~
~ Que tout le temps perdu, ~
~ Ne se rattrape plus, ~

 

On t'a attendu. Tu n'es pas revenu.

 


~ J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours, ~
~ J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour, ~
~ Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir, ~
~ Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs, ~
~ Je reprendrai la route, le monde m'émerveille, ~
~ J'irai me réchauffer à un autre soleil, ~
~ Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin, ~
~ Je n'ai pas la vertu des femmes de marins, ~

 

"Deux mois maintenant. Depuis un moment, d'ailleurs. Je ne veux plus compter les jours, j'ai perdu patience. Je n'en peux plus ce cette satanée île, aussi belle soit-elle. Ce matin, le journal est arrivé. Rien, encore. Tellement habituel que je ne me déçois plus. Ça ne fait que m'agacer davantage. Je suis furieuse. La colère monte en moi, et annihile toutes les barrières dans mon esprit. Tel de la lave, elle réchauffe mon cœur, fait bouillir mon sang.

 

OÙ ES-TU ?!!

 

Je veux savoir. Maintenant Tout de suite. Immédiatement ! Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir… Je viendrais te chercher ! D'accord ou pas ! Et quand tu réapparaitras devant moi, devant nous… Tu souhaiteras alors ne jamais être parti, et tu comprendras que tu as fait une belle erreur. Ne t'inquiète pas ! Comme on sait que tu es plutôt lent d'esprit, on fera des efforts. Mais sois en sûr ! Tu comprendras ce que l'on a vécu ! On va te l'imprimer profondément…"

 

Brusquement, la volcanique navigatrice se leva. Tous sursautèrent, plongés dans leurs pensées respectives. D'un œil furieux, elle les fixa tour à tour. Elle ne dit rien. Ce n'était pas la peine. Son expression en disait assez long. Et tous était d'accord. L'atmosphère, glaciale après cette nouvelle absence d'informations décevante se réchauffa immédiatement. Et la perspective de mouvement était plaisante. En réalité, ils n'attendaient que ça !

 

Machinalement, sans qu'ils ne l'aient prévu, leurs regards se tournèrent vers le chapeau de paille, seule relique qui témoignait de l'absence d'un membre de l'équipage. Il était sur un des tabourets, devant la cuisine. Comme un flash, ils virent la silhouette d'un jeune homme, assis sur ce même tabouret, se tournant vers eux. Il s'arrêta, leur faisant face. Les jambes pendantes, les mains cramponnant le siège, ils purent même entendre son rire moqueur alors qu'il se mettait à sourire de son si particulier sourire. Alors que la vision s'estompait, Nami se leva et prit l'objet en main. Elle se tourna aussi vers eux, et tout en faisant tourner le chapeau autour de son doigt, elle s'exclama :

 

- Je pense qu'il est grand temps de rendre ce chapeau à son propriétaire.

 

Une clameur monta dans la petite cabine, retentissante, brisant enfin la glace. Il avait voulu ne pas les impliquer ? C'était fait. Maintenant, ce sont eux qui s'impliqueront d'eux même, et ça, qu'il le souhaite ou pas ! Comme un bouchon de champagne, ils se ruèrent tous à l'extérieur. Tous à leur poste ! Sanji se mettait au gouvernail, Zoro et Usopp déferlèrent les voiles en même temps que Chopper et Robin relevaient l'ancre. Entamant une dance joyeuse, Franky et Brook agrémentaient les opérations grâce à leur musique. Après cette immobilisation forcée, ils leur semblaient à tous que même le navire soupirait de contentement de repartir à l'assaut de la mer. Sanji fit tourner vivement le gouvernail, faisant presque chavirer le bateau. Mais tous était habitués, et avait confiance dans ce magnifique navire. Alors qu'elle profitait du vent, serrant contre elle le chapeau de paille tant chérit, elle sourit d'un vrai sourire depuis longtemps. Dans son cœur, la promesse et le visage de son capitaine brillaient toujours de mille feux, et la réchauffaient. Mais ce n'était plus assez. Elle ne voulait plus se contenter d'un simple sourire. Elle avait besoin de lui. Elle secoua la tête doucement. Non, ce n'était pas vrai. Pas seulement elle, mais eux. Ils avaient besoin de lui. De sa présence, de sa propre chaleur, de sa joie de vivre, de son optimiste. Ils voulaient leur Capitaine, ils allaient le retrouver. Jusqu'en enfer, s'il le fallait !

 


~ Dis, quand reviendras-tu, ~
~ Dis, au moins le sais-tu, ~
~ Que tout le temps qui passe, ~
~ Ne se rattrape guère, ~
~ Que tout le temps perdu, ~
~ Ne se rattrape plus... ~

 

 

On ne t'attend plus. On vient te chercher

 

 

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FIN

 

 

Alors, elle n'est pas bien, cette suite ?

 

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! N'oubliez pas qu'un écrivait se nourrit de vos commentaires, et que je regarde tous les jours si il y a du nouveau. ^^

 

 

LASCKA