Chapitre 01 : Les entremetteurs.

par Lascka

Bonjour tout le monde !

Et voici le résultat d'efforts intensifs pendant trois semaines… Pendant l'écriture de "Le lien des Mugiwaras", je ne me suis consacré qu'à cette histoire... Ou presque !

Veuillez profitez de délires conçus par un cerveau fatigué et en quête d'évasion !

 

Pour vous aider, toutes ces histoires se passent quelque par sur Grand Line.  Mais ne vous focaliser pas là-dessus, car officiellement, après Thrillers Barck, se devait être l'île des hommes-poissons. Mais j'aime trop l'équipage au complet pour les séparer !

Et puis, cessez donc de chercher une logique dans One Piece… C'est strictement impossible ! C'est pourquoi c'est si intéressant ! XD

 

J'appelle ça des One-Shot, car ça ne peut pas former une vraie histoire, mais certains chapitres pourront être long, ne vous étonnez pas !

 

 

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Chapitre 01 : Les entremetteurs.

 

 

C'était une journée habituelle sur le Sunny. L'équipage des Mugiwaras venait d'essuyer une tempête, changement de temps brutal mais habituel sur cet océan. Sans s'émouvoir, il y avait fait face. Et ils avaient réussi sans mal à s'en sortir. Le temps était redevenu calme, et il profitait de la tranquillité qui régnait sur le bateau. Tranquillité toute relative, bien sûr.

 

- Yosh ! On a enfin fini cette invention !

 

Celui qui s'était exclamé était couvert de cambouis de la tête au pied. Mais il restait facilement reconnaissable à son profil inimitable. Usopp, canonnier et sniper de l'équipage était aussi un fin bricoleur et un bon inventeur.

 

- Ouais, c'était pas facile, mais à nous deux, on l'a fait !

 

Franky, le cyborg fonctionnant au cola semblait lui aussi fier de son travail. Il était tout aussi taché, mais ne portait pas de protection spéciale, seulement son éternel slip bleu et une légère chemise. Il faut dire qu'avec son corps de métal, il ne craignait pas grand-chose.

 

- Qu'est-ce vous faites, les gars ?

 

- On peut voir ?

 

- C'est peut-être intéressant !

 

Trois autres membres de l'équipage les avaient rejoint, curieux. Le premier était le capitaine de ce vaisseau, Luffy, plus connu sous le nom de Mugiwara no Luffy (Luffy au Chapeau de Paille). Jeune gamin naïf et curieux, un grand sourire s'étalant presque en permanence sur son visage, il ne laissait jamais passer une occasion de pouvoir rire. Il portait toujours un chapeau de paille, qui était son trésor et qui lui avait valu son surnom.

 

Il était accompagné de Chopper, jeune renne qui faisait office de docteur sur ce navire. Ayant mangé un fruit du démon, le Hito Hito no Mi, il pouvait parler et marcher comme les humains. S'il était intelligent, il restait extrêmement naïf. L'autre compagnon était un grand squelette affublé d'une afro et d'une canne. Lui aussi, c'est un possesseur d'un fruit du démon, et était le musicien de l'équipage. Mais il savait aussi se servir de la lame qu'il cachait dans sa canne, et très bien.

 

Ces trois compères regardaient avec intérêt l'étrange objet que les deux bricoleurs avaient fabriqué. De la forme d'une demi-sphère, elle était d'un gris argenté brillant, avec quatre pointes orange sur le bord, et une étrange antenne au milieu. Il y avait aussi deux roulettes du côté gauche, qui devaient servir à régler quelque chose.

 

- C'est quoi ce truc ?!

 

- Ce sont les filles qui nous l'ont demandé, fit fièrement Franky. C'est pour se coiffer.

 

- C'est censé stimuler les racines des cheveux, et ça peut les faire pousser un peu plus vite, ou les faire changer de couleur.

 

- Oouaaah ! Admira Chopper. C'est possible, ça ?

 

- Bah, c'est ce que l'on a essayé de faire. Mais on ne l'a pas encore testé, et il n'est pas question que ma SUPER coiffure change.

 

- Pas question je me mette ça sur la tête ! Fit catégoriquement Usopp.

 

- Je ne pense pas que ce soit bon pour mon afro moi non plus…

 

- Je ne quitte pas mon chapeau !

 

- Et moi, je n'ai pas vraiment de cheveux, et si ça agit sur toute ma fourrure…

 

Ils geignirent et se mirent à réfléchir, jusqu'à ce qu'un ronflement sonore venant du pont supérieur leur offre la solution.

 

- Mais oui ! S'exclamèrent-ils ensemble. Zoro !

 

 

Ils avaient longuement hésité à lui demander la permission d'utiliser ses cheveux (environ deux seconde) avant de tomber d'accord sur le fait qu'il serait de toutes les manières JAMAIS d'accord. Mais ils avaient vraiment besoin d'un cobaye. Alors ils essayèrent de trouver une autre solution (environ une fraction de seconde) avant de passer outre ce relatif danger. Et puis, il avait vraiment envie de voir Zoro en rose ! Ils avaient déjà décidé qu'ils changeraient la couleur, mais pas la longueur, et avaient réglé l'appareil pour ça. L'autre problème qui se posait était de réussir à se rapprocher de Zoro assez près pour lui mettre le casque, sans pour autant le réveiller… La solution qu'ils avaient adoptée était simple. Luffy se balancerait en s'étirant depuis la vigie pour lui poser le casque.

 

Aussitôt décidé, aussitôt mit en route. Sous les yeux de Robin et de Nami qui étaient sortit, trouvant le bateau vraiment trop calme, Luffy se précipita à la vigie pendant que les quatre autres restait sur le pont inférieur, mais avec Zoro en ligne de mire. Les deux femmes, qui étaient au dessus de la cuisine, se regardèrent, surprises. Que préparaient-ils encore ? Elles échangèrent un coup d'œil et se décidèrent à ne rien dire. Elles s'accoudèrent sur le garde-corps et regardèrent sans parler Luffy qui se balançait silencieusement depuis une fenêtre de la vigie. Ce dernier retenait son souffle. Il savait que si jamais il émettait quelque chose que le bretteur jugeait de dangereux, tout le plan tombait à l'eau… Mais Zoro devait se sentir en sécurité sur le Sunny. Il ne réveilla pas quand Luffy posa le casque, à peine sa respiration ralentissait-elle que Luffy était remonté à la vigie. Zoro bougea légèrement et ils s'arrêtèrent de respirer, même Nami et Robin, qui avaient compris que l'épéiste allait encore subir les bêtises de l'équipage. Mais il se rendormit aussi sec. Ils poussèrent un profond mais silencieux soupir, alors que Luffy revenait vers eux.

 

- Alors, c'est bon ? Murmura-t-il, excité.

 

Franky leva un pouce, signe que oui. Usopp avait une télécommande à la main, et s'apprêtait à mettre en marche l'appareil, sous les yeux émerveillés de ses compagnons. Il se tourna une dernière fois vers eux, et tous hochèrent la tête. Ils étaient prêts. Usopp appuya sur le bouton.

 

 

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Sanji était en cuisine, préparant des boissons rafraichissantes pour l'équipage quand une explosion eu lieu à l'extérieur. Il crut d'abord que le bateau était attaqué, et s'apprêtait à sortir quand il entendit un rugissement.

 

- MAIS QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ ENCORE FAIT ?!!

 

Il sortit beaucoup plus vite, bien plus curieux que si c'était une attaque.

 

 

Il remarqua d'abord les hurlements des cinq andouilles qui fuyaient un marimo noir particulièrement furieux. Noir ? Et oui ! Ses cheveux n'étaient pas devenus rose, ils avaient bien gardé leur couleur habituel. Mais l'explosion que Sanji avait entendue était due à un disfonctionnement de l'invention d'Usopp et Franky qui, sans changer la couleur des cheveux de Zoro, l'avait bien assombri le visage de ce dernier. Un peu de suie colorait aussi le haut de la chemise de notre pauvre bretteur furieux. La deuxième chose qu'il entendit fut les rires des deux femmes au-dessus de lui qui ne pouvaient pas s'en empêcher. Sanji, lui, soupira. Encore ce Marimo qui faisait des siennes. Il l'observa alors qu'il avait réussi à coincer nos cinq amis dans un coin, se préparant à leur faire payer ce qu'ils avaient voulu lui faire, et ce qu'il avait subit. Alors que des hurlements stridents retentissaient, il ne pu empêcher une pensée parasite s'infiltrer dans son esprit.

 

"Mais qu'elle genre de fille pourrait s'intéresser à ça ?"

 

Il décida de creuser la question, qui pour lui était devenu essentiel. Il était bien décidé à sauver toutes les femmes qui pouvaient trouver une tête d'algue attirant en leur montrant ce qu'était un vrai gentleman.

 

Après une correction mémorable qui les empêchera, pour un temps, d'utiliser Zoro comme cobaye, nos cinq malheureux avaient trouvé refuge dans la cuisine. Si l'on puis dire, car une fois dans la cuisine, Nami leur demanda ce qu'ils avaient mit sur la tête de Zoro. Quand elle sut que c'était ce qu'elle avait demandé, et donc qu'elle aurait pu subir le même sort, les deux inventeurs avaient eu droit à une deuxième couche. Tandis que Chopper tentait tant bien que mal de soigner Usopp et Franky, Nami soupira.

 

- Quand je pense que vous avez essayé de colorer Zoro en rose…

 

Elle frissonna. L'idée même lui faisait peur.

 

Alors que Luffy riait de l'idée d'avoir un bretteur en rose bonbon, Robin sourit et fit remarquer.

 

- Je pense qu'il aurait perdu de son charme avec cette couleur.

 

Il y eu un bruit de vaisselle brisée, et de précipitation. Sanji mit brusquement la main sur le front de Robin.

 

- Tu vas bien ? Tu ne semble pas avoir de fièvre pourtant ? Ce serait sûrement plus prudent que tu te fasses examiner. Chopper, tu veux-

 

- Sanji-kun ? Qu'est-ce qui se passe ? L'interrompit Nami alors que Robin enlevait doucement mais fermement la main du cuisinier de son front.

 

L'interpellé, sans quitter l'air inquiet qu'il abordait, s'expliqua.

 

- C'est sûrement moi, mais j'ai cru entendre que Robin-chan sous-entendais que Zoro pouvait avoir du charme. Mais j'ai mal entendu, ce n'est pas possible autrement !

 

- Non, c'est bien ce que j'ai dit.

 

Sanji eu un nouveau coup au cœur. Elle le trouvait charmant ? Cette tête de pelouse ?!?

 

- Tu… Tu plaisantes, n'est-ce pas ?

 

- Non. Et toi Nami ?

 

- C'est vrai qu'il a un certain charme. S'il n'était pas si effrayant, je suis sûr qu'il aurait beaucoup de succès.

 

Le choc fut tel que Sanji sentit son esprit quitter ce monde. Et alors qu'il s'évanouissait, il n'entendit pas la suite de la conversation. Usopp était très surpris.

 

- Nami, je ne savais pas que tu étais attiré par lui ! Tu ne semble pourtant pas-

 

*BONG*

 

- Aah ! Usopp ! Nami, je venais de finir de le soigner !

 

- Et bien recommence ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'être attiré ?!

 

- C'est pourtant ce que tu as dit, reprit le cyborg, tout ne conservant une distance de sécurité avec la navigatrice.

 

Nami soupira, et Robin continua en souriant.

 

- Vous ne nous avez pas comprit, je pense. On peut trouver quelqu'un de charmant sans être attiré par lui. Zoro est plutôt bel homme, c'est vrai, mais…

 

- Trop de défauts, asséna Nami, catégorique.

 

Elles échangèrent un regard et hochèrent la tête. L'énumération prendrait bien trop de temps… Sanji revint parmi eux à ses paroles. Le soulagement l'avait ressuscité.

 

- Ah ! Nami-swan, Robin-chwan, ne me faites plus de telles frayeurs ! J'ai cru que…

 

Il ne pu continuer tant l'impression de danger qui émanait des deux femmes étant intense. Il détourna habilement le sujet.

 

- Ceci dit, je me demande vraiment quels genres de femmes peuvent être attirés par lui…

 

Ils réfléchirent, mais rien ne leur vint en tête. Luffy lâcha alors :

 

- Bah, on à qu'a le suivre, on le découvrira.

 

 

Zoro se réveilla en sursaut et empoigna une de ses lames. Il se sentait en danger. Pourtant, il avait beau scruter les alentours attentivement, il ne voyait rien. Personne, pas d'abruti et de truc qui explose… Il s'ébroua, chassant le malaise qui l'avait pris. Il n'avait pas de raison d'être autant sur ses gardes, avec ce qu'ils avaient reçu, il le laisserait tranquille un bon bout de temps…

 

 

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Il flânait tranquillement dans cette ville, seul. Mais s'il semblait impassible, Zoro était sur les nerfs. Cette sensation ne l'avait pas quittée depuis qu'ils avaient accosté sur cette île. D'abord, il avait été le premier à débarquer sur l'île, avant même Luffy, pour découvrir la cité portuaire. Bizarrement, les autres ne semblaient pas pressés de  descendre. Ils s'étaient tous mit d'accord sur des trucs à faire avant de pouvoir partir du bateau, qu'il fallait qu'il parte devant, que l'on se retrouverait tous ce soir dans cette crique qui abritait le bateau. Il était parti avec un mauvais pressentiment sur la journée à venir. Déjà, la veille, lors du repas, il avait aussi eu une impression bizarre, comme si on lui lançait plus souvent des regards. En fait, depuis qu'il s'était réveillé en sursaut, il n'avait pas réussi à se calmer. Est-ce qu'il s'en voulait de ne pas avoir sentit Luffy le coiffer de ce truc ridicule ? Et que s'était pour ça qu'il virait parano ? Ça ne lui ressemblait pourtant pas.

 

Il décidé d'arrêter de se prendre la tête avec ça. Si c'était des ennemis, ils l'attaqueraient bien un moment ou un autre. Et alors, il pourra se déchainer.

 

C'est sur cette pensé et avec un rictus meurtrier qu'il chassa définitivement ses appréhensions. Mais le danger n'allait pas venir comme il l'attendait…

 

 

Ils avaient décidé de le suivre, prenant le conseil de leur capitaine au mot, curieux de savoir s'il se faisait aborder, et par quelle créatures. Mais il devait se faire discret, et s'était donc séparé en deux groupes. Un composé de Luffy, Robin, Brook et Franky, et un autre comprenant Nami, Usopp, Sanji et Chopper. Ils ont décidé de rester en contact grâce à deux Den Den Mushi. Luffy, prit dans l'action avait proposé de se choisir des noms de code. Malgré les réticences de Nami -Mais à quoi ça peut bien servir ? Il ne risque pas d'intercepter cette conversation !-, ils avaient bien vite accepté la proposition de Luffy. Nami avait abandonné quand Robin s'y était mise. Et maintenant ils le filaient, en essayant d'être le plus discret possible.

 

- Je vois Zoro. Luffy, tu me reçois ?

 

- Nami ! Moi, c'est Viande, je te l'ai déjà dit, Mandarine !

 

- Oui, et en plus, il faut dire "J'ai La Cible en visuel", ça fait plus vrai, n'est-ce pas, Zuper ?

 

- Ouais, c'est clair Culottes. Ça fait SUPER infiltration !

 

- Vous êtes de vrai gamin, reprit Nami (Pardon, Mandarine…). Je ne comprends pas comment j'ai pu me laisser convaincre de faire un truc aussi stupide !

 

- Voyons, Mandarine, ça t'intriguais aussi de savoir.

 

- …

 

- Eh, les gars, j'ai l'impression que La Cible se doute de quelque chose.

 

- Quoi, t'es sûr, Cap'tain Hana* ?

 

- Sûr de sûr, Tanuki…

 

- JE SUIS UN RENNE ? POURQUOI JE-

 

- Chut, tu vas nous faire repérer, et c'était ça ou Ration de Survie.

 

- T'es pas mieux, toi avec Casanova !

 

- Ah, Mandarine-swan ! Toi et Dame Noire-chwan avez les meilleurs noms de code qui puissent exister !

 

- Moi, j'aime bien mon Viande.

 

- La ferme toi.

 

- Ah. Culottes au reste du monde. La Cible a changé de direction.

 

- Le plus débile des surnoms, c'est bien le tien, Brook.

 

- C'est Culottes aujourd'hui, Casanova.

 

Ils décidèrent de couper les communications pour plus de sécurité. Ils s'approchèrent le plus discrètement possible de La Cible

 

Zoro avait en effet remarqué une armurerie et avait décidé d'y faire un tour. Il entra donc dans une pièce sentant le fer et l'acier, la chaleur et la sueur. L'artisan était en train de fabriquer une hache devant un puissant brasier. Il ne s'occupa pas du tout de Zoro, si ce n'est pour lui marmonner un "Bienvenue" incompréhensible. Zoro ne s'en préoccupa pas et jeta un coup d'œil aux armes qui ornaient les murs. Il remarqua tous de suite la grande variété d'objets. Des katanas, long ou court, mais aussi des machettes, poignards, haches de toutes tailles étaient exposé sur le mur ou dans de grands paniers.

 

Zoro ne put s'empêcher d'être impressionné. C'était beaucoup d'arme de type différents, mais avec un point en commun, leur qualité. Le fil de leur lame était presque invisible tant il était fin. Soudain, il entendit le bruit caractéristique d'une arme en fusion plongé dans de l'eau. Alors que la vapeur d'eau entourait le forgeron, Zoro s'approcha du comptoir. Il remarqua aussi des couteaux de cuisine. Il eu un sourire en coin. Ici, même l'abruti de cuistot trouverait son bonheur.

 

L'artisan émergea du brouillard qu'il avait crée et ouvrit la porte de derrière pour évacuer la fumée. Se frottant les mains sur son tablier, il demanda et regardant son client dans les yeux.

 

- Je peux faire quelque chose pour vous ?

 

Zoro hocha la tête et déposa ses épées sur le comptoir. L'artisan écarquilla les yeux à la vue de ses lames célèbres. Il en prit un délicatement et le sortit de son fourreau presque amoureusement.

 

- Ces lames sont impressionnantes… Vous avez l'air d'en prendre soin. Mais si c'est pour les vendre, je n'aurais jamais assez…

 

- Non. J'ai vu la qualité de votre travail, et j'aimerais que vous entreteniez mes katanas. Je m'en occupe moi-même, mais je ne suis pas forgeron, et je ne peux qu'affiler les lames. Peut-être pourriez-vous faire quelque chose d'autre ?

 

L'artisan sortit les autres lames et les inspecta minutieusement. Il demanda si elles avaient un nom. Zoro désigna le katana avec un fourreau blanc.

 

- Voici le Wido Ichimonchi. Et celui-là, c'est le katana maudit, Sandai Kitetsu III. Le dernier se nomme Shusui.

 

- Je vois… Les deux premiers semblent être entretenus régulièrement, mais ce Shusui à l'air d'avoir vécu longtemps sans un entretien sérieux…

 

- Je l'ai acquis il y a peu. C'est possible. Pouvez-vous faire ça rapidement ?

 

- Oui, je peux m'en occuper pour après-demain.

 

- Hm. Vous savez combien de temps le Log se recharge sur cette île ?

 

- Si je me souviens bien, il lui faut une trentaine d'heure.

 

- Vous pourriez le faire pendant ce temps ?

 

- C'est un défi intéressant.

 

Alors que le forgeron souriait de toutes ses dents, Zoro se passa la main dans les cheveux, gêné.  Il faudra qu'il emprunte de l'argent à Nami…

 

 

Après avoir laissé ses précieux katanas à l'artisan, il lui en avait emprunté trois autres. Pas question qu'il se balade sans arme alors que l'impression de danger planait encore ! Il se promena dans la ville et essaya de déterminer d'où venait ce sentiment de danger. Sans succès… Il essaya de rentrer au Sunny, et se pauma une nouvelle fois dans la ville.

 

 

- Il est où encore, cet imbécile ? Grogna Casanova. Il n'arrête pas de se perdre, c'est impressionnant !

 

- Ouais, s'esclaffa Viande. Vous avez vu, ça fais déjà trois fois qu'il prend la même rue, dans le même sens sans s'en rendre compte !

 

- Je comprends pourquoi c'est toujours le dernier à retourner au Sunny… Soupira Mandarine. C'est déjà un miracle s'il arrive à rentrer.

 

- Oui, mais on à pu voir que personne ne s'approchait de lui.

 

- Dame Noire à raison. Il ne c'est pas fait aborder par quiconque.

 

- C'est triste pour lui, le plaint Tanuki. Moi, j'ai toujours quelques filles qui me prennent dans leurs bras.

 

- QUOI ?! S'insurgea Casanova. Et pourquoi toi ?

 

- Parce que je suis mignon.

 

- Tu as l'air fier, Tanuki.

 

- Mais non, imbécile de Cap'tain Hana, je ne suis pas fier !

 

- Peut-être que si je me déguise en lapin, j'aurais plus de succès…

 

Alors que Viande rigolait d'imaginer Casanova en costume de lapin, Zuper soupira et proposa de rentrer au Sunny, pour réfléchir à ce qu'ils avaient appris.

 

 

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- Zéro.

 

- Oui.

 

- Pas une seule.

 

- Personne ne l'a approché…

 

- C'est grave ça.

 

- Oui.

 

- On sait maintenant que personne n'est attiré par lui…

 

- Il n'est pourtant pas moche…

 

- C'est à voir avec ses cheveux… Si on peut appeler ça comme ça…

 

- On sait, Sanji. Mais plus que ses cheveux, je crois que le problème est plus profond…

 

- Il fait peur.

 

Cette dernière réplique avait été dite par l'équipage en entier, alors qu'ils étaient de retour dans la cuisine du Sunny, rebaptisé centre de commandement pour l'occasion. Un repli stratégique et une réunion d'urgence avaient été organisés. Le bilan était consternant. Non seulement personne ne semblait aimer Zoro, mais en plus, on le fuyait quand il arrivait. Le fait que cette situation soit due à la méfiance de Zoro, parce qu'ils le suivaient ne leur vint pas une seule fois en tête.

 

Robin déduisit avec un calme impressionnant le résultat affligeant de cette enquête.

 

- En fait, personne ne l'aime.

 

Ils étaient gênés. Le pauvre, ce ne devait pas être facile pour lui… Même Sanji compatissait (un peu). Nami se retourna vers Luffy, qui restait étrangement silencieux. Les bras croisés, il semblait réfléchir intensément. Sentant le danger d'un tel exercice, elle coupa court à ses réflexions.

 

- Luffy, à quoi tu penses ?

 

Le capitaine soupira profondément, ce qui accentua le malaise ambiant. Il releva la tête, et avec le plus grand sérieux…

 

- C'est possible qu'il ne se soit jamais fait aborder, non ? Qu'il n'ait même jamais parlé avec une fille…

 

Cette conclusion s'imposait d'elle-même. Mais c'était tellement triste… Ni l'idée que se soit faux, ni qu'il s'en porte très bien ne leur vint pas plus que la précédente en tête. Soudain, Luffy fit claquer ses mains sur ses jambes, un grand sourire s'étalant sur le visage.

 

- Et si on l'aidait ?

 

Les conséquences de cette proposition, venant pourtant d'un bon sentiment, seraient… Inimaginable.

 

 

Le lendemain, ils partirent tôt tous ensemble pour mettre leur plan en place. Cet entrain surpris d'autant plus Zoro, vu leur manque d'enthousiasme de la veille. Mais, ne se doutant de rien, il décida de partir lui aussi en exploration. C'est alors que ça commença.

 

 

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- Tout est en place !

 

- Eh, vous êtes sûr de vouloir le faire ? Si on se fait prendre, on sera très mal…

 

- Ne t'inquiète pas, Nami-san. Je te protégerais de mon corps face à la colère de ce Marimo. Tu n'as strictement rien à craindre.

 

Elle hocha la tête, sans être rassurée. Elle se demandait vraiment pourquoi elle avait laissé faire tous ça. Ce qui la surprenait beaucoup, c'est que Robin non plus n'avait rien fait pour calmer l'ardeur des autres. Elle avait même l'air d'y prendre goût… Et elle réfléchit, s'avouant que elle aussi, elle aimerait bien voir ça de ses propres yeux. Elle n'était toujours pas rassurée, mais décidé à agir quand même.

 

Sanji de son côté était encore plus déchiré que Nami. Certaines parties de ce plan l'horrifiaient, mais elles étaient contrebalancées par la possibilité de trouver d'autres défauts à son rival par principe.

 

Ils se séparèrent en deux, reprenant leur nom de code et les mêmes groupes. Zoro, redevenu La Cible, s'approchait du lieu de rendez-vous, ignorant tout ce qui l'attendait.

 

 

- Salut toi, ça va ?

 

Zoro se retourna surpris, vers la personne qui lui avait parlé. Une jeune fille, lui arrivant un peu au dessus de l'épaule, avec des cheveux mi-longs bruns, des yeux en amande verts bouteille et un joli minois. Elle s'adressait à lui ? Machinalement, il tourna la tête sur le côté, cherchant une autre personne. Rien. Il se décida à répondre à la fille, qui visiblement s'adressait bien à lui.

 

- Oui…

 

Il ne pu articuler un mot en plus, les questions se bousculant dans sa tête. Qui c'était ? L'avait-il déjà rencontré ? Il avait très mauvaise mémoire, et c'était peut-être possible. Mais ils étaient sur Grand Line…

Soudain une fille un peu plus petite, avec des mèches folles entre brun et cuivre le prit par le bras, sans demander quoi que se soit. Elle le fixa avec des yeux de la couleur du ciel, et un grand sourire.

 

- Ouah, t'es mignon tu sais ?

 

Se maudissant de toute ses forces, il ne pu s'empêcher de rougir. Il sentait la chaleur qui montait, d'abord du cou, puis sur les joues avant de s'attaquer aux oreilles. Devant le rire des deux jeunes femmes, il secoua la tête, les regardant comme si elles étaient folles.

 

- Mais… Euh, enfin… Que…

 

Inutile, il n'arrivait pas à aligner plus de trois mots consécutifs… Et elles ne lui laissèrent pas le temps. La brune lui prit l'autre bras et commença à l'entraîner avec elle. Avec un sourire angélique qui le fit rougir encore plus (si c'est possible), elle lui susurra à l'oreille.

 

- Viens, ça va être amusant !

 

Il les accompagna, ne pouvant décidément pas se libérer d'elles comme il en avait envie, c'est-à-dire de la seule manière qu'il connaissait, les tailler en pièces.

 

 

Ils étaient morts de rire, les deux groupes n'en pouvaient plus. Ils avaient rien loupé de la prestation de Zoro, et de la nouvelle couleur qu'il arborait.

 

- On dirait une tomate, n'avait pu s'empêcher de hurler de rire Casanova.

 

Et les autres de rire encore plus fort. Heureusement pour eux, La Cible était bien trop occupé avec les appâts Un et Deux pour faire attention à eux, sinon ils se seraient fait prendre sur le champ. Ils avaient encore du travail à faire en tant qu'agents secret ! Ce qui ne les empêcha pas de les suivre toute la matinée et pendant un bon moment de l'après midi. Ils ne pouvaient pas s'en empêcher, les deux filles le faisaient vraiment tourner en bourrique. Elle l'avait d'abord emmené dans un salon, pour faire un peu mieux connaissance. Elles avaient pris des cocktails alors que lui demandait une chope de bière. Le teint toujours aussi rouge, il essayait désespérément de se défaire des deux demoiselles qui semblaient avoir jeté leur dévolu sur lui. Sans savoir bien sur que s'étaient deux personnes qui avaient été payé par le reste de l'équipage pour l'accompagner toute la journée. Elles avaient vite accepté. Elles s'ennuyaient, et l'histoire semblait être amusante. Elles discutaient de tout et de rien, cherchant à faire connaissance, mais rigolant à chaque fois que le pauvre Zoro ouvrait la bouche. Il était toujours incapable de parler de manière compréhensible, ce qui déclenchait le rire de ses accompagnatrices.

 

Puis, la matinée touchant à se fin, elles l'avaient emmené faire un tour dans un restaurant. Là, Zoro reprit enfin ses esprits, alors qu'ils étaient rendus au dessert.

 

- Mais, pourquoi vous faites ça ?

 

Elles échangèrent un coup d'œil, et avec un sourire étincelant, la brune lui répondit

 

-Mais, on te l'a dit, tu es plutôt mignon, et c'est agréable de passer la journée avec un garçon mignon.

 

Tandis que la rousse acquiesçait, il sentit que la rougeur qui s'était décidé à diminuer revenait en flèche à la conquête de son visage. Grommelant, il se jura de ne plus poser de question, priant pour qu'elles se lassent, et vite.

 

Il ne fut pas entendu.

 

Elles le baladèrent l'après-midi dans une rue commerciale, lui demandant son avis sur des bijoux, des tableaux, enfin, plein de truc dont il ne savait vraiment pas quoi penser. Bien sûr, toujours sous les yeux de ses amis.

 

Ils s'étaient réuni pour manger, car même s'il adorait suivre Zoro, l'estomac de Luffy passait en premier. Et ne s'étaient plus séparés depuis. Nami proposa alors de laisser tomber les noms de code débiles, mais avait reçu une telle hué qu'elle s'était vite excusée, et s'était résignée à s'appeler Mandarine jusqu'à la fin de la journée. Ils avaient de nouveau eu une crise de fou rire monstrueuse quand ils avaient compris que les deux jeunes femmes essayaient de toutes leur force de l'emmener dans un magasin de sous vêtement féminin. Fermement campé sur ses jambes, il avait catégoriquement refusé de rentré dans ce magasin. Enfin, catégoriquement… Toujours incapable de s'exprimer autrement que par des borborygmes incompréhensibles, il secouait vivement la tête, essayant d'être le plus clair possible. Mais de couleur de tomate mûr, il était maintenant…

 

- Ça, c'est le rouge d'une écrevisse bien cuite ! Avec ses cheveux, on dirait une algue d'accompagnement !

 

Ils se tenaient tous l'estomac, ayant du mal à respirer tant l'idée de Zoro dans un rayon de lingerie fine semblait incongrue. Mais alors que la journée aurait pu continuer et se terminer comme ça, un imprévu eu lieu.

 

 

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Cap'tain Hana était en train d'essayer de reprendre son souffle, sans quitter notre trio de choc. Ils n'avaient toujours pas bougé de devant le magasin de lingerie, et il fut le premier à remarqué la chose anormal. Entre deux hoquets, il se concentra sur La Cible. Il sentit toute son excitation le quitter d'un coup, et ses genoux commencèrent à s'entrechoquer. Surpris par cette réaction, les autres se calmèrent, trouvant leur ami bien pâle. Il réussit à articuler :

 

- Les gars… Je crois qu'on a un problème…

 

Aussitôt, les autres se concentrèrent de nouveau sur La Cible, et ressentit le même étonnement teinté d'effarement.

 

 

Zoro, lui ne remarqua pas tout de suite le changement. C'est à la réaction de ses deux pots de colle qu'il se demanda ce qui se passait. Elles s'étaient calmées, et semblaient le regarder avec ahurissement. Prit d'un doute, il jeta un coup d'œil derrière lui, et remarqua que les autre passant le regardaient avec le même air choqué. Mais si certains restaient bouche bée, d'autres s'enfuyaient en rigolant. Il se retourna pour regarder les deux filles, qui avaient enfin lâché ses bras. Les deux filles commencèrent à reculer, une main sur la bouche. Elle était à leur tour prise d'un fou rire, et, après avoir échangé un coup d'œil paniquée mais bizarrement aussi hilare, elles s'enfuirent loin de lui, retenant à grand peine leurs éclats.

 

Bien qu'il se senti soulagé d'être enfin libéré de ces deux greluches, il se demandait qu'est-ce qui leur était arrivé. Mais il haussa les épaules et s'apprêtait à continuer son chemin, bien décidé à mettre le plus de distance possible entre elles et lui. Mais un reflet coloré l'interpella alors qu'il s'éloignait. Fronçant des sourcils, il se rapprocha de la vitrine. Il sentit soudain le sol s'effondrer sous ses pieds, et il se sentit tomber dans un ravin sans fond…

 

Fébrilement, il passa la main dans ses cheveux, refusant jusqu'à l'idée de ce qui lui arrivait. Pourquoi ? Pourquoi rose ? Et pas un rose discret, rose bonbon, ou pâle, non ! Fushia. Il avait les cheveux fushia. Presque fluorescent.

 

Alors que son cerveau tournait dans le vide, il entendit un monstrueux rire qui ne pouvait pas être réfréné. Son sang ne fit qu'un tour tandis qu'il reconnaissait cette voix.

 

Sanji.

 

Il les aperçu enfin, dans le reflet de la vitrine, essayant de calmer leur compagnon et de se retenir eux aussi. Ils étaient tous là. Et d'un coup, tout pris un sens. Ces deux filles, la journée qu'il avait passé, et pour finir, ses cheveux.

 

C'était eux.

 

Ne pouvant se retenir, il rugit et parti à la recherche de ses bourreaux. Ils réussirent à le semer, mais il n'avait pas dit son dernier mot. Oh non !

 

 

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Le matin du troisième jour, l'artisan vit venir à lui ce jeune bretteur qui lui avait apporté les si belles lames. Il avait travaillé dessus avec plaisir et avait réduit les effets du temps et des combats à néant. Il était fier de lui. Seulement, l'épéiste semblait différent. Une colère sourde émanait de lui, terrifiant le forgeron. Il portait sur sa tête un bandana noir qui le rendait encore plus effrayant. Avec une tête à faire dresser les cheveux sur la tête, l'homme lui demanda d'une voix basse s'il avait fini avec les lames. Il hocha précipitamment la tête et tendis les armes. Il ne pouvait s'empêcher de trembler. D'un geste félin, l'homme déposa les trois katanas qu'il avait empruntés avec une petite bourse. D'un même mouvement, il rangea ses épées dans son haramaki. Alors que le soleil se levait, éclairant la boutique de ses rayons, l'homme releva la tête, avec un sourire meurtrier et des yeux qui semblaient aussi rouge que le sang dans la lueur de l'aube. L'artisan se mit à trembler encore plus violement en entendant ces paroles.

 

- Bien, le massacre peut donc commencer.

 

La vision de cet être incarnant la fureur resta gravée dans l'esprit du forgeron alors qu'il perdait connaissance.

 

 

*Hana signifie nez en japonais.

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FIN

Alors, que pensez-vous de cette fic ?

 

Débile ? Oui.

 

Amusante ? Je l'espère.

 

Si elle me ressemble, je suis bonne à enfermer ? Oh que oui ! XD

 

Allez, je vous mets un petit mémo pour les noms de code et les équipes. J'espère quand même que vous ne vous êtes pas mélangé les pinceaux !

 

Luffy àViande

Zoro à La Cible

Nami àMandarine

Usopp àCap'tain Hana

Sanji àCasanova

Chopper àTanuki

Robin àDame Noire

Franky àZuper

Brook à Culottes

 

LASCKA