Chapitre 8 : Répercussions.

par Mr.Manga93

Chapitre 8 : Répercussions

Un silence de mort ponctué, du bruit des coups de crosses de fusils des soldats, ainsi que des cris, chargés d’une douleur et d’une rage sans commune mesure, des membres de l’équipage du chapeau de paille, venait de s’abattre sur la place forte de la marine. Le monde était stupéfié devant ce qu’il avait vu. Le fils de Dragon avait perdu connaissance, sur le plancher en bois, du sommet de l’échafaud : de la fumée, provenant de la brûlure causée par le contact du sceau en fer, continuait de s’échapper de son corps meurtri. Se dressant de toute sa hauteur, au-dessus de sa victime, l’amiral-en-chef lui jeta un regard, plein de mépris, qui semblait dire : voilà le sort que l’on réserve à la vermine de ton espèce. Puis, Kuzan se désintéressa de Luffy, pour reporter son attention sur le monde. Le marine ouvra la bouche, afin d’entamer un nouveau discours. Mais, ce fut un cri de terreur, qui se chargea de rompre cette chape de silence morbide, avant lui.

L’amiral-en-chef se mit à chercher des yeux, l’auteur de ce trouble, et finit par débusquer l’importun ayant eu le culot de venir l’interrompre. Il s’agissait de l’ancien vice-amiral et héros de la marine, Monkey Garp, qui accessoirement, était aussi le grand père de Monkey D. Luffy.

Garp : « NOOOON, ARRETEZ !!!!! QU’EST-CE QUE VOUS FAITES ???? ARRETEZ, JE VOUS DIS !!! C’EST MON PETIT-FILS !!!!!! »

En dépit de son âge vénérable, l’ancien héros de la marine n’eut besoin que de quelques secondes, pour parcourir la distance qui le séparait du sommet de l’échafaud. Une fois l’effet de surprise dissipée, l’amiral-en-chef reprit contenance.

Kuzan : « Mais qu’est ce que tu fais ici, Garp ? Je croyais que tu étais retourné chez toi, à East Blue, après que tu nous aies remis ta démission ! » A peine eût-il prononcé ces paroles, que l’amiral-en-chef comprit aussitôt. Oh non, pensait-il, j’avais oublié que le Gouvernement Mondial avait répandu la nouvelle, au sujet de son petit-fils, dans tous les médias. Garp l’aura donc forcément appris dans les journaux. Voilà la raison de sa présence : il est venu voir par lui-même, si les “on dit“ colportées dans la presse, étaient vraies.

Laissant Kuzan dans ses propres réflexions, l’ancien vice-amiral au poing de l’amour ne lui prêta aucune attention, et se précipita sur le chapeau de paille. L’ex-marine prit son petit-fils dans ses bras. Les larmes du vieil homme coulaient abondamment, sur son visage marqué par le temps.

Garp : « Luffy ! Oh, Luffy ! Mon petit garçon ! Je suis….désolé ! Tellement……désolé ! » Mais, c’était trop tard. Il était arrivé beaucoup trop tard pour sauver son petit-fils, de la cruauté des dirigeants mondiaux. Le pauvre homme n’avait plus que ses yeux pour pleurer. Le vieil homme ne pouvait s’arrêter de pleurer : son cœur était consumé par la douleur et le chagrin. Mais, pendant qu’il se vidait de toutes les larmes de son corps, quelque chose commençait à monter en lui : c’était de la haine. La haine véritable. Le genre de haine qui peut pousser une personne à commettre l’irréparable. L’ancien héros de la marine reposa délicatement son petit-fils sur le sol, avant de se redresser de toute sa hauteur, pour faire face à l’amiral-en-chef.

Garp : « T’es malade, Kuzan ? Qu’est ce qui t’as pris de faire ça ? »

Kuzan : « C’était nécessaire. Ce pirate a osé nous insulter, nous le Gouvernement Mondial ! Il fallait agir ! Il fallait mater cette sale engeance qui menaçait le monde, ainsi que la justice, que nous avions mis tant d’années à construire ! Tout ce qui a été fait, n’a servi qu’à un seul but : garantir la sécurité et le bonheur des habitants de ce monde. Rien de plus, rien de moins ! »

Garp : « Ne dis pas n’importe quoi ! Si vous vous êtes autant acharnés sur mon petit-fils, ce n’est pas pour protéger les intérêts des habitants de ce monde. Vous avez fait ça dans l’unique but de vous protéger vous-mêmes. Vous, et vos immondes petits intérêts égoïstes ! »

Kuzan : « Ça suffit maintenant, Garp ! Ce ne sont que d’infâmes calomnies, sans le moindre fondement ! Comme je te l’ai déjà dit, notre mission est d’éliminer toute menace pour les habitants du monde. Ton petit-fils était un dangereux criminel. Et le Gouvernement Mondial a eu l’extrême bonté, d’éradiquer tout le mal qu’il avait en lui ! » Cet espèce d’imbécile heureux commençait sérieusement à l’agacer. Non seulement, Garp ne lui montrait aucun respect, mais en plus, il se permettait de remettre ses décisions en doute. Comment pouvait-il oser, alors que c’était de sa faute à lui. Lui, qui avait élevé deux des plus grands criminels de cette époque, qui avaient causé tant de soucis au Gouvernement Mondial.

Garp : « Luffy a fait peut-être quelques bêtises ! Il est peut-être devenu un des plus grands criminels mondiaux. Mais, c’est un bon garçon ! Il ne méritait pas ça ! Même Roger n’a pas eu à subir ça ! Si le Gouvernement Mondial avait choisi d’emprisonner ou d’exécuter Luffy, j’aurais pu le comprendre. Mais là, vous l’avez fouetté jusqu’à la mort ! Vous l’avez obligez à brûler, de ses propres mains, le symbole de sa fierté. Et pour finir, tu es même allé jusqu’à lui enlever son humanité ! Ce n’est pas digne de la marine de faire ça ! Ce n’est pas digne d’un homme qui prône la justice et le bien commun du peuple mondial de faire ça. Car en agissant de la sorte, la marine ne vaut pas mieux que les pirates les plus barbares de ce monde. »

Un nouveau silence s’abattit sur la grande place de Marinford. La foule était sous le choc, causé par les propos tenu par l’ex vice-amiral au poing de l’amour. Des murmures s’élevèrent de cette marée humaine. Chacun réfléchissait aux paroles de l’ancien héros de la marine. Au fur et à mesure que les secondes passaient, il y eût de plus en plus de murmures provenant de la foule : certains de ces murmures exprimaient l’approbation aux propos de Garp, alors que les autres murmures reflétaient à la fois l’incompréhension, et le refus de croire que les paroles de l’ex marine puissent être vraies. Un léger bruit de chaîne se fit entendre, et replongea la foule dans le silence.

Le Chapeau de paille avait repris connaissance. Entravé par les chaînes fixées à ses poignets, et terriblement affaibli par ses blessures, le petit-fils de Garp essaya, désespérément, de tendre sa main vers le vieil homme.

Luffy : « Grand…..Père ! Grand….. ! Grand….Père ! » Sa voix était faible, et sa respiration était saccadée. Des larmes, composées d’eau et de sang, inondait son visage. Le ton de sa voix était un véritable crève-cœur : c’était la complainte d’un homme à l’agonie, implorant ses proches de mettre fin à ses souffrances.

Impitoyable, l’amiral-en-chef frappa Luffy, d’un coup de pied en pleine tête, faisant ainsi taire définitivement le fils de Dragon. Cette fois, c’en était trop ! Oser frapper un homme à terre était, non seulement un coup bas et un manque total d’honneur, de la part du marine de glace, mais aussi une preuve flagrante que Kuzan avait clairement dépassé les limites de l’acceptable. Pour le grand-père de Luffy, cet acte de cruauté gratuite, était la goutte d’eau qui allait faire déborder le vase, d’une haine brûlante et vengeresse.

Garp : « SALOPAAAAAAAAAARD !!!! » L’ex vice-amiral au poing de l’amour se jeta de toutes ses forces sur Kuzan, avec une expression de pure haine sur le visage. Ce fut alors la panique. Des ordres étaient aboyés, de toutes parts, par les dirigeants, tandis que des cris de colère montaient d’une foule choquée, et outragée par ce qu’elle voyait. Parmi les propos scandés par cette marée humaine, on pouvait entendre distinctement « L’ancien héros de la marine avait raison ! » ou « Espèce d’enfoirés ! Vous n’avez aucun respect pour le nouvel amiral », mais aussi « Les dirigeants mondiaux sont tous pourris ! »

Des centaines de soldats se ruèrent vers l’échafaud. Tous les officiers de la marine, également présent, descendaient de la tribune officielle pour prendre part au combat. Kuzan tentait de se défendre comme il pouvait, face aux assauts dévastateurs de Garp. Mais, cela se révélait totalement inutile. La rage avait décuplé les forces du vieil homme : il était impossible de le neutraliser. Chaque marine, soldat ou officier, qui tentaient de maîtriser l’ex vice-amiral au poing de l’amour, était instantanément neutralisé par le poing de l’amour de Garp. L’ex marine menait une lutte héroïque, se battant avec acharnement. Malheureusement, c’était un combat perdu d’avance. De plus en plus de marines, se joignaient à la bataille contre Garp, sous les ordres, plein de démence, vociférés par l’amiral-en-chef.

Kuzan : « Attrapez-le ! Faîtes-en de la bouillie ! Je veux que vous l’exterminiez, comme le vulgaire cafard qu’il est ! »

Le vieil homme était fichu. Dans quelques instants, il croulerait sous le nombre des marines. Soudainement, la couleur du ciel passa du bleu roi, à un intense vert émeraude. Le vent se mit à souffler de plus en plus fort. La force des bourrasques atteignit une intensité telle, que l’ensemble des personnes présentes à Marinford, dût fermer les yeux pour les protéger de la poussière, charriée par les vents. Une poignée de secondes plus tard, la tempête disparut aussi vite qu’elle était apparu, laissant ainsi un ciel bleu roi avec une légère brise, reprendre ses droits. Lorsqu’il devint possible pour toutes les personnes présentes, de rouvrir les yeux, il y eut alors un énorme choc : le vieil homme avait littéralement disparu.

Pendant que les soldats, et la population présente à Marinford, se mirent à chercher l’ex marine dans tous les recoins de la place forte, le généralissime Kong en profita pour se rapprocher de l’amiral-en-chef. Ils échangeaient leurs mots à voix basse pour ne pas être entendus.

Kuzan : « D’après vous, mon généralissime, qu’est ce qui s’est passé ? »

Kong : « D’après moi, je pense que, toutes ces bourrasques et ce ciel vert, est l’œuvre du révolutionnaire Monkey Dragon. A mon avis, amiral-en-chef Kuzan, cela ne fait aucun doute que le chef des révolutionnaires est venu au secours de son père. »

Kuzan : « Dans ce cas, cela signifie qu’il est inutile de chercher Garp. A l’heure qu’il est, il doit être déjà loin d’ici, en compagnie de son fils. »

Kong : « Oui, mais ce n’est pas notre véritable problème. » L’amiral-en-chef lui jeta un regard d’étonnement.

Kuzan : « Que voulez vous dire, mon généralissime ? »

Kong : « Notre problème va être de savoir, comment le Gouvernement Mondial va devoir réagir pour rattraper votre bavure, Kuzan. »

Kuzan : « Ma bavure, quelle bavure ? »

Kong : « Le population, ayant assisté à toute la scène, est très mécontente, au sujet de ce que vous avez fait subir à notre nouvel amiral : vous avez franchi la limite interdite, en le tatouant de la griffe des dragons célestes, et par ce coup de pied que lui avez mis en pleine tête. De plus, vos actions nous ont conduits à nous mettre à dos, un homme considéré par le peuple comme le héros de la marine. »

Kuzan : « Mais, mon généralissime……. »

Kong : « Bien que nous soyons parvenus à éteindre tous les escargophones visuels, avant que la situation n’est dégénérée complètement, nous n’avons fait que retarder la propagation de la catastrophe ! »

Kuzan : « On pourrait simplement se charger d’éliminer tous les témoins…… » Son supérieur l’interrompît, avant qu’il n’en dise davantage.

Kong : « Il est hors de question d’éliminer quiconque se trouvant sur cette place forte, pas même Luffy au Chapeau de paille ou son équipage. Les répercussions engendrées, seraient encore plus catastrophiques. »

Kuzan : « Que pouvons-nous faire alors mon généralissime ? »

Kong : « Fort heureusement pour nous, j’ai déjà ma petite idée sur la question. Suivez-moi, amiral-en-chef Kuzan. »

5 jours plus tard, à l’infirmerie de Marinford.

Choper : « Vous pouvez entrer maintenant ! Il a enfin repris connaissance. »

Une vague de soulagement se répandit parmi la bande du Chapeau de paille. Depuis que ce vieux marine a ordonné à ses hommes de les relâcher, et d’emmener leur capitaine à l’infirmerie, les membres de l’équipage au chapeau de paille n’avaient que très peu dormi. Et cela pouvait se comprendre ! Ce mystérieux Kong les avaient relâchés, tout en permettant à Choper de guérir Luffy, à la seule condition de rester à Marinford jusqu’à nouvel ordre. Mais depuis que le Gouvernement Mondial avait massacré leur capitaine sous ses propres yeux, la bande du chapeau de paille n’avait plus aucune confiance dans les paroles d’un marine, quel qu’il soit. De plus, chacun d’eux voulait fuir cet endroit chargé du souvenir de l’humiliation publique de Luffy.

Ussop : «  Comment te sens-tu, Luffy ? »

Le fils de Dragon se mit à fixer résolument ses pieds. Il ne voulait pas lire la déception ou le dégoût dans les yeux de son équipage.

Nami : « Luffy ! On sait qu’Ao Kiji a été ignoble avec toi. Il a tout fait pour t’humilier. Mais, nous sommes là pour toi, nous. On est tes amis. »

Sanji : « Nami-chérie a raison, Luffy. Peu importe ce que le monde a pu te faire subir. Nous, on sera toujours là pour toi, comme tu seras toujours là pour nous. »

A l’exception de Zoro, tous reprirent en chœur « C’est vrai, Luffy ! Nous sommes tes amis, et on ne t’abandonnera pas, quoiqu’il arrive. »

Le visage impassible, le jeune sabreur s’approcha de Luffy, et plaça sa main sur l’épaule de son capitaine.

Zoro : « Quand nous nous sommes rencontrés tous les deux il y a 2 ans, je t’ai dit que je deviendrais le meilleur manieur de sabres du monde. Je t’ai dit aussi que et que je n’hésiterais pas à éliminer tous ceux qui chercherait à me détourner de ce but. Mais aujourd’hui, si je veux accomplir mon rêve, c’est pour être en mesure de t’aider à accomplir le tien. Parce que tu es mon ami. Parce que tu es mon frère. Parce que tu es mon capitaine. Et parce que je sais, que tu seras l’homme qui deviendra le futur Roi des pirates. Sache une chose Luffy, faire parti de ton équipage, est ce dont je suis le plus fier.»

Toutes les personnes présentes dans l’infirmerie étaient abasourdies par les propos du jeune sabreur. Zoro était un homme dur et très fier. Et exposer ses sentiments comme il l’avait fait, était quelque chose de totalement inhabituel chez lui.

La gorge de Luffy se noua. Non seulement ses compagnons ne lui en voulaient pas de ce qui s’était passé sur l’échafaud, mais en plus, son équipage lui avait dit qu’il ne l’abandonnerait jamais. D’une voix agitée de sanglots, le chapeau de paille leva enfin les yeux vers ses compagnons.

Luffy : «  Les gars ! Merci ! Merci à vous tous, les amis ! Sans vous, je ne crois pas que j’aurais pu remonter la pente, un jour. »

Kuzan : « Ah, je vois que notre nouvel amiral est enfin réveillé. »

La température dans la pièce chuta brusquement de quelques degrés. Cette baisse de température se fît d’autant plus ressentir, lorsque les personnes présentes dans la salle virent la personne à côté du marine.

Luffy : «  Hancock ? Mais attends ! Pourquoi est-elle enchaînée ? Qu’est ce que ça veut dire ? Je croyais qu’on avait un accord ! Tu m’avais promis que la marine ne toucherait pas à un cheveu de mes amis, si j’acceptais de me plier à tes règles de tordu ! »

La jeune femme était menottée par du granit marin. Un bâillon, en tissu, lui entravait la bouche, ce qui l’empêchait de parler.

Kuzan : «  Du calme, Chapeau de paille. Hancock n’est pas ma prisonnière : elle est mon invitée d’honneur. Il était normal que je l’invite à notre petite réunion. Après tout, elle et Amazon Lily sont directement concernées par la proposition, que je m’apprête à te faire. »

Luffy : « Une proposition ? Quelle proposition ? »

Kuzan : « Le Gouvernement Mondial exige que tu procède à la capture de tous les membres de la bande de l’équipage de Barbe Noire, morts ou vifs. »

Devant l’expression de surprise de l’homme élastique, le marine lui donna les raisons de cette mission. Raisons apparentes bien sûr, car l’objectif du plan, imaginé par Kong, était de se débarrasser du nouvel amiral, devenu un peu trop gênant, aux yeux du Gouvernement Mondial.

Kuzan : « Tu vois, l’île d’Amazon Lily est un repaire de pirate. Si le Gouvernement Mondial a épargné cette île, c’est parce qu’elle est protégée par le titre de grand corsaire d’Hancock. Mais, le problème, c’est que lorsque l’impératrice pirate ne sera plus de ce monde, l’île perdra alors son immunité, et sera rayée définitivement de la carte par le Gouvernement Mondial. Bien sûr, il serait possible de doter Amazon Lily, d’une immunité diplomatique mondiale à perpétuité. Cependant, constituer une immunité de ce type coûte excessivement cher, et de plus, il faut convaincre les dirigeants mondiaux, de l’utilité de recourir à cette mesure d’exception. Comme je sais déjà que tu as une dent contre Barbe Noire, qui est l’homme ayant vendu ton frère adoptif à la marine en échange du titre de grand corsaire ; et que tu es très attaché à la vie des habitantes d’Amazon Lily ; j’ai tout naturellement pensé à toi pour accomplir cette mission. Barbe Noire a énormément gagné en force depuis la bataille de Marinford et cherche à devenir le prochain roi des pirates : lui et son équipage représentent une menace très sérieuse pour la paix et la justice de ce monde. Si tu parviens à capturer tous les membres de la bande de l’équipage de Barbe Noire, le Gouvernement Mondial s’engagera à offrir l’immunité diplomatique mondiale à perpétuité pour Amazon Lily. »

Excédée et sentant venir une entourloupe de la part du marine de glace, la navigatrice prit part à cette conversation

Nami : « Et tu penses vraiment qu’on va te croire après tout ce que tu as fait subir à Luffy ? Qui nous dit que la marine n’enverra pas ses officiers pour nous faire la peau ? Mais plus important encore, qu’est-ce qui nous garantit que le Gouvernement Mondial tiendra effectivement sa promesse ? »

Kuzan : « Si c’est uniquement ça le problème, je peux, au nom du Gouvernement Mondial, rédiger un contrat dans lequel, le Gouvernement Mondial s’engage à garantir à l’amiral Monkey D. Luffy, l’immunité diplomatique mondial à perpétuité pour Amazon Lily. De plus, la Marine s’engage à n’intenter aucune action contre l’amiral Monkey D. Luffy ou ses compagnons, et ce en échange de sa promesse de capturer mort ou vif la bande de l’équipage de Barbe Noire. Néanmoins, si vous ne parvenez pas atteindre l’objectif, le contrat sera rompu. Il en sera de même, si l’un d’entre vous venait à ôter la vie à un innocent ou à un marine. » Je le tiens, pensait-il, le Chapeau de paille ne prendra pas le risque, de voir ses amies d’Amazon Lily, être condamnées à mort, à courte échéance. Il préférera se sacrifier pour empêcher cela. Il est nouveau face à une offre qu’il ne peut refuser.

Le Chapeau de paille exprima un profond soupir, se demandant encore comment tant de cruauté et de vilenie pouvait tenir dans le corps du marine de glace. Avec un sentiment de résignation dans la voix, le fils de Dragon se plia aux exigences de l’amiral-en-chef.

Luffy : « C’est d’accord ! J’accepte de signer ton fichu contrat ! Mais avant tout, je veux que tu relâches Hancock, tout de suite.»

Kuzan : « En fait, je pense plutôt que je vais incorporer Hancock dans ton équipage. Ainsi, avec une personne directement concerné par la réussite de cette mission, je serai sûr que tu ne chercheras pas à fuir tes engagements auprès du Gouvernement Mondial. Cela ne te posera aucun problème, n’est-ce pas, Chapeau de paille ? »

Luffy : « Non, ça ne me pose aucun problème. »

Une heure plus tard, le contrat fût rédigé et signé, en bonne et dû forme, par L’amiral-en-chef ainsi que Luffy au chapeau de paille.

En voyant la facilité avec laquelle il pouvait malmener ce petit homme de rien du tout, le marine de glace ne pût s’empêcher de le narguer. A peine avait-il quitté l’infirmerie, que l’amiral-en-chef sortit à son tour du bâtiment, et cracha son discours venimeux à la tête du Chapeau de paille.

Kuzan : « C’est bien que je pensais ! Finalement, tu n’es rien de plus qu’une sale bête et un esclave pathétique ! »

Le Chapeau se figea instantanément sur place, comme si le marine de glace lui avait tiré une balle de fusil en plein cœur.

Nami : « Ordure ! Comment as-tu pu oser…… »

Chacun des membres de l’équipage du chapeau de paille, ainsi que l’impératrice pirate, esquissa un mouvement en direction du marine de glace. Il fallait le faire payer pour tout ce qu’il avait subir à Luffy. Il était hors de question de le laisser repartir en un seul morceau après ce qu’il avait osé dire. Mais avant même d’avoir eu le temps de lancer une attaque, un léger ricanement se fît entendre derrière Hancock et la bande du chapeau de paille. En se retournant, tous eurent un choc : c’était Luffy qui était en train de rire. Le léger ricanement émis par le fils de Dragon gagna peu à peu en intensité, jusqu’ à devenir un véritable hurlement de joie démentielle. Soudain, le rire disparut aussi vite qu’il était venu. Tournant toujours le dos à l’amiral-en-chef, le fils de Dragon rejeta son chapeau en arrière : celui-ci se trouvait à présent dans son dos, au moyen d’une petite cordelette parcourant la nuque du jeune homme, et qui permettait ainsi de maintenir le chapeau accroché à son propriétaire.

Luffy : « Hum ! C’est vrai, tu as raison ! Je ne suis qu’une bête…… »  L’instant d’après, il passa subitement en Gear Fire, et se retourna vivement en direction de son interlocuteur. La colère et la rage émanait aussi bien de l’expression de son visage, que des mots qu’il employa par la suite.

Luffy : « PAR TA FAUUUUTE !!!!! » Et il se rua, à une vitesse phénoménale, sur le marine de glace.

Kuzan : « ICE TIME !!!! » La glace, produite par le corps du marine, vint à la rencontre de l’homme élastique, qui sentit certains de ses membres en train d’être congelés. Mais, le processus de cryogénisation était beaucoup trop lent, et le Chapeau de paille arrivait bien trop vite. La collision était imminente.

BANG ! La force du choc était telle, que l’amiral-en-chef fût projeté violemment sur le mur se tenant derrière lui. Kuzan gémissait de douleur : la charge enflammée du Chapeau de paille lui avait infligés de profondes brûlures, à l’endroit exact, où avait eu lieu le point d’impact. Le marine de glace tenta, tant bien que mal de remettre debout, après ce véritable météore qu’il avait prit de plein fouet. Il n’en eût pas le temps. Le fils de Dragon était déjà sur lui.

Luffy : « Et si je suis condamné à vivre comme une bête, alors je ferais en sorte que le monde te vois tel que tu es, sous ta véritable nature. »

L’homme élastique plaqua brutalement sa main droite sur le visage du marine de glace.

Luffy : « CELLE……D’UN…….MONSTRE !!!!!!!!!!!! »

Kuzan : « AAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!! » La douleur était d’une intensité inimaginable. Le visage de l’amiral-en-chef fondait littéralement, sous les doigts rougeoyants de l’homme en caoutchouc. Une expression de joie sauvage se peignit sur le visage de Luffy : il savourait chaque seconde de torture qu’il infligeait à l’homme, qui avait transformé sa vie en un véritable cauchemar.  Au bout d’un moment, le fils de Dragon interrompit le contact de sa main avec la figure du marine de glace, afin de le frapper derrière la tête. Kuzan perdit connaissance et s’effondra sur le sol. Le fils de Dragon avait à jamais défiguré l’amiral-en-chef, qui ressemblait à présent au monstre difforme qu’il était en réalité.

Luffy : « Nous sommes maintenant à égalité, tous les deux. » Il pensait bien sur, au fait que chacun avait marqué l’autre d’un signe indélébile, qui influencerait à jamais leur destin respectif.

Laissant son bourreau gésir sur le sol, le Chapeau de paille rejoignît ses compagnons, sans prêtre la moindre attention aux médecins de la marine, affluant de tous les côtés, pour venir s’occuper du marine de glace. Au moment de rejoindre ses compagnons, une douleur fulgurante traversa le corps de Luffy, qui se plia en deux, en vomissant du sang.

Équipage du chapeau de paille et Hancock : « LUFFY !!! » L’inquiétude et la peur, se lisait sur leur visage.

Cela doit venir encore du Gear Fire, se disait Luffy. A cause de la surpression, mes vaisseaux sanguins deviennent si fragiles, qu’ils peuvent exploser au moindre choc.

Luffy : « Mais, j’en assez ! J’en ai marre que mon corps m’inflige de telles douleurs. » Après tout ce qu’il avait enduré, son corps continuait encore de le trahir. Non, pensait-il, c’était inacceptable. Je ne tolèrerais plus de subir toujours plus de souffrance par la faute de ce corps faible.

Tout en réfléchissant ainsi, une quantité phénoménale de Haki du conquérant remonta des tréfonds de lui-même. Sa voix s’imprégna du haki, et fît trembler toute la place forte.

Luffy : « J’EN ASSEZ ! JE NE VEUX PLUS JAMAIS SOUFFRIR ! » Quelques secondes après avoir prononcé ses paroles, une étrange sensation s’empara de l’homme élastique. Il ressentait toujours la baisse d’énergie provoqué par le Gear Fire. Mais c’était tout ce qu’il pouvait ressentir. Toute trace de douleur qu’il ressentait lors de l’utilisation du Gear avait disparu. Luffy tomba à genoux sur le sol : son visage brillait de larmes de bonheur et de soulagement.

Zoro : « Luffy ! Est-ce que ça va ? »

Luffy : « J’ai réussi Zoro ! J’ai réussi ! »

Zoro : « De quoi tu parles ? Je ne comprends pas. »

Luffy : « Je maîtrise enfin le Gear Fire. » Le jeune sabreur n’était pas le seul à trouver les propos du capitaine parfaitement incompréhensibles. Le cuistot se joignit à la discussion.

Sanji : « Luffy, est ce que tu pourrais pas t’exprimer un peu plus clairement ? Parce qu’on ne comprend vraiment rien à ce que tu racontes. »

Ledit capitaine se remit sur ses pieds, avant de donner une explication claire et concise à ses amis.

Luffy : « Le Gear Fire est une technique me permettant d’envelopper mon corps dans du feu, afin de me rendre encore plus fort. Mais le problème, c’est la pression dans mes vaisseaux sanguin est si élevée, que je risque à tout moment l’hémorragie interne ou l’arrêt cardiaque. »

Son auditoire tomba en état de stupéfaction devant les révélations fracassantes du capitaine. Voyant leurs mines effrayées, le Chapeau de paille s’empressa de les rassurer

Luffy : « Mais je sais maintenant que je n’aurais plus jamais ce problème. »

Ussop : « Ah oui ? Et pourquoi ça ? »

Luffy : « Parce que la quantité de haki que j’ai relâché tout à l’heure, a agit sur mon propre corps. Je ressens toujours la baisse d’énergie dû au Gear Fire. Mais, c’est comme si mon corps, portait à présent en permanence, une sorte d’armure en haki, qui le protègerait de tous les dégâts causés par le Gear. Maintenant je suis sûr d’une chose : l’utilisation du Gear ne mettra plus jamais ma vie en danger. »

Les membres du chapeau de paille n’étaient pas vraiment convaincus par les dires du Chapeau de paille. Mais ils finirent par laisser tomber, pour une simple raison : Luffy, c’est Luffy ! Avec lui, il ne vaut mieux pas chercher à comprendre.

Robin : « Alors, que faisons-nous maintenant, capitaine ? »

Le fils de Dragon éteignit son Gear Fire, et remit son chapeau sur la tête, avant de répondre tout simplement.

Luffy : « C’est simple, on va choper Barbe Noire et toute sa bande, morts ou vifs. On remettra par la suite, ces monstres sanguinaires aux mains du Gouvernement Mondial, afin de mettre Amazon Lily définitivement hors de danger. Et ensuite, nous continuerons notre route vers Rough Tell, où je deviendrais le Roi des pirates ! »

Le « OUAIS » tonitruant, plein d’enthousiasme, de l’équipage du chapeau de paille ainsi que d’Hancock, tînt lieu de réponse aux propos de l’homme élastique

Luffy : « Alors, c’est parti les gars ! En route vers le nouveau monde ! »

Accompagné de tous ses compagnons, ainsi que de l’impératrice pirate, Luffy  courut en direction du Thousand Sunny. Ils étaient en route vers l’Aventure qui les appelait. Ils étaient en route vers leur destin.

Deux semaines plus tard, dans la salle du Conseil des cinq étoiles du Gouvernement Mondial.

 Doyen 1 : « MAIS CE N’EST PAS POSSIBLE, A LA FIN ! C’EST UN  VÉRITABLE CAUCHEMAR ! »

Avec une brutalité superflue, le vieil homme jeta, sur la table du conseil, le journal du matin. On pouvait y lire en première page : « Monkey D. Luffy, Le nouveau héros de la marine »

Doyen 2 : «  Je suis d’accord avec vous. Cette vermine de Chapeau de Paille  nous pose de plus en plus de problèmes. Hier encore, on  a recensé pas moins d’une dizaine d’agressions sur les nobles mondiaux. »

Doyen 3 : «  Que font donc nos amiraux ? Ils sont censés veiller à leur sécurité. »

Doyen 4 : «  Mais c’est bien ce qu’ils font ! Le problème, vient du fait qu’il y a tellement d’agressions qui se produisent, que nos amiraux ne savent plus où donner de la tête. De plus, depuis la nomination d’Ao Kiji au poste d’amiral-en-chef, ainsi que la mort d’Akainu, nous n’avons plus que l’amiral Kizaru, pour freiner cette vague d’agressions. Et bien sûr, nous ne pouvons pas demander au Chapeau de paille de s’en occuper, puisqu’il traque l’équipage de Barbe Noire, et que cette chasse a été classé, comme mission prioritaire par le conseil, n’est ce pas mes chers confrères ? »

Doyen 5 : « Ne rejetez pas la faute sur nous ! La décision a été prise collectivement. De toute façon, cet objet ne constitue pas l’ordre du jour de cette réunion. »

Doyen 3 : «  C’est exact ! Si nous nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour trouver une solution au problème Luffy au Chapeau de paille. »

Doyen 1 : « La solution ? Mais la solution est on ne peut plus simple. Il faut éliminer ce parasite. »

Doyen 4 : « Avez-vous perdu l’esprit ? Pour le peuple, il incarne le nouveau héros de la marine. Et si le Gouvernement Mondial venait à le supprimer, nous perdrions le peu de crédibilité qu’il nous reste. Les choses seraient alors mille fois pires qu’avant. »

Doyen 5 : « Il a raison, mes chers confrères ! Si nous sommes dans cette situation, c’est parce que nous nous sommes mis à dos de l’ancien héros de la marine, devenu aujourd’hui l’un des piliers du mouvement révolutionnaire, et que nous avons traité notre nouvel amiral sans le moindre respect. Le peuple a encore de l’admiration pour Garp : c’est ce qui a poussé certains d’entre eux à remettre en cause notre autorité »

Doyen 2 : « Cependant, notre nouvel amiral a agressé son supérieur hiérarchique. Nous pourrions nous servir de cela pour le discréditer. »

Doyen 5 : « Nous avons bien tenté de rapporter l’info dans les médias. Néanmoins le problème, c’est que le peuple estime que, non seulement le petit-fils de Garp a eu raison d’agir de la sorte, mais aussi que l’amiral-en-chef Kuzan n’a eu que ce qu’il méritait. Pire encore, la nouvelle n’a fait que renforcer l’admiration et le respect du peuple pour celui qu’il considère, selon leurs termes, comme le « représentant du nouvel ordre mondial ». »

Doyen 3 : « Mais, s’il est impossible de discréditer ou d’éliminer Luffy au chapeau de paille. Que peut-on faire, alors ? »

Doyen 5 : « Je suggère de laisser le Chapeau de paille poursuivre sa mission. Barbe Noire, et son équipage sont les pirates les plus redoutables que j’ai jamais vus. Leurs force est extraordinaire. Et si ça se trouve, ils nous débarrasseront, une bonne fois pour toute de cette bande au Chapeau de paille de malheur. »

Kong : «  Permettez-moi d’en douter ! »

Tous les doyens se retournèrent en direction du marine, à la fois surpris de sa présence dans le conseil, et inquiétés par ses derniers mots.

Doyen 5 : « Mon généralissime, vous étiez là ? Mais pourquoi dites-vous que ce plan ne marcherait pas ? »

Kong : « Il y a un peu plus de deux ans, à la bataille de Marinford, Monkey D. Luffy ne rivalisait pas du tout avec un de nos amiraux. Aujourd’hui, il est assez fort pour affronter et tuer en combat singulier, n’importe lequel de nos officiers. Qui sait ce qu’il sera capable de faire demain. Il pourrait même, dans un avenir proche, devenir suffisamment puissant pour enrayer la menace grandissante de Barbe Noire. »

Un silence de plomb s’abattît sur l’assemblée. L’effarement se lisait sur le visage de chacun des membres de l’assemblée, suite aux mots du généralissime. Lorsqu’il reprit la parole, après avoir marqué un bref temps mort, le discours du marine prit une allure prophétique : ses paroles résonnèrent dans la salle du conseil avec la fatalité du destin.

Kong : « La vérité messieurs les doyens, c’est que Monkey D. Luffy est devenu la pièce maîtresse, dans cette lutte pour construire le monde de demain, tel que nous l’avions souhaité. Il faut être réaliste : nous avons définitivement perdu le contrôle total de la situation. Les rennes du destin ne sont plus entre nos mains désormais ! »

 

FIN DU CHAPITRE 8