Henka No Kaze

par Lucina

Yume Wa Hakanai

Chapitre 01 : Henka No Kaze



Tout commença, ce matin là, dans l’ancienne capitale du pays du soleil levant. Grande ville, mêlant traditions et nouvelles technologies, Kyôto se dressait fièrement au milieu d'un superbe coin de verdure, mélange de forêt et de montagnes millénaires.


Mais ce qui nous intéresse se trouve dans un manoir de l’arrondissement Kamigyô-ku, actuelle centre ville -connus pour ses temple et son palais impériale-, une voiture s'engouffra dans une petite ruelle, longeant un mur d'enceinte blanc. Elle finit par s'immobiliser devant un large portail de bois sombre, une plaque de marbre blanc gravée du nom "Uchiwa" ornait le mur de soutien du portail.

Celui-ci s'ouvrit alors, libérant l'accès à la rue principal du manoir Uchiwa. Celle-ci donnait sur une vieille maison au toit courbée et tuiles sombres, dans le plus pur style japonais. Sur la terrasse en bois vernis, une belle femme aux longs cheveux noirs, la quarantaine, semblait attendre les occupants du véhicule. Un doux sourire étira ses lèvres légèrement maquillées lorsque deux jeunes hommes sortirent de la voiture. Le jeune homme blond comme les blés lui fit de grands signes de la main, alors que le second, brun au regard sombre, avançait tranquillement dans sa direction. Elle enfila une paire de socques en bois, s’approcha d’eux et s’incluant devant le premier.


« Ōji-sama », le salua-t-elle. Elle se redressa puis serra le brun dans ses bras. « Sasuke, comment vas-tu mon poussin ».

« Arrêtes de m'appeler comme ça », râla le jeune homme brun.

« Bonjour Mikoto-san ! », s'exclama Naruto.

« Avez-vous passé un bon séjour ? », demanda-t-elle aux deux jeunes hommes.

« Non ! », trancha son fils. « Comment se relaxer quand on doit traîner un pareil boulet », trancha-t-il en lançant un regard à Naruto qui haussa les épaules.

« Sasuke ! Ce n'est pas une façon de s'adresser à Ōji-sama !, s'indigna-t-elle ».

« Soyons réaliste, qui pourrait croire, en regardant cet idiot qu'il est un des neufs princes Élu pour devenir le Maōkage, le roi démon des ombres !, s'exclama-t-il de lassitude. « Ras le bol de protéger un blaireau pareil », s'énerva-t-il avant de pénétrer dans la demeure.


Alors que Mikoto s'énervait une fois de plus sur son fils, le blondinet tentait de la calmer en agitant ses mains devant elle.


« Mikoto-san », l'appela-t-il. « Il ne faut pas en vouloir à Sasuke, c'est de ma faute s'il est dans cet état », confia-t-il. « J'ai commis une grande imprudence et il m'a bien protéger, il est tout à fait dans ses droits de me sermonner », termina-t-il avant de s'incliner devant la femme. « Je m'en excuse ».

« Ōji-sama... », murmura-t-elle presque.


Sur ces mots, il se dirigea à son tour vers le manoir. Le jeune homme ôta ses chaussures dans le hall puis enfila des pantoufles. Il fût chaleureusement accueillit par les membres du clan Uchiwa auquel il rendu le salue. Puis se rendit dans le salon.


Naruto était en apparence un adolescent des plus banals, bien qu'il était un Jinchûriki, un démon ayant le pouvoir de fusionner avec un Bîjuu, un démon-familier. Depuis sa naissance, il avait été élu pour être un des candidats pour devenir le nouveau Maōkage. Seul les Jinchûriki pouvaient avoir accès à ce privilège. Le jeune homme avait le clan Uchiwa sous ses ordres, une puissante famille de démons contrôlant le feu. Il n'aimait guère jouer au commandant, sans compter que certains membres de ce clan lui était indifférent. Naruto était spécial, le jeune homme était le premier Jinchûriki à avoir une moitié humaine qu'il tenait de son père. Cela le fragilisait, contrairement à un démon de sa classe dont les fusion était limité dans le temps, lui, ne pouvait pas tenir la fusion plus d'une heure.

L'adolescent ne l'avouait jamais devant les autres démons, mais il chérissait cette partie humaine en lui. Il avait la chance de connaître les émotions, choses que les démons ne comprenaient pas. C'était d'ailleurs pour cette raison qu'il s'engueulait souvent avec son ami, Sasuke. Si Naruto en avait le pouvoir, il aimerai être un humain parmi d'en d'autre, comme son père.


Le jeune homme s'installa dans un canapé de cuir blanc aux côtés du brun qui lui lançait un de ses regards perçants.


« Prêt pour demain ? », lui demanda le blond.

« Hff...Comme si j'avais le choix », lui répondit-il sèchement.


Les deux jeunes hommes étaient scolarisés et la rentrée approchait à grand pas. Sasuke était du genre associable, il disait ne pas aimer être en compagnie d'êtres inférieurs. Les humains le dégoûtaient plus que tout, c'était un véritable calvaire pour lui d'y aller. Et pour son plus grand malheur et une raison inconnue, il attirait toutes les femmes à lui. Lui et une humaine, à ça non, jamais !


« Courage, Sasuke », l'encouragea Naruto. « Le lycée est le terminus de ton calvaire, après notre diplôme, nous n'y mettrons plus les pieds ! », s'exclama-t-il en tapotant l'épaule du brun.


Le démon de feu laissa tomber sa tête dans le creux du cou du blondinet et s'enlaça. Bien que démoniaque, le jeune homme brun faisait toujours une espèce de déprime lorsque la période vacances prenait fin. Naruto resserra l'étreinte lui tapotant le dos.


« Allons, allons...Un puissant démon tel que toi ne devrais pas être si accablé de retourner à l'école ! Tu vas quand même pas me dire, que tu as peur des êtres humains ? », le titilla Ōji-sama.

« Ça...Ça va pas non ?! », protesta Sasuke en se redressant subitement.


Il se leva et serra un poing, un sourire en coin se dessina sur ses fines lèvres laissant apparaître une canine. Ses yeux s'injectèrent de sang jusqu'à devenir complètement rouge et son corps s'enflamma.


« Je vais tous les bouffer ! », s'exclama-t-il avec un tout autre timbre de voix qui glacé le sang.

« Là, je te retrouve ! », s'exclama Naruto un sourire aux lèvres .


Le jeune Jinchûriki se stoppa alors que son sourire se dissipait quand il aperçut un renard, à neuf queues, qui pénétra dans la pièce. Sasuke baissa la tête pour le saluer, l'animal lui rendit son salue avant de sauter sur les genoux de Naruto.


« Kurama... », murmura le blondinet.

« Naruto... », fit de même le Bîjuu.


Le renard plongea son regard dans ceux du jeune homme. Ils communiquèrent discrètement par pensées.


« Profites bien de ta tranquillité », lui dit Kyuubi.

« Pourquoi ? », demanda le Ōji-sama.

« Un vent étrange souffle sur la ville...Un mauvais présage...Quelques choses se préparer... », déclara Kurama la mine sombre. Tu ferais mieux de reprendre ton entraînement...Un jour proche, tu auras besoin de ma force, il te faudra la supporter », lui conseilla-t-il. « Je ne peux me permettre te de perdre, comme j'ai perdu ta mère... ».

« Bien... ».


Naruto caressa l'animal qui gigotait doucement appréciant les cajoleries de son maître. Sasuke le regardait faire, impassible à la scène, ne sachant pas quelles sensations cela procurer .


« Ōji-sama, Sasuke », les appela une voix grave.


Les deux jeunes hommes saluèrent l'aîné des fils Uchiwa. Itachi était la fierté de sa famille, c'était un démon accomplit. Puissant, adroit et avait une place importante dans le monde des humains. Il était l'exemple parmi les démons.


« Aniki... », murmura Sasuke qui se sentit tout d'un coup inférieur.


Les deux frères s'entendaient bien, mais le plus jeune enviait le premier. Leur père n'avait toujours que d'attention pour Itachi. Cela avait le don d'agacé Sasuke, bien que, pour le rassurer, Mikoto avait confié à son cadet qu'il avait eu le privilège d'être le garde du corps de Naruto. Ce qui signifiait que son père reconnaissait sa puissance, mais cela ne lui suffisait pas.


« Il est déjà tard, vous devriez aller vous coucher. N'avez-vous pas classe demain ? », leur conseilla-t-il.

« Nous y allons de ce pas, Itachi-san. Merci pour ta bienveillance », le remercia le jeune maître de la maison.

« Tout le plaisir est pour moi », lui répondit l'aîné de Sasuke en s'inclinant.


Le jeune homme brun attendit que son frère qui la pièce avant de pester contre lui. Naruto posa sa main sur son épaule, compatissant. Puis les adolescents quittèrent à leur tour le salon afin de rejoindre l'étage. Ils grimpèrent un escalier de bois sombre et pénétrèrent dans la première pièce de droite.

Sasuke se jeta dans son lit alors que le blondinet lui se dirigea vers la fenêtre. Il tira légèrement les rideaux de soie bleus pour observer ce ciel de pleine lune. Tout était si paisible. Doucement, son regard bleuté descendit le long de son corps pour finir leur course sur sa jambe où le démon renard se frottait.


« Encore, Naruto, encore ! Donne moi encore ces choses que tu appelles caresses », réclama Kurama par pensées.


Le jeune Jinchûriki sourit tendrement et invita son familier à le rejoindre sur son lit où il lui donna ce qu'il lui avait demandé. Le brun les observait sans dire un mot, il trouvait ça curieux. Le mouvement de la main d'Ōji-sama descendant de la tête de Kyuubi jusqu'à ses reins, et le mouvement de l'animal qui montait ses fesses à chaque passage. Le démon de feu inclina la tête sur le côté d'un air suspicieux.


« Je pourrais essayer moi aussi ? », demanda-t-il soudainement.

« Bien sûr ! », s'exclama Naruto surpris.


Le jeune homme entrouvrit la bouche lorsqu'il vit le brun se mettre torse nu...En quoi cela pourrait-il l'aider à cajoler Kurama ? Le blondinet se le demanda jusqu'à ce que le démon de feu arrive à son niveau. Il l'attrapa non sans tendresse le familier par la peau du cou, qui par surprise ne pu réagir, et l'envoya voler plus loin dans la pièce avant de prendre sa place. Kyuubi s'irrita en se mit en position pour l'attaquer.


« Euh, Sas », commença Naruto. « Tu voulais pas essayer de le caresser ? » Tenta-t-il de comprendre.

« Pourquoi je ferai une chose pareil ? », demanda-t-il incrédule.


Le jeune Jinchûriki calma Kurama pour qu'il n'attaque pas tout en riant nerveusement. Encore une fois, il avait mal compris son ami. Il promit à son familier de s'occuper de lui quand il en aurai finir avec Sasuke. Il entreprit de le masser avec enthousiasme. Rare était les fois où le jeune Uchiwa tentait de s’intéresser aux émotions humaines.


« C'est bizarre comme sensation », murmura le démon de feu dans un souffle presque inaudible comme s'il se laissait prendre au jeu.

« Ce n'est pas bizarre, mais agréable, lui apprit le jeune homme blond.

« Agréable ? » répéta l'Uchiwa sans comprendre le sens de ce mot.

« Sasuke, dégages, c'est ma place ! », râla Kyuubi.

« Toi la boule de poil, je t'ai pas sonné », trancha-t-il en lui lançant, avec son index, de petites boules de feu.


Excédé, le renard se jeta sur lui et les deux démons commencèrent à se chamailler. Naruto se mit à rire en murmurant un vague « Ça y est, il recommence ». Tout en se glissant dans ses draps.


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Le soleil, qui s'était levé depuis quelques heures, ornait un ciel azur constellé d'une multitude de nuages cotonneux aux aspects aussi divers que variés. Quelques rayons s'engouffraient dans la maison, réchauffant les pièces claires et spacieuses à la décoration modeste, et s'amusaient à chatouiller le nez de Naruto, soigneusement étalait sur son matelas douillet, couverture et traversins de travers, filet de bave au coin de la bouche et ronflements sonores pour agrémenté le tout.


Au rez-de-chaussée, confortablement installé sur un des tabourets de cuir de la cuisine, une tasse de thé noir fumante sur le comptoir, Sasuke lisait tranquillement le journal.


« Ōji-sama devrait se lever, vous allez être en retard sinon », dit doucement Mikoto qui préparait le petit déjeuner pour tout le clan.


Le regard du jeune homme brun dévia vers le plafond, d'où filtraient des ronflements. Il soupira de lassitude, but une gorgée de son thé, fit une grimace de dégoût, le thé ayant trop refroidit et vida la tasse dans l'évier.


« C'est bon, je me sacrifie », rumina-t-il.


La mauvaise humeur pointant son nez, il se dépêcha de grimper l'escalier de bois sombre, puis pénétra dans la chambre. Il s'approcha du lit en silence, observant son ami dormir comme un bien heureux, un fin sourire sadique s'étirant alors sur ses fines lèvres. Le cadet des Uchiwa tira d'un coup sec sur la couverture, et fixa le blondinet qui grogna de mécontentement, avant de se retourner et de plonger la tête sous le traversin. Le brun pencha la tête de côté, amusé, puis se baissa, attrapa le matelas, et le retourna d'un coup sec, envoyant valser literie, oreillers et Naruto au sol. Ce traitement de choc réveilla finalement l'endormie, qui batailla contre son matelas.


« Sasuke!!! T'es malade de réveiller les gens de cette façon?! », s’égosilla le jeune homme à s'en casser la voix.

« Tais toi, et bouges toi de t'habiller !, lui ordonna-t-il presque.

« Qu'est ce qui se passe ? », demanda le jeune Jinchûriki encore endormi.


Sasuke ne répondit rien, et retourna s'installer au comptoir de la cuisine, lançant mentalement un compte à rebours.

Cinq...Il entendit Naruto remettre le matelas à sa place, en bougonnant. Quatre...Il se servit une nouvelle tasse de thé sous le regard intriguée de sa mère.Trois...Il entendit vaguement le blondinet marmonner. Deux...Il but une longue gorgée du liquide chaud...Un...Il reposa la tasse dans un tintement sec.


« Zéro! », murmura-t-il avant d'entendre un grand cri d'horreur provenant de l'étage, ce qui alerta tout le manoir.

« AHHHH !!! ON VA ETRE EN RETARD ! », gueula le blond.


Dans la chambre, l'adolescent sautillait de long en large à la recherche de son uniforme tout en enfilant des chaussettes qui traînaient par-là.

Sasuke soupira satisfait, mais plissa les yeux, s'apercevant, qu'ils allaient être effectivement en retard et que tout ça était en rapport avec l'idiot qui descendait les escaliers en trombe, et qui se ramassa tête la première. Mikoto accouru aussi vite alors que le brun s'y rendit en traînant les pieds.


« Ōji-sama, vous vous êtes fait mal ? », s'inquiéta-t-elle.

« Pas de trace, ni de trou... Humm je suis trop fort! », se félicita-t-il en se relavant.

« Crétin », marmonna l'Uchiwa en croisant les bras.


Ils se dirigèrent dans le hall où ils enfilèrent leurs chaussures, et allé sortir lorsque l' estomac du jeune Jinchûriki se manifesta. Il baissa la tête, posant les mains sur son ventre, puis la releva, les joues roses, un regard plein d'espoir vers son ami démon. Celui-ci exaspéré par le comportement du blond quitta le manoir, l'abandonnant à son triste sort.

Fort heureusement, Mikoto qui les avait suivit lui tendit deux bentô et trois tartines grillés. Il la remercia alors qu'elle leur souhaitait une bonne journée. C'est après un petit sprint et le gobage des tartines que Naruto rattrapa le démon de feu.


« Tu aurais pu m'attendre ! », protesta le jeune homme.

« Ce n'est pas moi qui me suis réveillé en retard », trancha l'Uchiwa.

« Pour quelqu'un qui hait l'école, je te trouve bien pressé d'y aller, se moqua l'Ōji-sama.


Le brun toussota, un léger rougissement sur ses joues, une attitude qui fit sourire le blondinet qui aimait tant le taquiner. Bien que démon, il arrivait, rarement, que Sasuke est des réactions humaines. La plus part du temps, monsieur, disait pour sa défense que c'était à force de trop côtoyer ses êtres inférieurs, ce qui amusait encore plus Naruto.


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Sasuke ralentissait le pas lorsque le portail du lycée fut en vue. Il commença, comme à son habitude, à se sentir nauséeux. Ils passèrent le portique, et l'Uchiwa se décomposa sur place et vira au bleu lorsqu'un troupeau de fille arriva vers lui. Il prit la fuite laissant Naruto, complètement seul.


« A tout à l'heure ! », lui lança le blondinet en se retenant de rire.


Le jeune Jinchûriki prit le temps d'observer ce nouvel environnement ainsi que tout ces visages. Il en reconnu quelques un, ceux qui étaient scolarisé dans le même collège que lui. Il cligna des yeux lorsqu'un pétale de cerisier passa tout près de son visage.

Tournant la tête vers l'endroit d'où il venait, il remarqua un énorme cerisier en fleur sur sa droit. Naruto aimait particulièrement cet arbre dont les fleurs étaient jolies tout en étant fragiles et éphémères. Il remarqua, aussi, la présence d'une jeune fille dont les cheveux avaient la même teinte que celle des pétales. Elle serrai son sac contre elle, le regard éteint, dans le vide. Il inclina la tête intrigué, avant d'être bousculer.

Le choc ne se fit pas violent, malgré une espèce de coup de jus qu'il ressentit dans son bras. Lorsque Naruto regarda le coupable, il resta sans voix. Une jeune fille plutôt petite avec une longue chevelure noir et des yeux si blancs qu'il avait l'impression qu'elle n'avait pas de pupille.


« Je...Je suis désolée ! », s'exclama-t-elle tout en rougissant fortement.

« Ce n'est pas grave », la rassura-t-il. « Tu ne t'es pas fait mal ? ».

« Non... ».


La demoiselle s'inclina avant de rejoindre un garçon, plus âgé, lui ressemblant fortement. Celui-ci dévisagea Naruto d'une telle façon que celui-ci se sentit mal à l'aise. Son attention fût, cependant, détournait par un petit cri aigu.

Le blondinet reconnu la fille aux cheveux rose, toujours sous le cerisier avec un Sasuke très proche d'elle en position accroupit. L'adolescent comprit assez vite, que l'Uchiwa avait dû se planquer dans l'arbre pour fuir son fan club. Naruto se dirigea vers eux.


« Sas, qu'est ce que tu fous ? », lui demanda-t-il.

« Ça se voit pas, je me planquais, ronchonna-t-il en lançant un regard méprisant sur la demoiselle.

« Excuses toi, abruti », lui murmura le blondinet en lui donnant un coup de coude.


Le brun lui jeta un regard noir puis se racla la gorge. En présence de Naruto, il devait toujours bien se comporter envers les autres humains.


« Je suis désolé, je ne voulais pas t'effrayer », dit-il à l'adresse de la jeune fille en regardant dans la direction opposé.


La demoiselle ne répondit rien et se contenta juste de rejoindre le hall d'entrée en courant. Le jeune Jinchûriki soupira pensant que Sasuke aurai pu, tout de même, faire un effort. Mais l'heure n'était plus au réflexion, la sonnerie retentit. Le blondinet s’apprêtait à rejoindre la classe quand le brun l'attrapa par la manche.


« Naru...Ce lycée... » commença-t-il.

« Oui, ce lycée ? ».

« Ça pue le démon , ici », finit l'Uchiwa.


L'adolescent haussa un sourcil et se mit à renifler l'air sous le regard ahuri du démon de feu. Mais ne sentit rien. Contrairement à Sasuke qui était un démon à cent pour cent, le blond ne pouvait sentir les démons à défaut de son côté humain. Mais si le brun le lui avait dit, c'est que c'était vrai...Il repensa vaguement à l'avertissement de Kurama...Était ce cela, qui avait ressentit ?