Chapitre XIV

par sak-ura

Chapitre XIV :                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Banlieue Nord

Tokyo

 

 

 

 

**Sasuke**

 

 

-          Sasuke, je ne comprends pas ton père. Mais regarde-moi ce quartier, Dieu qu’il est …laid ! Comment font donc les gens d’ici ?

-          Je suppose qu’ils sont habitués, fis-je d’une voix lasse.

-          Oui et bien, je ne les envie pas. Comme cette pauvre fille que tu as invitée l’autre soir…

-          Qu’as-tu à lui reprocher, elle aussi ?interrompis-je, un peu vivement.

-          …Tu es amoureux ?

-          NON !!

-          Ah, ça me rassure, mon chou. J’étais à deux doigts de t’emmener voir un psy. Elle est si commune ! Et puis sa tenue…enfin, il était évident, vois-tu, qu’elle n’était pas à sa place.

 

 

J’aimais bien Noriko. Vraiment. Mais ce jour-là, j’avais une migraine épouvantable et son babillage était comme des coups de marteau sur mon pauvre crâne douloureux.

Elle s’arrêta enfin. Je n’eus pas le temps de remercier le Ciel qu’elle alluma la radio, mettant à fond un tube d’Ayumi Hamasaki. Je me pris la tête entre les mains, découragé.

Par chance, nous n’étions plus très loin du lycée. Car encore une fois, elle m’y conduisait. Je ne me plaignais certes pas, cela m’évitait de prendre les transports en commun – que j’ai en horreur.

Elle freina brutalement – comme toujours – et j’ouvris la portière. Mais elle retint mon bras, regardant quelque chose ou quelqu’un derrière mon épaule.

Je tournai à mon tour la tête pour voir le centre de son attention.

Sakura et le garçon rebelle aux cheveux rouges et dont je n’arrivais pas à retenir le nom arrivaient.

Je regardai Noriko.

 

-          C’est Sakura. Et bien ..?

-          Mais non, mon ange, je ne te parle pas d’elle, mais du garçon !!

-          Quoi, le garçon ?demandai-je, assez déconcerté.

-          Ça ne serait pas Sabaku no Gaara, par hasard ?

-          …Peut-être. Il me semble que c’est son nom, quoique je ne me rappelle jamais de…

-          C’est lui ! Je le vois mieux maintenant.

-          Comment connais-tu ce garçon, Noriko ?insistai-je.

 

Après tout, ce garçon avait tout du lascar des cités. Noriko, elle, était de ces personnes qui ne s’imaginent même pas avoir un jour à ouvrir leur frigo et se verser du lait seules sans le secours d’une domestique.

Vous comprenez donc mon étonnement.

Noriko me regarda avec agacement. ( ?)

 

-          Enfin, Sasuke ! Tu ne connais pas les Sabaku ?

-          Sa sœur est avec nous en classe, également, mais non, cette famille ne…

 

Je m’interrompis brusquement.

 

-          Aaah ! dit Noriko, triomphante.

-          Tu parles des Sabaku, la famille aristocrate ? Dont le père est le conseiller général au palais impérial ?

-          Bien sûr !

-          Mais enfin, Noriko, tu n’y penses pas. Ces gens-là sont la crème de la haute société, rien à voir avec ces deux racailles. Bon, sa femme est quelque peu excentrique, c’est vrai… mais de toute façon, ils n’ont que deux enfants et j’ai rencontré le seul garçon. Il m’a dit qu’il avait une sœur unique.

-          Evidemment qu’il t’a dit ça, tu ne te rappelles pas le scandale, à l ‘époque ? Le conseiller s’est séparé de sa première femme..

-          Elle est morte !

-          Hum, c’est vrai qu’ils ont étouffé l’affaire, c’est ce qu’ils ont dit. Mais elle a emporté son dernier fils avec elle !

-          …Et comment tu… ?

-          Chéri, mon père et Sabaku-sama sont associés en affaires.

-         

 

Les éléments s’enchaînaient trop vite. C’était, par ailleurs, une hypothèse que j’admettais difficilement. Enfin, le temps passait et si je voulais éviter le passage par le bureau de la dérangée mentale nous servant de proviseur, j’avais tout intérêt à me dépêcher aussi je pris congé et filai vers ma classe.

 

 

 

 

Lycée Konoha

Devant le portail

 

 

 

 

La voiture jaune vif, une Porsche coupé, ne démarra pas. Son occupante baissa juste la capote automatique du toit, et ses lunettes de son nez.

Elle fixait sur le miroir pivotant une jeune fille aux cheveux roses et un garçon roux, qui arrivaient derrière elle. Ou peut-être serait-il plus juste de dire qu’elle portait un grand intérêt au garçon.

Ils passèrent. Par un coup de chance ou un coup de pouce de sa bonne étoile, l’objet de son attention s’arrêta pour lacer ses baskets, faisant signe à la fille de partir devant.

La conductrice baissa sa vitre, se demandant comment l’interpeller.

A ce moment, il se releva, et si elle avait regardé ses pieds, peut-être aurait-elle noté qu’il portait des chaussures à scratch, sans lacets.

Mais Noriko ne regardait jamais par terre, en habituée des hauteurs.

Il se releva donc, et au lieu de continuer vers le lycée, s’assura juste que sa compagne avait pénétré dans l’établissement. Il se retourna alors, s’approcha nonchalamment de la voiture et fixa la jeune fille d’un air fermé.

 

-          Bonjour !tenta-t-elle en souriant.

 

Il la considéra un long moment, impassible.

 

-          Qu’est ce que vous voulez ?demanda-t-il abruptement.

 

Noriko ne se laissa pas démonter. Oh, bien sûr, la voix rauque, sourde du jeune homme était impressionnante. Mais quand on est l’héritière unique et adulée de la troisième plus importante fortune du Japon, se laisser impressionner est, plus qu’improbable, impossible. Elle descendit donc de la voiture, lissa de la main sa minijupe infroissable, et s’appuyant sur la voiture, elle croisa ses minces jambes gainées de noir. Souriant ambigument, elle porta le premier coup.

 

 

-          Ne prenez pas cet air, voyons. Voyant arriver le fils du meilleur associé de mon père, je me suis dit qu’un petit bonjour serait la moindre des choses.

 

Si elle avait espéré déstabiliser le jeune garçon – et c’était le cas – elle fut déçue. Pas une expression ne parut sur le visage blanc, pas plus que la moindre ombre ne passa sur les prunelles vertes.

Il étira lentement ses lèvres en une sorte de demi-sourire.

 

 

-          Et bien, bonjour. Voilà. Vous êtes satisfaite, Mlle Yu-Tenchi? Vous allez même avoir droit à l’au revoir.

 

Il inclina narquoisement la tête, et prit congé. La minute suivante, il était au portail. Noriko serra fugacement les lèvres, puis les détendit. Elle lança une dernière pique, tout en prenant place sur son siège :

 

-          Vous passerez le bonjour à madame votre mère, n’oubliez pas.

 

Gaara se retourna brusquement, pour voir la voiture démarrer en trombe. Son visage était neutre, mais sa main posée sur la bandoulière du sac était sauvagement refermée dessus, et si ladite bandoulière avait été en un matériau plus friable, nul doute qu’elle eut déjà été broyée.

 

 

 

 

Lycée Konoha

Hall

 

 

 

 

**Sakura**

 

Mais qu’est ce que Gaara fichait donc dehors ? ça ne prenait tout de même pas tant de temps que ça, de lacer ses baskets. Je me suis dirigée vers le portail, histoire de jeter un coup d’œil. Et là, pan, choc : Il était en train de discuter avec la miss-perfect. Car oui, je l’avais repérée avant même de tourner la rue. A l’odeur. Un parfum de frime qui se sentait de très, très loin.

Elle draguait Gaara en plus de Sasuke, la meilleure de l’année. Bon, connaissant Gaara je ne m’inquiétais pas vraiment, ou en tout cas pas autant que pour le ténébreux. Toutefois…on ne sait jamais.

Il s’est –ENFIN – retourné et s’est dirigé vers le lycée. Moi, je me suis cachée. Histoire de pouvoir jouer celle qui n’a rien vu. Histoire, surtout, de pouvoir poser les questions.

 

-          Alors ?questionnai-je dès qu’il passa la porte.

 

Il m’a regardé avec son air si spécial, - il plisse un peu un œil sans faire bouger les autres traits de son visage. Oh, très fort. J’ai soupiré.

 

-          Tu la connais ?repris-je.

 

Il n’était pas question d’abandonner.

 

-          Oui.

 

N’importe qui de normal aurait dit : oui, c’est ..Trucmuche, Machin, enfin, le nom. Pas Gaara. De toute façon, je connaissais le nom de cette crâneuse. Ce que je voulais savoir, c’était comment Gaara et elle se connaissaient.

Tout en discutant – ou monologuant ( les participations de Gaara se limitaient à des hochements de tête et des hop je plisse l’œil ), on était arrivés au couloir. Les élèves étaient tous là, le prof non. S’agissant de Mr Hatake, ça n’avait rien d’étonnant. Pourquoi étaient-ils tous rassemblés, alors ?

J’ai mieux regardé. En fait, pas tous. Naruto se faisait harceler par Tenten qui avait l’air indignée, Kiba, les mains dans les poches, acquiesçait, Hinata et Ino écoutaient, Temari et Shikamaru étaient là aussi et Temari secouait la tête, l’air un peu incrédule. La Bande des Pestes (Tayuya, Kin et Yumi) faisaient les ‘baladeuses’. Autrement dit et dans notre langage, elles se tenaient assez loin pour se payer le luxe d’avoir l’air indifférentes alors qu’elles ne perdaient pas une miette.

Mais une miette de quoi, au juste ?

On s’est approchés. Gaara s’est arrêté, net. Il m’a retenue par le bras, mais je me suis dégagée en souriant. Oui, je suis curieuse !

Mais des fois, la curiosité, ça se paie cher.

Les gens se sont tous retournés vers moi. J’ai stoppé aussi, étonnée : Quoi ?

Tenten s’est avancée vers moi, avec le même regard dont elle incendie Tayuya les jours de guerre ouverte.

Elle a pointé son index et me l’a plongé dans le thorax :

 

-          Toi ! Haruno Sakura, t’es officiellement virée d’mes contacts.

 

Avant de partir, elle m’a encore craché :

 

-          Sale baltringue !

 

Naruto et Kiba n’ont pas eu un regard vers moi. Seule Hinata m’a souri, doucement, mais Tenten est retournée sur ses pas pour la traîner en classe d’un air sans réplique. Temari, Shikamaru, Choûji, tous ont suivi. Même les Pestes, pleinement satisfaites. Restait Ino, qui s’est approchée, compatissante.

 

-          Désolée, m’a-t-elle glissé.

-          Moi aussi.

 

Désolée. Désolée.

 

 

 

Lycée Konoha

Salle 10

 

 

 

**Naruto**

 

 

J’me suis assis à côté de Hinata. Pour une fois, j’regrettais pas de pas être à côté de Sakura tiens. Parce que sans mentir, j’aurai trop pas su quoi faire. Tenten a dit qu’on lui parlait plus, et j’suis pas mal d’accord sur le principe, parce que même si Sakura j’suis fou d’elle, elle a trop fait sa nympho sur ce coup. Elle nous as laissés béton pour ce type !! Ça, j’le digérais pas.

Elle est rentrée avec les yeux rouges. J’ai failli m’sentir méchant, mais heureusement j’avais toujours ma soirée du samedi en tête. Décidé : Fini, de faire le chien-chien. Même pour Sakura.

J’me demandais bien ce qu’il allait lui dire, Kiba, c’est pas moi, de un il flashe pas sur Sakura et de deux il aime pas qu’on se foute de sa gueule, de trois il avait les mots durs. Une semaine avant j’aurais sauté sur Kiba s’il lui parlait mal mais là… là j’me demandais si c’était pas justement c’qu’il lui fallait, à Sakura.

Mais en fait Kiba il a rien dit. Il lui a pas parlé du tout.

 

 

 

 

**Kakashi**

 

Il faisait très beau, le ciel était bleu, et n’eus-je pas eu à m’enfermer deux heures dans une salle pleine d’élèves surexcités, je me serais senti heureux. Ce qui ne voulait pas dire que je broyais du noir, j’étais juste un peu…blasé, parce qu’il faisait bon, que j’étais à l’avant-dernier chapitre d’un superbe livre trouvé aux puces et qu’en vérité lire dans le parc calme par un temps pareil devait être la définition du bonheur terrestre.

Mais le bonheur terrestre, comme toute chose, était réservé aux puissants sur cette planète, et je n’avais pas de carte VIP. Donc j’enfonçais ma tête dans mon col et mes divagations dans un coin de mon cerveau avant d’entrer dans le bâtiment gris.

 

-          KAKASHI !!

 

Les épaules affaissées, je me suis retourné vers la principale qui venait vers moi, l’air furieux.

 

-          Tu te fous de ma gueule, dis ?me cracha-t-elle à la figure.

-          Euuh… Non.

-          On dirait pas ! Ils sont où les contrôles que je devais avoir sur mon bureau, corrigés et notés, de la seconde B ?

-         

-          Pas encore corrigés, je parie !!

-          Euuh…

-          Mais encore ?

-          En fait, je ne les ai pas encore faits.

-         

-          Mais j’ai en tête les questions ! Ce n’est que l’affaire d’une semaine tout au plus, anticipai-je pour l’adoucir.

 

Je suis optimiste. Trop, parfois.

 

-          HATAKE KAKASHI !!

-          Oui, c’est moi.

-          TU VAS ME FAIRE LE PLAISIR D’ALLER TOUT DE SUITE DANS TA CLASSE !!

-          Bien sûr, tout de suite.

-          ATTENDS !! Je n’ai pas fini !! Je me fiche carrément du comment, du quand et des autres formalités, tout ce que j’ai à te dire, c’est que ces contrôles, je les VEUX sur mon bureau demain à midi.

-          Mais je ne peux pas !

-          Eh bien tu ferais mieux de pouvoir, mon cher, sinon je te prédis un avenir prometteur dans un tout petit hameau perdu dans les flancs du Fuji-san. Suis-je explicite ?

-          O-oui. Parfaitement.

-          Bien. Va, maintenant.

 

Et elle me planta là. Un village dans le Fuji-san, non, vraiment. Le pire, c’est que je la savais parfaitement capable de mettre sa menace à exécution.

Je marchai vers ma classe, résigné. Pour sauver ma peau, il ne me restait qu’une alternative et ce n’était vraiment pas une du genre joyeux. Ni celle faite pour se rendre populaire auprès des élèves.

 

Entrant, je remarquai machinalement qu’ils étaient assis et plutôt calmes. Je posai mon cartable sur le bureau, m’époussetai les mains, m’éclaircis la gorge. Les regardai, souris piteusement, hum-humai encore une fois.

Pour une fois, Naruto ne me lança pas de vanne. D’ailleurs, il était assis à sa place, tête enfoncée entre ses épaules et mine maussade. Autre fait bizarre, Kiba, de son regard tourné du côté opposé à ses livres ramenés sur l’extrême bord du pupitre, boudait visiblement Sakura.

Sakura que Tenten fusillait du regard et qui avait les yeux rouges.

Bon, ce dernier fait ne m’aurait pas étonné si les autres ne le renforçaient pas, car après tout, Sakura avait la larme la plus facile du lycée.

Je tapai dans mes mains, remettant mes observations à plus tard.

 

 

-          Silence… écoutez-moi, tous. Evaluation.

-         

-          Quand M’sieur ? demanda Lee.

-          Eh bien… Maintenant.

-         

-          QUOI ?brailla Tenten, maiis !! Depuis quand vous faites des coups en douce M’sieur Hatake ? C’pas bien ça !!

-          C’est vrai ! On a rien révisé, vous nous prenez en traître là !ajouta Kiba.

-          Kiba, soupirai-je, tu ne révises jamais.

-          Ouais et alors ! Y’en a ils révisent.

-          Et toi tu copies sur eux.

-          Oua….N’importe ! Le truc c’est que ça se fait pas. Vous avez pas le droit !

-          Je sais que ce n’est pas habituel dans mes cours, et je suis désolé, les jeunes, assurai-je. Mais l’ordre vient d’en haut !

 

Je sais, c’est mal de tout mettre sur le dos des gens. Mais là, je n’étais pas tout à fait menteur, vu les circonstances. Avec quelques petites tournures de phrases et un étouffement de conscience, Tsunade-sama était véritablement la responsable. Après tout, si elle ne m’avait pas menacé de me muter dans un trou perdu, l’idée même du contrôle surprise ne m’aurait jamais effleuré l’esprit. Je suis quelqu’un de tranquille, moi.

Bref, pour en revenir à nos moutons, les jeunes étaient indignés. Et ils le faisaient savoir.

Mais pour une fois, j’étais décidé à être ferme.

 

-          Si vous ne voulez pas le passer, cet examen, libre à vous, mais celui qui sort peut compter un zéro dans ses notes. Sur ce, commençons. Sortez des doubles feuilles et inscrivez les questions.

-          En plus il a même pas des polycopiés…. Franchement c’est trop pas sérieux, marmonna Zaku.

 

Je me sentais à peine visé, tiens.

 

 

 

**Kiba**

 

J’vous le dis, je suis né sous une bonne étoile. Justement avant d’entrer en cours, j’disais à Tenten, tiens, t’as vu, imagine qu’on ait un exam surprise là ! En fait j’essayais juste de lui changer les idées vu qu’elle était vachement remontée après Sakura, et juste à ce moment là, comme par hasard, mon étoile elle décide de sortir d’hibernation. Genre d’un coup elle s’est fait, ah, tiens, si je jetais un coup d’œil en bas, histoire de voir où en est Kiba ? Ah mais il veut un exam surprise ce garçon ? Eh bah on va lui en donner un pour compenser le VTT, la télé, la Playstation® et le paquet de fric que je dormais pendant qu’il les a demandés. Hop, souhait réalisé.

Sauf que je plaisantais connasse !

Bien sûr, là, plus moyen qu’elle refasse un coup d’pouce pour me tirer d’affaire, c’est bon, son boulot terminé elle retourne au dodo. Et moi, je galère.

J’ai tourné la tête comme ça, pour jeter un coup d’œil autour, genre si quelqu’un pouvait m’aider. Tenten elle m’aurait bien passé des trucs mais elle était loin.

Sakura a commencé à remplir sa feuille. Comme leur truc des couples ça tenait toujours normalement on était censés bosser à deux mais là pas question que j’copie sur elle parce que d’un, je traite pas avec les traîtres, de deux, Tenten m’aurait buté. Bon ok c’est surtout la deuxième raison en fait.

Hinata m’a jeté un coup d’œil mais elle était loin aussi. Et j’crois qu’en plus elle avait rien révisé non plus, parce qu’elle écrivait rien. D’ailleurs les seuls qu’écrivaient, c’était Neji, le mec à lunettes, la blonde et Shikamaru bien sûr. Temari elle dormait, carrément, et même elle m’a donné l’idée.

Tant qu’à rien faire, autant m’rattraper sur mes heures d’sommeil.

 

 

**Temari**

 

-          Shiko !! Shiko !!

-          Mmm

-          Shiko, regarde !

-          A ton avis, il avait quel âge l’empereur Meiji quand il a quitté Kyōto pour Edo ?

-          Ky…. Qu’est ce que je m’en fous. Ces quoi ces questions encore ?

-          La question numéro 4, juste ici.

-          Shiko, mais tu travailles ?

-          En fait, oui. On est en plein contrôle, t’es au courant ?

-          Ouais mais…. Oh t’es pas marrant. Bon ok, fais-les tes questions à la noix ! Quand t’auras fini dis-le moi.

-          Toi t’as rien révisé, comme d’habitude, a-t-il soupiré.

 

J’ai fait mon grand sourire éclatant.

 

-          It is exacte, ma darlingue !

-         

 

J’ai hésité à me rendormir. Après tout, il ne restait plus que vingt minutes… J’ai finalement décidé d’employer mon temps plus intelligemment, plus intelligemment signifiant quelque chose du genre observer les autres et tirer des conclusions.

Un seul coup d’œil, par exemple, suffisait largement pour comprendre que Kiba aurait un zéro pointé. Ça n’avait pas l’air de le gratter plus que ça, il dormait tranquillou. Ça m’a brusquement rappelé quelque chose de voir sa copie blanche.

 

-          Hey, Shiko !

-          Quoi ?

-          Faudra aussi remplir la mienne de feuille.

-          Oui, quand j’aurai fini je te passe mon contrôle, tu copieras tout ça.

-          Non non non, tiens ma feuille, remplis-la toi !

-          Tu crois pas que t’abuses ? Je suis pas ta mère ! Euh, ton père !

-          Non !

 

Retour du sourire éclatant.

 

-          Mais t’es mon petit bout de chou de mari trop croque que j’aime de tout cœur !

-         

-          Bisou bisou ?

-          Bon ça va lâche moi, c’est bon. Pose ta copie là.

-          Merci-i !!

-        

 

Bien tranquille, j’ai jeté un deuxième regard sur la salle. Petit frère ne semblait pas en grande difficulté, la petite pouffe assise à côté de lui le regardait avec un air étonné. Peut-être qu’elle le croyait cancre parce qu’il parlait pas trop, beaucoup de gens s’y trompaient, d’ailleurs. Enfin. Sakura essayait timidement d’attirer l’attention d’un Kiba décidé à faire le voisin planqué derrière ses rideaux. Bon, il n’avait pas totalement tort je devais avouer. La petite Sakura n’avait pas été très maligne sur ce coup parce qu’en plus le perroquet ne semblait pas lui prêter plus d’attention que d’habitude.

La sonnerie résonna comme une délivrance (oui je sais je commence à faire de jolies phrases toutes poétiques c’est l’influence d’un feuilleton super gnangnan que ma belle-mère et moi par la même occasion regardons chaque soir), et on sortit.

 

 

 

**Ino**

 

En sortant, j’empoignai le bras de Sakura pour l’empêcher de pleurnicher à nouveau devant les autres crétins. J’estimais qu’elle s’était assez ridiculisée comme ça et s’ils ne voulaient pas lui parler elle avait toujours Hinata et moi, après tout. Appelant Hinata qui nous suivit, on se dirigea vers la cour extérieure.

 

-          Sakura, commençai-je, tu exagères !

-          Ah tu trouves, murmura-t-elle.

-          En fait non. ILS exagèrent. Mais tu n’as pas à jouer les carpettes devant eux ! Merde après tout, tu as le droit de voir d’autres copains qu’eux oh !

-          Ce n’est pas ça, j’ai laissé tomber Naruto…

-          Oui et alors ? C’est même pas ton mec ni rien ! Oh là là, qu’est ce que vous dramatisez tout ! Détends-toi, ils oublieront. En attendant on va en profiter pour se voir plus souvent.

-          Oui…sourit doucement Sakura.

 

Elle n’avait pas l’air très convaincue mais c’était mieux que rien.

Je jetai un regard derrière moi. Sasuke se dirigeait vers le hall.

 

-          Au fait, comment ça s’est passé ?? Racooonte ! exigeai-je.

-          Et bien….

 

 

 

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Les jours suivants, la situation ne changea pas. Si Sasuke adressait plus souvent – ou plutôt ignorait moins – Sakura, c’était certes un motif de réjouissance pour la jeune fille mais pas le meilleur moyen de refroidir ses amis. La ‘traîtresse’ était donc mise en quarantaine, et Lee qui lui avait prêté un taille-crayon en maths s’était fait sévèrement savonner par Tenten. Depuis, il se tenait à carreau, lui lançant juste des regards tristes de temps à autre.

 

La semaine passa rapidement. Kakashi ne fut pas muté, Tsunade se calma.

Samedi arriva.

 

 

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Fin du chapitre !!^^

 

Voilou ! Pour vos coms et comme le Grand Chef aka Pulsar-sama- tout puissant a innové sur ce coup je vous réponds en live XD

Merci de me commenter toujours, c’est super motivant !!

Bonne nouvelle : Après le bac, je vous mettrai un chapitre par semaine !!^^

 

Prochain chapitre, la leçon d’éducation sexuelle. *a pleeeeeeein d’idées* Hé hé

 

Merci à tous ceux qui ont lu le chapitre !!

 

 

BISOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUS