Chapitre 1: Un rêve...

par Fabulous Hydrogen

Chapitre 1 : Un rêve...





Naruto avait toujours été seul, de loin qu'il s'en souvienne il s'était toujours débrouillé indépendamment, au départ bien sûr on avait forcément dû le nourrir étant nourrisson mais le garçon en avait maintenant aucun souvenirs. Aucun visage, aucune image d'une quelconque personne chère au jeune homme. Mais cela lui pesait beaucoup. Apres tout, personne ne lui disait vraiment ce qui était bien ou mal, personne ne lui disait de quoi fallait-il avoir peur ou non. Mais le plus important c’est qu’avec cette solitude Naruto n’avait jamais su ce qu’était d’avoir vraiment une famille. Une mère pour te réconforter lors de gros chagrin ça, il ne l’avait pas connu, une main paternelle attrapant d’une poigne de fer le petit qui avait trébuché, la main chaude de celui-ci tenant fermement son gamin pour éviter une seconde chute, un père prévenant. Tout simplement. Lui à la place, il était tombé rencontrant la terre dure et froide du sol. Et personne pour le relever, non, personne. Et pourtant il n’avait de cesse de se relever ne perdant pas espoir il était fort, tout au fond de son cœur il le savait. Il le devait, mais malgré tout Naruto n’était qu’un enfant, un enfant avec une petite tête remplis de rêves et de souhaits. Combien de fois était-il resté à sa fenêtre le soir contemplant les étoiles en espérant peut être croisé la route d’une étoile filante rien que pour souhaiter ce que tout enfant avait. Combien de fois avait il écrit sa lettre au mois de décembre pour qu’un grand bonhomme rouge viennent lui donner ce qu’il avait demandé. Combien de fois s’était-il recroquevillé, seul, dans le noir grelottant de peur face à un gros orage attendant surement un réconfort, d’une personne proche, probablement, mais il n’avait aucun proche. Après son vœu il ne s’était rien passé, le vingt-cinq décembre passé, il ne s’était toujours rien passé l’orage avait cessé mais aucune personne n’était arrivé, encore une fois, il ne s’était toujours rien passé. Pourtant ce n’était pas bien compliqué, il avait toujours demandé la même chose : De l’amour. Ce sentiment si merveilleux dont il n’avait jamais eu l’occasion d’exercer, quelque chose qui vous fait battre des ailes et qui vous rends plus fort. Quelque chose de beau, pas le grand amour non, mais juste un sentiment de bonheur qui envahit tout votre être un peu comme lorsque qu’un parent regarde son enfant affectueusement le couvant d’un regard reflétant tous les sentiments portés à celui-ci. Naruto avait déjà vu ça. Quand il était au parc jouant avec ses camarades il avait vu les regards, il avait vu les gestes remplis d’amour des adultes venus chercher leurs progénitures, il avait vu le sourire de ses amis à l’approche de ceux-ci. Et plus que tout, il avait aussi vu les regards que lui récoltait, des regards remplis de haine, de méchanceté voir même des fois des personnes l’ignorant, tout simplement. Ca faisait mal. Très mal, tout le monde agissait de tel avec lui pour une raison qui lui était inconnu. Un enfant perdu dans un monde de grand, un monde de ninja où la pitié n’existe pas. Un monde où personne ne lui avait vraiment dit pourquoi il était traité comme ça, mais c’était tel quel et il ne fallait rien ajouter, point. Pourtant il n’avait de cesse de sourire.







C’était à l’école qu’il l’avait rencontré. Alors qu’il essuyait, encore une fois, les remarques méprisantes des enfants toujours par son éternel sourire qu’il avait croisé son regard, un regard noir, profond, mais pas méprisant, plutôt de la reconnaissance un sentiment d’égalité qui voulait dire que maintenant il n’était pas le seul de n’avoir aucun parents à connaitre la solitude. Et surtout il était le seul à poser sur lui un regard neutre. Un regard d’indifférence, cela lui fit chaud au cœur, peut être que finalement il n’était pas détesté de tout le monde, bien sûr il y avait bien l’Hokage, qui, était son modèle mais il n’avait jamais d’amis proche, mais ce jeune garçon semblait ne pas vraiment faire attention aux avis des autres, a vrai dire il avait l’air de s’en ficher complètement. Ce garçon avait les cheveux très noirs avec des reflets bleutés d’un plus bel effet, un visage neutre sans émotion, un peu comme les visages de marionnettes, une expression figé, une façade, oui ! C’était ça ! Une façade ! Il en était sûr, lui se cachait derrière de grands sourire, l’autre camarade affichait un visage d’indifférence au contraire de lui. Mais au final c’était pareil, ils souffraient tous les deux de quelque chose et il se doutait que le même mal rongeait le cœur du brun. Comme tout le monde il était au courant du massacre, de ce bain de sang, trop de sang, que du sang versé cette nuit-là. Au départ ils avaient été rivaux, le brun s’était forgé une carapace de fer, Uchiwa Sasuke. C’était son nom, souvent il arrivait à Naruto de se perdre dans ses pensées et à commencer à le fixer, à ce moment-là les filles le rappelait à l’ordre car personne ne devait regarder de cette manière leurs Sasuke chéri. Le blond en avait marre, il n’y en avait que pour le brun ! Et Sasuke par-ci Sasuke par-là ! C’était vraiment injuste ! Lui avait toujours été gentil pourtant aucune fille ne lui avait donné de compliments… Alors que l’Uchiwa les ignorait à longueur de temps et elles en redemandaient ?! Oui, la vie était vraiment injuste… son regard s’assombrit et il détourna ses yeux digérés vers le brun. Lorsque qu’il vit ce sourire, un sourire mesquin, voir arrogant le prenant de haut comme si il n’était qu’une petite souris ! Il vit rouge, et défia l’Uchiwa en duel. Il perdit. Et vint le moment de devenir ninja, un vrai. D’abord heureux de se retrouver avec sa chère Sakura, jeune fille qu’il aimait tant, Il avait ensuite cru à une blague en entendant le nom de son coéquipier. Forcément, il était tombé dans la même équipe de Sasuke. Ils s’étaient d’abord détestés, disputés, supportés, aidés, sympathisés, attirés puis aimés. A ce moment-là tout avait changé, le bonheur de l’un devait aussi passer dans le bonheur de l’autre, voyant leurs grades montés ils avaient quand même demandés de rester coéquipier lors des missions délaissant la rosée. Plus rien maintenant ne comptais plus que leurs amour. Rendu plus fort par leurs histoires partagées ils étaient devenus inséparables, Sasuke acceptant le fait que son amant abritait un démon qui, avait, dans le passé, fait pleurés d’innombrables familles. En libérant leurs secrets ils s’étaient tous deux sentis mieux, un poids en moins à la poitrine et la promesse de se suivre partout. Alors putain de merde ! Pourquoi Sasuke n’était-il pas là pour son réveil ! Il avait la tête embrouillé et ne comprenait que quelques morceaux de ce que la rousse débitait comme « longtemps », « revoir » et « désolés ». Désolé ? Mais désolé pour quoi ? Ce n’était tout de même pas sa faute s’il avait fait preuve d’inattention et de manque de concentration durant sa mission !











« -Mais pour l’instant tout ça n’a pas d’importance car tu es enfin revenus ! »

Quoi ? Que venait-elle de dire ? Elle le regardait d’un regard bienveillant et peut être aussi de… l’amour ? Non, impossible seul Sasuke l’aimait comme il était. Et puis d’abord il ne savait pas qui était ces personnes !

« -Où est Sasuke ? »

L’ange repassa. La femme regarda Naruto incertaine, les yeux maintenant voilés de malaise. Elle ne semblait pas décidée à lui répondre et le blond, son mari sans doute, ne semblait pas décidé non plus. Il attaqua alors sur une deuxième question peut être plus facile d’approche.

« -Où sommes-nous ? »

Un deuxième ange passa la rousse regardais maintenant l’homme d’un air gêné, semblant hésiter sur la réponse à donner, malheureusement celui-ci ne lui donna aucun signe quant à la réponse qu’elle devait fournir.

«-A Konoha.

-…..Précisément ? »

Pan ! L’ange était désormais mort. Naruto fronça légèrement les sourcils face à la non-réaction de la jeune femme, il commençait sérieusement à perdre patience, le mari voulant à tout prix éviter les conflits décida de répondre. Il se posta face au blond le regarda d’un air sérieux et lança la bombe :

« -A l’hôpital psychiatrique de Konoha… Il hésita avant d’ajouter ; Fiston. »