Premières rencontres

par Lord OGM

oOo Pein oOo

Je rentre dans le village de Konoha, c’est la première fois que j’y viens, et les conditions ne sont pas les meilleurs,  arrivés après la délivrance du plus puissant des Bijuu. Je sens encore l’aura de puissance du monstre, elle ne s’efface pas malgré sa disparition, nimbant le paysage d’un brouillard sanguin irréel.  Le village empeste la peur, les gens tremblent, appuyés contre les murs abattus, affalés sur les décombres de leurs anciennes maisons.  La peur, elle est partout, dans leurs yeux, dans leurs gestes, dans l’air. Je souris, amèrement, mon plan a échoué.

Je n’avais pas prévue l’apparition d’un ninja de rand Kage sur les lieux du combat. M’empêchant alors de récupérer Kushina Uzumaki où un de ses enfants, s’il n’avait pas été là, le Yondaime n’aurait surement pas pu receler la Renarde, il aurait du employé son énergie à la retenir plutôt qu’à réparer le sceau de sa femme.  Les pertes auraient été bien plus lourdes pour le village de la feuille si ce blond inconnu n’était pas intervenu.

Il a bouleversé tous mes projets, et je suis obligé d’aller l’éliminer. Du moins, je vais essayer sans trop attirer l’attention ce soir, je pense pouvoir assurer que sa rencontre avec le conseil ne va pas se dérouler dans le calme, la joie et la bonne humeur, ils étaient persuadés de ne pas revoir l’ancienne Jinchuriki indomptable.  La tragédie de ce soir aurait pu servir leurs plans au plus haut point, ils auraient récupérés l’enfant du Yondaime, et en auraient fais une arme, entrainé pour tuer et protéger le village de Konoha.  Mais c’était à ce moment précis que j’aurais du intervenir, venant leur subtilisé le bébé sans que personne ne s’en rendent compte.

Mais ça va être bien plus dur que prévu, ce jeune ninja qui doit avoir la vingtaine est loin de se laisser faire, tenir tête à un Bijuu en pleine possession de ces moyens plus de cinq minutes c’est assez impressionnant, et sans mes autres corps, je n’en aurais pas été capable.  Et puis, quelle vitesse d’action, de réaction, comme s’il avait passez sa vie à faire la guerre. A mener des combats dont l’issue ne laisse aucun doute. Cette volonté, quand il s’est redressé, malgré le vide que j’ai pu constater en sondant son âme, il était impressionnant quand il s’est redressé contre Kumiho.

Ce duel qu’il a mené pour rester debout, ce mental d’acier pour rester sans broncher devant les yeux de la créature, si c’était mon vrai corps qui l’avait affronté, je n’aurais pus m’empêcher de trembler. Est-il fou ? Pour rester de marbre devant la plus puissante des créatures de ce monde ? Ou incroyablement fort ? Je penche pour la seconde hypothèse, son combat a démontré une maitrise impressionnante de vitesse, de force, et de ninjustu même s’il n’a utilisé que deux attaques de types Futon, elles étaient d’un niveau autre que celui des ninjas de ce village.

Un niveau que peut d’homme arrive à atteindre au bout de toute une vie, même moi, je ne pourrais contrer les vents qu’il a invoqués sans faire de signes. Je vais tenter de profiter de sa rencontre avec le conseil pourri de ce village. Je ne sais pas encore si je dois prendre un des enfants de Kushina en otage, ou m’attaquer à elle  dès qu’il se sera un peut éloigner. Ou encore s’il faut que j’invoque mes autres corps pour être aux paroxysmes de mes capacités, j’appellerais Konan si jamais je n’arrive pas à enlever l’hôte ce soir.  Il ne faut pas risquer un combat contre lui alors que l’on ne connait presque pas ces capacités.

La population du village se rassemble sur la place central, je m’approche discrètement, je ne vais surement pas attirer l’attention ce soir, vue tous ce qu’il c’est passé. Les ninjas sont plus préoccupés par la recherche de leurs proches que par la surveillance des portes. Et dire que Konoha est le plus puissant des villages Shinobi, une petite attaque et tout leur monde s’effondre, quand sera venue l’heure de la chute, ça ne sera pas dur de rayer ce village de la carte. 

Je voie ma cible faire son apparition, elle est accompagnée du jeune ninja blond dont j’ignore tout, et de la dépouille du Yondaime Hokage.  Le silence tombe sur la place, tous regardent avec surprise le corps de leur chef.  De la peur, de l’incompréhension de l’effroi voilà les sentiments que doivent ressentir ces pauvres petites créatures voués à l’extinction.  Je m’approche lentement pour ne pas attirer l’attention, personne n’a encore osé prononcer un mot.

Beaucoup regarde le nouvel arrivant, l’ayant vue ce battre il y a peut, ils ne savent pas quoi penser de lui, mais je lis un mélange de respect, de peur et d’incompréhension dans leurs esprits, ils ne savent pas pourquoi il est intervenu, il ne vient pas du village et il ne leurs devait rien. Je tente de lire ce qui se trouve dans l’esprit de ce garde du corps imprévu, mais je ne voie rien, ne ressens rien. Aucune émotion, aucune voie, aucune interrogation, seulement le vide, comme s’il n’était pas là, devant moi, comme si c’était une simple illusion, pourtant, il est bien réel. Je me concentre plissant les yeux, rassemblant mon chakra, je commence à détecter sa présence, c’est l’homme le mieux cacher que je n’ai jamais vue.  Maintenant que j’ai établis sa présence mentale, je tente de forcer les barrières de son esprit, je n’y arrive pas.

Son visage se tourne, il me regarde, un regard indifférent, vide, aucun sentiment n’est visible sur son visage, il se tien droit, comme si le combat précédent ne l’avait même pas fatigué, il n’a aucunes blessures, seuls ses habits témoignent de l’affrontement qu’il vient de gagner. Son regard se pose sur le mien, il me surveille, me juge même si rien ne porte à le croire,  il est prêt à combattre, sa main posé sur la garde de son épée, je sens une fluctuation dans son chakra, et un kunaï apparait. Un long kunaï qui m’intrigue, sa lame est bien plus longue que la norme, bien plus fine, et la poignée, elle est recouverte d’une sorte de sceau dont je ne vois que quelques arabesques, le reste étant caché par la main qui le tien.

Il fait un pas dans ma direction, je suis repéré, comment a-t-il fait ? C’est le premier homme qui se rend compte que j’exerce mon pouvoir sur lui ? Qui est-ce ? Je sens une aura froide se glisser le long de la place, rampante, s’insinuant entre les jambes des hommes attroupés ici, elle m’encercle lentement, comme un gaz toxique qui se répand, me piégeant dans un étau mortel. Je dois partir, je ne peux risquer un affrontement direct contre un homme qui semble aussi puissant, surtout qu’il obtiendrait l’appuie de tous les ninjas de Konoha, c’est un risque que je ne peux prendre. Ma main tremble et je tente de réfréner ce tique, les gens autours de nous deviennent livides, ils sentent tous sa puissance, elle grandit doucement, calmement, c’est un prédateur, il fait un autre pas, son bras se lève lentement.  Pour la première fois de ma vie je suis paralyser de peur, je le regarde agir lentement, la foule est envouté, suivant chacun de ces gestes. J’arrive à convaincre mon corps de réagir, son chakra interfère surement avec mes capteurs, il va lancer son arme, je ne pourrais gagner avec une aussi fine liberté de mouvement.

«  Qu’est-ce que tu fais ? » Une ouverture, la voie est celle de l’hôte, l’homme est surpris, ça ne dure qu’une seconde, mais j’en profite pour me mordre et appuyer sur le sceau que j’ai sur la main, disparaissant dans un nuage de fumé attirant surement l’attention de tous les hommes présent mais je suis déjà bien loin, trop loin pour être rattraper, je suis en face de Konan, en face de moi-même.

«  C’est un échec. » Un soupir échappe de nos deux corps et de tous les autres qui sont disséminé au travers des grandes nations ninja, c’est la première fois de ma vie que j’échoue, je ne sais pourquoi, mais cet homme savait ce qu’il faisait.  Mais nous ne pouvons nous empêcher de sourire, ce soir, bien que nous ayons rencontré l’homme qui sera surement notre plus grand adversaire, nous avons  appris quelque chose.  Enfouis au plus profond de son esprit, bien avant qu’il ne soit conscient qu’il était homme, il a entendu quelque chose, une chose qui nous permettra de le déstabiliser lors de notre prochain combat.

«  Il s’appelle Naruto Namikaze. »

oOo Kushina Uzumaki oOo

Je tremble, cette pression, cette aura, ce sentiment de peur, cette boulle qui me comprime l’estomac.  Il lève lentement le bras, très lentement, trop lentement, je cherche parmi la foule qui peut être la cible de se déchainement de puissance.  Je sens son chakra se rependre lentement dans la place, entourant une cible invisible à mes yeux aussi surement que la pluie tombe du ciel. Il ne fait pas ça inconsciemment, il tente de terroriser un homme au point que ce dernier ne puisse bouger, il fait passer un message, une promesse de mort. Il nous a oublié, son regard est fixe, vide. Il est en face à face avec un autre homme, même taille, même visage, même corpulence, même manque de sentiments.

Cette sensation de vide qui les entoure tous les deux, je ne peux m’empêcher de frémir en sentant la puissance que le second homme dégage pour ne pas se faire annihiler par son adversaire, pas de bruit, la place est plonger dans un silence de mort, les hommes frémissent, les villageois tremblent, mais personne n’ose rompre le silence irréel. Pas même moi.  Je regarde le roux, il a d’étrange piercing, mais je ne risque pas de me fier à son apparence peut commune, il n’est surement pas fou, et certainement très puissant, je sens l’énergie qui tourbillonne autour de lui, enfermé dans cette bulle de glace qui se rabat lentement.

Il lutte pour faire un mouvement, le vent soulève ces cheveux, mais son corps ne bougent pas, me révèlent ses yeux violet, il n’a pas de pupille, je n’ai jamais vue ces yeux, mais je les connais, le Rinengan.  Si faire le moindre geste m’avait été possible, j’aurais surement déglutit bruyamment devant l’homme qui fait face à mon sauveur. Bien que je ne le considère pas comme un sauveur, mais plutôt comme un bourreau. Il est vide, vide de vie, vide de joie, vide de tout, seul cette parfaite connaissance des arts ninja le caractérise.

Et ce combat, bien que silencieux et presque immobile prouve une nouvelle fois ce niveau hors du commun, lutter par la simple pression de son chakra, tenter de vaincre son ennemie en l’écrasant mentalement, mais ce doit être vouer à l’échec car son bras est entrain de s’armer très lentement, pour ne pas rompre sa concentration, mais pourquoi tuerait-il un inconnu ? Un homme qui lui ressemble tellement ? Un homme qui ressemble à mon père ?

Cette ressemblance en est même étrange, même forme de visage, même couleur de cheveux, ces deux hommes me sont inconnus, mais je me rends compte qu’il me ressemble et qu’ils me sont plus proches que la plupart des habitants de ce village.  Il va lancer son arme, dans peut de temps, son bras est entrain de s’armer. Je regarde d’ailleurs cette fameuse arme, un kunaï peut commun, une lame plus longue que la normal et un sceau sur la pognée, sceau que je reconnais. Même si je n’en vois qu’une partie, j’ai aidé Minato à le finaliser. J’ai passé tellement de temps à travailler dessus que même dans le noir avec seulement une ligne de ce chef d’œuvre je saurais le retracer.

Comment a-t’il eu ce sceau ? Seul moi et Minato connaissons le secret du Hiraishin no Jutsu. La pression se fait plus lourde, plus froide, plus meurtrière encore, le roux réussis à faire un geste, un pas en arrière, va-t’il s’enfuir ? Je ne tiens plus.

«  Qu’est-ce que tu fais ? » Je lui pose la question, mais au moment même ou je parle je me rends compte de mon erreur, l’aura de puissance qui s’est imposée sur la grande place vacille avant de ce ressaisir, mais c’est déjà trop tard, l’homme en face de nous se mord et disparait, en une fraction de seconde.  Je sens son regard froid se poser sur moi alors que le chakra qui s’était rependu dans le village commence à s’envoler, emporter par le vent.  Je le défis du regard, je vais lui montrer qui est le plus fort. Je suis et resterait là ninja la plus forte de ce village.  Il finit par détourner le regard, je lui pose une autre question :

 « Qui c’était ? »  Il me regarde à nouveau, toujours le même regard, toujours la même expression, puis se détourne à nouveau, comme si ce n’était pas mon problème, il va m’entendre.  «  Tu vas me répondre ! » Il ne fait plus rien, ne me regarde même plus, comme si je n’existais pas. Je m’apprête à lui apprendre qui je suis quand le vieil Hokage arrive, accompagné des conseillers. Une belle bande de lâches, ils sont tous restés cachés pendant qu’on se battait, batards.  Danzo, le chef des AMBU fait un pas en avant, se rapprochant de nous et il me regarde froidement. Qu’est-ce qu’il va encore me sortir comme remarque ?

« En plus d’être inutile tu es bruyante, tais-toi un peut et laisse les grandes personnes s’exprimer. » Il sourit, il doit se sentir tout puissant maintenant que mon Minato n’est plus là, mais il va voir, je ne vais pas me laisser faire. Je ne le laisserais pas toucher mes enfants, nos enfants. Après m’avoir regardé avec une lueur de suprématie répugnante il se tourne vers le nouvel « héro » de Konoha. «  Qui êtes vous jeune homme ? »

Sa voie ce fait mielleuse, alors qu’il s’adresse au ninja blond dont je ne connais toujours pas l’identité.  « Un ninja. »  La réponse est courte, précise, mais au combien ironique, nous savons tous que tu es un ninja pauvre imbécile, on le sait depuis que tu as engagé ton combat avec Kumiho, car je suis sûre que ces connards de conseillers étaient cachés quelque part à regarder ce qu’il se passait sans oser bouger un petit doigt, de peur de se faire blesser.  Le Sandaime est pardonnable, il devait être entrain d’organiser la défense, mais nous sommes intervenues avant lui. Il est intervenu avant nous tous, même si le mal avait déjà été fait, le temps de préparer le sceau pour sceller la Renarde.

«  Vois-tu, nous nous en doutions tous, ce que je voudrais savoir, c’est quel votre nom, d’où vous venez, et connaitre vos motivations. »  La voie du vieux schnock est devenu froide, avec une teinte d’énervement, je commence à rire, le plus discrètement possible, mais il le remarque et me fusille du regard, renforçant encore mon hilarité, le vieux con qui se croit tout puissant mis en échec par un tout petit nouveau. J’en oublierais presque tout ce qu’il s’est passé ce soir.

«  Ce n’est pas vos affaire, maintenant, je vais escorter cette femme jusqu’à son enfant. » Je jubile en voyant la colère déformer les traits du vieux, il ne devait pas s’attendre à une réponse aussi froide, mais comment l’autre sait-il que j’ai eu un enfant ? Il commence à marcher vers l’hôpital. Je n’ai pas trop le choix de toute façon, je le suis donc.  Courant un peut pour le rattraper.

oOo Hiruzen Saturobi oOo

Je sens cette aura froide se rependre dans mon village, j’exhorte les membres du conseil de se dépêcher d’un signe de la main, je veux rencontrer l’homme qui fais tant parler de lui depuis le début de la soirée. Tenir contre un Bijuu aussi longtemps que lui est impressionnant, et cette puissance contrôlée, ce chakra qu’il maitrise à la perfection, cet homme est un assurément un combattant d’expérience.  Vue ces actions, il semble être du coté de Konoha, et si on pouvait l’intégrer dans nos troupes, ça serait un poids immense pour les prochaines guerres, un homme avec une aura plus forte que celle d’un Jinchuriki ferait assurément des ravages sur un champ de bataille.

Nous arrivons sur la place ou l’aura est à son paroxysme, rendant presque impossible le moindre geste, mais je suis un ninja qui a une très longue expérience, alors il en faudra plus pour me retenir, je continu ma marche vers le centre de l’agitation, un jeune homme au physique quasiment semblable à celui du Yondaime Hokage, mais ce n’est pas lui, le sentiment en sa présence est opposé, complètement opposé, et ces yeux.  Je les reconnais, les yeux de ces enfants enrôlés dans l’armée, formés depuis qu’ils sont en âge de marcher, habituer à tuer alors que les autres apprennent à dire bonjour, ce regard vide et froid, ce sentiment de puissance, c’est un ninja, un ninja des plus puissant, un homme comme je l’étais avant de vieillir, celui que l’on fuit sur le champ de bataille. Celui dont le nom terrorise les ennemies, celui dont les exploits deviennent des légendes. 

Kushina lui demande quelque chose mais nous sommes encore trop loin pour entendre, je sens une légère baisse de sa concentration, et je remarque qu’un homme vient de s’enfuir, un espion ? En tous cas, lui aussi doit être un grand combattant, profiter de cette microseconde de déconcentration pour réussir à s’enfuir, rares sont les hommes qui auraient réussis. 

Nous arrivons devant la rousse et son sauveur inopiné, et je laisse Danzô s’exprimer comme c’était prévue, je n’écoute pas les remontrances qu’il adresse à l’hôte incompétente. Mon regard est attiré par cet homme, grand, blond, enfin, je le devine blond car sa chevelue est en bataille, taché par du sang et de la boue. Ces vêtements ont fondu sur son corps, moulant la musculature d’un combattant d’élite.  Mais, malgré cet apparence des plus pathétique, je sens de lui émané une terrible prestance, renforcée par le sentiment de vide qui se crée lentement autour de lui, son chakra est entrain de disparaitre, disséminé au gré du vent, il n’a même pas cherché à le rassembler pour le réabsorber, une démonstration de force devant tous le village, et une menace pour cette adversaire non identifié.

Son regard se pose sur Danzô, lentement, comme si nous en sommes que des insectes pour lui. 

«  Qui êtes vous jeune homme ? » Il commence donc les hostilités de façon plus que banales, je suis vraiment intrigué par ce ninja sortie de nulle part, et je dois m’avouer aussi pressé que Danzô pour l’identité de cet inconnu. Je laisse mon regard glissé sur mes ninjas, ils sont silencieux, nous laissant nous entretenir avec  l’homme qui a un tant soit peut calmer le cataclysme qui a eu lieu ce soir.

«  Un ninja. » A cette déclaration Kushina laisse échapper un rire sarcastique, je retourne mon attention sur elle, elle semble épuisé, quoi de plus normal pour une femme qui viens d’accoucher de deux jumeaux et qui est partie battre la campagne pour enfermer la plus puissante Créature du monde ? Mais je peux te promettre quand l’honneur du Yondaime Hokage une fois que nous t’aurons retiré Kumiho, je prendrais soin de tes deux enfants.

«  Vois-tu, nous nous en doutions tous, ce que je voudrais savoir, c’est quel votre nom, d’où vous venez, et connaitre vos motivations. »  Il s’énerve, ce n’est pas la bonne solution pour engager la conversation surtout quand on est contre un homme aussi puissant,  je vais intervenir le plus rapidement possible, mais j’en ai pas le temps.

«  Ce n’est pas vos affaire, maintenant, je vais escorter cette femme jusqu’à son enfant. » Puis il se retourne et part, il a l’air de connaitre le village par contre, car il ne se trompe pas de direction, mais il n’est pas très au courant de ce qu’il se passe. Kushina n’a pas eu qu’un enfant, elle a aussi eu une fille.

Je les suis, il marche vite, très vite, la pauvre elle en est réduit à courir après lui. Danzô est juste derrière moi, je sens qu’il n’est pas de bonne humeur, mais on fera avec, je regarde les toits et remarque que nous sommes escorter par une cohorte entière d’AMBU. Il a prit des sécurités. Mais si jamais l’entretien viens à dégénérer je me demande si les vingt cinq ninjas qui nous suivent seraient suffisant pour arrêter un combattant de son calibre.

«  Comment tu t’appelles ? » Kushina commence à interroger le jeune ninja ça pourrait se révéler utile s’il lui répond, mais je me rends vite compte que mes espoir sont vains. Il se contente de hausser les épaules.  Danzô se met finalement à ma hauteur.

«  Tu penses qu’il faut que l’on élimine ? » Il chuchote surement pour pas que notre invité nous entende.  Je me contente de hausser les épaules, je ne sais pas encore comment réagir face à cet arrivé, si ça avait été un simple ninja ordinaire j’aurais donné mon accord sans faire de manière, mais il semblerait que cet homme soit tous sauf un ninja ordinaire.

«  S’il ne coopère pas et qu’il protège encore l’hôte nous le neutraliseront et effectueront la plan. » Il acquiesce d’un simple signe de tête et nous accélérons le pas à notre tour, pour ne pas perdre le couple de vue…

oOo Naruto Uzumaki oOo

Pourquoi elle me pose toutes ces questions ? Qu’est-ce que ça peut bien lui faire de connaitre mon prénom, mon âge ? Ce sont mes affaires à moi, ce n’est pas comme si j’avais commencé à l’interroger sur le pourquoi du comment elle se bat alors qu’elle vient juste d’accoucher. Enfin,  je me concentre sur ce qui m’entoure, je suis cerné, une trentaine de ninja nous suivent, je trouve ça comique, je pourrais presque en rire. Ils croient pouvoir me battre moi avec seulement trente ninjas ? Ce matin même ils étaient une petite centaine avec un piège préétablis pour tenter de m’avoir.

«  Il ne te connaisse pas, mais c’est vrai que c’est décevant de recevoir aussi peut de considération de la part de ces hommes… » Il éclate de rire, il est encore de bonne humeur, je commence à me demander sérieusement ce qu’il à fait tout à l’heure, même quand on m’a ordonné de détruire le village Uzushio il n’était pas resté de si bonne humeur aussi longtemps.  Je reporte mon attention sur les deux hommes qui nous suivent, le vieil homme n’a pas encore son Sharingan. Si jamais il fait des sienne il n’en sera que plus simple de le supprimer, et le Hokage ne fera pas le poids longtemps, son âge ne lui permet plus de mener de long combat, et je suis sûre qu’il est ravagé mentalement par la perte de son compatriote et par le nombre de morts qu’il y a eut dans ses rands ce soir.

Nous arrivons devant l’hôpital et je laisse la jeune femme passer devant moi, selon Kyuubi je dois la protéger au péril de ma propre vie. Qu’est-ce qu’il peut bien lui trouver ? Mis à part que c’est un Jinchuriki comme moi ?  Aurait-il des vues sur la Renarde ?

  « Tu en auras mis du temps à comprendre ! » Comprendre quoi ? « Imbécile ! » J’ai mis du temps à comprendre, sa veut dire que mon hypothèse comme quoi il avait des vues sur la Renarde est juste, mais comment veut-il créé une relation avec une personne qu’il ne reverra surement pas avant longtemps ?  Il est étrange par fois, mais ce n’est pas le seul. La jeune femme se dirige vers l’escalier, et nous commençons à monter, elle continue de me poser toutes sortes de questions auxquelles je n’ai rien à répondre, alors je ne réponds rien.

Elle commence à s’énerver car je ne réponds pas, les femmes sont vraiment étranges de nos jours, quand j’étais jeune elles s’énervaient car je répondais.  Je pose mon regard sur elle, je suis plus grand, elle m’arrive à l’épaule. «  Ou as-tu appris le justu que tu utilises pour te téléporter ? » Comment elle sait que j’utilise un justu pour me téléporter ? Je ne lui en ai pas encore parlé, et je ne l’ai pas utilisé devant elle. Je remarque qu’elle regarde le kunaï que j’ai encore en main, elle a surement constaté qu’il y avait un sceau sur la garde, et étant la femme du Yondaime elle a du deviner à quoi sert le sceau.

«  Dans les livres. » Je détourne mon attention d’elle la laissant méditer à mes paroles, et j’observe ce qu’il se passe dans l’hôpital, le service est surchargé, des centaines de personnes sont amassés dans les couloirs, dans les escaliers, des gens crient de douleur, les infirmières se démènent pour soigner le maximum de patients. Beaucoup mourront encore ce soir et demain.  Je continue sans y prêter plus d’attention, mais  la rousse s’arrête pour aider une petite fille qui a surement un bras casser. Je me rapproche des deux femmes regardant avec attention ce que la jeune Jinchuriki compte faire. Elle tente de concentrer son chakra le long de ses mains pour soigner la fille, elle lui parle pour la rassurer.

Elle est blonde, des yeux bleu, je me demande où sont ses parents,  la jeune mère n’arrive à rien, et je décide d’intervenir, la repoussant doucement, je me penche sur la petite fille qui commence à trembler, je prends son bras et concentre mon chakra le long de ma main, calmant sa douleur et ressoudant l’os. Cela ne me prend pas plus de quelque secondes avant que je ne me redresse.

«  On y va. » La rousse me regarde les yeux ronds, elle est surprise ? Mais pourquoi ? Tous les ninja sont sensés connaitre les bases en médecines, je remarque qu’elle n’est pas la seule à me regarder étrangement, les infirmières ont un regard où se mêle étonnement et admiration.

«  Tu es un medic-nin ? » Pourquoi cette question ? Je viens juste de soigner un bras cassé, ce n’est pas comme si je pouvais sauver quelqu’un qui viens de se faire arracher le cœur. «  Personne ne peut soigner ce genre de blessure. » Merci de ton intervention, mais explique moi pourquoi me regarde si bizarrement, on est dans un hôpital c’est normal de soigner les blessés, surtout quand il retarde ma protégée. 

«  Tu pourrais me répondre quand je te parles à la fin ! » Je me retourne vers la jeune femme aux yeux bleus, son expression à encore changée, je ne comprendrais jamais comment ils font pour laisser autant de détails échapper à leurs contrôlent, être un ninja veut dire que l’on en doit pas avoir de sentiments, et que si l’on est trop faible pour les détruire, il faut apprendra à les cacher.

«  Non, je connais juste les bases, maintenant allons voir ton enfant.

- Je refuse, tu vas d’abord soigner tous ces gens avec tes bases. » Je ne suis pas un médecin, je suis un combattant, ce n’est pas dans mes cordes de soigner autant de monde, et puis pourquoi est-ce que je voudrais les soigner ? Je ne leurs ai rien fais moi.

«  C’est à toi de le faire. C’est ta faute s’ils sont ici. » Je réponds ce qui me parait le plus intelligent, c’est parce qu’elle na pas accomplit sa mission à la perfection que cette soirée a eu lieux, je ne sais pas comment la Renarde a fait pour s’échapper, mais de la part d’un Jinchuriki, perdre face à son Démon signifie la mort, elle a déjà eu de la chance de s’en sortir en vie, elle ne va pas commencer à faire de l’ironie sur mes petites capacités de soigneur. J’attrape son point par réflexe, elle veut me frapper.  Elle me foudroie du regard, l’atmosphère s’est refroidi, seuls les blessés qui geignent rompe le silence qui s’est abattu sur l’étage. Je la regarde droit dans les yeux, je ne retirerais pas ce que je viens de dire, je le pense vraiment, cette tragédie a eu lieu dans les deux monde à cause de sa faiblesse, si elle avait su retenir le Demon dans les deux dimensions, rien ne serait arrivé.   

«  Retires ce que tu viens de dire. » Mon regard ne vacille pas, depuis ce matin je quitte mes vielles habitudes, je ne vais pas m’arrêter en aussi bon chemin, ceci est ma crise d’adolescence comme me l’a dit le Renard quand nous étions sur le chemin de Konoha.  Je fais non de la tête et je resserre mon étreinte sur sa main pour qu’elle la retire. Elle force sur son bras, elle pense avoir une chance avec son corps encore affaibli ? Elle est idiote ?

«  Je vous en prie monsieur, aidez ma femme à accoucher, un mur lui a écrasé les jambes et le bébé ne peut pas sortir, si personne ne l’aide elle va mourir. » Je lâche doucement la main de la jeune hôte et me détourne d’elle, posant mes yeux sur l’homme qui a osé nous déranger, il est jeune, pas plus de vingt ans, il est paniqué, c’est un ninja et il s’est surement battu toute la soirée, il semble épuisé.

«  Je ne suis pas medic-nin, je ne pourrais rien faire. » il me regarde avec une impression suppliante, pourquoi est-ce qu’il croit tous que je suis Tsunade ? J’ai juste ressoudé un bras cassé, je ne fais pas de miracle, je ne connais que les bases.

«  Tu es surement le médecin le plus qualifié de l’hôpital alors va aider cette femme. » Je reporte mon attention sur la jeune rousse, elle ne peut pas se mêler de ces affaires ? Elle devrait être contente que je lui ai sauvé la vie et pour me remercier elle pourrait au moins me respecter avant de dire que je suis un grand médecin, je suis juste un assassin, rien de plus.

«  Si je dis que je ne saurais pas quoi faire, je sais juste soigner quelques petites blessures. » Son regard se fait insistant, comme celui d’un professeur qui attend quelque chose d’un élève qui ne veut pas travailler.  Ce regard que j’ai vue tant de fois dans mon enfance, elle est sûre que je peux faire quelque chose.

«  Si tu n’essaies rien je ne bouge pas d’ici. » Elle s’assoie par terre, au milieu du chemin,  elle se sentirait coupable de ce qui arrive à cette autre femme qui va mourir ? De la culpabilité ? Mais alors pourquoi est-ce qu’elle s’assoie au lieu d’aller voir par elle-même pour tenter d’aider ce jeune père qui va tout perdre dans peut de temps ? «  Va voir. » Je soupire intérieurement, pourquoi est-ce que le Renard veut que j’aille aider quelqu’un que je ne peux aider ? 

«  Elle est où ? »

oOo Mikoto Uchiwa oOo

Je viens d’arriver à l’hôpital, on m’a dit que je pourrais y trouver Kushina, ce qui ne me surprend pas. Elle a laissé ces enfant ici avant de partir affronter Kumiho avec le Yondaime, c’est triste qu’il soit mort, c’était un grand homme. Je la consolerais. Mais je dois d’abord la mettre en sécurité, elle et ses enfants, le conseil ne va pas tarder à vouloir l’arrêter, sachant qu’elle n’a pas réussis à retenir la Renarde, elle va être jugée comme une jinchuriki inutile et donc supprimer, remplacer par un enfant qui sera formé pour devenir une arme.  Je monte rapidement les escaliers, je sais que les enfants sont au cinquième étage, celui qui accueille la maternité. Sous surveillance d’une équipe d’AMBU je suppose.

Je ne laisserai pas le village me prendre mon amie, quitte à devenir déserteurs, c’est la seule qui ma soutenue quand on m’a annoncé que j’allais devoir épouser Fugaku Uchiwa, mettant ainsi un terme à ma brillante carrière de ninja.  J’aimais ce métier,  je l’adorais, battre la campagne pour protéger des gens, pour exécuter des missions. Je suis douée, et cette annonce ma ruinée, j’étais la meilleurs Kunoichi du clan, et pour cette raison on a décidé de faire de moi une femme au foyer pour former l’héritier du clan Uchiwa.  Je n’ai hélas rien eu à dire, les ordres sont ce qu’ils sont, j’ai été forcé de côtoyer un homme que je n’aime pas, le soutenir dans ces décisions, le protéger et porter ces enfants.

Mais aujourd’hui, pour mon amie, je suis prête à refuser et me rebeller contre les ordres, je vais sauver Kushina du conseil et je vais l’aider à élever ses enfants quelque soit ce que le clan m’ordonnera, je resterais fidèle à ma seule amie.  La seule qui a compris ce que j’ai ressentit quand l’on ma dit que je ne serais plus jamais une ninja et que je serais obligé de devenir la femme d’un homme que je ne supporte pas. Elle a du quitter son village pour venir protéger celui là,  pour renforcer l’alliance qui existe entre nos deux pays, et ce mariage avec Minato était prévue depuis longtemps.

Des manigances du conseil qui ont joué avec les sentiments des deux jeunes gens, leurs donnant des missions périlleuses pour qu’il se rapproche lentement, sans accrocs.  Pour s’attribuer le pouvoir de Kumiho, mais leur plan à subit un dur revers ce soir, il n‘avait pas prévue que la Renarde ce libère pendant l’accouchement.  Et maintenant que Minato n’est plus là pour la pour la diriger à la baguette ils vont tenter de la supprimer avant que son village ne puisse envoyer des gardes. Je suis la seule à pouvoir l’aider, quitte à défier le village entier.

J’arrive au quatrième étage ou règne un calme inquiétant.  Le reste de l’hôpital est en effervescence alors pourquoi rien ne bouge ici ? Je vais aller jeter un coup d’œil, ce n’est pas normal que personne ne se plaignent.  Kushina est là, avec un le Sandaime Hokage et Danzô, que sont-ils entrain de regarder ? Je m’approche doucement pour ne pas trop attirer l’attention, tous le monde regarde quelque chose que je ne voie pas encore, je suis trop petite. 

Je me positionne à coté de mon amie, elle ne me remarque pas, trop concentré à observer ce qu’un jeune homme blond fait. Il ressemble au Yondaime à un point que j’en suis surprise, un membre de sa famille ? Un cousin, un frère ? Personne ne connaît vraiment la famille de Minato. Il est penché sur une femme enceinte, un kunaï à la main, il lui ouvre le ventre lentement.

Je regarde attentivement la scène, la femme est blessé, très gravement, ces jambes sont écrasé, elle ne pourra plus jamais bouger le bas de son corps, surement un mur qui s’est effondré sur elle. Je ne la connais pas, mais il serait prétentieux pour quiconque de dire qu’il connaît les soixante milles habitants de Konoha.  Un homme lui tien la main, il pleur et elle lui sourie pour tenter de le réconforter, elle essaie de faire abstraction de ce qui se trouve en dessous de sa poitrine.  Elle est courageuse. Je pense qu’elle va mourir au vue de son sourire, elle tente de donner espoir au futur père.

Je sens un chakra puissant émaner du jeune homme, il est entrain de se battre pour la garder en vie elle et son enfant.  C’est surement le ninja qui est intervenue pendant que les troupes du village se faisait massacré, celui qui a tenue tête à la Reine des Démons, rien n’émane de lui a part cette puissance. Aucun sentiment, aucune chaleur, seulement le vide, un vide impressionnant, un vide mortel, je ne voie pas son visage mais je le devine froid inexpressif, le shinobi parfait, celui qui ne ressent rien, qui ne laisse rien paraitre, mais ce n’est pas un masque comme  celui que les hommes du clan se vante de porter.

Lui c’est bien pire, il a détruit toute trace d’humanité en lui, je ne sais pas ce qu’il le dirige, qu’elle est sa motivation, pourquoi une arme voudrait sauver une femme enceinte ? Alors que tout semble perdu.  L’aura de puissance qui l’entoure se renforce et l’air se refroidit très vite, de la bué apparait quand je souffle. Je voie la plaie ventrale de la jeune femme commencer à geler de même que les blessures qui sont présentent le long de ces membres écrasé, que fait-il ? Je m’approche doucement, j’ai quelque connaissance en médecine, peut être que je pourrais l’aider ?

Je m’accroupie à ces cotés, il ne me remarque pas, il est trop concentré sur son travail, quelle maitrise de son chakra. Pour un homme si jeune c’est impressionnant, vue l’affrontement de titan qu’il vient de livrer je pense qu’il a des réserves d’énergies colossales, et le fait qu’il soit indétectable démontre une grande maitrise, mais pouvoir concentré autant d’énergie en un point salvateur est presque impossible.  Son visage est calme, presque détendu, et comme je l’ai supposé, je ne vois aucun sentiment dans ces yeux vide, il ne fait pas ça car il en a envie mais car quelqu’un lui a demandé, mais qui ? Personne ne le connait ici.

Je ne me risque pas à l’aider, je n’ai surement pas le niveau de compétence requis, je me relève donc silencieusement pour m’approcher de Kushina qui est absorbée par son observation de cette homme qui est en tout point semblable à son mari, du moins physiquement.

«  Qu’est-ce qu’il fait ? Elle va mourir et le bébé aussi. » Je le sais, c’est un fait, enfin, je viens de me rendre compte, malgré qu’il soit entrain de sceller les blessures de façon temporaire la femme a perdu trop de sang et le bébé  surement été touché d’une façon ou d’une autre, si jamais un des deux survies, il sera handicapé à vie.

«  Je ne sais pas, il ne voulait pas et d’un coup il a accepté, comme si on l’avait convaincu en un claquement de doigt, sa fait cinq minutes qu’il concentre son chakra sur elle, mais son état de s’améliore pas, je pense qu’il va échouer, c’est un tueur, pas un soigneur. 

- Pourquoi lui as-tu demandé de le faire s’il avait dit qu’il n’y arriverait pas ?

- Je pensais qu’il faisait de l’ironie, il dit avoir les bases alors qu’il est capable de réparer un bras cassé en quelques secondes.  Je l’ais sur estimé, il n’est pas si bon.

- Il n’a pas été formé pour sauver des vies, mais pour les prendre, c’était voué à l’échec Kushina, tu donnes de faux espoirs au père.

- Je l’en pensais vraiment capable, mais il semble qu’il connaisse parfaitement ces limites.

- Il semblerait qu’il connaisse beaucoup de choses.

- Pourquoi dis tu ça ? »

Je soupire, je ne sais pas pourquoi j’ai dis ça, mais une chose m’a frappé quand je l’ai vue, c’est un homme qui a vue et participer à trop de guerre, et je suis persuadé qu’il sait un nombre impressionnant de choses, il n’est pas d’ici, mais il me semble terriblement familier, comme si il veillait sur moi

« Je ne sais pas, mais je suis persuadé qu’il sera d’une grande aide pour ce qu’il va se passer. »

J’appuie ma déclaration avec un signe de tête en direction du Hokage et de Danzô, leurs présence ici n’indique qu’une chose, ils ont échoué leurs première tentative pour reprendre Kushina, ça a surement un rapport avec ce jeune ninja blond, mais il ne sera pas toujours là, surtout s’il s’épuise pour sauver une femme qui ne peut l’être.

Un soupir coupe ma réflexion, la jeune femme viens d’expirer, elle est morte, sourire aux lèvres. Le bébé aussi je pense, cette nuit n’en finira pas de si tôt.  Je regarde le jeune ninja, il serre les points, premier sentiment que je remarque venant de lui, à quoi peut-il bien pensé ? Il s’en veut pour son échec ? Je donne un coup de coude à Kushina et lui montre le jeune homme, c’est elle qui l’a forcé à intervenir alors qu’il ne voullait pas, c’est à elle de l’aider à supporter cet échec. 

Elle se rapproche de lui et lui pose une main sur l’épaule, il ne réagit pas, du sang commence à apparaitre entre ces doigts, les secondes passent et je sens une nouvelle énergie apparaitre dans le couloir, elle pulse lentement, comme un cœur, harmonieuse, contrôlé.  Les mains du jeune homme se décrispent et il les replace sur sa patiente décédé, que veut-il faire ? On ne peut ramener les morts à la vie.

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« Pourquoi veux-tu la sauver ? On le la connait pas. » Je regarde le renard, soutenant son regard de braise, il veut sauver cette femme et il y tien vraiment, je ne comprends pas pourquoi il veut le faire, toute notre vie, on n’a fait que tuer, tuer et encore tuer, ces centaines de personnes, des milliers, tous ceux que l’on a croisé son morts. On ne laisse jamais de survivant dans notre passage, alors pourquoi désirer sauver cette femme ? Il ne la connait pas, on ne le connait pas.

« C’est une bonne question, je pense qu’elle pourra t’apporter un certain réconfort.

- Je n’ai pas besoin d’être réconforté, je ne sais même pas ce que ça veut dire.

- Fais le un point c’est tout.

- Je refuse, je n’ai pas été formé pour soigner les gens. »

Je ne sais pas pourquoi il veut ramener une simple femme, elle avait qu’à faire attention, et si son mari avait été plus protecteur dans sa tâche elle ne serait pas là, entrain de mourir devant nos yeux, ce n’est pas à moi de réparer toutes les bêtises que font les gens, je dois juste protéger Konoha

«  Tu as été formé pour obéir, et ça ne t’as pas empêché de désobéir,  alors tu peux bien sauver une femme enceinte.

- Pourquoi veux-tu tant que je la sauve ? Elle ne t’a rien fait, rien donné, rien demandé, elle ne sait même pas que tu es là.

- Car j’ai perdu la mienne de la même façon, et je peux comprendre ce que cet homme va ressentir. »

Je commence à rire, je n’ai pas l’habitude, sa doit faire une sorte de crachotement étrange, étouffé, le Demon Renard fait dans la compassion, bientôt il va vouloir sauver le monde, j’aurais tout vu et tout entendu.

«  Ne ris pas petit, tu ne sais et ne sauras surement jamais ce que c’est que de voir la personne à qui tu tiens le plus agoniser devant tes yeux, hurler de douleur alors que tu ne peux rien faire, être impuissant, ça met arriver une fois dans toute la longue vie, et même moi, le plus grand des Démons, je comprend ce sentiment, et si je peux l’éviter à un autre mâle, je le ferais, surtout ce genre d’impuissance. »

J’arrête de rire, je le regarde, droit dans les yeux, il est plus que sérieux, il est presque mélancolique.

«  Racontes moi.

- Non. » Il montre les dents, je montre les miennes, laissant échapper mon aura contre lui, je veux savoir.

«  Racontes moi. »  Il libère sa puissance, rendant l’air dans la salle irrespirable, je le toise, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai une profonde envie de connaitre cette partie sombre de l’histoire de la plus puissante Créature de ce monde, savoir comment il a fait pour être réduit à l’impuissance.

«  J’ai dis non. » Je fais lentement sauter les verrous qui contiennent ma puissance, libérant les sceaux qui scelle mon chakra.  Il sourie, laissant retomber son aura. « Laisse moi t’aider à la ramener et je te raconterais tout. » Je sonde ces yeux, il ne ment pas, mais ce marché ne me satisfait pas, je veux savoir, tout de suite.

« Racontes d’abord et je te laisserais agir à ta guise. 

- Voilà que tu commences à me donner des ordres.

- Si tu veux la sauver raconte moi, je n’en ai rien à foutre de votre impuissance, j’en suis au dessus. Je veux juste savoir.

- Tu es vraiment pitoyable mon pauvre petit.

- Que crois-tu faire en m’insultant ? Ca ne va pas l’aider.

- Peut être que ça t’aideras toi.

- Tu n’as pas d’intérêt à ce que je change, ça nous rendrait vulnérable. Avoir des sentiments est une faiblesse.

- Ca peut être une source de puissance sans limite, tu te souviens d’Uzushio ?

- J’ai échoué la mission ce jour là, car je me suis laissé dominer par mes sentiments.

- C’était tes instincts, pas tes sentiments, nous en sommes pas des coquilles vides, tu te voiles la face, tu as adoré ce que tu as fais là-bas.

- J’ai échoué c’est tout ce qu’il compte.

- Si tu n’avais pas eu envie d’elle tu n’aurais jamais put passer la barrière de protection qui entourait le village.

- Si je n’avais pas eu envie d’elle j’aurais remarqué que plusieurs groupes de ninja avaient réussis à s’enfuir, cette mission était un échec total.

- Tes ordres étaient d’anéantir ce village sans que l’on puisse dire d’où venait l’attaque, personne n’a put t’identifier comme venant de Konoha.

- J’ai laissé des survivants derrière moi, c’était donc un échec.

- Tu les as traqués et exterminés par la suite. Ne te voile pas la face sans tes instinct tu n’aurais jamais remporté cette bataille.

- J’ai été plus que gravement blessé car je ne faisais plus attention à ce qui m’entourait, j’ai faillit mourir, et tu me félicites ?

- J’ai aimé sentir l’adrénaline, et l’excitation parcourir ton corps, comme tout à l’heure quand tu as bondit pour affronter cette adversaire que tu ne pouvais pas battre, je ne veux pas mourir, mais j’aime quand le combat est intense.

- Ce jour là ce n’était pas un combat, c’était des échanges à sens unique, s’ils n’avaient pas eu leurs armes sophistiqués ils ne m’auraient jamais atteins.

- Tu tremblais d’excitation, et quand tu l’as rejointe, tu riais comme un dément, tu es un monstre, une aberration pour tes semblables, c’est pour ça que le conseil à voulu te supprimer, tu leurs faisais peur.

- Et en quoi me dire ça va influencer sur ma décision au sujet de cette femme ?

- Peut être que tu vas te rendre compte que tu vaux mieux que ça, tu étais destiné à de grandes choses, tu as laissé passer ta chance quand tu as commis le génocide d’Uzushio, mais il y a en ce monde des gens qui peuvent aspirer à un meilleurs Destin, j’en suis persuadé. 

- Ou est donc passé ta haine ? Et ton envie de sang ? Ton gout prononcé pour les massacres ?

- Ils sont toujours là, sauf que moi je sais mettre de l’ordre dans mes priorités, moi je suis maitre de ma vie, ce que tu n’es pas. Je fais ce que je veux quand je veux, ce que tu ne peux pas, car tu ne sais pas ce que tu veux, tu es dominer par tes instincts, dominé par les ordres des autres, tu es un simple animal.

- N’es-tu pas un renard ? Un animal aussi ? Doué d’une conscience certes mais au fond de toi un animal quand même. Toi aussi tu es dominé par tes instincts dont celui de reproduction si j’ai compris.

- Je ne suis pas dominé, je les contrôle, alors que toi tu n’es que ça, tu ne pense pas au sens propre du terme, tu n’es qu’impressions, réflexions, un corps sur entrainé couplé d’un esprit d’analyse, aucun désir propre à toi-même, seulement ceux qui te sont conférés par ta nature.

- Pourtant je suis plus fort que les autres, ils ne peuvent me battre sans êtres des centaines.

- Mais à quoi ça te sert d’être plus fort ? Si tu ne sais pas profiter ? Si tu n’aimes pas ce que tu fais ? Tu es là à faire ce que les autres veulent de toi, tu te remets en question, mais tu ne changes pas, à quoi cela te sers ?

- A quoi sa me servirait de faire autre chose ?

- Tu ne le sais pas alors pourquoi n’essais tu pas ?

- Ca me rendra faible si j’y prends gout.

- Je ne vois pas en quoi aimer les gâteaux te rendrais faible. » Il éclate de rire, je me dois d’avouer qu’il n’a pas tord, mais une question importante ce forme dans mon esprit.

«  C’est quoi un gâteau ? »