Tout commence

par Aerith

Chapitre 1


« Bip bip bip… »

La jeune femme appuya sur le bouton de son réveil pour le couper puis ouvrit les yeux et alluma la lumière.

Cinq heures quarante cinq.


Elle soupira, la motivation pour se lever n’était pas au rendez-vous. Se lever tous les matins à la même heure pour aller au lycée n’était pas toujours facile et en songeant à la journée qui l’attendait, elle grimaça. Neuf heures de cours le lundi, il fallait tenir, elle ne serait pas rentrée avant dix-neuf heures vingt chez elle.

Elle se leva finalement et s’habilla, elle prit son sac, ouvrit la porte de sa chambre et se dirigea vers la cuisine. Là elle prépara le petit déjeuner de la famille et donna à manger aux six chats qui venaient de rentrer. Elle se prépara ensuite un sandwich pour midi et avala un bol de céréales.

Quarante cinq minutes plus tard environ, elle sortit de chez elle. Elle se posta au bout de la rue et attendit son voisin, par habitude elle sortit son portable de sa poche et mit de la musique. L’entendant arrivé, elle coupa la musique, rabattit le clapet de son portable et le rangea dans sa poche.

Après un bref salut et s’être fait les bises, ils marchèrent en direction de l’arrêt de bus. Ils ne leur fallait pas plus de cinq minutes pour y aller, avec parfois un détour par la boulangerie, le jeune homme n’ayant pas toujours le temps de déjeuner le matin.

_Salut les enfants.

_Salut, répondit la jeune femme à Pierre, un ami qui prenait le bus avec eux.

Malgré qu’il soit le cadet d’un an des deux autres, il aimait bien les taquiner et les appeler « les enfants ». Il était au même lycée que Vincent, le voisin de Sandra, la jeune femme. (nda : Je sais j’ai mis du temps à vous mettre les prénoms, j’hésitais à vous mettre les vrais, finalement j’ai décidé que ce serait plus simple.) Il aimait aussi taquiner Sandra au sujet de sa petite taille, elle mesurait un mètre soixante. Petite comparée aux garçons bien sûr, Vincent avoisinait les un mètre quatre-vingt et Pierre avait à peu près la même taille.

Le bus arriva à l’heure, comme toujours, et avec toujours le même chauffeur de bus souriant. Ils montèrent et firent encore une dizaine d’arrêt avant de rejoindre Mulhouse, soit trente minutes de trajet. Entre temps une amie à Sandra était montée, elles étaient dans le même lycée et la même classe, la terminale ST2S du lycée Michel de Montaigne.

_Salut.

_Salut ça va ?

_Mouais et toi ?

_Moi ça va mais qu’est-ce qui va pas encore ?

_Rien.

Elle lui jeta un regard peu convaincu.

_C’est encore à cause de lui. Oublie le bon sang.

_Tu sais que je n’y arrive pas.

_Oui et ça m’énerve, je ne vois pas ce que tu lui trouves, ce mec est un crétin.

Sandra soupira, inutile de se lancer dans cette discussion avec Sonia, c’était peine perdue.

_Sinon ton week end ?

_Un truc de fou je te jure, je n’ai pas eu de temps à moi, avec la famille et tout, je n’ai pas eu non plus le temps d’aller au code…

La discussion continua à tourner autour de sujets simples, laissant de côté l'épineux sujet « côté cœur ».


Plus tard en cours de maths...


_Allez Sandra, viens nous faire l’exercice soixante quatre au tableau.

Il fallait qu’il la désigne, pas de chance aujourd’hui. Elle se leva et sa voisine de table, Fatma, lui souffla en souriant.

_Allez Cendrillon, courage, va voir le forain.

Sandra sourit, ce surnom lui coulait à la peau depuis une semaine déjà et le forain c’était le nom que Fatma avait donné au prof à cause de sa voix. Elle inscrivit au tableau la formule dérivée de l’équation demandée dans l’exercice. On ne pouvait pas dire qu’elle était douée en maths mais elle se débrouillait et dériver une équation ne lui posait pas de problèmes. La sonnerie vint mettre fin au supplice de l’heure de mathématiques, la première d’une longue journée.


Huit heures de cours plus tard, épuisées mentalement et physiquement, Sonia et Sandra attendaient le bus scolaire pour rentrer chez elles.

_C’est Lionel ce soir le chauffeur ?

_Normalement oui, il est dix huit heures.

_Ça veut dire qu’il arrive dans dix minutes, Lionel t’a intérêt à te dépêcher !

_Il aime bien se faire désirer, ajouta Sandra en souriant. On va sûrement avoir droit à la chanson « Tounsi dis moi oui. »

_Temps qu’il trouvera rien d’autre qui va avec mon surnom, c’est sûr qu’on y aura tout le temps droit, comme l’année dernière. Et il va sûrement me réclamer ses briques mais j’ai pas eu le temps de les faire.


Dans le bus scolaire, pendant plus d’une heure de trajet, elles discutèrent de tout et de rien avec leur sicilien préfère, Lionel.

_A demain Sonia.

_A demain !

Sonia et Sandra rentrèrent chacune de leur coté.

_Maman je suis rentrée.

_Alors la journée ?

_Crevante comme d’habitude mais ça va.

_Tu as eu Lionel comme chauffeur.

_Oui pourquoi ?

_Parce que tu es en retard, il est dix neuf heures trente, donc c’est lui, il conduit plutôt lentement.

_Sûrement parce qu’il parle beaucoup. (nda : Vous vous demandez où est le lien avec Naruto hein ? Ça va, ça va venir, ne vous inquiétez pas, pas de précipitation .) On mange quoi ce soir ?

_Pasta bien sûr.

Sandra mit la table et appela son frère et sa sœur, Alexis et Alicia. Son frère était âgé de quatorze ans et sa sœur de dix ans, elle les surnommait les « tornades blanches », à eux deux ils pouvaient mettre la maison sans dessus dessous en quelques heures.


Plus tard dans la chambre de Sandra…


Installée devant son ordinateur, Sandra se livrait à ses activités favorites, gérer son forum rpg et regarder des animes de mangas. Après avoir terminé DN Angel et en attendant que les prochains épisodes de Bleach soient disponibles, elle avait jeté son dévolu sur Naruto. (nda: on y vient tout doucement ) On lui avait tellement parlé de ce manga qu’elle avait voulu essayer et finalement elle aimait beaucoup.

_Alicia je commence l’épisode soixante douze, tu veux venir regarder ?

_Je finis mes devoirs et j’arrive !

_Ça marche !

Elle n'eut pas attendre bien longtemps, sa petite sœur arriva en trompe quelques minutes plus tard, suivit d'Alexis.

_Asseyez-vous et tenez-vous tranquilles.

Ils ne se le firent pas dire deux fois. D'un clic de souris, Sandra envoya l'épisode avant d'éteindre la lumière. Grâce à son écran vingt deux pouces, ils avaient l'impression de regarder la télé, voir d'être au cinéma, avec un peu d'imagination.


Plus tard dans la nuit...


La jeune femme se redressa dans son lit et ouvrit les yeux. Elle rejeta les couvertures et se leva, elle n'avait ni conscience de son corps ni de ce qui l'entourait. Elle ouvrit la porte de sa chambre et se faufila dans le couloir sans avoir besoin de lumière pour se diriger. Sandra descendit ensuite les escaliers et sortit de la maison.

Pied nus, elle marcha sur les pavés de sa cours sans en sentir le froid ni la dureté du sol et passa par dessus le portail sans effort. Elle coupa ensuite par le jardin de son voisin pour se retrouver dans la rue adjacente, devant la maison de Vincent. Là, elle leva ses yeux vides de toute émotion vers la fenêtre de la chambre du jeune homme, située au deuxième étage.

D'un bond agile et puissant, elle sauta sur le rebord de la fenêtre et s'y accroupi. Elle toqua ensuite à la fenêtre, attendant qu'il vienne lui ouvrit. Elle avait perçue de la lumière à travers les rideaux, il ne devait pas dormir.

Elle réitéra l'opération quelques minutes plus tard, comme il ne venait toujours pas, elle concentra son chakra dans sa main et donna un coup de poing dans la fenêtre, suffisant pour l'ouvrir mais pas trop pour ne pas la casser ni réveiller la maisonnée.

_Qu'est-ce que... dit Vincent en se levant.

_Suis-moi, répondit-elle d'une voix sans timbre, impersonnelle.

_Sandra?

Il écarquilla les yeux de surprise, croyant à une hallucination, il ferma les yeux et les rouvrit, elle était toujours là, à un détail prêt, elle lui tournait le dos et semblait prête à repasser par la fenêtre. Comment avait-elle pu arriver là d'ailleurs. Autre question, que faisait-elle dans sa chambre au beau milieu de la nuit, en chemise de nuit en plus (nda: je ne vous décrirais pas mes chemises de nuit, n'y compté pas).

_Dépêches-toi, répéta-t-elle en s'accroupissant sur le rebord de la fenêtre.

Elle est folle pensa-t-il, elle veut se suicider ou quoi? Sa fenêtre se trouvait à 3m du sol, ce n'était pas le genre de chute dans lequel on s'en tirait avec un simple bras cassé. Il grimaça, elle devait sûrement avoir pris une échelle, mais qu'avait-elle donc derrière la tête.

Vincent se précipita à la fenêtre lorsqu'il la vit sauter, cette fois il en était sûr, elle était timbrée. Son esprit refusa d'abord de croire ce que ces yeux avaient vu, elle s'était rétablie agilement comme si elle avait fait ça toute sa vie. Il devait rêver, une hallucination due au nombre trop important d'animes de manga regarder ce soir sûrement. Il ferrait mieux d'aller se coucher.

_Vas-tu descendre à la fin, nous n'avons pas toute la nuit.

Comme il le craignait, c'était tout à fait réel. Il se résigna à descendre, il ferma la fenêtre, éteignit son ordinateur et sortit en descendant les escaliers.

A l'extérieur, Sandra n'avait pas bougé, elle attendait. Elle le vit sortir et se mit en marche, elle laissa les maisons derrière elle et coupa à travers champs. Le jeune homme la rattrapa et la saisit par le bras pour l'arrêter.

_Dis moi où tu nous emmènes, tu n'as pas l'air dans ton état normal.

Elle tourna son regard vers lui. Il tressaillit, ses pupilles étaient dilatées et ses yeux vides d'émotion, elle semblait en transe. Que se passait-il à la fin?

_Tu comprendras plus tard, c'est le moment, dit-elle avant de baisser la tête.

Elle ferma les yeux et effectua ensuite une rapide combinaison de signe avec ses mains. L'air frémit autour d'eux et une sorte de porte entourée de chakra apparut. Elle s'ouvrit et le vent qui en sortit le fit frissonner. La jeune femme s'avança vers la porte et la franchit en partie, elle se tourna ensuite vers lui et lui tendit la main.

_Viens avec moi, murmura-t-elle.

Il se sentait comme hypnotisé, happé par une grande force qu'il ne pouvait repousser, il avança donc et ils passèrent tout deux la porte. Celle-ci s'évanouit dans les airs dès qu'ils disparurent à l'intérieur, ne laissant pour toute trace qu'un collier, collier que Sandra avait perdu...





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