Prologue

par Vanessa0202

Le royaume de la Lune était une contrée prospère et d’une richesse aussi vague que leur océan, considéré comme l’un des plus puissants du continent avec le pays voisin, le royaume du Soleil. 

 

Il était actuellement dirigé par le roi Kizashi Haruno.

 

Le royaume de la Lune regorgeait de forêts luxuriantes ou vivaient diverses bêtes sauvages et poussaient une végétation variée et exotique contribuant énormément à son essor agricole et à la bonne réputation de ses  denrées.

 

D’ailleurs plusieurs pays confrères en faisaient importer certains produits alimentaires.

 

Son peuple lui était connu pour ses manières aristocratiques et distinguées, sa finesse, et son gout pour le luxe et le raffinement. Sa culture était l’une des plus avancées, et ce  dans différents domaines.

 

En effet, il comprenait  les plus grands écrivains et poètes, des artistes qui faisaient preuve d’une incroyable créativité dans leurs réalisations, des philosophes dotés d’une grande sagesse et spiritualité, sans oublier que leur armée excellaient dans les arts du combat et lui donnait une force militaire des plus puissantes.

 

La capitale du royaume, la Cité Blanche –oui, c’est ainsi qu’elle se nommait, témoignait en elle même de ce développement prodigieux.

 

Chaque demeure possédait des jardins intérieurs merveilleusement bien entretenus ou on pouvait apercevoir une multitude de fleurs multicolores.

 

En plusieurs endroits, l’espace de la ville s’aérait à l’aide de belles places ou d’agréables parcs où pouvait se détendre la population et profiter du beau temps.

 

Un long fleuve sauvage qui semblait séparer toute la ville en deux parts distinctes, était traversé d’élégants ponts et était longé d’un quais ou s’activait une foule de marchands et commerçants dans la vente d’épices, de denrées mais aussi de toutes sortes de tissus, tels que la soie, la dentelle, le satin, les velours, et toutes autres étoffes, formant un balai d’arc-en-ciel, et qui attiraient la convoitise de nombreuses femmes.

 

Mais le plus impressionnant était le Palais Royal qui pouvait être aperçu depuis les portes d’entrée de la gigantesque cité.

 

C’était une bâtisse immense de marbre blanc, abritant des jardins aussi vaste qu’un océan ou régnait la paix et la sérénité et ou avaient lieu certaines activités dans le but de distraire les membres de la famille royale.

 

L’édifice était aussi orné d’innombrables tours qui donnaient l’impression de percer le ciel par leur hauteur vertigineuse.

 

Et à l’une des fenêtres de la plus haute de ces tours on pouvait apercevoir une ombre.

 

C’était une jeune fille à la longue et soyeuse chevelure rose, aux yeux aussi verts qu’une onde d’eau trouble.

 

Son visage, aux traits fins et presque parfaits, était légèrement pale et mais paradoxalement, rayonnant d’une lumière presque aveuglante, preuve d’une certaine bonté.

 

Sa silhouette était fine, élancée et souple.

 

Malgré ses sourcils froncés, son nez légèrement retroussé, ses lèvres pincées et son regard dur qui dénotait d’une certaine sévérité ou du moins un mécontentement, on pouvait voir briller au fond de ses iris une certaine innocence et candeur témoignant parfaitement de son jeune âge.

 

Et cette enfant, agée de 16 ans, ne s’agissait d’autre que de la Princesse du Royaume de la Lune, l’héritière du trône et l’unique fille du roi Kizashi, Sakura.

 

Sakura était en train de regarder les soldats s’entrainant dans l’arrière-cour du château, avec tristesse, mélancolie et amertume.

 

Elle était triste car ces pauvres soldats s’entrainaient durement afin d’aller combattre pour l’honneur et la gloire.

 

Et chaque jour nombreux comme eux risquaient leur vie au champ de bataille, dans une guerre sans fin.

  

En effet, malgré l’ambiance joviale et paisible des villes, la guerre durait depuis toujours entre le royaume de la Lune et le royaume du Soleil.

 

Elle durait depuis tellement longtemps que la raison de ce conflit était aujourd’hui inconnue.

 

Et chaque génération se battait pour l’honneur de leur nation, perpétuant cette coutume barbare et meurtrière au fil des siècles.

 

Pourtant la jeune princesse, elle, était contre tout cela. Elle en était même répugnée.

 

Elle ne voyait pas l’intérêt de toute cette boucherie.

 

À cause de cela des milliers de nobles soldats dévoués périssaient chaque année afin de défendre leur patrie, laissant des veuves et des orphelins seuls à leur sort, sans oublier les nombreux blessés, infirmes et estropiés.

 

Comment les hommes du gouvernement pouvait laisser cela arriver ? N’avaient-ils pas de cœurs ?

Avaient-ils perdu leur humanité au point de sacrifier le peuple ? Et comment son propre père pouvait tolérer cela et participer pleinement à cet éternel conflit ?

 

Pourtant elle avait connu son père comme étant un homme bon, généreux, qui était prêt à tout pour le bonheur et le bien-être de son peuple, connaissant ses responsabilités envers celui-ci et surtout connu pour son impartialité, son esprit droit et, agissant toujours selon ce qu’il pensait être juste.

 

 

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C’était une belle journée et Sakura accourut se jeter dans les bras de son père.

Il était assis dans la salle du trône, en train de contempler le beau ciel bleu paisible.

« Papa, raconte moi une histoire, s’il te plait, lui demanda alors sa fille.

Il hocha de la tête et commença :

 

-       Il était une fois, existait un roi égoïste. Il n’était jamais présent dans son palais, toujours dans son royaume répondant aux attentes de tous, aidant tout le monde à résoudre ses problèmes, et s’assurant que son peuple était heureux.

 

-       Alors en quoi était-il égoïste, Papa ?

 

Le roi sourit face à la mine confuse de sa fille, et lui pinça le nez.

 

-J’y arrive, Princesse ! Un jour, un homme étrange arriva au royaume et réussit à convaincre le peuple qu’il ferait un meilleur dirigeant à ce royaume, qu’ils deviendraient tous riches et heureux. Alors le roi abdiqua en confiant son trône à cet étranger qui souhaitait être roi.

 

-Mais ce n’est pas être égoïste !

 

-Quand l’étranger s’empara du trône, il distribua tout l’argent au peuple qui le dépensa dans des choses futiles. Et le royaume se retrouva sans argent. Le peuple commença à mourir de faim et n’avait plus de quoi vivre. En fin de compte, cet étranger qu’ils croyaient, allait les rendre heureux, les rendit malheureux.

 

-Je n’arrive toujours pas à comprendre !

 

-Il était égoïste, parce qu’il donna au peuple ce qu’il voulait, et non pas ce dont il avait besoin.

En tant que dirigeant, on doit apprendre la différence entre ce dont le peuple a besoin et ce qu’il veut afin de leur permettre de vivre en paix, et non pas joyeusement. »

 

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Alors pourquoi ? Pourquoi ce changement ? Était-il devenu ainsi à force de côtoyer tous ces ministres perfides et corrompus ?

 

Elle ne savait pas mais elle était convaincue qu’un jour la paix régnerait à nouveau et que le royaume retrouverait son calme d’antan.

 

Oui, c’est ça ! Elle allait justement suivre les conseils de son père. Elle allait donner au peuple ce dont il avait besoin et non pas ce qu’il voulait. Il n’avait pas conscience de toutes les pertes qui se produisaient à cause de cette guerre.

Pour le moment, elle ne pouvait pas faire grande chose, ni même s’opposer à son père. Mais le jour où elle deviendrait reine, elle allait tout faire pour rétablir la paix dans son royaume.