Chapitre 11 : Comme un papillon fasciné par les flammes...

par melfaya



Chapitre 11 : Comme un papillon fasciné par les flammes...







Perchés sur le cerisier d’en face, ces foutus oiseaux chantonnaient à tue tête depuis le début de l’heure. Leurs piaillements incessants troublaient sa sieste improvisée et l’indisposaient au plus au point.

Ce n’était pas tout.

Depuis quelques jours, le beau temps qui avait pourtant boudé le début de l’été rattrapait son retard en agressant notre chère héroïne aux cheveux roses de sa lumière insupportable. Tout cela additionné la mettait dans une humeur exécrable.



C’en était trop, elle ne supporterait pas un « cui » de plus.

D’une façon totalement inexplicable, la paire de ciseaux pourtant habituellement bien rangée dans sa trousse, se retrouva bientôt sauvagement plantée dans le petit ventre du ténor des foutus volatiles.

Le petit impertinent lâcha un dernier « cui » étouffé avant de tomber, agonisant, à la renverse.



Pour le plus grand bonheur de Sakura, ses compagnons se firent sages et prirent leurs ailes à leur cou.

Les autres élèves de la classe ainsi que leur professeur mirent quelques temps avant de sortir de leur léthargie.



Cette dernière phrase finit d’achever le pauvre fonctionnaire qui s’abstint de réprimander son élève. Des fois qu’elle aurait encore besoin de se défouler…

Sakura, qui avait retrouvé un peu de son calme s’étonna de son manque de patience. Auparavant, elle aurait simplement été agacée et aurait gentiment attendu la fin de l’heure pour régler ses comptes, sans laisser à aucun moment transparaître une once d’impatience. Peut être était-ce toute cette lumière qui lui embrumait les idées. Ou le manque évident de vampires à se mettre sous la dent. Cela devait sans doute jouer sur son humeur.

Pendant ce temps là, Nootan s’occupait de la carcasse de l’oiseau. Il y en avait au moins un qui était heureux. Elle avait beau tenter de lui faire goûter la cuisine humaine, elle n'arrivait pas à compenser l'excitation que lui procurait la chasse. Tel un chat, il adorait jouer avec ses victimes jusqu'à ce que les pauvres bêtes agonisent. Puis, lassé, il engloutissait le cadavre sans faire le tri des os ou des la chaire, son estomac de Dieu ferait le reste.

Alors que ses idées vagabondaient sombrement le long de sa pensée, Temari lui arracha un peu d’attention.



Sans se détourner de la fenêtre, elle lui répondit d’un léger hochement de tête avant de retourner à la contemplation des cerisiers en fleurs.

C’était vrai, depuis un moment, elle était ailleurs. Depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus, exactement.

Sakura en avait honte et peinait encore à l'admettre mais elle avait eu énormément de mal à détacher ses pensées de lui. Quoi qu’elle fasse, elle ne pouvait s’empêcher de songer à tout ce qu’elle avait ressenti alors qu’ils s'affrontaient. Cette puissance, cette prestance, l’avaient réellement impressionnée, bien qu’elle se refusait à l’admettre. Jamais auparavant un adversaire lui avait été autant adapté. Il parait ses coups si aisément que cela en devenait troublant. Mais il suscitait aussi beaucoup de questions.

Comment un simple lycéen pouvait il se battre de cette façon ? Qu’avait il à voir avec l’histoire de l’héritage de Jiraya ? (Il avait eu l’air de s’intéresser de très près à elle quand elle avait mentionné sa prétendue parenté avec le vieil homme…)

Pourquoi avait il accepté de s’entraîner avec elle et enfin, pourquoi ne lui avait il posé aucune question à propos de sa propre aisance au combat ?

Et il y avait tellement d’autres choses, des choses sur lesquelles elle aurait été incapable de mettre des mots. Tout ce mystère, ce danger qu’il dégageait à lui seul ne le rendait que plus attirant. Comme un papillon fasciné par le feu, elle se sentait irrésistiblement attirée vers lui. Elle devait prendre garde à ne pas se brûler les ailes…

Mais depuis quand se laissait elle dominer ainsi par ses émotions ? Ce n'était qu'une mission. Oui, il n'était qu'une mission.

Mais c’était décidé. Ce soir, elle oeuvrait afin d’obtenir des réponses. Elle dévoilerait une partie de son jeu afin qu’il se découvre à son tour. Fini le rôle de la gamine écervelée. De toute façon, il l’avait percé à jour depuis bien longtemps.

Cette résolution la rendit plus légère, mais l'angoisse de la soirée à venir persistait.

Heureusement pour elle, il avait été absent toute la semaine, elle n'avait pas eu à affronter son regard si troublant. Ses « amis » quant à eux, paraissaient passablement énervés de son absence. Elle avait surprit une conversation. Apparemment, l'Uchiwa ne s'investissait pas assez dans leur « projet », se la jouait trop « en solo ». Une énigme de plus à ajouter à la multitude qui lui restait encore à élucider.






***






Alors que Sakura ruminait de sombres pensées, Tenten, elle, n’en menait pas bien large non plus.

Les deux creux dans son cou se faisaient de plus en plus lancinants au fur et à mesure que les heures s’égrainaient. Ses coéquipières n’avaient rien remarqué, mise à part sa nouvelle coiffure plus relâchée qui selon Ino, lui allait à merveille.

La brune avait usé de tout ce qu’elle connaissait afin de camoufler la morsure. Les patchs réflecteurs de lumière signés Yasuo lui avaient été bien utiles, elle le reconnaissait.

Ces fameux patchs servaient habituellement à camoufler les blessures trop indiscrètes que les chasseurs pouvaient recevoir au combat. Cela leur évitait les regards soupçonneux de leur entourage. Mais cette création avait une faille. Elle ne résistait pas longtemps à l’eau et devenait visible quand on se trouvait à quelques centimètres.

Un peu de fond de teint pour la finition et le tour avait été joué.

Mais bien qu’invisible, la marque ne se faisait pas oublier. La douleur était bien pire qu’à son réveil. Non seulement plus intense mais elle occupait maintenant une surface bien plus grande si bien que tout son bras droit était engourdi. Si Tenten avait pu décrire sa souffrance, « lave brûlante coulant à travers les veines » aurait été l’expression la mieux adaptée.

A cette souffrance physique s’ajoutait un véritable chaos mental. Elle s’étonnait encore de n’avoir pas réagi plus violemment le matin même face à cette situation des plus préoccupantes.
La jeune chasseuse avait gardé son calme tout au long de la matinée, probablement à cause de l'état à demi comateux dans lequel elle se trouvait (celui-ci étant dû sans doute à un manque important de sang) Mais petit à petit, l’angoisse et la panique refaisaient surface. Qu’allait elle faire à présent ? Si jamais elle l’avouait à un quelconque chasseur, elle se ferait abattre sur le champ. Si seulement cette morsure avait été l'œuvre d’un vampire de basse classe, l’antidote aurait été des plus facile à trouver… Mais si elle avait été mordue par un vampire de haut rang, ses chances de survie étaient quasi nulles, elle en était parfaitement consciente, c'était ce que tout bon chasseur apprenait lors de sa formation. Mais son agresseur ne pouvait être une créature de basse classe, elle en était parfaitement consciente. Seul un vampire de haut grade pouvait se permettre d’entrer dans la maison d’une chasseuse aussi discrètement et bien qu’en lui aspirant une partie de son sang, décider de lui laisser tout de même la vie. Ces actes étaient ceux d’un vampire dit « civilisé » et pas d’une bête sanguinaire.

Ce qui était encore plus inquiétant.

Un vampire de haut grade s’intéressait à elle et ne lui voulait pas que du bien. Elle interprétait cela comme une simple menace, mais il avait très bien pu être interrompu involontairement par Temari. Il n’avait peut être pas eu le temps de finir son repas…

A présent, elle réalisait la gravité de la situation. Elle était en danger...Elle était un danger...Le mieux à faire était encore de fuir.


La sonnerie stridente lui vrilla les tympans et ne manqua pas d'accentuer son stress. Depuis quand était elle devenue si sensible aux bruits ?

Les piaillements de ces camarades de classe remplacèrent bientôt le silence habituel des cours d'histoire. Cela lui fit prendre conscience du calvaire que devait supporter les vampires si ils avaient le malheur de se promener en plein jour en centre ville. Le moindre crissement lui était insupportable.

L'excès de lumière que filtraient les grandes fenêtres des couloirs lui firent tourner la tête et la brune dû se retenir de justesse à un mur.



A l'entente de son prénom, la blonde leva distraitement la tête, cherchant ce qu'on lui voulait. Temari porta sa main à son front.



La nécromancienne esquissa un sourire.



Elle les laissa sur cette dernière phrase pour le moins énigmatique.

Temari haussa un de ses sourcils parfaitement dessiné.

Puis la blonde passa son bras autour des épaules de son amie aux macarons.


- J'ai jamais rien capté à ce qu'elle disait... Bref ! Alors Tenten, prête pour un merveilleux cours de Physique ?!


Jamais auparavant Tenten n'avait autant prié pour que l'explosive Temari se tienne loin d'elle. Parlait elle toujours aussi fort ? Tenten vit s'agiter une main aux doigts écartés devant ses yeux.



Les idées tournoyaient dans sa boîte crânienne sans trouver de suite logique. Mais de quoi parlait elle ?

S'apercevant de sa totale incompréhension, Temari se fit obligeante et lui rappela qu'elle se trouvait dans la même équipe de recherche que l'Abruti.

L'information mit quelques secondes avant de trouver sa place dans le véritable fouillis des pensées de la brune. Quand cela fut fait, elle porta une main à sa boucha et s'écria:



Temari raffermit sa prise sur son épaule et entraîna son amie encore anesthésiée par le choc vers la paillasse lui étant destinée.

Avec un sourire des plus racoleurs, elle assit la brune à côté de son prédateur en lui lançant un:



L'Hyûga resta figé un instant, apparemment surpris de l'attitude de sa soit-disante amie.



Tenten quand à elle prit soudain conscience de la proximité dérangeante de l'Abruti-bête-mais-dangereux-car-très-en-colère-pour-une-raison-totalement-ignorée.

Elle laissa échapper un rire gêné avant de se retourner vers le devant de la classe et de regarder fixement le tableau d'un blanc plus tout à fait immaculé, attendant que son heure vienne.


Elle comprit qu'il s'adressait à elle



Elle osa un rapide coup d'oeil à ses dents acérées et réprima un couinement de frayeur. Quelles canines !



Proche. Trop proche ! Elle éloigna son tabouret le plus loin possible que ce que l'étroite paillasse lui permettait. Reprenant doucement sa respiration qu'elle avait involontairement coupée quelques secondes auparavant.

Karin, la-belle-mais-pas-très-fut-fut-mangeuse-d'homme-au-palmarès-impressionnant, tentait tant bien que mal d'attirer l'attention de l'Hyûga. Visiblement, il s'ennuyait...et après avoir réprimé plus d'un bâillement, il ne tarda pas à lui faire comprendre.





Ouch ! La pauvre ne s'en remettrait pas de ci-tôt.

Le professeur leur donna les directives et l'Abruti-devenu-méfiant-depuis-peu, refusa de quitter son tabouret. Il avait décider sans l'accord de personne, qu'il serait le chef tout désigné de leur petit groupe. A présent, l'Hyûga donnait les directives à la pauvre Karin depuis son royal trône-tabouret.

Il en profita pour rapprocher son siège de celui de la brune, celle ci étant toujours pleinement occupée à tenter quand bien que mal de rester en position verticale malgré l'engourdissement progressif de ses membres.


-...


Elle le vit se figer quelques instants le temps de digérer la réplique. Puis il ouvrit de nouveau la bouche.



Tenten manqua de s'étrangler.



Il lui tapa gentiment dans le dos attendant qu'elle se remette.



Tenten lui lança un regard assassin. Elle avait manqué d'y passer pour ça.



Ils furent interrompus par le bruit caractéristique d'une explosion. Ils se retournèrent, surpris, vers l'auteur d'un tel acte. Tenten fut soulagée à la vue de d'une Karin aux cheveux dressées sur le tête, et couverte d'une substance fumante non identifiée.

Pendant un instant, elle avait cru que Temari avait pété un câble et sorti une de ses grenades afin de se défouler sur les dindes.



L'Hyûga et la brune échangèrent un regard navré. Il s'approche de Karin, l'éloigna de la paillasse et alors qu'elle protestait lui asséna:



Sous les yeux médusés de la gente féminine de la classe, Tenten et l'Hyûga finir le mélange demandé en moins de trois minutes. Au grand damne de la brune, le professeur leur annonça que le prochain devoir serait lui aussi un travail de groupe, à rendre dans trois semaines.



Tenten, pourtant pleine de bonnes attention, s'aperçut très vite que la méthode pédagogique ne fonctionnait pas toujours.



La pauvre Karin grinçait des dents, mais n'osant pas contredire Sir Hyûga, elle acquiesça sous la contrainte.



Il fut interrompu par un couinement provenant de Karin. Tenten basculait dangereusement vers l'arrière et semblait trop anesthésiée pour se rattraper. Mais alors que sa tête aurait dû, selon la logique implacable de Sir Newton, heurter violemment le sol, quelque chose d'agréablement mou et chaud enserra sa taille.



Elle reconnut la voix du professeur, puis celle de Sakura qui menaçait Neji à voix basse et Temari qu'il la retenait tant bien que mal.

Tenten devina qu'elle, enfin qu'il, arpentait les sombres couloirs aux murs de pierre froide de l'établissement, quand le brouhaha de la classe s'estompa.



Il soupira.



Il la posa délicatement entre le mur et elle, au cas où elle aurait la mauvaise idée de s'évanouir de nouveau. Ce qui ne manqua pas. Il la rattrapa de justesse et la hissa sur ses épaules.



Il dû se contenter d'un faible grognement en tant que réponse.

Elle se sentait doucement ballotté aux rythme des pas de sa monture. Par ses yeux entrouverts, elle voyait les couloirs au parquet grinçant et les immenses fenêtres aux rideaux de velours se succéder. A travers les fenêtres, le ciel au gris hésitant, les bâtiments des premières années recouverts de lierre grimpant et les arbres autant immenses que rares et effrayants par leur silhouette décharnée peignaient le paysage tourmenté de son lycée. Un tel endroit au coeur de Tokyo, c'était le rêve. Dieu qu'elle aimait cette école !

L'infirmerie se trouvait au deuxième étage, et était tenue par l'infirmière Shizune-san. Charmante mais aux colères dévastatrices.

Alors qu'ils grimpaient les escaliers de pierres recouvert d'un tapis rouge sang, ils croisèrent une personnalité bien connue du lycée aux allures de manoir. Sa directrice, Anko-san.

Excentrique autant par sa tenue que par sa conduite.



Après avoir escaladé les nombreuses marches qui menaient au bureau directorial perché au sommet de la seule tour du manoir, ils pénétrèrent enfin dans l'endroit qui faisait la terreur des élèves du lycée.

La propriétaire avait laissé les murs de pierre nus, et les avait couvert d'étagères rudimentaires supportant un tas d'armes de collection en tout genre. De gros livres de cuir aux noms à faire dresser les cheveux sur la tête, s'éparpillaient à peu près dans tous les recoins de la pièce. La faible lumière que laissait transparaître les fenêtres se reflétait sur lame acérée d'un magnifique katana à la garde incrustée de jade.

Ajoutée au caractère sadique et explosif de la directrice, la décoration était la principale cause de la frayeur que l'endroit inspirait aux étudiants. Un tas de boîtes étiquetées de noms plus inquiétants les uns que les autres tel arsenic et dynamite achevait les plus courageux des fauteurs de trouble.

Une petite porte située derrière le bureau directorial menait selon certains élèves à la salle de torture personnelle d'Anko.

Cette dernière déposa négligemment son long manteau de cuir sur une petite table aux pieds imitant ceux d'un squelette humain et désigna du bout du doigt un petit canapé de velours noir où Neji déposa Tenten. Elle lui proposa un siège rembourré en face de son bureau et s'installa elle même dans le sien, faisait tinter les chaînes de ses bottes en croisant ses jambes couvertes d'un simple mini short sur son bureau.



Il baissa la tête se retenant de grincer les dents



Le brun ne sut que répondre face au sourire cruel de sa directrice et préféra changer de sujet.



Elle se leva précipitamment et chercha frénétiquement dans un des tiroirs de l'immense bureau pour en sortir un trousseau de clés rouillées.

L'impulsive directrice se précipita vers la petite porte de bois menant à la prétendue salle de torture et tourna une des clés dans la serrure. La porte parfaitement huilée s'ouvrit sans un grincement et Anko pénétra à l'intérieur en refermant la porte directement après elle, si bien que l'Hyûga ne put voir ce que la pièce contenait réellement. Il put tout de même entendre les bruits de bouteilles cassées ainsi que les nombreux jurons de l'excentrique propriétaire des lieux qui manifestement ne trouvait pas ce qu'elle cherchait.



La directrice sortit quelques minutes plus tard, une bouteille poussiéreuse à la main.



Elle déboucha soigneusement la bouteille et remplit les deux verres d'un liquide ambrée, l'un à moitié et l'autre presque plein.



Il sourit amusé, alors qu'elle entamait le verre le plus généreusement rempli, faisant alors mentir ses dernières paroles.



Il s'exécuta alors qu'Anko finissait son verre. Neji pinça le nez de la brune qui entrouvrit la bouche pour continuer à respirer, puis versa un peu du liquide entre se lèvres. La réaction ne tarda pas, la brune toussa sous l'effet de l'intense chaleur que provoquait l'alcool dans sa gorge, puis se rendormit, épuisée.

Il reprit sa place en face de la directrice qui finissait son propre verre. Le regard dans le vague, elle lui demanda:



Elle ponctua sa phrase d'une œillade entendue destinée à Neji ce qui lui fit froncer les sourcils. Ils furent interrompus par une exclamation étouffée.



Elle soupira.



Anko se leva et détacha le précieux katana à la garde de jade, de son mur. Elle le tendit à la jeune fille.



Tenten hocha la tête. Elle comprenait ce que voulait dire la directrice, elle aussi ne supporterait pas que quelqu'un abîme une de ses armes. Tandis qu'elle admirait sa lame galbée et les runes inscrites le long de la tranche, elle sentait le regard appuyé de l'Hyûga. Mais bien sûr! Une simple lycéenne n'était pas sensée savoir apprécier la beauté d'une telle arme. Elle reposa précipitamment l'arme sur son socle et récupéra son sac. La sonnerie de fin des cours fit son travail et elle sortit précipitamment après avoir remercié la directrice et lancé un regard indescriptible à l'Hyûga.

Anko cria pour couvrir le brouhaha des étudiants se ruant vers la sortie.



Tenten n'eut pas le temps de méditer sur cet étrange conseil car à peine la porte du bureau directoriale refermée, une touffe blonde se précipita sur elle.




Clairement elle ne l'écoutait plus et hurlait dans le couloir.



Elle quitta ses amies puis se dirigea vers sa voiture, garée sur le parking en face de l'école. Alors qu'elle insérait la clé dans la portière une main se posa sur la sienne.



Encore lui...



Elle se dégagea de lui.



Il avait détourné le regard et paraissait s'intéresser particulièrement aux arbres du parc à sa gauche. Il mentait évidemment. Comment un mec aussi intelligent que lui pouvait s'inquiéter pour si peu ? Elle le sonda quelques instants, cherchant à percer sa carapace mais rien ne filtra. Elle abandonna. Sa tête tournait. Elle chancelait alors que sa nuque l'irradiait.

Il l'attrapa par le bras et l'entraîna vers un engin rutilant d'un noir profond. Il lui tendit son casque mais remarquant qu'elle n'arriverait pas à l'enfiler lui reprit et l'installa devant lui pour être sûr qu'elle ne tomberait pas. Il démarrait en trombe avant qu'elle n'ait put réaliser ce qui lui arrivait. La brune finit par s'endormir, la tête en arrière contre son épaule.






***






L'humeur de Sakura ne s'était toujours pas améliorée, au contraire. Le soleil était de plus en plus éblouissant alors que la journée filait son cours, et le manque de missions commençait à se faire sérieusement ressentir.

Nootan quant à lui, ruminait depuis le début de la journée. Lui, qui habituellement somnolait dehors dans un arbre, avait passé la nuit à voler en rond au dessus de son lit jusqu'à ce que Sakura, à bout de nerfs, le chasse à coups d'oreiller. Qu'Hyûga se rapproche à ce point de Tenten n'avait pas contribué à améliorer son humeur. Elle avait tenté de le calmer en lui disant qu'il faisait juste son devoir de délégué, mais Nootan était resté soucieux. Tout ce qui touchait de près ou de loin à Uchiwa était forcément louche.



Elle sourit.


- Tu n'es pas un Dieu de la Mort pour rien. En fait, c'est plutôt le nombre bien trop faible de vampire à tabasser qui nuit à mon morale.


Elle se renfrogna.



Nootan lui répondit, moqueur.


En un instant elle se retrouvait hissée sur un muret de telle sorte que la pointe de son couteau effleure un point entre les deux yeux étranges du shinigami.



Nootan lui lança un regard amusé et souffla sur sa lame qui se transforma en une fine poussière de métal, puis lui désigna un point du bout de l'aile derrière elle.



Effectivement, l'immense et sordide immeuble abandonné aux murs écaillés se dressait derrière elle.

Elle rangea son couteau maintenant inutile en se disant que leurs gentilles petites disputes lui coûtait beaucoup en armes.

Elle soupira, dernière et vaine tentative pour se calmer.


- Allons y..


Elle lui lança un dernier regard entendu et franchit la porte qui la séparait de ses appréhensions.





***






Tenten reprit conscience et constata avec plaisir que ses membres ne la faisaient plus souffrir. Mais à peine cette réflexion faîte, elle s'aperçut que le sol tanguait sous ses pieds et que son visage était périodiquement arrosé par quelques vagues salées et ses cheveux, caressés par une brise légère. Elle ouvrit doucement les yeux, étonnée. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle prit conscience qu'elle était allongée sur le rebord d'une cabine de ce qui semblait être un petit bateau de pêche balloté par les vagues d'une crique non loin de Tokyo. Elle voulut écarter les cheveux qui gênaient sa vision quand elle constata que ceux-ci, d'ordinaire châtain étaient maintenant d'un blond très clair et bien plus court qu'à leur habitude. Avant qu'elle n'ait pu se remettre du choc, un jeune marin accourut vers elle effrayé.



Capitaine? Tenten ouvrit la bouche, prête à mettre un terme à ce malentendu quand une voix typiquement masculine et un brin éraillé s'exprima à sa place. Elle porta une main à sa gorge, choquée. Elle put constater que sa main aussi lui était étrangère. Bien plus large et rêche, elle portait les traces d'une vie d'aventurier par ses nombreuses cicatrices et l'encre de bateau noire dessinée sur la peau rude que seule des années à tirer sur une corde d'amarrage avait pu former.


Elle abandonna à contre cœur son banc et entrevit son reflet dans la vitre de la cabine. Un vieux loup de mer écarquilla les yeux à sa vue et dû mobiliser toute sa volonté pour ne pas hurler de surprise. Le capitaine finit par retrouver un visage neutre. Elle secoua lentement la main droite et l'homme du reflet fit de même. A qui appartenait ce corps qui n'était pas le sien ? Elle se résolut à y réfléchir plus tard . Tenten s'apprêta donc à suivre le jeune matelot mais se rendit bien vite compte que la forte carrure du capitaine n'était pas des plus facile à manier. Elle réussit cependant à emmener la lourde carcasse jusqu'au filet de pêche. Là bas un attroupement de marins s'était formé tout autour de la dernière pêche. Elle s'approcha comme elle put et grâce à Dieu, les marins eurent l'intelligence de s'écarter sur son passage. Quand elle fut face à l'objet de toutes les attentions, elle ne put réprimer un haut le cœur. Une jeune fille aux cheveux blonds et à la frange trop longue, pas beaucoup plus jeune qu'elle, gisait au centre des saumons. Elle avait manifestement été sauvagement égorgée et d'après les profondes coupures et les hématomes sur ses bras et ses jambes, atrocement torturée. Ses paupières s'ouvraient sur deux yeux vides et vitreux et sa bouche demeurait figée en un rictus d'horreur. Le visage de la pauvre victime avait été lacéré de toute part et elle était maintenant méconnaissable.

Tenten ne put en supporter plus, elle se sentit partir et avant de sombrer dans l'inconscience, la jeune chasseuse put entrevoir les couleurs de l'uniforme de la morte, les mêmes que celles qui ornaient le sien, ainsi que la petite fée en argent assise sur un minuscule rubis accrochée à son oreille. Puis tout devint noir.


Tenten cligna plusieurs fois des paupières avant que sa vision ne s'éclaircisse sur un lustre immense, style gothique, dont les courbes en fer forgé se terminaient par un petit abat-jour d'un violet soutenu. La jeune chasseuse s'interrogea un moment sur son étrange rêve et conclut rapidement qu'elle devrait freiner sur les films policiers. La brune se redressa comme elle put et réprima un grognement de douleur. Le reste de ce qui semblait être un appartement était dans le même style, chic et lugubre. Rideaux épais de velours noir, coussins d'un prune très foncé, tapisserie sombre et sofa aux pieds de bois recourbés et sculptés comme à l'époque des grands rois. Deux ou trois chandeliers en fer forgé complétaient l'éclairage en le rendant plus tamisé. Se croyant seule, elle murmura:



Tenten sursauta. Hyûga était assis derrière elle sur un des tabourets du bar laqué, sirotant un liquide rouge et qu'elle analysa, un peu trop rapidement peut être, comme étant du vin.



Elle se dépêcha de se débarrasser de la couverture de laine sur ses épaules et tenta de se relever mais après de multiples essais, elle renonça, admettant qu'elle était trop exténuée pour faire un pas de plus.



Il soupira et esquissa un geste de la main, résigné. Il murmura:



Elle sembla réfléchir quelques instants avant de reprendre la parole.



Il haussa un sourcil.



Ses lèvres s'étirèrent en un troublant sourire.


Il éclata d'un rire charmant.



Il posa une tasse fumante devant elle.



D'abord hésitante, le froid qui engourdissait ses membres la poussa à se résigner et elle empoigna la tasse, faisant abstraction de la brûlure qu'elle lui causait au creux des mains. Le liquide lui réchauffa le corps et le cœur. Elle vit plus clair.

A côté d'elle, Hyûga étudiait ses notes. Apparemment, il avait l'intention de profiter de sa présence pour travailler.



Elle le darda de son regard noisette puis, rendit les armes face à celui neige de son camarade. Elle soupira. Pourquoi fallait il qu'il soit si bea...convaincant ! ?



Le brun sourit, triomphant et lui tendit les feuilles. Ses doigts fins frôlèrent les siens. Un éclat vert attira l'attention de la brune sur son pouce droit. Un anneau d'argent entourait son doigt, parfaitement ajusté. Des sortes de glyphes couraient le long du métal puis finissaient en tourbillon dont le centre était une petite croix d'émeraude. Elle fixa un court moment le bijou, émerveillée par la beauté de la pierre, puis détourna le regard avant d'être surprise en pleine faute.

Secouant doucement la tête, elle se mit à déchiffrer les notes soigneusement écrites sur le papier.





***






Sakura venait de pousser la porte de la salle d'entraînement du bâtiment abandonné. L'objet honteux de ses pensées se tenait au centre du tatami mais cette fois, son torse était habillé puisqu'il était au courant de son arrivée.

Dommage...

Enfin, à quoi pensait elle ? Elle secoua vigoureusement la tête. Pas le moment de laisser ses hormones prendre le contrôle...

La nécromancienne s'approcha, silencieuse, soucieuse de ne pas le déranger dans ses échauffements. Il enchaînait plusieurs séries de coups à l'épée, s'arrêtant à chaque fois sur un ennemi imaginaire. Un observateur autre qu'elle aurait sans nul doute sous estimer la puissance des coup puisque il effectuait cela avec une telle grâce que chaque mouvement de lame paraissait caresser l'air.

Ayant probablement terminé son échauffement, il se tourna vers elle et l'invita à le rejoindre d'un sourire satisfait.

Sakura, pour une fois obéissante, posa ses affaires sur un banc, retira sa veste et ses chaussures, et dégaîna son katana.

Elle le vit suivre furtivement la lame des yeux, puis s'attarder quelques secondes sur sa tenue. Il était vrai que la dernière fois elle s'était battu en uniforme scolaire, mais cette fois-ci, Sakura avait prit la peine de sortir une de ses tenues de combat. Mini short et débardeur lui convenait parfaitement car très près du corps et donc moins gênant pour certains mouvements. Son pendentif en forme de croix brillait toujours à la naissance de sa poitrine.

La chasseuse rejoignit son adversaire mais prit garde à garder une distance respectable. Elle n'attaquerait pas la première.

Il le comprit et d'un mouvement lent, replaça son arme en position d'attaque. Le brun la toisa quelques secondes puis fonça vers elle dans un déplacement d'air silencieux. Elle para de justesse, surprise de sa rapidité, il lui semblait qu'il avait encore acquit de la vitesse depuis la dernière fois. Ils enchaînèrent plusieurs coups potentiellement mortels dans une sorte de ballet endiablé. Seul le choc des épées l'une contre l'autre et la respiration haletante de Sakura troublait le silence de l'endroit. Cela dura presque une heure, sans interruption, ils enchaînaient les coups sans faiblir, utilisant tout ce que la pauvre salle contenait comme meuble pour rendre le jeu plus excitant. Mais la fatigue se fit sentir dans les membres de la jeune femme, elle n'était pas habituée à de tels combats sans interruption contre un adversaire aussi fort. La garde de son épée lui échappa bientôt des doigts et son adversaire en profita pour lui glisser la sienne sous la gorge. A genoux, en sueur et haletante, Sakura défiait encore Sasuke de son regard émeraude. Elle avait perdu mais elle était fière de ce qu'elle avait accomplit. Elle distingua une lueur d'amusement dans les yeux de son partenaire qu'elle ne comprit pas. Agacée et persuadée qu'il profitait de sa position de force pour se moquer d'elle, elle lui cracha:



Sa réplique ne fit qu'agrandir le sourire de Sasuke.



Elle déglutit difficilement. Était il sérieux ou se jouait il encore d'elle ?

La jeune chasseuse le vit incliner sa lame de façon à ce le côté tranchant effleure toujours sa gorge mais soit maintenant parallèle à lui et non plus perpendiculaire. Il put s'approcher d'elle sans se mettre en danger et lui souffler à l'oreille.



Quelque chose d'inquiétant dans sa voix la convint de le croire sur parole. Elle réprima un frisson alors que son nez effleurait la base de son cou. Les pensées de la rose défilaient à tout allure alors qu'elle cherchait désespérément une façon de s'en sortir. Pourquoi avait elle demandé à Nootan de rester en bas ?

Il releva la tête de façon à ce que ses yeux rencontre ceux de sa victime. Leur nez se frôlaient et une douce brise passant par une des fenêtres entrouvertes souleva ses cheveux noirs qui caressèrent la joue de la rose.

Plus ses lèvres se rapprochaient des siennes, plus elle paniquait. Elle était à son entière merci, et quelque chose lui disait qu'elle ne tarderait pas à y passer.

Alors que leur bouche n'étaient qu'à quelques millimètres l'une de l'autre, la sonnerie stridente d'un téléphone l'interrompit.

Le brun semblait contrarié, il soupira et dégagea sa lame de la gorge de Sakura d'un geste ample puis quitta le tatami pour prendre une bouteille d'eau sur le banc.
La chasseuse ne bougeait plus, tétanisée. Jamais elle n'avait vu la mort de si près. La peau de sa gorge s'en souvenait encore, elle ne pouvait effacer le contact glacé de la lame ni le souffle régulier de son adversaire au creux de son cou. Il avait essayé de l'embrasser, non ?

Sasuke l'interpella.



Sakura le regarda, interloquée.



Les yeux de la rose passèrent de Sasuke à son sac, de son sac à Sasuke puis enfin elle comprit l'allusion. Elle se releva précipitamment, récupéra son katana, puis empoigna son téléphone, les mains encore tremblantes.



Sasuke haussa un sourcil mais ne commenta pas.



Les mots de Naruto passaient par sa pensée mais ne s'y imprimaient pas, encore trop chamboulée par le choc récent.

Alors que le blond lui décrivait entièrement l'aspect de son rôti elle s'appliquait à se calmer du mieux qu'elle pouvait. Enfin, son ami lui dit au revoir.



Naruto rit bêtement, gêné de sa conduite. Sakura le remercia intérieurement, il lui avait sauvé la vie.

A côté d'elle, elle sentit le brun s'impatienter et s'apprêtait à mettre fin à la conversation quand Sasuke lui prit le téléphone des mains.


- Oui, elle est occupée et oui tu la déranges. Alors maintenant t'es gentil et tu raccroches, t'auras tout le temps de l'embêter à un autre moment.


Le brun avait raccroché au nez de Naruto et rendu son portable à une Sakura éberluée.



Son ton, d'ordinaire neutre, laissait transparaître une once d'impatience. Sakura hocha la tête, sonnée par la conduite inhabituelle de l'Uchiwa.

Ils se repositionnèrent sur le tatami et cette fois-ci, le combat se déroula à mains nues.

Alors qu'ils échangeaient des frappes basiques, en partie pour épargner une Sakura exténuée et parce que Sasuke savait être galant, la rose se permit de l'interroger.



Elle attendit une minute ou deux, il ne répondait pas. Puis, alors qu'il reprenait nettement l'avantage, il hocha la tête. Elle se lança:



Elle hésita.



Déçue, elle ne se laissa pas abattre et continua entre deux coups



Il arrêta son coup, parut réfléchir puis répondit:



Honteuse de sa faute elle s'empressa de se justifier;



Il hocha la tête, apparemment convaincu. Il enchaîna:



Sakura comprit qu'il voulait rester vague à ce sujet et n'insista pas.



Il soupira.



Ne sachant quoi répondre elle opta pour une solution prudente.



Il le faisait exprès ou quoi ? Elle para habillement un de ses coups et balança son pied vers sa tête mais il le rattrapa et la déséquilibra. Elle dû tourner sur elle même pour s'en dégager.



Sentant qu'elle se laissait emporter, elle préféra rester là alors que lui, souriait, moqueur. Heureusement pour elle, il ne commenta pas. Un long silence suivit, seulement ponctué de temps en temps par les vibrations de l'air déplacé par leurs membres rapides comme l'éclair. Contrairement au début, où le rythme était plus lent afin de reposer Sakura, les coups se faisaient de plus en plus vicieux alors que les minutes passait. La rose posa une dernière question:



Il sourit.


- Je ne suis pas contre certaines ouvertures...


Elle attendit qu'il précise.



Sakura se mordit la lèvre inférieure pour ne pas répliquer. Il la provoquait.



Impressionnant. Ses amis étaient assez dangereux pour que lui même les qualifie de « violent ».



Sa question parut le troubler


- Je ne vois pas en quoi ça te regarde...


Surprise de cette soudaine froideur, elle s'abstint de continuer son interrogatoire.

Sakura tenta de l'atteindre à la tête d'un coup pied mais pour la seconde fois il l'arrêta de justesse. Mais il ne la lâcha pas.

La chasseuse lui lança un regard, surprise. L'Uchiwa paraissait ailleurs, son regard se perdait vers le sol. Ses mains quelque peu rugueuse effleurèrent la cheville de la rose, le galbe de sa jambe puis il tira violemment sur celle-ci, ce qui eux pour effet de déséquilibrer notre chasseuse qui n'eut d'autre solution de se rapprocher de son adversaire afin de garder son équilibre. Sa jambe droite était à présent repliée derrière le dos de Sasuke, il la tenait au dessus du genou. Elle frissonna quand son pouce caressa l'intérieur de sa cuisse. Le regard toujours perdu, il suivait du doigt la longue ligne sinueuse d'une veine que la peau diaphane de la rose laissait transparaître. Elle retint son souffle, se surprit à apprécier ce faible contact et s'étonna d'une telle douceur de la part de son adversaire. Son doigt remonta jusqu'à qu'à la moitié de sa cuisse et il ne chercha pas à s'aventurer plus loin. Il y resta quelques secondes qui lui parurent des heures.

Puis, brusquement, il termina son geste et elle finit couchée sur le ventre, l'épaule coincée par une clé de bras particulièrement douloureuse.



Piquée dans son orgueil, elle lui répondit du tac au tac:



Elle l'entendit soupirer et la pression sur son épaule se fit plus forte. Sakura mordit sa lèvre inférieur afin de faire taire un hurlement de douleur.



Elle lui répondit d'un grognement de douleur.

Il la lâcha et descendit du tatami calmement puis rassembla ses armes. Sakura l'observa, sans vraiment sans rendre compte. Il essuya son front à peine trempé de sa serviette. Elle remarqua que certains de ses propres coups avaient atteint leur cible, puisque son ample chemise était lacérée à plusieurs endroits, laissant entrevoir les muscles parfaitement dessinés de son torse qu'elle avait eu le loisir d'admirer à leur dernière rencontre. Sakura s'aperçut du courant que prenait ses pensées et honteuse, et détourna les yeux vers les grandes fenêtres de l'immense salle d'entraînement. La nuit commençait à couvrir de son voile sombre les contours de la ville, ce qui la rappela à l'ordre.

« Naruto ! »

La nécromancienne rassembla ses affaires précipitamment sous le regard amusé de Sasuke, courut vers la sortie, puis se détourna au dernier moment.



Seul le regard déterminé de la jeune femme lui répondit.





***








Raaah, je sais, l'attente est longue mais remarquez que ce chapitre est d'une longueur acceptable !

Et puis, la fin de l'année se rapprochant, j'ai un tas de boulot sur les bras. Je compatis à toutes celles (et ceux ?) qui révisent pour leurs exam's, c'est l'horreur.

Et n'oublier pas de commenter ! Je ne ferais pas de caprices si j'ai pas le nombre de com's que je veux, je n'ai que ce que je mérite mais, les chances que le prochain chapitre arrive rapidement sont décuplées quand j'ai de la lecture sur la section commentaire !


Vraiment désolée pour l'orthographe, on se refait pas.


Petit clin d'oeil à Méo dont les conseils avisés sont toujours de bonne augure, et qui est je le sais en pleines révisions. COURAGE !