Chapitre 10: Angoisses naissantes

par melfaya





Chapitre 10: Angoisses naissantes










Hyuuga Masako était une femme certes stricte, mais pleine de bon sens. Elle savait ce qui était réellement important dans la vie, à savoir le pouvoir et l’argent, et l’admettait sans se voiler la face.

Elle était aussi parfaitement consciente que pour les obtenir on devait forcemement posséder deux grandes qualités ; une certaine cruauté et une excellente réputation.

Très respectée dans son milieu, elle savait forcer la crainte et l'admiration par sa simple présence et se devait d’entretenir son image afin de ne pas faire d’ombres aux projets de son mari. Ce que se doit de faire d'ailleurs toute épouse respectable.

Enfin, elle mettait un point d’honneur à ce que ses deux filles apprennent à faire de même.

Voilà pourquoi Hinata et sa plus jeune sœur Hanabi étaient à genoux depuis presque une demi-heure à servir le thé et à faire la conversation aux « amies » de leur mère. Enfin, ici, « faire la conversation » signifie plutôt se taire et acquiescer de temps en temps afin de ne pas froisser son interlocutrice.



Hanabi se retint de lever les yeux au ciel. Les seuls mots qu’elle avait décrochés depuis le début de l’heure étaient « bonjour », « ravie de vous rencontrer » et « bien évidemment ». Cela constituait il véritablement une conversation ?

Sous les compliments, leur mère baissa la tête humblement, bien qu' Hanabi sache parfaitement qu’en vérité, elle jubilait intérieurement.




La vieille aristocrate prenait plaisir à parler d’Hinata comme si celle-ci était absente, ignorant ostensiblement les sentiments qu'elle aurait pû ressentir.



L’attention de la femme se tourna enfin vers l’aîné des deux Hyuuga. Hanabi sentit sa sœur se tendre à côté d’elle.

Elle voulut lui prendre discrètement la main afin de l’apaiser et de lui montrer son soutien mais Hinata fit une chose qu’elle n’aurait jamais faîte quelques semaines auparavant. Elle retira violemment sa main et se leva précipitamment. Elle toisa la vieille femme de toute sa hauteur, lui lança son regard le pus méprisant et quitta la pièce en quatrième vitesse, sans tenir compte des règles de politesse.


Machiko Hyuuga se dit à ce moment là que rien ne pourrait arriver de pire, que sa réunion habituelle du vendredi après midi était définitivement gâchée, et que sa réputation ne pouvait être plus bafouée qu’à ce moment précis.

Elle se trompait.

Sa seconde fille, celle légitime cette fois, celle en qui elle plaçait toute sa confiance, releva doucement la tête, se leva calmement, et prit la parole.




Sur ce, elle s’inclina respectueusement devant sa mère et les autres invitées puis détala à la suite de sa sœur.

Machiko Hyuuga ne s’attendait absolument pas à ça. Elle resta figée quelques instants pinça les lèvres tout en essayant de contenir sa colère. Puis, en gestionnaire de ses émotions, elle reprit son calme et annonça la fin de la réunion.

La vielle aristocrate quant à elle, était restée bouche bée face à ce qui venait de se passer. Jamais au grand jamais, on ne lui avait manqué à ce point de respect. Elle se releva à son tour, se dirigea prestement jusqu’à Machiko et lui souffla séchement.



Décidemment, cette journée ne pouvait être pire.





EYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEY






Hanabi courait à perdre haleine, aussi vite que son kimono brodé de grues argentées le lui permettait, slalomant entre les rochers et les arbres du petit parc de leur propriété. Elle n’avait pas aperçu sa sœur en sortant du salon traditionnel mais se doutait de là où elle pourrait la retrouver.

Un petit abri naturel, entre deux énormes rochers formant un toit solide, en plein milieu du petit parc.

C’était Hinata qui lui avait apprit l’existence de cet en endroit. Surélevé, on avait une vue sur tout le parc et les maisons aux alentours, mais il était quasiment impossible d’être vu. C’est là que les deux soeurs venaient se recueillir, loin de l’éduction sévère que leur infligeait lueurs parents.

Enfin, c’était plutôt Hinata qui y allait. Hanabi adorait l’endroit mais savait que sa sœur faisait des efforts pour la supporter et ne désirait pas la déranger dans ce genre de moment. Elle aurait pût être affligée par ce genre de sentiment que lui vouait sa sœur, ça avait été le cas plus petite mais à présent elle avait grandi et compris une partie des choses que devait subir Hinata. Tout ce qu’elle devait endurer moralement et peut être même physiquement…

Elle avait un jour aperçu en entrant sans frapper plusieurs trace de coups sur la peau blanche de la brune. Elle était quasiment certaine que cela ne venait pas de son père.

Elle comprenait qu’elle la haïsse, elle qui lui avait pris sa place qui lui avait volé l’amour que lui vouaient auparavant ses parents. Elle la respectait énormément du fait qu’elle ne lui ait jamais avoué toutes ces choses horribles qu’elle devait penser d’elle. Elle faisait des efforts considérables pour ne pas gâcher définitivement leur relation, et cela suffisait à Hanabi.

La cadette discerna enfin le fameux abri et entrepris d’escalader les quelques roches qui y menaient. Chose relativement ardue contenu de son accoutrement.

Elle parvint enfin à destination et chercha sa sœur des yeux.

Celle-ci se tenait assise, dos à elle, contemplant le lac miroitant au soleil.



Hanabi sourit faiblement.



Hinata tourna ses magnifiques yeux si semblables aux siens vers sa petite sœur. Cette dernière chuchota :


- Onee-san


Elle ne l’avait jamais appelée comme ça. Les larmes lui montèrent aux yeux.



Elle éclata en sanglots.

Hinata la regarda impassible.



Son aînée resta silencieuse. Elle semblait réfléchir. Puis enfin elle reprit la parole.



Cela sonnait comme un reproche. Hanabi en resta stupéfaite. La vieille peau d’aristocrate avait bien raison sur un point. Hinata avait terriblement changée depuis quelques semaines. Précisément suite à cette sortie, quand elle était aller chercher du thé avec sa mère. Machiko avait raconté à leur père qu'elle l'avait retrouvée endormie sur un banc, ce qui était le comble du vulgaire. Hanabi avait trouvé cela étrange, ce n'éatait pas le genre de sa soeur.

Ce n'était pas tout. En cherchant son peigne nacré dans la chambre de son aîné, elle avait trouvé le kimono qu'elle portait le jour même. Celui-ci était troué et taché au niveau du ventre de ce qui semblait être du sang. Comme si un couteau ou un autre objet pointu avait traversé le ventre de celle qui le portait. I

Ce qui était parfaitement impossible. Personne ne pouvait survivre à une blessure pareille sans soins intensifs immédiat. Hors sa soeur, mis à part son comportement étrange allait parfaitement bien. Hanabi n'avait d'ailleurs rien remarqué de sa blessure quand elle était rentrée, celle-ci sans doute camouflée par la ceinture de son kimono. Et elle semblait plus sûre d’elle, plus forte, et plus cruelle. Qu’avait il bien pû lui arriver ?

Elle se souvint de la visite d’Ino quelques jours auparavant. La blonde était passée chercher Hinata pour se rendre au lycée. En fille de bonne famille, Hanabi était restée discuter avec elle le temps que sa sœur finisse de se préparer. La jeune fille, s’inquiétant pour son amie lui avait posé toutes sortes de question. D’après elle, Hinata devenait de plus en plus taciturne et froide. Ce changement était apparu brutalement il y avait quelques semaines. Hanabi avait hésité avant de lui parler des bleus et des contusions mais l’inquiétude pour sa sœur avait finalement prit le dessus mais elle s'était tû à propos du kimono tâché. La cadette avait insisté sur le fait que cela ne pouvait provenir de la famille. Elle avait alors vu Ino réfléchir silencieusement, cette information l’avait visiblement perturbée.


La plus jeune des Hyuuga reprit ses esprits et se rapprocha de sa sœur.



Son ton parfaitement sérieux et déterminé fit sourire Hinata. Elle leva doucement le bras et le passa dans le dos de sa cadette. Elle la rapprocha contre son sein et la berça tendrement. Celle-ci se laissa faire et enfouit son nez dans les cheveux de son aînée, un magnifique sourire aux lèvres.








EYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYE






L’ange noir errait sans but au dessus d’une île appelée Irlande. Une tempête se préparait, il sentait la brise s’affoler peu à peu et l’océan s’agitait au fur et à mesure que les heures s’égrainaient.

Le shinigami releva son regard si étrange vers les cieux tourmentés. Il se laissa aller à sa mélancolie naissante, s’accordant parfaitement au paysage torturé.

Il se trouvait à l’un des endroits préférés des druides du temps où les traditions celtiques perduraient encore.

C’était un lieu véritablement magique. Rien d’étonnant à ce qu’il ait inspiré tant de contes et de légendes.

Assis sur ce qui avait été un autel, il réfléchissait.

Il réfléchissait comme il n’avait jamais réfléchi pour un de ses « protégé ». Elle était donc véritablement importante pour lui.

Il soupira. Cette affection mystérieuse ne lui apporterait que des ennuis, il l’avait su depuis le début. Maintenant, il en venait à s’inquiéter pour elle alors que son rôle initial consistait juste à attendre que son heure arrive et à provoquer sa mort.

A présent, il n’était même plus sur d’être capable de ça.


Cette histoire de collier, ainsi que cet étrange garçon le tracassaient au plus au point.

Pour le premier, il savait que c’était sans espoir. Cette idiote était déterminée à le garder quoi qui lui en coûte. Lui, il n’avait plus qu’à attendre que quelque chose de véritablement dangereux se produise et agir en conséquence. Ce qui le mettait évidemment dans une situation de stress incommensurable.

Pour le second, peut être aurait il plus de chance. Sakura le détestait, il suffisait qu’elle finisse sa mission au plus vite et ils en seraient débarrassés. Il l’empêcherait de l’approcher au lycée et l’affaire serait classée.

Mais quelque chose lui disait que ce ne serait pas aussi facile.







EYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYE






Sakura errait elle aussi, mais dans un décor bien différent de l’île aux légendes.

Sa journée de lycée terminée, elle n’avait pas eu le courage de rentrer directement. Elle se ferait sans houspiller en rentrant mais tant pis. Nootan n’était toujours réapparu et cela commençait à l’inquiéter sérieusement.

Elle tournait à présent en rond, dans les rues du quartier mal famé à côté du lycée. Les idées dans le vague, elle ne vit pas ce groupe de lycéens imbibés se rapprocher d’elle en riant aux éclats. L’un d’eux lui glissa une main sur la hanche et lui murmura à l’oreille.



Toujours perdue dans ses pensées, elle murmura machinalement un « non ».

Ce qui eut l’air de déplaire fortement au garçon qui l’empoigna fermement et la plaqua contre un mur.

Les rires de ses acolytes ainsi que la violence de son geste la sortirent de ses sombres pensées.

Elle réagit au quart de tour et frappa l’imprudent de toutes ses forces. Lui et sa mâchoire partirent s’écraser contre le mur le plus proche.

Des cris de rage se firent entendre parmi sa bande et plusieurs d’entre eux se ruèrent vers elle.

Elle ressenti alors une colère des plus dévastatrices monter en elle à vitesse folle. Sakura ignorait d’où venaient cette hargne et ce sentiment de haine ce qui ne l’empêcha pas de frapper violemment ces agresseurs. Plus ils étaient nombreux, plus elle frappait fort. Frapper jusqu'à ce que la peur et la frustration qu'elle avait ressenti jusqu'ici s'attenuent. Elle ne pouvait plus s’arrêter. Les nez se cassaient, les mâchoires se brisaient, les lèvres saignaient. Partout, du sang. Même sur les murs.

Elle n’entendait même pas les suppliques de ses assaillants qui lui imploraient la pitié.

Puis elle croisa son regard. Elle avait l’air effrayé, non, terrifiée. Qu’est ce qui pouvait bien lui faire si peur ? Elle avait mit à terres tous ces monstres. Il n'y avait plus rien à craindre.

Puis la jeune fille réalisa que ce qui terrifiait cette petite fille, ce n’était pas ses assaillants, mais elle, Sakura.

Elle relacha la prise qu’elle avait sur le col de ce lycéen.

Non, le monstre, c’était elle. Pourquoi c’était elle mise dans une colère pareille pour si peu ?

Elle vit la petite fille s’approcher lentment d’un des corps à terre tout en surveillant cette terrifiante femme du coin de l’œil. Quand elle fut certaine que Sakura ne bougerait plus elle s’effondra à côté du corps d'un garçon. Elle passa sa main sur sa joue, attendant qu'il s'éveille.



Elle le secoua doucement.



Il ouvrit faiblement les yeux et toussota doucement.



Il articulait difficilement, il devait lui manquer plusieurs dents.



Sakura se sentit nauséeuse. Elle n’avait qu’une envie, détaller d’ici au plus vite. Elle s’avança tout de même au près de la petite fille. Elle réagit brusquement et attira son frère contre elle.



Elle lui tendit un mouchoir et une petite carte de visite. Yuri les prit avec méfiance et commença à tapoter doucement les blessures de son frère.



Sur ce, elle détourna les talons et courut jusqu’à être assez éloignée du carnage pour pouvoir vomir dans une poubelle sans être vue. Elle s’essuya la bouche et leva la tête au ciel. Mais que lui arrivait il bon sang ! S’attaquer de cette sorte à de simples lycéens alors qu’elle aurait pu régler ça plus ou moins pacifiquement ! Elle se sentait terriblement mal, dégoûtée d’elle-même.

C'est à ce moment là qu’elle s’aperçut de la lumière rougeâtre qui émanait de son pendentif. Elle voulut le toucher mais il était brûlant.

La petite croix brillait de cette lueur inquiétante et pourtant, elle ne cessait de fasciner sa propriétaire.

Peut être l’objet se réveillait il enfin ? Elle était quasiment certaine qu’il possédait des aptitudes. La chasseuse l’observa donc avec attention quelques minutes, attendant que quelque chose se passe.

Rien. Déçue, elle le remit en place dans son décolleté.

Il n’était peut être pas si extraordinaire que ça…


Un froissement d’ailes la ramena à la dure réalité. Nootan semblait inquiet.

Il n’eut aucun mal à remarquer qu’elle aussi n’était pas au meilleur de sa forme. Sakura n’avait reçut aucun coup lors du combat mais ses vêtements restaient quelques peu désordonnés et son visage ne parvenait pas à dissimuler le flot d’interrogations et d’inquiétudes qui se déversaient en elle. La jeune chasseuse fini par briser leur silence gêné.



Il ne se mit pas en colère contrairement à ce qu’elle aurait crû. Il se contenta de lui demander, l’air résigné :



Sakura le dévisagea, étonnée. Que voulait il dire ?



Puis sur un accord tacite, ils ne s’adressèrent plus la parole jusqu’à la maison des parents de Sakura.







EYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEYEY




Bon bah pour une fois j'ai pas grand chose à dire. Je m'excuse pour la présentation, toujours pas résolu le problème d'open office...

Que celles (ou ceux, qui sait...) d'entre vous qui s'impatientent de la prochaine rencontre de Sakura et Sasuke se rassurent, ça arrive.

J'ai l'impression que mon histoire traînasse, qu'elle n'avance pas assez vite. Dîtes moi ce que vous en pensez. Est ce que je dois enfin me forcer à passer la troisième ?

J'ai pas envie que l'histoire avance trop vite, de peur de perdre le peu de crédibilité qu'elle a déjà...

Je vais essayer d'avancer un peu plus vite sur l'histoire de Sakura et Sasuke, mais j'avoue qu'en ce moment j'ai du mal à écrire. La fin de l'année se rapproche et étrangemment, la pile des exposés à rendre en fin d'année ne diminue pas...