Chapitre 7 : Tout ce qui semble fragile peut se révéler redoutable, s’y on n’y

par melfaya


Voilà, voilà, le chapitre 7 !!! Je voulais le poster il y a deux semaines mais passer par une bêta lectrice rallonge plus le temps que ce que je ne pensais.( Merci à elle tout de même, on a tous une vie plus ou moins mouvementée)

Tout d'abord un grand merci à toutes celles qui ont posté des commentaires, ( Marion, Aranya, Nienna, Sekika, Nazca, Morgane, Meo, en espérant que je n'ai pas écorché vos jolis petits noms) et pour l'occasion, je vais y répondre ici: ( mais comme chu pas faignante je fais une grande réponse générale pour tout le monde et après une petite pour chacune d'entre vous...)


Tout d'abord, oui j'ai envie de continuer. Je prends plaisir à écrire cette fic, et de toute façon, je crois que j'aurais continué même si on m'avais dit que c'était nul. C'est juste que je prends pas mal de temps à l'écrire cette histoire, et que même si un chapitre tous les mois ça ne paraît pas énorme, pour moi ça représente du temps.

En plus, des fois je ne sais plus trop vers où l'orienter, donc un ptit com, de temps en temps pour me faire part des vos impression ça rassure et ça encourage... Ne croyez pas que je vous engueule hein ! Je sais très bien qu'on est plein dans mon cas...

J'avoue que j'ai un peu honte de m'être plainte... Pour m'excuser je vais aller poster un com sur chacune des fics des auteurs qui m'ont laissé un commentaire !

J'ai du boulot...



Petit PS pour:


Marion: Je crois t'avoir en grande partie répondue dans ma réponse générale. C'est pas la première fois que tu postes un com et je vois que tu suis depuis le début. Très gentil à toi de continuer à m'encourager...

Merci beaucoup pour tout ces gentilles phrases, en espérant que tu va apprécier la suite !


Aranya: Ouai les lecteurs sont des sacrées faignasses... xD, nan j'rigole, ils sont déjà bien gentils de me lire... Arigato gozaimasu für your com !


Nienna: Oui, ton com en vaut au moins 10 avec plein de zéro derrière. Je suis complètement dac sur le fait qu'il y a un tas de fics géniales qui ont très peu de commentaires, alors que certaines ( qui sont pas mal, mais qui parle surtout d'histoire d'amour un peu niaise, chacun ses goûts) en ont un tas ! Dès que j'aurais le temps je vais aller bombarder mes fics favorites de com pour faire remonter les stat'...

Ah oui ! et...ne te pends pas !!!!


Sekika: Oui! Je suis pour la libération des shinigami ! Ce ne sont pas des chiens ! J'ai d'ailleurs l'intention de créer prochainement le CLS (Comité de Libération des Shinigamis). Toutes celles qui sont avec moi, achetez votre badge !


Nazca: Oui, effectivement, j'ai remarquée aussi que saku devenait moins « noire ». Mais je me suis rendu compte que c'est difficile de garder quelqu'un taciturne quand on est en point de vue interne... Et puis, je voulais montrer qu'elle était en colère, et que du coup, elle parlait un peu plus. J'espère que Sakura ne te déçoit pas trop. Je vais essayer de la faire paraître un peu plus renfermée et un peu moins extravertie.

J'adore mon Yasuo !


Morgane: D'ACCORD !!!!!


Meo: J'aime toujours autant tes commentaires... Ca aide vraiment de savoir ce que les gens aiment dans nos fics. Continue à t'emballer ça me fait vraiment plaisir ! J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes attentes.








Chapitre 7 : Tout ce qui semble fragile peut se révéler redoutable, s’y on n’y prend pas garde.




Corrigé par Nessa








Ploc… ploc... ploc...


Seules les quelques gouttes tombant fatalement du plafond humide jusqu’au parquet défoncé du couloir rythmaient ses pas.

Ses yeux dardaient les moindres recoins de l'espace, à la recherche d’une présence suspecte.


Son ascension jusqu’à la fenêtre du deuxième étage s’était révélée plus difficile que prévu puisque la gouttière censée l’aider dans sa progression avait décidé par plusieurs fois de l’abandonner lâchement en se déboîtant sous ses pieds.

Une fois arrivée à la petite ouverture donnant sur une chambre poussiéreuse, elle avait dû redoubler de prudence pour éviter de tomber à travers les trous du parquet moisi.

Elle avait vraiment l’impression que cette maison lui était hostile, et perdurait à tenter de la tuer.


Ino dégagea l’une des mèches gênant sa vision et analysa tranquillement la situation.

Elle n’avait pas eu la « chance » de tirer la plus courte des branchettes mises en pièces par Temari et se retrouvait donc dans la partie supérieure de la villa. Elle remercia mentalement son amie aux cheveux roses de s’en être chargée à leur place et pria pour qu’il ne lui arrive rien.

En effet, leur leader avait hérité de la tâche ingrate d’inspecter le sous-sol là où était aménagé le « garde manger ».


La jeune fille, arme en main, vérifiait toutes les pièces du deuxième étage. Elle arriva dans ce qui avait sans nul doute été une cuisine.

Elle pressa le bouton de l’interrupteur et la lumière blafarde des néons éclaira les vestiges d’une vie passée. Les vampires n’étant sans doute jamais montés jusqu’au deuxième niveau, car celui-ci était dépourvu de volets, la petite pièce était restée dans le même état que quand les humains l’habitaient encore.

Une casserole emplie de lait caillé trônait sur la gazinière. Un paquet de corn-flakes se déversait sur le carrelage et les boites de conserves, bien alignées, se recouvraient doucement de poussière.

C’était comme si le temps avait été figé.

La blonde n’eut aucun mal à imaginer le fantôme d’une femme s’affairant devant ses fourneaux, des enfants se disputant gentiment sur celui qui aurait la superminiballetropgénialextracool, offerte avec le paquet de céréales et le père lisant tranquillement son journal avant que sa femme ne vienne ajuster sa cravate et qu’il ne se rende à son bureau.

A gauche du frigo était suspendu un petit calendrier affichant la date du 19 décembre 2007. Une date qui avait dû être fatidique dans la vie de cette famille. La date de leur fin.


Tout ressemblait si étrangement à ce dont elle se souvenait de sa vie de petite fille.

Elle contempla en souriant le petit dessin attaché au frigo par deux aimants mettant en scène quelques personnages grossièrement représentés devant la villa. Elle s’identifia malgré elle à cette famille dont elle ne connaissait rien et dû se raisonner pour revenir à la réalité. Ce n’était pas le moment de se laisser aller à des élans nostalgiques.

Jugeant qu’il n’y avait aucun danger, elle s’apprêta à quitter la pièce quand elle écrasa un objet dans un bruit de verre pilé.

Une photo.

Elle souleva son pied, ramassa le petit cadre et épousseta les quelques morceaux de verre brisé. Sur le papier glacé, quatre faces souriaient à l’objectif. Elle put mettre des visages sur ceux de ses fantômes.

Son cœur se serra. La vision de ses visages souriant naïvement, complètement ignorants de leur sort futur, fit monter en elle une immense tristesse mêlée à une colère sourde. Tout cela était injuste. Sous prétexte que leur maison était le bon endroit pour un repaire de vampires, ils avaient tous été massacrés pour le bien de créatures dépourvues de morale. Les larmes lui montèrent aux yeux. Combien de famille en plus de la sienne avait dues en faire les frais ? Combien de morts devraient-ils encore y avoir pour que cette catin de race soit exterminée ?


Tout à coup, un grand cri coupa court à ses pensées et la fit frissonner d’horreur. Ce n’était pas un simple appel à l’aide, c’était un cri d’extrême souffrance.

Elle sécha rapidement les quelques larmes qui avaient coulé malgré elle et se précipita vers le sous sol, là d’où provenait l’appel.





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L’ange de la mort bougonna quelques insultes bien senties et dans un gracieux mouvement d’ailes, se détourna de Sakura pour commencer ses recherches.

Celle-ci, nullement touchée par ce manque de respect, continua sa progression à travers le labyrinthe qu’étaient ces sombres couloirs. Les sous-sol se révélaient être encore plus humides que les étages supérieurs. Tout ce qui avait pu être en bois était à présent recouvert d’une mousse verdâtre sur laquelle on glissait facilement.

Un petit couinement la fit dégainer brusquement son katana.

Devinant que sa cible devait se trouver sur sa droite et hors de protée de son épée, elle se détourna et sorti un des shuriken soigneusement rangés dans les plis de ses vêtements pour l’envoyer se ficher dans une masse molle au niveau du sol.

Un rat.

Ce n’était qu’un rat.

Elle calma les pulsations de son cœur et reprit ses recherches. Pour l’instant, la rose n’avait pas encore eu le loisir de découvrir le fameux garde manger où les vampire entreposaient les corps et devant elle se succédaient des couloirs tout aussi démunis de portes les uns que les autres.

Sakura commençait à désespérer quand le divin entendit ses prières et matérialisa une issu sur le mur en face d’elle.

Une simple porte en bois des plus banales. Une fois ce maigre obstacle franchit, ses pas l'emmenèrent au centre d’une pièce entièrement carrelée de blanc, ce qui ne l’empêchait pas d’être extrêmement sombre et à la vision du le peu que le faisceau de sa lampe de poche éclairait, très sale. Une odeur âcre et insupportable de décomposition l’obligea à porter une main à sa bouche. Elle craint de reconnaître cette horrible puanteur qui faisait remontait en elle toutes sortes de souvenirs.

Une sorte de tringle accrochée au plafond longeait les murs de la pièce. Sur cette tringle étaient suspendues des masses informes au dessus de grandes cuves remplies d’une substance sombre.

Elle s’approcha et elle constata avec horreur que ces masses étaient bien des corps humains, complètement nus et égorgés comme de simples porcs.

Les cuves étaient évidemment remplies de sang qui étrangement, n’avait toujours pas coagulé et gardait son apparence liquide.

Elle se retint de vomir et détourna le regard quand elle vit les yeux du premier corps de la rangée.

Blancs et révulsés.

Contrairement à Ino, Sakura garda son calme et ne se mit pas à crier à l’injustice. Evidemment que cela était injuste. Personne ne méritait de mourir comme ça. Mais elle vivait dans un monde où celui qui survivait était celui qui se combattait. Et si tuer se révélait nécessaire alors rien ne devait l’en n’empêcher.


La jeune fille se détourna de ce musée des horreurs et décida d’inspecter la pièce.

Encore une fois, des murs blancs, démunis de portes. Cela l’arrangeait plutôt qu’on réduise la surface à sécuriser, mais tous ces murs, cela commençait à la lasser.


Au fond de la pièce se dressaient de grandes étagères remplies de bocaux en tout genre.

Sang de porc, sang de chien, sang de lionne d’Afrique.

Elle avait entendu dire que les vampires étaient très friands du sang d’animaux sauvages. Ils allaient même jusqu’à prendre le risque de se faire repérer en vidant de leur liquide vital tous les fauves du zoo. Sans doute appréciaient-ils ces mets un peu plus « exotiques »…


Mises à part ces quelques étagères, la pièce était complètement vide.

Étrange.

Où entreposaient-ils leurs cadavres, quand ces derniers étaient vidés de leur sang ? Et leurs prisonniers ? Ils avaient sûrement de la chair fraîche gardée quelque part en cas de coups durs…

Décidant que de toute façon elle n’apprendrait rien de plus en restant plantée là, elle s’apprêta à sortir et au passage, en profita pour poser quelques pièges à vampires, où cas où ceux-ci seraient assez idiots pour revenir faire un petit tour dans pièce.


Le piège, petit système très ingénieux qui faisait la fierté de son inventeur, le génial Yasuo, comme il aimait tant qu’on l’appelle, avait l’apparence d’une simple boite que l’on disposait n’importe où dans une pièce. Il disposait d’une dizaine de mini-fléchettes à tête chercheuse contenant une infime quantité d’argent pur. Il suffisait qu’une source de chaleur suffisamment importante pour ne pas être confondue avec un rat, pénètre dans la pièce pour que le détecteur de chaleur intégré à la géniale petite boîte se déclenche et envoie ses redoutables fléchettes se planter dans la chair de l’intrus, pour se désintégrer automatiquement ensuite. Et tout cela sans aucun bruit.

Si l’intrus se révélait être non-vampire, il ne rendait compte de rien, mise à part une légère piqûre et quelques milligrammes d’argent dans le sang.

Ce procédé, si inventif, se révélait donc être inoffensif pour les humains et redoutables contre des vampires de basse classe.


Après s’être assurée de la mise en place des pièges, elle se dirigea vers la sortie pour rejoindre ses coéquipières. Un grondement l’interrompit.

Un rat ?

A moins que celui-ci se soit bourré de pilules sur-vitaminée, elle en doutait fort.

Le son semblait provenir de derrière la cloison située sur sa droite. Elle s’approcha prudemment et sonda le mur à la recherche d’un passage. Elle le trouva. Une petite porte blanche se dessinait dans le mur, camouflée à travers les carreaux de même couleur parfaitement identiques du mur.


Après une longue et laborieuse recherche, elle trouva le système d’ouverture et un petit pan de mur s’écarta devant elle.


Au départ, elle ne distinguait pas grand-chose puis, après s’être avancée dans la pénombre, elle aperçut des cachots, alignés de chaque côté d’un couloir, qu’elle devina assez long.

Dirigeant le faisceau de sa lampe vers la première cage, elle croisa le regard affaibli d’une humaine, d’à peine son âge, qui semblait tétanisée. Elle était simplement vêtue d’une grande chemise de nuit difforme, et tremblait de tous ses membres. La jeune chasseuse s’approcha pour lui ouvrir.

Sakura réduit le cadenas en miettes en à peine quelques instants et ouvrit la porte dans un grincement lugubre. Elle releva la tête vers la jeune fille et son visage se figea d’horreur. Ses yeux bleus étaient à présent jaunes et la regardaient, une lueur cruelle gravée sur l’iris. A peine eut-elle eu le temps de faire demi-tour que deux canines acérées vinrent se planter dans sa chair.

Elle ouvrit la bouche pour crier mais rien ne semblait en sortir. Elle n’entendait plus rien. Tout devenait flou, elle se sentait partir.

Quelle idiote, elle avait été d’envoyer balader Nootan ! Même s'il avait tord, elle n’aurait pas dû le traiter comme cela.

Maintenant, il était trop tard. Elle allait mourir, à cause d’une simple erreur de discernement.

Tout ce qui semble fragile peut se révéler redoutable s’y on n’y prend pas garde.


La jeune fille avait certainement été humaine, un jour. Mais après avoir été mordue, elle avait sans doute survécu assez miraculeusement et été jetée dans une cage en attendant d’être utile. Bien sûr, elle n’avait pas eu d’autres choix que de changer de régime alimentaire, après avoir été contaminée par le venin d’un vampire.

Elle aussi n’était qu’une victime. Une victime de ces monstres.


Un grand fracas la fit sortir de sa torpeur. Elle se sentait faible, incapable de bouger. Une masse informe et noire vint l’arracher aux griffes de la vampire.

Nootan…

Il était revenu.

Elle se sentit portée, puis secouée.

Sakura ouvrit doucement les yeux et la voix du shinigami parvint jusqu’à ses oreilles.

Il lui demandait quelque chose. C’était vital. Elle ne comprenait pas le reste.

En un effort surhumain, elle s’appliqua à se concentrer sur les paroles du Dieu de la mort, chassant le flou qui s’imposait de nouveau à elle.

Il fallait qu’elle empoigne son katana…

Et qu’elle le plante quelque part…

Dans son dos….

Quoi ?! Avait-il perdu la tête ? Il voulait qu’elle le tue ?


Elle secoua frénétiquement la tête. Elle lui en voulait mais pas à ce point-là…

Il l’obligea à refermer sa main sur son épée et à la lever au dessus de sa tête. Elle essaya de l’en empêcher, mais il était bien plus fort qu’elle, et le katana vint s’enfoncer, inexorablement, dans le dos de Nootan, pile entre la lune et le cercle de la marque.

Elle lui cria de toutes ses forces d’arrêter tout de suite mais celui-ci l’ignora une fois de plus. Des larmes de peur et de rage lui montèrent aux yeux tandis qu’elle essayait de lui retirer l’arme du dos.

Elle ne savait pas si un simple coup d’épée pouvait tuer un shinigami mais son esprit était trop embrouillé pour réfléchir à quoi que ce soit.

Au moment où la lame transperçait le corps de Nootan, une vive lumière, semblable à celle émise dans le bureau de Tsunade quelques heures plutôt l’aveugla. Tout disparu autour d’elle, noyé dans un bain de lumière dorée.

Puis, peu à peu elle put de nouveau distinguer le contour des choses.

Désespérément, elle chercha Nootan du regard, mais il restait invisible. Elle pleurait pour de bon. Jamais, elle ne s’était sentie aussi faible et démunie


Idiote


Elle se figea.



D’après toi.



Qui d’autres ?



A l’intérieur.



En toi, si tu préfères.



Calme-toi. J’ai tout prévu. C’est toi qui m’as fait venir ici.



Ne t’inquiètes pas, je t’expliquerai plus tard.

Pour l’instant, je te conseille de te battre si tu ne veux pas risquer de mourir une fois de plus.



Soudain, une ombre fonça vers elle, comme si celle-ci avait attendu la fin de leur échange intérieur. C’était toujours la jeune vampire, plus affamée que jamais.

Les réflexes de Sakura étaient sacrément embrouillés depuis quelques minutes et elle mit un certain temps avant de comprendre que sa vie était en danger.

Quand enfin la connexion se fit, elle paniqua et esquissa une série de mouvements désordonnés.

A sa grande surprise, cela fonctionna. Pas tout à fait comme elle l’avait imaginé, mais efficace tout de même.

Elle se trouvait à présent à quelques mètres au dessus du sol, en lévitation, comme si un immense oiseau la transportait. Puis, l’oiseau lâcha sa lourde cargaison un peu plus loin.

La jeune fille réussit tant bien que mal à atterrir sur ses pieds mais quand elle voulut courir vers une cachette le temps de trouver un plan, elle se rendit compte que quelque chose clochait.

Elle était beaucoup plus lourde que d’habitude.

Garder son équilibre était aussi devenu périlleux.

Quelque chose dans son dos l’empêchait d’avancer normalement.

Instinctivement, elle se retourna pour examiner l’arrière de son corps, là d’où venait apparemment le problème. Elle hoqueta de surprise quand deux magnifiques ailes d’un noir incomparable entrèrent dans son champ de vision.


Pas mal, hein ?!



Ho, je ne te l’ai pas dit ? Tout à l’heure, quand j’ai entendu ton cri, j’ai tout de suite su ce qu’il fallait faire. Une sorte d’instinct me poussait à retourner te voir et à t’obliger à m’enfoncer ce katana dans le dos. La preuve que j’ai eu raison. J’ai l’impression qu’on a fait exactement ce que le vieux Jiraya voulait de nous. On s’est tellement « harmonisé » qu’on a fusionné !!!



Ouais, je sais, c’est bizarre, mais bon, réfléchis, maintenant qu’on est dans le même corps, tu as mes pouvoirs. Ce sera beaucoup plus facile pour toi de te battre !



Hé ! Ce ne sont pas des « machins ». C’est très utile, la preuve, cela t’a sauvé la vie. Ne t’inquiètes pas, je vais t’apprendre à t’en servir.



Non, je ne crois pas. Elle est encore dans les parages, mais j’ai l’impression que ton petit tour de tout à l’heure lui a fait assez peur. Elle se cache.



Utilise mes pouvoirs.



Tes yeux.



Elle n’eut pas le temps de finir qu’une chose étrange – une de plus – arriva. Une sorte de voile vint se poser devant ses yeux et le monde prit une teinte carmine. On pourrait penser que la qualité de sa vision avait diminué, puisqu’elle ne voyait plus que d’une couleur, mais c’était tout le contraire.

A présent, elle distinguait tout. Absolument tout. Du grain de poussière posé sur un des barreaux d’une cage à vingt mètres de là, jusqu’à la forme qui se cachait derrière un pan de mur à dix mètres d’elle.



Elle avança dangereusement jusqu’à sa proie et entreprit de lui trancher la gorge. Malheureusement, celle-ci, dans un ultime effort pour remporter la victoire, ne se tint pas tranquille et lui sauta une fois de plus dessus, dans l’espoir de la mordre.

Sakura agit par réflexe et l’envoya valdinguer vers une cage, plus grande que les autres.

Le corps de la vampire, au lieu de s’écraser mollement contre les barreaux, traversa le mur de fer et rejoignit le sol quelques mètres plus loin. Son entrée fracassante avait suffit à réveiller les formes emprisonnées à l’intérieur de la cellule.

Elles se levèrent toutes d’un bond, cherchant ce qui dégageait cette si bonne odeur. Se penchant sur la carcasse de celle qui avait une des leurs, elles dévorèrent le corps de la jeune vampire, trop affamés pour faire le tri entre chair et sang.

Une fois le repas finit, et leur estomac loin d’être contenté, ils – car la plupart était des hommes, ou du moins, l’avait été – profitèrent de l’issu aménagée involontairement par Sakura.


Cette dernière, encore écoeurée du spectacle qui venait de se dérouler devant ses yeux, brandit son katana, attendant que le combat commence.

Ce qui ne tarda pas à arriver. Le plus courageux et sans doute le plus affamé des vampires s’avança vers elle. Complètement inconscient, il se jeta vers son katana, oubliant que cela causerait sa mort.

La jeune chasseuse se débarrassa avec hâte du corps empalé sur son épée. Et para le coup d’un autre, qui l’attaquait par derrière. Ils étaient une dizaine. Elle avait l’impression cependant qu’elle se battait contre un seul.

Sa force étant décuplée, elle se fatiguait beaucoup moins vite, et un seul de ses coups suffisait à tuer la plupart du temps.

Sakura virevoltait au milieu de ses adversaires, ses ailes ne la gênant presque plus. Elle se sentait imbattable, invulnérable. Rien ne résistait à la puissance de ses attaques. Les membres découpés volaient dans tous les sens, dans un bal presque poétique. Le sang déversé formait un petit lac au milieu du champ de bataille. D’un rouge magnifique, le plus beau des rouges que la nature ait créé.

Elle avait toujours détesté tuer, mais elle commençait à y prendre plaisir.


Une fois le dernier vampire tombé, où plutôt déchiqueté, elle s’arrêta brusquement et contempla son œuvre. Mais elle ne voyait plus que des bouts de corps amoncelés les uns sur les autres et cette vision remua en elle des choses pourtant profondément enfouies.

La nécromancienne se détourna du carnage et rejoint la faible lumière du garde-manger.

La vue de ces corps pendus comme de la nourriture ne lui faisait plus rien. Elle s’assit entre deux cadavres, sur un petit tabouret laissé là.

Doucement, la jeune fille sortit un miroir de sa poche. Depuis que son shinigami lui avait appris qu’il se trouvait « en » elle, elle n’avait pensé qu’à cet instant. Le moment où elle pourrait admirer l’œuvre de cette fusion.


La rose en resta bouche bée.

Elle était magnifique.

Ses longs cheveux avaient pris une teinte carmine très foncée, pratiquement noire, tandis que ses yeux arboraient une jolie couleur rouge sang fendue par une pupille légèrement allongée, comme celle d’un chat.

Mais sa soudaine beauté ne tenait pas seulement à ses changements de couleur. Quelque chose dans son visage s’était transformée. Il avait maintenant une forme moins enfantine, plus…sauvage. Plus féminine aussi.

La jeune femme se pencha pour admirer sa tenue.

Comment avait-elle pu se battre avec cela ?

Ses vêtements de chasseuse avaient été remplacés par une robe d’un noir d’encre, extrêmement décolletée aussi bien devant que derrière. Elle lui enserrait le buste, mettant en valeur sa taille fine et s’arrêtait à ses pieds. Une véritable robe de princesse… noire. Sakura doutait fort que Cendrillon se soit ramenée en noir au bal de son prince. Mais de toute façon, elle n’aimait pas vraiment Cendrillon, et le noir lui seyait beaucoup mieux.


En parlant de ses pieds, ils avaient dû faire un oubli quand ils avaient fabriqué sa tenue de super nécromancienne.

Elle n’avait pas de chaussures. La jeune femme s’étonna de ne pas s’en être aperçu plus tôt.


De toute façon tu n’en as pas besoin. Pendant un combat, elles t’encombreront plus qu’autre chose. Les sensations que tu ressens quand tu es pieds-nus te sont extrêmement utiles lors d’un combat, retiens-le.



Tenten.



Elle venait d’apercevoir les corps suspendus au plafond.










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Ino courut jusqu’au sous sol. Le cri venait de là. Elle descendit un petit escalier en bois couvert de mousse et se retrouva au carrefour de plusieurs couloirs.

Elle choisit celui de gauche. Le sol était extrêmement glissant. Elle faillit tomber à plusieurs reprises.

Un autre croisement. Cette fois-ci, ce serait la droite.

Priant pour avoir choisi la bonne direction, elle tomba enfin sur une porte. Elle l’ouvrit avec précipitation et courut jusqu’au centre de la pièce. Pas de trace de Sakura. Juste des formes étranges pendues au plafond.

Quelque chose vint se planter dans son coup. Un petit cri de douleur lui échappa. Elle retira rapidement l’objet enfoncé dans sa peau et identifia une petite fléchette. Celle-ci se désintégra aussitôt.



Le tumulte d’un combat parvint jusqu’à elle.

A droite.

Elle passa rapidement l’ouverture dans le mur et se retrouva dans un couloir sombre.

Une bande de vampires se battait contre un être presque fantastique. Ino n’avait jamais vu de choses semblables. Elle ne la voyait que de dos, mais ses grandes ailes noires et ses cheveux rouges tournoyant autour d’elle suffisaient à la rendre magnifique.

Ino décida de rester cachée pour l’admirer, puisque celle-ci n’avait pas vraiment l’air d’avoir besoin d’elle. Elle enchaînait les coups mortels à vitesse impressionnante, comme si tout ceci n’avait été qu’un jeu.

La magnifique créature se retourna.



Ino resta stoïque, trop sonnée pour pouvoir réagir. Était-ce vraiment Sakura ? Son amie si humaine, bien que mystérieuse, détestant tuer. Était-ce vraiment elle en train de déchiqueter ses adversaires comme un chat ferait avec une souris, prenant plaisir à les voir souffrir. Quelque chose de démoniaque brillait dans son regard.

Non. Ce ne pouvait pas être Sakura. C’était impossible.

La jeune blonde préféra sortir de ce maudit couloir ; la vision de son amie dans un tel état lui était trop insupportable.

Les éclats de la bagarre avaient cessé. Ino s’empressa de se cacher derrière une étagère où étaient rangés des bocaux au contenu suspect.

Sakura ne tarda pas à rejoindre la pièce. Toute brutalité avait disparu de son regard. Seules y restaient la surprise et l’incompréhension.

La jeune blonde vit son amie s’asseoir sur un tabouret au milieu de la pièce et sortir quelque chose de sa sacoche d’armes.

Un petit miroir.

Elle la vit admirer sa nouvelle apparence pendant quelques secondes puis, Tenten suivit de près par Hinata firent irruption dans la pièce. Ino décida qu’il était temps qu’elle les rejoigne mais elle savait qu’elle devait garder ce qu’elle avait vu pour elle, du moins pour l’instant.

La chasseuse fit donc en sorte d’apparaître à la suite d’Hinata, à moitié essoufflée.




Tenten venait de prendre la parole.



Ino leva la tête vers les masses informes auxquelles elle n’avait pas vraiment fait attention quelques minutes plus tôt. Elle réalisa avec horreur leur véritable nature et se demanda comment Sakura pouvait rester aussi calme alors qu’elle était assise entre deux cadavres.




Ino fronça les sourcils. Alors, elle ne leur dirait rien. Très bien. Elle-même se tairait pour l’instant.

Elle murmura dans sa barbe.









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Devinant parfaitement que son excuse ne tiendrait pas debout, la jeune nécromancienne compta tout de même sur l’obscurité pour cacher ses ailes.

Celles-ci, obéissant à un ordre muet, disparurent discrètement.

Très bien, ça de moins à expliquer.

Maintenant, son visage. Elle espérait fortement que ses coéquipières ne s’étaient pas encore aperçues de ses transformations physiques.

Sakura se concentra et ordonna à son visage de reprendre sa forme originelle.

Il était temps, Tenten avançait déjà vers elle.










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Le lendemain, Tenten se réveilla difficilement. Elle avait toujours été une grosse dormeuse et les quatre petites heures de sommeil qu’elle avait réussi à récupérer étaient loin de lui suffire.

Comme toujours, ce fut le radio-réveil du voisin qui la sortit de ses songes.

Quand la jeune fille s’était aperçue que celui-ci avait les même horaires qu’elle, elle avait vu là une solution à un de ses plus épineux problèmes.

Elle avait économisé un sacré paquet d’argent. En effet, comme beaucoup d’entre nous, Tenten avait une fâcheuse tendance à balancer son réveil vers l’obstacle le plus proche quand celui-ci se mettait à émettre sa sonnerie stridente.

Résultat : un réveil cassé par jour. Ce qui allégeait fortement son porte-feuille.

Elle préférait économiser celui que lui donnait Tsunade pour ses nouvelles armes, et non pour cet instrument de torture.

Elle sauta donc immédiatement de son lit pour éviter de se ré-endormir, et après un brin de toilette au son de The Hives, descendit à la cuisine. Au moins, son voisin avait bon goût en matière de musique.





La brune fit rapidement le calcul dans sa tête. Si elle obéissait à son père en plus d’obéir à Tsunade, elle devrait se coucher à…17h.


Hum,… désolée mais c’est hors de question P’pa…


Après un petit déjeuner plus que rapide, elle claqua un bisou sur la joue de son père, bien qu’elle détestait tout contact physique, mais son père, malheureusement, était prêt à se vexer si elle l’oubliait.


Raaah, j’te jure…


Son bus, comme à son habitude prit un malin plaisir à partir sous ses yeux, sans elle. Elle ne se souvenait pas avoir insulté le chauffeur un jour, mais celui-ci devait lui porter une haine inconsidérée pour lui faire le coup à chaque fois.

Heureusement pour elle, le bus de ligne passa quelques minutes plus tard et elle put rejoindre le lycée dans des délais convenables.


Premier cours de la journée : Français

Elle aimait lire, mais elle détestait le français. Elle ne voyait vraiment pas l’utilité de savoir ce que l’auteur avait voulu exprimer quand il avait écrit le passage, alors qu’il était fort possible que l’auteur lui-même ne le sache toujours pas.

Heureusement, elle n’avait pas ce cours en commun avec l’autre bande d’imbéciles, ce qui atténuait un peu sa souffrance.


Habituellement, Ino rompait la monotonie de la grammaire en lui envoyant quelques messages visant à critiquer le nouveau jean d’un tel, la nouvelle coiffure d’une telle, mais cette fois ci, son amie aux cheveux blonds semblait trop préoccupée pour jouer aux commères. Ses yeux erraient dans le vague, la plupart du temps en direction de Sakura.

Aurait-elle oublié de leur dire quelque chose ?

Tenten n’eut pas le temps d’y réfléchir d’avantage que « déjà » la sonnerie accomplissait son travail.


Prochain cours : Physique

Ah, enfin une bonne nouvelle.

La jeune fille aux macarons se dirigea à grands pas vers le laboratoire.

Même le fait de croiser le regard de l’Abruti (lui avait le droit à une majuscule, puisqu’il en était le roi) entouré de sa cour de dindes gloussantes, ne suffit pas à entamer sa bonne humeur.

Comme souvent en Physique, le cours allait être en grande partie constitué de travaux pratiques par groupe de trois.

Au début, Tenten pria pour se retrouver avec ses amies, puis, après avoir analyser discrètement les produits présents sur le bureau du professeur, ceux qui allaient être utilisés ce jour là en cours, un sourire démoniaque prit forme sur ses lèvres.

Elle tenait sa vengeance.

Quand le professeur leur demanda s’ils avaient des préférences pour la constitution des groupes, elle leva la main en premier.




Son sourire s’agrandit quand elle le vit s’étrangler avec sa salive. L’autre dinde, choisit volontairement pour ne pas être très fine et être super collante avec l’Abruti, tapait dans ses mains comme une gamine qui vient d’obtenir son jouet.

Les amies de la brune, elles, avaient l’air plutôt perdues et lui lançaient des regards interrogatifs.



Même leur professeur s’apercevait de l’anormalité de la situation.



Karin secoua frénétiquement la tête en guise de non, tandis que l’autre, toujours sous le choc ne réussit pas à articuler un mot.



Au moment de constituer le groupe de Sakura, le professeur refusa qu’elles se mettent par quatre et ce fut celle la plus proche de lui qui hérita du groupe restant.

Pauvre Hinata. Déjà qu’elle n’était pas d’une nature très confiante, elle se retrouvait avec les deux autres abrutis, privé de leur roi.

Tenten se promit d’aller s’excuser ensuite, elle n’avait pas prévu qu’une des leurs se retrouverait seule, et sûrement pas que ce serait Hinata.


Bon, pour l’instant, elle avait autre chose à penser. Un plan se formait peu à peu dans sa tête tandis que son groupe s’approchait de sa paillasse.

L’Abruti fut le premier à briser le silence :



Elle afficha un sourire des plus faux.



Il fronça les sourcils.



Pas vraiment convaincu. Tant pis, elle ferait sans.



Il acquiesça et partit chercher ce qu’elle lui avait demandé, suivit de près par Karin. Exactement comme elle l’avait imaginé.

Comme ça elle serait seule.



Parmi les quelques échantillons disposés sur la table pour l’expérience, certains n’ayant rien à voir ce que demandait le programme (le professeur aimant les prises de risques les laissant choisir les produits les mieux adaptés dans le cadre de l’expérience, tout en évitant les substances explosives), elle piocha une petite bouteille d’ammoniaque ainsi qu’un flacon d’eau oxygénée. Puis, vérifiant que ses camarades étaient toujours occupés, farfouilla dans le sac de l’Hyuuga jusqu’à trouver ce qu’elle cherchait.

Comme pas mal d’élèves, celui-ci avait réuni toutes ses affaires dans un même sac, y compris celles de sport. Et leur lycée étant équipé de douches, elle pu trouver dans son sac de quoi sortir tout beau tout propre de cours après avoir suer pendant deux heures.

Elle saisit donc la bouteille de shampoing, y déversa un peu de liquide de chacune des bouteilles, mélangea le tout et remit le shampoing à sa place.

Contenu du fait que la victime avait les cheveux longs, elle espérait fortement qu’il utilisait un après shampoing.

Gagné.



Elle ajouta une substance de sa réserve personnelle et rangea la bouteille. Ni vu ni connu.

Elle avait de la chance, la distribution du matériel mettait toujours des plombes car beaucoup d’élèves trouvaient l’occasion idéale pour « mettre l’ambiance ». Si bien qu’elle eu parfaitement le temps de mettre à exécution la première partie de son plan.


Quand Karin et l’Abruti revinrent avec le matériel, Tenten affichait toujours son sourire aussi aimable que faux ce qui ne contribua pas à rassurer Neji.









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Sakura fixait le professeur de français en espérant que celle-ci ne remarquerait pas que son esprit vagabondait bien loin des conjonctions de coordination.

Elle se fichait de se faire reprendre ou d’être collée, mais elle préférait rester discrète pour l’instant, le meilleur moyen d’être tranquille. Si jamais, l'un deux venait à outre-passer sa patience, il serait fort possible qu'elle s'autorise un petit écart pour le remettre à sa place mais pour le moment, elle obéissait à Tsunade. Ne pas se faire remarquer.

Et puis de toute façon, recevoir une remarque d’un de ces professeurs aux allures si méprisantes envers les élèves, pensant que sous prétexte qu’en étant officiellement adultes, ils pouvaient se croire supérieurs à n’importe quel individu de moins de dix-huit ans, ne lui faisait absolument rien. Elle se pensait d’ailleurs bien plus adulte que la plupart d’entre eux.

Elle n’avait plus qu’attendre un an avant qu’on commence enfin à la respecter.

Courage.


La mine de Sakura se renfrogna. Ino la regardait encore. Depuis ce matin, elle agissait bizarrement, elle paraissait préoccupée. Comme si elle gardait un œil sur le moindre geste de la jeune fille aux cheveux roses.

Il faudrait qu’elle lui parle.

Plus tard.

Pour l’instant elle n’avait pas la force de se disputer avec quelqu’un d’autre. Et telle qu'elle connaissait Ino, celle-ci se débrouillerait pour poser des questions. Trop de questions.

Elle n'avait rien à lui dire, sa vie privée ne la regardait pas et elle était encore trop bouleversée par les conséquences de sa dispute avec Nootan.

Celui-ci était d’ailleurs perché sur le rebord de la fenêtre et admirait le parc situé en face.

C’est vrai. Les cerisiers sont vraiment des arbres magnifiques.

Elle lui demanderait conseil pour Ino.

Plus tard.

Bien que depuis leur « fusion » elle pouvait communiquer avec lui sans élever la voix, elle était toujours mal à l’aise quand elle le faisait en public. La jeune chasseuse avait le sentiment désagréable que tout le monde s’apercevait de son petit manège.

Il y avait autre chose aussi.

Elle avait eu l'impression que durant leur fusion, tout s’était passé comme le prévoyait Nootan. Mais d’après la réaction de celui-ci, elle avait dû faire quelque chose de travers, bien qu’il refuse d’en parler.

La rose avait le sentiment qu’il s’éloignait peu à peu, qu’il se méfiait d’elle.

Tout comme Ino.

Restaient ses autres coéquipières, mais même parmi celles-ci, ce n’était plus comme avant. Temari et Tenten étaient restées fidèles à elles-mêmes, mais Hinata parlait de moins en moins, et devenait parfois agressive, ce qui ne lui ressemblait absolument pas.

La rose n’avait jamais vraiment beaucoup discuté avec ses « amies ». Elles s’étaient imposées elles-mêmes dans sa vie, et elle n’avait pas eu le courage de les en empêcher. Elle avait fini par s’habituer à elles.

Sakura se demanda si tout ce qui lui arrivait dernièrement était dû aux enchaînements du hasard ou si quelqu’un s’acharnait à les séparer.

Non. Elle devenait parano. C’était forcement le hasard…


Puis le cours de Physiques arriva. Sans surprise.

Ah, si. Tenten agit très bizarrement. D’elle-même, elle se proposa pour faire partie du groupe d’Hyuuga et d’une peste du nom de Karin. Avait-elle oublié que les groupes tiendraient jusqu’à la fin de l’année ? Apparemment oui, vu l’énorme sourire qu’elle afficha tout le long du cours.

Hinata se retrouva dans la même équipe qu’Uchiwa et Nara, au grand soulagement de Temari et de Sakura, bien qu’elles l’eussent soigneusement dissimulé.

Le cours passa lentement, en partie à cause de la tension qui régnait entre elle et Ino, ce qui laissa tout le loisir à Sakura d’espionner les paillasses alentours.

Le petit trafic de Tenten ne lui échappa évidemment pas. Son amie aux macarons était trop douée en Physique pour confondre l’eau oxygénée et le sulfate de cuivre, mais Sakura ne releva pas. Vu la tête d’Hyuuga, elle saurait bien assez tôt ce que Tenten manigançait.

Le cours se termina et elle rejoignit la cour de récréation.


A quoi pensaient donc les architectes de ce lycée quand ils avaient inclus une cour de récréation dans leur plan ? S'ils voulaient créer un espace pour qu’elle se détende, ils auraient mieux fait de construire une salle d’armes, afin qu’elle se défoule un peu.

Hinata préférant demeurer seule, Ino trop en colère pour la supporter pour l’instant, Nootan parti faire un tour à 200 mètres d’altitude pour se dégourdir les ailes et Temari ayant disparu en compagnie de Tenten, un sourire machiavélique aux lèvres, Sakura en conclut qu’elle passerait cette récréation seule.

Elle haussa les épaules. Ce ne serait pas la première fois. Elle prit donc place au pied d’un des grands chênes décharnés qui contribuait tant à donner à ce lycée une ambiance lugubre et sortit un carnet ainsi qu'un crayon de son sac.

Malheureusement, la jeune fille n’eut pas le temps d’entamer une esquisse qu’une masse informe lui sautait dessus.











Une longue balafre reliant son œil droit jusqu’à sa bouche sillonnait sa joue.



Elle effleura du doigt la blessure.



Il retira délicatement sa main.



Son ton était beaucoup plus grave. Il avait l’air tout à coup beaucoup moins idiot, très sérieux.





Il déglutit.






Il sembla hésiter quelques secondes. Alors même Naruto ne lui faisait plus confiance ?



Elle hocha la tête.

Puis Kiba apparut derrière lui. Il n’était pas dans un meilleur état que le blondinet, c’était même plutôt pire.




Le blond lui adressa un sourire qu’il voulut rassurant et s’éloigna en direction des bâtiments.




Les deux heures suivantes se révélèrent tellement ennuyantes qu’il est inutile de les raconter. Sakura passa son temps à ruminer, se demandant ce qu’elle avait bien pu faire de si mal pour mériter que tous ses amis l’abandonnent.

La jeune nécromancienne ne s’était jamais aperçue à quel point elle était attachée à ceux qui se désignaient d’eux-même ses amis, avant que ceux-ci ne la laissent tomber.

Étrange comme sentiment. Le regret.


Midi sonna et les élèves affamés se ruèrent vers l’extérieur, pressés de se substanter après cette matinée éreintante.

Elle, elle n’avait pas faim. Elle se dirigea vers le parc à côté du lycée espérant trouver son shinigami.

Aucune trace de phénomène surnaturel planant à l’horizon.




Ce n’était pas la voix de son shinigami. Mais plutôt… sa voix. Une mauvaise nouvelle de plus à ajouter à sa longue liste.

Elle leva la tête en l’air…

Il était perché là, sur le cerisier, bien à l’abri des regards indiscrets.









Ptit com ? Ok je sors...