Chapitre 5: Une destinée angoissante

par melfaya

 

 

 

Chapitre 5 : Une destinée quelque peu angoissante

 

 

 

 

-         T’as l’intention de rester caché là encore longtemps ?

 

Son sang se glaça dans ses veines. Comment avait il…

 

-         Sort de là…

 

Elle se releva doucement mais prudemment. Son regard croisa celui de l’individu.

Lui…

Que faisait il là ?

C’était ça cette sensation si désagréable toute à l’heure.

Ce regard si noir qui l’agaçait tant. Evidemment, elle n’avait pas reconnu sa voix puisqu’elle ne l’avait jamais entendue.

 

-         Qu’est ce que tu fous là ?

-         Ce serait plutôt à moi de te poser cette question, t’es dans ma chambre…

 





***

 

Elle s’immobilisa.

Le rythme des battements de son cœur accéléra.

Son sang se glaça dans ses veines.

Son souffle se fit saccadé…

Non…

Elle devait restée calme. Malgré toutes les horreurs qu’elle avait eu l’occasion de voir dans sa vie, ce regard était pire que tout. Il ranimait en elle des souvenirs qu’elle aurait préféré enterrer à jamais.

Sakura ordonna à tous ses muscles de se détendre et se mit à réfléchir à toute vitesse.

Et dire qu’elle était à deux doigts de dégainer son arme… Sa couverture aurait été réduite en morceaux en à peine quelques secondes.

Et Tsunade qui tenait tellement à ce qu’elle obtienne son diplôme…

Elle se prépara à entrer dans son rôle de lycéenne quelque peu idiote.

Pendant ce temps là, son interlocuteur aux yeux sombres la dévisageait, un air d’intense concentration peint sur le visage. Sa bouche s’entrouvrit puis se referma aussitôt. Puis un sourire se dessina sur ses lèvres. Il se décida à dire quelque chose:

 

-         Alors comme ça, les groupies de ma classe, en viennent jusqu’à suivre mes moindres faits et gestes…

 

Cette fois ci,  Sakura prit un air étonné :

 

-         On se connaît ?

 

Elle fit semblant de réfléchir pendant quelques secondes, puis, mimant le fait d’avoir trouvé, frappa son poing gauche dans sa main droite :

 

-          Mais oui, c’est vrai, l’espèce de glaçon à gueule d’ange, et accessoirement, aimant à filles qui vient d’entrer dans ma classe… Sasuke je crois…

 

Le sourire du glaçon s’effaça, aussitôt remplacer par ce qui semblait être une grimace. Il prit air beaucoup plus menaçant. :

 

-         Je ne te le demanderais pas une deuxième fois, alors réponds moi avant que je m’énerve.

 

La vitesse avec laquelle il était passé du ton un peu moqueur à ce ton agressif la fit reculer de surprise.

Il commençait à se rapprocher dangereusement, l’obligeant à se plaquer contre le mur. Elle avait beau être une chasseuse, elle n’était pas sûre de pouvoir le maîtriser sans utiliser une arme, et par conséquent être découverte.

Elle réfléchit à toute de vitesse. Quand elle l’avait entendu entrer, elle avait prit soin de laisser tomber une de ses boucles d’oreille à terre. Elle devait maintenant improviser :

 

-         On m’a dit que mon père était par là. Je le cherchais quand je suis tombée dans cette pièce...lâcha t-elle en un souffle.

 

Elle espérait de tout son cœur qu’il était aussi naïf qu’il n’en avait pas l’air.

 

-         Ca n’explique toujours pas ce que tu faisais planquée derrière mon canapé.

 

Il était maintenant assez proche pour qu’elle puisse apercevoir ses pupilles au milieu du noir profond des ses iris, étrangement plus foncées qu’il avait un instant..

La haine…

C’était le seul sentiment qu’elles laissaient transparaître…

 

-         Ah, ça… Eh bien…je m’étais assise un moment et je me suis rendue compte que j’avais perdu ma boucle d’oreille, alors, je la cherchais… et… je l’ai trouvée !

 

 

Elle se pencha pour la ramasser puis l’exhiba fièrement aux yeux de son camarade de classe.

Il soupira, l’air désespéré…

 

- Bon, admettons…

 

Elle fut soulagée de voir qu’il abandonnait si vite. Son étrange pouvoir de persuasion ne fonctionnerait sûrement pas sur lui et Nootan lui avait fait comprendre que la chose qui brouillait ses pouvoirs était toujours présente.

 

-         Et toi, qu’est ce que tu fais là ? demanda t-elle jouant parfaitement la naïve.

-         Je fais parti des invités conviés à rester dormir ici, et là, t’es dans ma chambre.

-         Woua, tu dois être quelqu’un d’important pour être invité à une fête pareille…

-         Je te signale que toi aussi tu y as été invitée…

-         C’est vrai…. En fait mon père est le président d’une grande chaîne de produits pharmaceutiques et j’ai été conviée aussi.

-         Vraiment ? Tu es la fille de Fujika-sama ?

-         Euh,… oui !

 

L’intérêt que lui portait soudain Sasuke ne la rassurait pas trop. Elle se dit qu’elle aurait sans doute mieux fait de se taire…

 

-         Ca te dirait qu’on aille faire un petit tour dehors, il paraît que le jardin est magnifique.

 

Elle n’eu même pas le temps de répondre que des pas précipités se firent entendre dans le couloir. Des ordres  aboyés dans tous les sens parvenaient jusqu’à leurs oreilles.

On distinguait des « aucun invité ne doit être au courant ! », « Arrangez vous pour trouver celui ou ceux qui ont fait ça ! », « Restez le plus discret possible, ils ne doivent se rendre compte de rien ! » .On devinait la panique dans la voix de l’homme qui donnaient les ordres.

Les corps des gardes avaient dû  être découverts…

La jeune femme pensait qu’elle aurait eu plus de temps devant elle. Qu’importe, maintenant elle devait fuir au plus vite.

Sasuke avait déjà entrouvert la porte discrètement pour voir ce qu’il se passait.

Sakura fronça un sourcil. Ses réflexes lui rappelaient plus ceux d’un missionnaire que ceux d’un lycéen.

Tant pis, elle n’avait pas le temps de se soucier de quoi que ce soit. Elle chercha un moyen de s’extraire du bâtiment au plus vite, mais Sasuke ne lui laissa pas le temps de trouver la solution. Il l’empoigna par le bras et lui fit signe de le suivre.

Dans le couloir, les gardes étaient aux alertes. Ils cherchaient quelqu’un, c’était évident. Sasuke intercepta ce qui semblait être leur supérieur hiérarchique. C’était lui qui avait donné les instructions quelques secondes plus tôt.

 

-         Ah ! Monsieur Uchiwa ! Nous avons un problème. Les corps de plusieurs agents de sécurité viennent d’être retrouvé. Nous cherchons le ou les coupables. A vrai dire  nous pensons qu’ils sont au moins cinq, pour faire autant de dégâts… Pour l’instant veuillez faire comme si de rien n’était. Nous ne devons surtout pas alerter les autres invités. Ce serait la panique!

 

-         Bien, veuillez placer des agents à chaque sortie et faîtes passer discrètement les invités aux détecteurs de métaux. Nous les trouverons comme ça…

 

 

-         A vos ordres !!!

 

 

Dans la salle de bal, rien ne laissait envisager que l’ont venait de retrouver les corps inconscients de plusieurs agents de sécurité.

Tout le monde semblait absorbé par ses occupations. Sur la piste de danse les filles de PDG dansaient avec les fils de ministres tandis que les chefs yakuza de la zone Ouest de Tokyo se disputaient avec ceux de la zone Est. 

Sakura voulut en profiter pour s’échapper en catimini mais une main  empoigna son bras. Elle ne fut pas étonnée de reconnaître Sasuke :

 

-         Je crois que tu ferais mieux de rester avec moi. Ces intrus en veulent sûrement aux invités les plus influents de cette soirée, et, en tant que fille d’un des hommes les plus importants de ce pays, tu en fais sans doute partie…

 

Ah la poisse, où est ce qu’elle avait la tête qu’en elle a sortie un mensonge pareil…

 

-         De plus, j’aimerai vraiment rencontrer ton père, il a l’air d’être quelqu’un de fascinant…

 

Et voilà,  elle avait tout gagné ! Il ne lui restait plus qu’à se faire humilier en public en plus d’être totalement décrédibiliser. Cette soirée tournait de plus en plus à la catastrophe…

 

-         Et bien, je ne sais pas vraiment où il est, et il risque d’être très occupé…

-         Ne t’inquiètes pas, ça ne sera pas long.

 

Il la traîna jusqu’en bas et la mena vers une table en particulier. Elle se laissa faire, incapable de résister. Il dégageait une sorte d’attraction, si bien qui lui était impossible, même à elle qui n’était pas du genre à se faire marcher sur le pieds, d’opposer une quelconque résistance.

Apparemment, son « père » avait eu le temps de sortir de sa maudite pièce de réunion et de redescendre dans la grande salle.

Tout cela ne lui inspirait rien de bon… Que Sasuke veuille à ce point rencontrer cet homme en sa compagnie, alors qu’il avait  l’air d’être quelqu’un d’influent, tout ça lui paraissait plus que louche. On aurait dit qu’il doutait de son mensonge et qu’il voulait vérifier par lui-même qu’elle disait la vérité…

Ils approchaient de plus en plus de l’objet de son cauchemar : un groupe d’homme assis à une table et plongés dans une conversation qui semblait être pour le moins sérieuse. Sakura reconnut son soi-disant paternel.

Il était assis au centre du groupe et rien que par sa façon de se tenir, on pouvait voir qu’il inspirait le respect et la crainte. Sa physionomie était marquée par l’âge mais ses yeux étaient emplis de sagesse. De longs cheveux blancs encadraient son visage, ce qui contrastait avec son smoking parfaitement ajusté.

 

-         Enchanté de faire votre connaissance, Fujika-sama. Je me présente, Uchiwa Sasuke, actuel héritier de la firme Uchiwa.

-         Moi de même, que puis-je faire pour vous jeune Uchiwa ?

-         Votre fille m’a beaucoup parlé de vous et j’ai eu soudain envie de vous rencontrer.

-         Ma fille ?

 

Cette ordure de Sasuke semblait se délecter de la situation. Comme si le simple fait de la voir humilier suffisait à provoquer chez lui une incomparable satisfaction…

Un des collaborateurs de Fujika assis à la table prit la parole :

 

-         Dis donc Jiraya, tu nous avait caché que t’avais une aussi jolie fille !

 

Le regard  de Fujika Jiraya-san se tourna vers elle. Tout d’abord, empli d’incompréhension, puis, comme si il semblait avoir comprit la situation, un immense sourire se forma sur son visage. Sakura craignit le pire…

 

-         Ma fille adorée !!! Tu m’avais caché que tu revenais si tôt ! Comment va ta mère ? Toujours aussi sévère, n’est ce pas ?

 

A peine le temps de se remettre de ses émotions, il lui sautait déjà dans les bras. Sakura joua le jeu et répondit à son étreinte.

 

 -  Ah, elle est toujours en colère contre toi papa. Le coup de la cuite de vos 40 ans de mariage ne lui ait toujours pas passé.

 

- Oh, vraiment ! Qu’est ce qu’elle peut être rancunière…

 

La jeune fille lança un regard à Sasuke. Son visage était neutre mais ses yeux révélaient l’incompréhension totale dans laquelle il devait se trouver…

 

-         Messieurs, je vous présente ma fille, qui vivait il y a peu chez sa mère à Osaka, mais qui a apparemment enfin décidé de rendre visite à son pauvre père…

 

A vrai dire, elle avait beau ce moquer de Sasuke, elle n’en menait pas large non plus. La raison pour laquelle cet homme acceptait de l’aider lui était complètement inconnue.

Jiraya se tourna vers Sasuke :

 

-         Je suppose que la véritable raison de cette présentation est que vous n’osiez proposer une danse à ma bien chère fille. Et bien sachez que je serais très heureux de la voir en de si bonnes mains. Allez, allez, ne faites pas votre timide, allez danser !

 

Le vieil homme la poussa dans sa direction et en profita pour lui glisser à l’oreille :

 

-         Continue comme ça, je vois que tu es sur la bonne voie…

 

Cette dernière phrase acheva de la plonger dans l’incompréhension et le doute total.

Pendant toute la danse, elle n’apprécia même pas le fait d’avoir un Uchiwa pour cavalier. Elle était bien trop plongée dans ses pensées, à essayer de décortiquer le vrai du faux, plongeant dans sa mémoire s’efforçant de retrouver où elle aurait bien pu rencontrer ce Jiraya.

Elle redescendit de son petit nuage car il lui semblait que son cavalier lui adressait la parole…

 

-         Ton père est vraiment un homme charmant…

-         Hum

-         A vrai dire j’ai été assez surpris…

-         Pourquoi donc ?

-         J’étais persuadé que tu avais inventé toute cette histoire.

-         Pourquoi aurais-je fais cela ?

-         Je ne sais pas, peut être pour justifier le fait que tu fouillais ma chambre…

 

Sakura éclata d’un grand rire sonore. Ses talents de comédienne refaisaient surface et elle avait enfin l’impression de reprendre un peu le contrôle de la situation.

 

-         Tu as vraiment beaucoup d’imagination. Ta vie doit être vraiment mouvementé pour que tu te méfies comme cela de tout le monde…

 

Il ne répondit pas et se contenta de sourire, ce qu’il lui allait beaucoup mieux que le regard empli de haine qu’il affichait il  y avait quelques instants.

La danse se termina et il la libéra enfin.

 

-         Excuse moi si je t’ais injustement soupçonnée, mais ce que tu as pu voir ce soir illustre assez bien mon quotidien. Comprends que je me méfie un peu de tout le monde, et surtout des filles que je retrouve cachées derrière mon canapé…

 

Elle lui répondit par un sourire même si elle se savait que ses doutes n’avaient pas encore complètement disparus. Elle devrait être plus prudente à l’avenir.

Maintenant seule, elle pouvait enfin se concentrer sur sa fuite. Cela allait être difficile. Elle devrait sans doute abandonner ses armes sur place si elle décidait de sortir par les portes principales. Finalement, elle avait eu de la chance de tomber sur Sasuke, elle ne se serait jamais doutée qu’ils iraient jusqu’à installer des détecteurs de métaux.

Elle se dirigea le plus calmement possible vers la sortie. Malheureusement quelqu’un la coupa dans sa progression vers la liberté ; décidément, tout le monde en voulait à sa peau aujourd’hui. Elle se retourna, persuadée de tomber encore sur l’Uchiwa.

Elle s’empressa de ravaler toutes les insultes qu’elle allait sortir quand elle tomba sur Jiraya.

 

-         Je crois que nous avons deux trois choses à nous dire mademoiselle…

 

Sakura sentit son sang ne faire qu’un tour. Elle devait de nouveau mentir. Cette soirée s’annonçait beaucoup plus longue que prévue…

 

-         Nous serons plus à l’aise dans mon salon particulier je pense, suivez moi.

 

Elle le suivit, docile. Avait elle vraiment le choix ? Elle fit la liste de toutes les excuses plus abracadabrantes les unes que les autres qu’elles pourrait lui servir.

Ils arrivèrent dans la petite pièce qu’elle avait eu tant de mal à trouver quelques heures plus tôt. Il la fit asseoir sur une banquette plutôt confortable puis prit la parole :

 

-         Tu es l’envoyée de Tsunade, n’est ce pas ?

-         Que…

-         Je suis celui qu’il lui ait donné le tuyau à propos des vampires.

 

Cela expliquait pas mal de choses. Elle n’avait plus à trouver d’excuses valables pour la petite scène qui venait de se produire. Elle se détendit donc un peu et écouta attentivement ce que cet homme avait à lui dire.

 

-         Comme tu en as peut être eu vent, je recherche un héritier pour reprendre ma firme.

 

-         En effet.

 

-         Le problème, c’est que  tous les prétendants à la succession meurent dans des conditions pour le moins étranges, la plupart du temps, vidés de leur sang. Les scènes de crime sont de véritables lieux de carnage : du sang étalé sur les murs, les membres des victimes éparpillés un peu partout, et leur visage figé en une mimique effrayée.

 

Elle ne cilla pas. Non qu’elle aimait la violence, elle nageait dedans depuis toute petite et tout ce la ne lui faisait plus grand chose.

 

-         J’en ai parlé à ton maître car je soupçonne l’intervention d’un vampire, non, en fait, j’en suis certain, c’est l’œuvre d’un vampire.

 

-         Tout cela ressemble effectivement à ce qu’ils ont l’habitude de laisser après leurs repas. Mais ces créatures ne sont pas des êtres doués de logique. Ils tuent sans réfléchir et sont rarement organisés. Pourquoi iraient ils éliminer tous les héritiers de votre entreprise?

 

-         Je crois qu’il te reste beaucoup à apprendre de ces êtres sanguinaires.

Ceux que tu décris là, ce sont ceux qui appartiennent aux castes inférieure : ils sont sauvages, peu puissants, et très bêtes.

La plupart du temps, ils apparaissent sous forme de bêtes mi-humaines mi-monstres dont les horribles yeux jaunes sont les seules choses dont les victimes se souviennent avant de mourir.

Mais il existe des castes supérieures. Je doute que tu ais déjà rencontré certains de leurs représentants, sinon, tu ne serais plus de ce monde...

Ce sont des vampires bien plus intelligents, dont le QI dépassent largement celui d’un humain moyen. Leur force physique est incomparable et je ne te parle pas de leurs pouvoirs.

On raconte qu’ils ressemblent à des hommes à quelques détails près : leur peau est extrêmement pâle, leur corps est froid et dur comme le marbre, leur cœur ne bat pas, ils ne saignent pas mais leurs capacités de régénération sont exceptionnelles, et on dit que leurs yeux changent de couleur quand ils sont en colère ou quand ils sont affamés…

Il est quasi-impossible de les tuer, et, heureusement pour nous, ils sont en nombre très réduit. Ils doivent être une dizaine au maximum sur cette planète, comparés aux vampires de castes inférieurs qui sont, eux, plusieurs millions.

Pendant longtemps, ils n’ont pas été véritablement craints des nôtres. Trop assoiffés de pouvoir, ils s’éliminaient entre eux.

Mais depuis peu, des rumeurs comme quoi l’un des leurs aurait pris la tête de leur espèce commencent à circuler. Ils deviennent beaucoup plus dangereux, car ils commencent à s’organiser et à se rassembler. Leur véritable but étant sans doute d’assouvir les humains en les transformant en une sorte de gigantesque réserve de nourriture.

Ces meurtres prouvent que leur plan est de commencer par prendre la tête de la plupart des grandes organisations humaines, puis sans doute, viendront les gouvernements, puis, pour finir, un assouvissement total de la population humaine.

 

Sakura buvait les paroles de son interlocuteur. Jamais Tsunade ne leur avait raconté de telles choses. Une sorte d’excitation montait en elle, mêlée à la peur que cette gigantesque menace pouvait provoquer. Tous son corps semblait s’abreuver de ce nouveau savoir, comme si sa nature profonde commençait à se révélée.

 

-         Mais pourquoi commencer par une entreprise telle que la vôtre, qui est loin d’être la plus puissante de toutes ?

 

-         Elle n’est certes pas la plus puissante de toutes, mais c’est l’entreprise pharmaceutique la plus importante au monde. Or, en plus de produire des médicaments, nous possédons un grand nombre d’hôpitaux, et donc, nous sommes les mieux placés pour avoir accès aux réserves de sang stockées un peu partout dans le monde.

 

-         Vous voulez dire que les vampires l’ont choisis pour pouvoir s’approvisionner plus facilement ? Mais pourquoi ne pas simplement continuer à tuer des gens ?

 

-         Leur espèce est encore assez faible, et ils ont besoin d’énormément de sang pour combler l’appétit de toute une armée. Si ils commettent autant de meurtres qu’ils ont besoins pour pouvoir nourrir leur espèce, les humains qui ne sont pas encore au courant de leur existence, risquent de commencer à se douter de quelque chose. C’est pourquoi ils sont extrêmement prudents en ce moment.

 

-         Tout ce que vous  venez de me raconter est extrêmement effrayant. Nous, les chasseurs, ne pouvons nous rien faire ?

 

-         Malheureusement, les gens comme toi ne sont pas vraiment répandus. Et si nous commencions à essayer de recruter, les humains risqueraient de s’affoler et nous perdrions toutes nos chances de victoire. L’espoir est faible, mais il existe quand même Sakura.

 

-         Quel est il ?

 

-         Toi…

 

-         Moi ?

 

-         Oui, tu es la seule nécromancienne encore vivante et toi seule à le pouvoir de tuer définitivement un vampire de caste supérieure. C’était le rôle de ta famille avant qu’elle ne soit éliminée par le nouveau chef des vampires… Pour l’instant, je ne suis pas sur que tu sois prête à endosser cette responsabilité, mais nous ferons avec…

 

-         Comment ça, je ne suis pas prête à endosser cette responsabilité ?!

 

-         Ne te vexe pas, tu es juste un peu jeune et j’ai peur que tes pouvoirs ne soient pas tous encore développés. Le signe qui indiquera que tu seras prête ne doit se déclarer que dans quelques années.

 

-         Et ce signe, quel est il ?

 

-         Tu pourras communiquer avec ton shinigami.

 

Sakura ne pu s’empêcher de sourire.

 

-         Qu’est ce qui est si drôle ?

 

Elle ne répondit pas et se contenta de chuchoter :

 

-         Nootan…

 

Il était déjà à côté d’elle mais il s’envola pour se poser juste à côté de Jiraya. Il se pencha vers le vieil homme et lui glissa à l’oreille :

 

-         Bouh…

 

Le résultat fut celui attendu. Le vieil homme sursautat et laissa échapper un cri, ce qui alerta un agent de sécurité qui faisait sa ronde et qui vint voir ce qu’il se passait.  Jiraya le rassura et attendit qu’il s’éloigne pour prendre la parole.

 

-         Incroyable…

 

Il ne semblait pas s’adresser à Sakura mais à lui-même.

 

-         Jamais vu ça… Et Tsunade qui disait qu’on avait le temps….. Un génie. Oui, un génie…

 

Une fois à peu près remit de ses émotions, il demanda à Sakura si son dieu de la mort pouvait lui apparaître. Elle acquiesça et le shinigami se rendit visible aux yeux du vieil homme.

Il en resta bouche bée.

Il examinait le dieu de la mort sous toutes ses coutures, tout en faisant bien attention à rester à distance pour ne pas le froisser. Il suivit des yeux le mouvement régulier de ses ailes aux plumes noires qui s’agitaient sans bruit, créant au passage un léger courant d’air, détaillait ce visage étrange qu’un humain normalement constitué aurait jugé effrayant, il toisa ce regard témoignant de toute la sagesse qu’un tel être pouvait avoir emmagasiné après avoir vécu aussi longtemps…

L’examen dura quelques minutes puis Jiraya, après s’être incliné devant le shinigami, se tourna de nouveau vers Sakura, le regard empli d’un espoir nouveau.

 

-         Tu es une jeune fille étonnante, Sakura. Je n’ai jamais vu un tel cas auparavant, et pourtant, j’en ai vu des choses.

-         Je te remercie infiniment de m’avoir permit de voir un dieu de la mort une fois dans ma vie. Je n’aurais pas l’occasion d’en apercevoir un à ma mort, étant donné ma condition. Tous mes espoirs de victoires reposent à présent sur toi. En espérant que tout ce que je t’ai dit puisse t’être utile, je te souhaite bonne chance. Ah, et je suppose que le coup des gardes du corps sur le balcon, c’était toi ? Tu n’as qu’à sortir par la troisième porte à gauche en sortant de cette pièce, c’est un passage secret.

 

Sakura le remercia d’un simple signe de tête. Elle n’avait pas besoin de plus pour lui exprimer toute sa gratitude, son regard suffisait.

Elle tourna les talons et posa sa main sur la poignée. Elle changea d’avis et se retourna :

 

-         Au fait, …..si je peux me le permettre……qui êtes vous ?

 

-         Je suppose que tu ne veux pas parler de mon statut de PDG ou du nom qu’on me donne ici ?

 

Elle hocha la tête.

 

-         Et bien, …on peut dire que je suis en quelques sortes, le protecteur des ces pauvres petites choses sans défenses que sont les humains….

 

Il éclata d’un grand rire bruyant qui ressemblait plus à une sorte de jappement qu’à un véritable rire. Une fois calmé, son regard qui semblait perdu fixa le mur situé derrière elle.

 

-         Dis bonjour à Naruto de ma part…

 

Elle n’était pas sûre de comprendre ce qu’il avait voulu dire par là, et comment il pouvait connaître Naruto mais, elle devina qu’il n’ajouterait rien de plus. Elle se détourna et quitta la pièce…

 

 





 ***







 Voilà ! Pas super fière de ce chapitre mais bon…

 Désolée pour le retard, j’aurai voulu poster avant mais j’ai eu des problèmes avec ma connexion Internet… Je sais, ce n’est pas très long, mais la suite est en cours, et je cherche toujours une bêta lectrice, étant donné que je n’ai pas réussi à contacter les deux lectrices qui avaient proposé de m’aider. Si elle me lise, je voudrait leur dire de me contacter plutôt pat mail, vu que les mp ne semblent pas marcher.

Mon adresse : Tenshi.neko@hotmail.fr

 

Des ptits com ?! Pour m’encourager à me bouger les fesses et à poster…