Chapitre 4: Début des "emmerdes"

par melfaya





Chapitre 4 : Début des « emmerdes »

 

 

 

 

 

L’ambiance était si tendue à leur table, qu’Hinata se demanda qui de Sakura ou de Tenten, allait craquer en premier…

 

-         P…TAIN DE M…RDE ! T’AURAIS PAS PU FAIRE ATTENTION !?!

 

Ah, apparemment, ce serait Tenten…

 

 

-         NON MAIS T’AS QUOI A LA PLACE DU CERVEAU ? SI T’ETAIS PAS OCCUPEE A DRAGUER LE PREMIER BRANL…R QUI SE PRESENTE, T’AURAIS PEUT ETRE PLUS DE CHANCE DE FAIRE CORRECTEMENT TON BOULOT !!! DEPUIS QUAND ILS ENGAGENT DES CRUCHES COMME CA DANS CE RESTO !?! , hurla Tenten sur la « pauvre » serveuse qui venait de renverser un verre sur le nouveau T-shirt de Tenten.

 

 

La cruche en question, se confondait en excuses alors que le sois disant branl…r, regardait la scène d’un œil amusé.

Tenten se dirigea rageusement vers les toilettes tout en continuant de traiter l’objet de ses tourments, de tous les noms possibles et imaginables.

 

 

-          Et en plus ça colle cette merde…

 

Personne ne prêta vraiment attention à l’ombre qui se glissa à sa suite…

 

 

Pendant ce temps là, à table, l’ambiance s’était quelque peu détendue.

Le brun aux yeux sombres avait cessé son examen et Sakura en était soulagée. Elle n’aimait vraiment pas cette façon qu’il avait de la regarder, comme si elle n’était qu’un livre ouvert.

Comme si, même ses plus terribles secrets étaient mis à découvert…

 

Alors que Temari était plongé dans ses pensées, encore toute bouleversée du comportement pour le moins étrange de son amie, un des deux acolytes de leurs nouveaux camarades de classe s’avança.

Il arborait une sorte de couette en forme d’ananas sur la tête. Il n’était pas déplaisant à regarder, mis à part cette étrange coiffure.

Il s’approcha et se tournant vers Hinata, s’excusa poliment du dérangement causé par son ami, en se plaignant du fait qu’ils ne pouvaient sortir tranquilles sans être dérangés par une des ces «  demi cervelle », comme il les appelait si bien.

 

 

-         Pov’ ptit choux, grogna Temari d’une voix à peine voilée.

 

 

Le regard interrogateur du brun se tourna vers elle :

 

 

-         Excusez moi, je ne m’adressais pas à vous mais à la charmante jeune fille assise à côté de vous.

 

 

Et ça ne manqua pas, Hinata rougit immédiatement. Il continua :

 

 

-         Je ne vois vraiment pas pourquoi je  prendrais la peine de le faire au près de vous, vu que vous ressemblez plutôt à une de ces groupies dont je parlais toute à l’heure. Vous risqueriez de ne pas comprendre ce qui vous arrive et je ne suis pas là pour vous ridiculiser.

 

 

Il débita cela comme si il s’adressait à une gamine de 5 ans.  Très rapidement, Temari devint à son tour rouge comme une tomate.

 

 

-         MAIS POUR QUI TU TE PREND, ESPECE DE ….

 

 

Ino venait de bâillonner Temari, estimant qu’il était grand temps de rentrer.

Elle chercha Tenten du regard mais ne la vit pas…

 

 

 

Alors que notre joyeuse bande se remettait de ses émois, Tenten, elle, frottait comme elle pouvait en essayant d’enlever la satanée tache.

C’était frustrant de savoir qu’on exerçait  tous les jours la tâche extraordinaire d’éliminer des vampires, et qu’on n’était même pas capable de venir à bout d’une simple tache. Que voulez vous, elle ne pouvait quand même pas l’achever au flingue.

Elle faillit sursauter quand elle sentit une ombre se glisser derrière elle.

Elle se prépara à assommer l’adversaire potentiel, mais arrêta son geste quand elle identifia son assaillant.

C’était le branl…., pardon, Neji.

Elle regretta aussitôt de s’être interrompu.

 

 

-         Qu’est-ce que tu fous dans les toilettes des filles ?!

-         Je suis venu m’excuser, apparemment tu n’as pas vraiment apprécié ma conduite.

 

 

Finalement, peut être que c’était quelqu’un de bien dans le fond…

 

 

-         Mais bien que je puisse concevoir que tu sois jalouse, j’aimerais que tu évites de m’insulter comme ça.

 

 

L’envie de le découper en petits morceaux, d’en donner une partie aux crocodiles et d’envoyer l’autre moitié à sa famille accompagné d’un petit mot disant   « j’ai fais cela pour le bien de l’humanité », revint aussitôt.

 

-         QUOI ?

-         Tu veux bien crier moins fort, je ne suis pas sourd!

      Ecoute, ça n’a pas vraiment bien commencé entre nous mais, ce serait dommage de continuer comme ça, non ?

-         Hum

-         Qu’est ce que tu dirais d’un pacte, j’évite de me retrouver dans en face de toi, et toi, t’évites de me foutre la honte, ok ?

-         Va crever…

 

Il commençait vraiment à perdre patience. Elle croyait quoi, que cela lui faisait plaisir de baisser son froc comme ça ?

 

-         Si je me mets en colère ça risque de nuire autant à ta réputation qu’à la mienne.

Tu ferais mieux d’accepter.

 

Tenten réfléchit à toute vitesse. Certes, elle ne pouvait pas l’encadrer mais si la possibilité de ne plus le voir se présentait à elle, pourquoi pas ?

 

-         D’accord.

-         On fait la paix alors ?

-         Façon de parler.

 

 

Ino commençait à s’inquiéter. Elle s’apprêtait à se diriger vers les toilettes quand elle vit Neji en sortir, arborant un magnifique sourire. Elle fronça les sourcils. Tenten suivait derrière, mais elle, n’avait pas l’air de très bonne humeur. Elle s’assit à table mais l’ambiance était belle et bien plombée. Ils restèrent 5 bonnes minutes les yeux dans le vide, chacun cherchant un sujet de conversation pas trop miné.

 

-         Bon, on y va ? implora Naruto qui commençait à mal supporter la ambiance pesante qui flottait autour de la table.

-         Hum

 

Ils se séparèrent devant le restaurant. Ils rentraient tous à pied, vu qu’ils n’habitaient pas très loin du centre. Tenten, elle, habitait à l’extérieur de la ville, elle se dirigea donc vers le parking.

 

Elle failli crier quand elle reconnu sa voiture. « Reconnu » était bien le mot. Une couche de 3 cm de chantilly recouvrait la carrosserie. Elle s’avança lentement et lu le papier déposé sur le pare brise : En l’honneur de notre trêve, ça t’apprendra à te foutre de ma gueule…

Elle fulmina, elle sentait la rage bouillonner au fond elle.

Il n’avait vraiment pas de chance.

En manque de vampires, elle avait été privée de défouloir.

Il allait en prendre pour dix….

 





***

 

 



Le lendemain, Sakura se réveilla comme une fleur. Elle avait bien dormi. Cela faisait si longtemps que cela ne lui était pas arriver. Aucun cauchemar, aucune pensée sombre ne l’avait dérangé. Ce n’était pas normal, elle devait être malade…

Elle se retourna et tenta d’apercevoir Nootan. Il était derrière elle et semblait perdu dans ses pensées.

 

-         Nootan, appela t-elle dans un murmure.

 

Il se tourna vers elle, son regard si étrange chargé d’inquiétude.

 

-         Qu’est qu’il y  a ? lui demanda t-il.

-         Ce serait plutôt à moi de te poser cette question. Tu me sembles ailleurs. Ca ne t’arrive pas souvent.

 

A vrai dire, elle ne l’avait jamais vu comme ça. Même quand elle risquait sa vie à la chasse aux vampires. Son visage restait toujours neutre, c’était pour ça qu’elle l’aimait. Pas de sourire idiot comme Naruto, pas de mine sombre qui risquait de la faire tomber dans la déprime. Il ne s’inquiétait jamais. Il se contentait de veiller sur elle. C’était rassurant d’avoir quelqu'un comme lui à ses côtés. Certain l’aurait jugé « froid », froid comme la mort, elle, elle savait trouver le bon côté de cette froideur. Leur personnalité s’accordait assez bien.

 

-         Qu’est qui t’inquiète ?

-         Je ne suis pas sûr que tu comprendras.

-         Essaye toujours.

-         Et bien, tu te souviens du garçon hier soir, celui qui te fixait.

-         Oui

-         Il ne m’inspire pas confiance.

-         A moi non plus.

-         Non, je veux dire qu’il pourrait être dangereux. Je n’arrive pas à le cerner, c’est comme si une aura maléfique tournait autour de lui….

-         Il n’a pourtant pas eu de comportement suspect pendant la soirée, je veux dire, à part le fait qu’il me fixait, il n’avait pas l’air menaçant.

-         Hum.

-         De toute façon, je n’ai pas l’intention de le fréquenter. Jamais je ne pourrais rester 5 minutes en sa présence sans avoir une forte envie de lui en fouttre une, alors.

 

Ne jamais dire jamais…

Leur conversation s’arrêta là.

Un dieu de la mort et une taciturne, aucun des deux n’était du genre bavard…

 





***

 





A peine le portail de l’école franchi, les regards désapprobateurs se tournèrent vers elle…

Sakura n’y fit pas vraiment attention.

 Elle avait l’habitude.

 Elles et ses amies n’avaient jamais été comme les autres.

Elles intriguaient, attiraient, puis finalement, agaçaient.

C’était vrai, elles étaient plutôt belles, assez intelligentes, mais elles ne se mêlaient jamais aux autres. Ignorait la mode, ne riant jamais aux blagues de blondes hyper oxydées faisant régner la loi sur leur lycée, ne participant pas aux batailles de boulettes de papier qui se déclaraient régulièrement en classe…

Elles étaient craintes.

Cette froideur inhabituelle effrayait, puis repoussait. Elles se fichaient pas mal de ce que pouvait penser les espèces de sacs d’hormones boutonneux qui fréquentaient leur lycée.

Mais pour Tenten, ça n’avait pas été aussi facile.

Plus habituée aux rapports humains que ses amies, elle avait mal supporté le fait qu’on la déteste, puis qu’on finisse par l’ignorer. Elle avait plus besoin que les autres de se sentir aimée. Aujourd’hui, elle s’en accoutumait mais les séquelles étaient encore là, elle gardait pour habitude d’attaquer avant même de s’être fait mordre…

 

Elle traversa la petite cour, dont la seule « verdure » présente, se manifestait par deux arbres qui n’avaient pas fleuri depuis si longtemps que l’on commençait à les croire morts. Quelques bancs, rien de plus. Ce lycée s’accordait très bien aux caractères des jeunes filles. Vieux bâtiments, peinture écaillée, portes qui grincent, vieille bibliothèque… Le tout formant un décor assez lugubre.

Tenten disait souvent qu’un décor pareil s’accordait très bien à leur profession. Une véritable maison de fantômes. Ce qui n’était pas totalement faux puisque si quelqu’un en avait eu le pouvoir, il aurait aperçu l’ombre qui suivait en permanence la jeune fille aux cheveux roses.

 

Elle continua son chemin à travers les innombrables couloirs. Sa classe était facilement repérable par le brouhaha qui en provenait. Elle jeta un coup d’œil à sa montre: comme d’habitude, juste à l’heure.

Ce qui n’était pas le cas de Temari. Considérant que l’école n’était pas un travail qui rapportait, elle se permettait quelques retards.

Elle chercha du regard ses amies puis les rejoignit. Pour une raison inconnue, Tenten avait l’air aussi énervé que la veille : elle n’avait pas fait attention en rentrant mais la principale cause de ce brouhaha était le petit attroupement formé autour des deux nouveaux au centre de la classe.

.L’un avait l’air passablement agacé de toute cette intention, l’autre, ravi.

Les adolescentes de son âge lui faisaient parfois penser à un élevage de poules surexcitées, tournant autour du même coq, incapable de s’intéresser à autres choses.

C’était en partie pour ça qu’elle ne regrettait pas de ne pas être vraiment « intégrer » parmi les autres élèves.

Leurs sujets de conversation se limitait le plus souvent à :

-         Ah, tu l’as acheté où ton nouveau rouge à lèvres ?!

-         Kyyaaa, tu trouves pas qu’il est trop canon l’nouveau ?!

-         Ah, ma mère me fait trop chier, elle comprend vraiment pas pourquoi je veux devenir végétarienne, c’est pour protéger les pauvres animaux !!!… 

 

Et dire qu’elle se pavanait avec un manteau « fourrure véritable » et des chaussures en cuir, sûrement fabriquées par des enfants. Pitoyable…

 

Le prof intima le silence et tous, repartirent s’asseoir à leur place.

Temari débarqua en classe, aucunement gêné de couper le professeur au milieu de sa tirade, et rejoignit sa place. L’enseignant la regarda faire, blasé, trop fatigué pour tenter encore une fois de lui faire la morale. A quoi bon ?

Le cours passa, aussi long et ennuyeux qu’un cours d’histoire peut être, surtout quand le prof lui même s’ennuie…

Tenten réfléchissait à une bonne façon de se venger de l’autre.

Elle n’en avait pas parler à ses amies, pas parce qu’elle avait oublié ( vu le temps qu’elle avait passé à remettre sa voiture à l’état d’origine et le fait qu’elle avait dû supporter les regards moqueurs de l’employé de la station de lavage de voiture, elle n’était vraiment pas prête à l’oublier) mais plutôt parce qu’elle en avait un peu honte.

De plus, elle préférait réfléchir à sa vengeance seule. Elle prendrait son temps et elle lui ferait payer ce qu’il lui doit. Après tout, la vengeance est un plat qui se mange froid.

Les heures de cours filèrent et se ressemblèrent.

Puis enfin, l’heure de la liberté sonna…

 

 





***

 

 





Hinata se dirigea vers les toilettes. N’importe quel observateur extérieur aurait pu dire qu’elle semblait mal à l’aise.

Sur ses gardes, elle regarda à droite puis à gauche.

 Personne.

Elle soupira de soulagement. Alors qu’elle entrait dans une des cabines, une voix l’interpella.

Tremblante, elle se retourna lentement.

Ses pires craintes furent confirmées.

Elles se tenaient dans l’encadrement de la porte qui donnait sur le couloir. Leur regards, terribles, annonçaient clairement ce qu’elles avaient l’intention de lui faire subir.

Elles s’avancèrent, puis fermèrent la porte à clés.

Elles, elles étaient son pire cauchemar.

Celles qui depuis le début, avaient remarquer qu’elle ne se défendrait pas. Bien trop timide, bien trop discrète, et si agaçante avec ce visage si parfait, ses manières si parfaites, sa façon d’être si gentille avec tout le monde.

Hinata savait pourtant se battre, mais elle ne faisait rien pour empêcher cela.

Pourquoi me direz vous ?

Peut être parce que Tsunade leur avait demandé d’être discrètes.

Peut être parce que si elle se battait vraiment, elle avait peur de les tuer.

Ou bien peut être parce que ses adversaires lui faisaient encore plus peur qu’une bande de vampires assoiffés de sang. Qu’elles incarnaient pour elle son pire cauchemar, si bien qu’elle était incapable de demander de l’aide à ses amies…

Qu’importe en fut la raison, comme à chaque fois, elles lui firent regretter d’avoir mis les pieds dans cette école…

 

 





***

 

 



 

Sakura arriva devant l’hôtel particulier. Elle joua des coudes et avança parmi la foule. Elle envisagea rapidement le garde qui surveillait l’entrée et lui décrocha un de ces sourires charmeurs dont elle avait le secret. Il s’écarta aussitôt lui laissant la place pour entrer. Limite si il ne lui déroulait  pas le tapis rouge…

 

La jeune chasseuse ignorait comment elle y parvenait, mais dans certaines occasions, elle parvenait sans difficultés manipuler les gens d’un simple regard. Elle se doutait que cela venait de sa nature de nécromant mais elle regrettait de ne pouvoir plus le contrôler.

 

La salle de réception était richement décorée. Les lustres et les boiseries recouvertes d’or pleuvaient en quantités impressionnantes. Une piste de danse occupait le centre de la pièce, entourée de fauteuils confortables où les invités pouvaient se reposer. Deux énormes escaliers partaient de angles opposés de la pièce et se rejoignaient en un balcon sans doute privé, car surveillé de tous les côtés, donnant à la fois sur la salle de bal et sur le jardin.

Son regard fit rapidement le tour de la salle, s’arrêtant parfois sur des visages paraissant suspects.

Son entrée avait été remarquée par bon nombre des invités. Les hommes évaluaient la situation d’un œil appréciateur, tandis que les femmes le faisaient d’œil désapprobateur.

 

Sakura n’était pas du genre à apprécier les choses matérielles et détestaient encore plus les personnes qui ne jugeaient que par elles, mais pour une fois elle avait fait en effort et avait revêtit robe d’un rouge flamboyant au décolleté impressionnant, qui avait l’air de faire son petit effet.

Que ces gens lui semblaient pathétiques.

Tous à se pavaner, à se montrer, à se mentir, aussi bien à eux même qu’à leur entourage. Ce luxe, ces bijoux et ces belles robes le prouvaient, ils ne servaient qu’à cacher leur véritable misère, celle de leur coeur.

 

Tout ça lui donnait envie de vomir, mais sur ses lèvres n’apparut qu’un magnifique sourire.

Repoussant l’envie de leur balancer tout ce qu’elle pensait d’eux à la figure, et dieu sait que c’était tentant, elle décida de se mêler à la foule et de commencer son enquête. Elle envoya Nootan à l’autre bout de la pièce.

Elle choisit un canapé s’accordant parfaitement avec sa robe et plus important, situé juste à côté d’un petit groupe d’hommes, plongés dans une conversation à voix basse.

Elle fit semblant pendant quelques minutes de s’intéresser à la piste de danse et à s’avourer son champagne jusqu’à qu’elle juge les informations inutiles. Le principal sujet de conversation concernait le fils d’un riche homme d’affaire, qui, sans enfant, cherchait un héritier pour prendre la tête de son entreprise.

Elle ne voyait pas ce qu’un vampire aurait à faire là dedans…

Nootan lui communiqua quelques informations qu’elle jugea sans véritable importance. Plusieurs jeunes hommes s’avancèrent pour lui proposer une danse, elle les reconduisit tous poliment. Mais au bout de quelques tentatives, elle finit par accepter l’invitation de l’un d’entre eux.

Ce n’était pas celui qu’elle préférait, il avait un peu trop tendance à loucher sur son décolleté, mais elle ferait avec. Pendant toute la danse, elle joua l’idiote en lui demandant de lui présenter discrètement la plupart des personnalités importantes.

Elle apprit plus qu’elle n’avait espéré. Le jeune homme, tellement absorbé par les yeux de la jeune femme avait sans doute révélé quelques informations top secrètes. Apparemment, il y avait des rumeurs comme quoi tous les prétendants à l’héritage d’une fameuse société de fabrication de produits pharmaceutiques  mourraient les uns après les autres dans des circonstances pour le moins douteuses.

Enfin quelque chose d’intéressant. Elle se rappela la conversation des hommes de tout à l’heure. Avaient ils un rapport avec cette histoire ? La rumeur dont lui avait parlé Tsunade, comme quoi un vampire s’était glissé parmi les hommes les plus influents de la société se confirmait peu à peu.

Sakura chercha du regard les hommes qu’elle avait espionnés un peu plus tôt et les repéra sur la balustrade, entrain de disparaître sur la partie du balcon donnant sur le jardin.

 S’apprêtant à mettre fin à la danse, elle se ravisa, sentant pesé sur elle un regard insistant. Ses yeux inspectèrent rapidement la pièce, essayant d’en repérer le coupable.

Rien à l’horizon, mais cette sensation presque familière qui la mettait si mal à l’aise demeurait présente. Elle demanda à son shinigami si il voyait quelque chose. Il lui répondit que sa vision était brouillée par quelque chose de non identifié. Elle ne pourrait donc pas compter sur lui.

Elle finit  par abandonner l’idée de trouver celui qui l’espionnait et s’éclipsa discrètement.

 Il fallait qu’elle trouve un moyen d’accéder à ce balcon.

Son petit pouvoir de persuasion ne suffirait sans doute pas cette fois-ci. Elle y accéderait par le jardin. Il serait sans doute au moins autant surveillé que la salle, mais elle pourrait assommer les gardes plus facilement dans le noir.

La jeune tueuse se dirigea donc vers les toilettes et trouva ce qu’elle cherchait, une petite fenêtre donnant sur le jardin.

Souplement, elle se glissa à l’extérieur. Aucun garde en vue. Pour l’instant. Elle se trouvait à l’opposé de la façade où était suspendue le balcon. Sur ses gardes elle fit rapidement le tour de la villa, sans aucun bruit, d’une démarche presque féline.

Un craquement la fit stopper immédiatement. Un petit groupe de trois gardes effectuait leur ronde, sans aucune discrétion cependant, parlant à voix haute. Quand ils l’aperçurent, ils foncèrent vers elle en braillant. Elle les évita souplement, assena un puissant coup de poing dans le ventre du premier, puis laissa celui qui arrivait à sa gauche et celui à sa droite, s’assommer tout seuls.

Par prudence, la jeune femme dégaina un des shuriken cachés soigneusement dans sa robe.

Elle arriva rapidement au niveau du balcon. Se cachant dans un buisson le temps d’évaluer la situation, elle repéra cinq gardes en bas et dix en haut du balcon , avec l’air beaucoup plus entraîné que ceux déjà rencontrés.

Elle ne devait surtout pas se faire repérer par ceux situés en haut si elle voulait parvenir à tous les neutraliser, car elle serait vulnérable aux coups de feu. Elle opta donc pour les fléchettes empoisonnées. Elle n’avait pas de fléchettes sur elle mais un kunai ferait l’affaire.

Elle en trempa cinq dans la substance contenue dans une petite fiole et les lança d’un seul jet sur les cinq armoires à glaces. Ils tombèrent à terre simultanément, sans un bruit.

Aucune réaction de la part des autres gardes.

Elle se hissa donc silencieusement sur le balcon à l’aide d’une gouttière longeant le mur.

A peine arrivée en haut, ils attaquèrent aussitôt. La victoire fut plus difficile que la première fois. Ils étaient bien plus organisés et bien mois stupides.

Mais après dix minutes de combat, ils étaient tous à terre. Elle traîna leur corps inconscient vers un endroit isolé puis reprit ses recherches.

Le balcon ne donnait pas aussitôt sur le jardin comme elle le pensait. Un couloir donnant sur plusieurs pièces longeait le balcon  de telle  façon que seule une personne située à moins de dix mètres puisse s’en rendre compte.

Son principal problème à présent était de trouvé la bonne porte. Elle s’aventura dans le couloir et colla son oreille à la première des portes. Rien.

A la deuxième. Une conversation avait l’air de prendre fin. Les personnes s’apprêtaient à sortir, elle devait se cacher, vite. En manque de temps elle fonça vers la première porte sur son chemin. C’était la première salle qu’elle avait espionnée. Comme elle le pensait, personne. La pièce était plutôt petite et seulement meublée d’un canapé d’un lit et d’une armoire.

Malheureusement pour elle, des voix se firent entendre devant la porte. Elle essaya d’ouvrir la porte de l’armoire mais celle-ci était coincée. L’espace entre le lit et le sol étant trop petit, elle opta pour le canapé et se glissa derrière. D’après ce qu’elle entendait, une seule personne était entrée dans la pièce.

Elle supposa que c’était un homme au son de ses pas mais n’en était pas certaine. Elle entendit l’individu se coucher sur le lit et pousser un long soupir. Espérant qu’il s’endormirait vite, Sakura guetta le changement de régularité de son souffle. Qui n’arrivait pas.

Après quelques minutes, l’individu parla :

 

-         T’as l’intention de rester caché là encore longtemps ?

 

Son sang se glaça dans ses veines. Comment avait il…

 

-         Sort de là…

 

Elle se releva doucement mais prudemment. Son regard croisa celui de l’individu.

Lui…

Que faisait il là ?

C’était ça cette sensation si désagréable toute à l’heure.

Ce regard si noir qui l’agaçait tant. Evidemment, elle n’avait pas reconnu sa voix puisqu’elle ne l’avait jamais entendue.

 

-         Qu’est ce que tu fous là ?

-         Ce serait plutôt à moi de te poser cette question, t’es dans ma chambre…

 

 

 

 ***









Après quelques semaines d’absences, me revoilà avec un 4ème chapitre !!!!( Vous avez remarqué, il est quand même un peu plus long que ce que je fais d’habitude, peut être qu’un jour j’arriverai à pondre un vrai bon gros chapitre…)

Pour être honnête, j’en suis pas vraiment fière. J’ai essayé de démarrer tout ce que j’avais à démarrer mais je ne suis pas sûr du résultat final, alors excusez moi si c’est vraiment moins bon mais sachez qu’il m’a donné du mal.

J’espère que le cinquième chapitre se fera moins attendre…

Bisous, et n’oubliez pas que les commentaires sont la drogue des fanfictionneurs…