Chapitre 1: Un dernier sourire

par melfaya

 

Un arrière goût de sang

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 1 : Dernier sourire

 

 

 

 

 

 

Vous avez sans doute déjà entendu parler de moi dans vos contes et vos légendes.

Je suis ce que vous appelez un « shinigami », autrement dit un dieu de la mort.

Contrairement à ce que racontent vos histoires, je ne me pointe pas chez vous seulement quand j’estime que votre fin est arrivé, non, je suis à vos cotés toute votre vie en attendant que votre heure arrive.

Si jamais la mort arrive un peu plus tôt que prévu, ne comptez pas sur moi pour vous sortir de là. Ce n’est pas mon job, c’est celui des anges gardiens.

En tant que dieu, vous devez sans doute vous dire que je méprise votre espèce si fragile. Ce qui n’est pas totalement faux. Mais je dois dire que cette humaine, je l’aimais bien. Je l’avais tout de suite repérée. Elle faisait partie des rares humains sans ange gardien…

 

 

 

Il faisait froid…

Elle sentait le vent glacé s’engouffrer à l’intérieur de sa combinaison, pourtant étudiée pour la protéger des températures les plus extrêmes. 

Il neigeait. Des flocons blancs venaient se perdre dans ses cheveux.

Elle était étendue là, au pied de ce cerisier enneigé, agonisante, serrant son précieux katana aussi fort qu’elle le pouvait contre son coeur.

Le rythme des battements de son cœur diminuait et elle sentait sa vie s’échapper peu à peu.

Elle tendit la main vers cette ombre ailée, qu’elle savait derrière en ce moment.

 Elle lança un dernier regard au cerisier au dessus de sa tête avant de sombrer dans l’inconscience.

Ses lèvres gercées s’étirèrent en un  ultime sourire. Comme quoi, certaines choses vous suivent toute votre vie, parfois même  jusqu’à votre fin.

 

 

 

Fleur de Cerisier.

Sakura, dans sa langue natale.

 C’était comme cela que ses parents avaient décidé de la prénommer. Peut être à cause de ses cheveux roses. Petite, elle adorait son prénom, tout comme ses cheveux. Quelle petite fille n’aurait pas rêvé avoir les cheveux roses ? Sa mère lui répétait souvent qu’elle ressemblait à une princesse. Elle en était très fière.

Mais cette nuit là, tout avait basculé. Sa petite vie de princesse avait prit fin brutalement.

Ils étaient environ une vingtaine.

 Ils avaient tout dévasté, massacrant tous les habitants de la maison, jusqu’au dernier employé. Elle se souvenait surtout du sang qui recouvrait les murs. Et cette odeur. Cette odeur qu’elle détestait tant. L’odeur de la mort.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, elle avait réussi à s’échapper. Elle aurait été incapable de dire comment, sans doute trop en état de choc. Avec ses petites jambes de petite fille tout juste âgée de 6 ans, elle avait couru. Couru aussi vite qu’elle avait pu, aussi vite qu’une personne puisse courir quand elle a la mort à ses trousses.

Puis, la fillette s’était effondrée, épuisée. Les effets de l’adrénaline que seule une bonne frousse peut déclencher, s’étaient dissipés.

Quand elle s’était réveillée, la première chose qu’elle avait aperçue, c’était ce petit cerisier qu’elle voyait par la fenêtre. Trônant au milieu des grands sapins, cherchant à survivre sans être étouffé, à imposer sa propre loi. Plus tard, on l’avait souvent comparé à cet arbre, si bien qu’elle avait développé une affection toute particulière pour lui, s’asseyant au pied de son tronc pour pleurer ses malheurs, estimant qu’aucun autre être vivant ne pouvait mieux la comprendre.

Une femme était entrée dans la pièce, la coupant dans sa contemplation. Au premier regard elle avait l’air jeune, mais quand on l’a regardait d’un peu plus près, on trouvait dans son regard, toute la sagesse qu’une femme qui avait vécu pouvait avoir. Sa poitrine était imposante, et deux couettes basses tombaient sur ses épaules. Elle lui demanda de l’appeler Tsunade. Sakura lui fit confiance immédiatement. On lui apporta à manger et Tsunade commença à l’interroger.

La petite fille lui raconta tout. Comment elle s’était réveillée en pleine nuit en entendant des coups de feu, comment elle avait vu sa famille se faire massacrer et enfin, comment elle avait miraculeusement réussi à s’enfuir. Elle voyait les sourcils de la femme assise devant elle se froncer de plus en plus au fur et à mesure de son récit.

Tsunade savait que cette fille était spéciale mais jamais elle n’aurait imaginé qu’elle le serait à ce point. Comme ça, elle était l’héritière des Haruno. Elle qui avait cru, il y a à peine quelques heures, que leur lignée s’était éteinte. Elle devait la protégée à tout prix. Cette gamine ne se rendait sans doute pas compte de l’importance de son rôle dans cette sombre histoire.

 C’était décidé, elle se chargerait elle-même de lui apprendre les bases du métier. Elle n’était pas sure d’être capable d’assumer cette responsabilité mais elle ferait son possible pour qu’elle reste en vie le plus longtemps possible…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Voilà,  le premier chapitre de ma première fiction. Je sais, c’n’est pas très original, mais avouez que c’est comme même assez dur de réussir à se démarquer dans un thème ou il y a temps de fiction si géniales.

N’hésiter surtout pas à dire ce que vous pensez, bonnes ou mauvaises critiques, je suis là pour m’améliorer. (Sous entendu, les commentaires, ça n’a jamais fait de mal à personne…^^)