Victime

par sasusaku82

 

Un amour de vampire

Victime

            Un rayon de soleil la réveilla. Après avoir émit un grognement, elle ouvrit ses yeux et alla fermer les rideaux. Tout en remontant, la bretelle de sa chemise, la jeune femme se dirigea vers son salon. C’est alors qu’elle vit l’heure : neuf heures cinq. Son travail commençait à neuf heures et demie. Enfin, elle comprit qu’elle devait se dépêcher. Se préparant tout mangeant une biscotte, elle pensait à ses patients. Car, oui, elle était infirmière en chef et elle aimait son métier. Après la mort de ses parents, il y a de cela deux ans, la seule chose qui la consolait était de savoir que chaque jour, son métier l’aidait à sauver des vies. Pour elle, ces vies étaient précieuses. Après s’être préparée, elle partit travailler en voiture.

            Ce week-end, elle n’était pas de garde, cela lui laissait donc du temps libre. Avec des collègues, plus amies, elle avait décidé de sortir en boîte le samedi soir. Cela lui permettrait de faire une pause, car la semaine l’avait bien fatiguée. C’est pour cette raison que le lendemain, la jeune adulte était partie faire les boutiques, toute seule, à la recherche d’une tenue convenable pour une soirée.

            Sakura avait fait plusieurs boutiques sans trouver son bonheur. Puis elle passa devant un magasin qui attira son attention : « H.U.A ». La fleur fut tentée par l’envie d’y aller, mais ce magasin était à la famille Hyuga. Autant dire qu’une simple robe valait trois mois de salaires ou plus. Autant abandonner. Elle partie, un peu déçu. Quelques heures plus tard, ses pas la reconduisirent devant H.U.A.  Décidemment, c’était à croire que son bonheur se trouvait là ! Une vendeuse, qui arrangeait le mannequin exposait en vitrine, la vit. Voyant qu’elle était hésitante, et l’ayant vu la première fois qu’elle était venu, elle vient lui parler.

-          Excusez-moi, voulez-vous rentrer ? Je vous vois hésiter…

-          Ah... euh non, répondit Sakura gênée, ce qu’il y a ici est au-dessus de mes moyens…

-          Ce n’est pas forcé. Nous avons toute sorte de prix, assura la vendeuse. Que cherchez-vous précisément ?

-          Une robe de soirée… mais ne vous inquiétez pas, ça ira.

C’est là qu’arriva la gérante. Une femme aux cheveux noirs aux reflets violets, et aux yeux d’un bleu extrêmement clairs. Habillé telle qu’une vendeuse devait l’être, elle imposait le respect. Les mondes d’où elles venaient toutes les deux étaient différents, voila ce que pensa Sakura à ce moment. Il fallait l’avouer, elle l’enviait. En un peu de temps, la gérante la convint et la fleur de cerisier pénétra enfin dans le magasin.

            Il y avait tellement d’affaires que Sakura ne savait pas par où commencer. La femme la dirigea vers un rayon où était exposées des robes toutes plus splendides les unes que les autres. On lui conseilla des couleurs foncées. Après plusieurs essayages, Sakura ne parvenait toujours pas à choisir. Puis un vêtement attira son attention. Elle se dirigea et prit la robe. Elle était bleue marine, avec des dentelles noires qui dépassaient en bas. Au milieu, une ceinture de soie blanche avec un nœud entourait la robe. Les manches étaient courtes et un peu rembourrées. Autrement dit, c’était sublime. Sakura se dépêcha de l’enfiler. La femme lui avoua qu’un mannequin ne pourrait pas mieux la porter. On lui amena des talons qui accompagnés le vêtement. Sakura se sentait comme une princesse, et tournait sur elle-même… jusqu’à ce qu’elle vit le prix. Elle devint pâle. Ce fut un choc, et très déçue, la jeune fille enleva l’habit et les chaussures. La gérante vit dans son regard une déception profonde. Alors que Sakura les remerciaient, un jeune homme blond vint serrer la gérante dans ses bras. Cette dernière ne fut pas gênée le moins du monde, et dit à l’homme de se retirer, qu’elle parlait avec une cliente. Lorsqu’il regarda la concernée, il fit les gros yeux et ses mains se mirent à trembler.

-          Excusez le comportement de cet individu. C’est mon mari, Uzumaki Naruto.

Sakura le salua d’un signe poli de tête. Alors qu’elle s’apprêtait à partir, il la retint.

-          Désolé de vous retenir comme cela, mais je n’ai pu m’empêcher de remarquer l’insistance avec laquelle vous regardiez cette robe, expliqua-t-il.

-          Que voulez-vous dire ?

-          Eh bien, je suis directeur adjoint de ce magasin. Je peux consentir à vous faire un prix.

-          Vous plaisantez, j’espère ? Je ne peux pas accepter, je n’ai même pas la moitié du prix, et cela ferait baisser votre chiffre d’affaire. De plus, je cherche juste une robe de soirée pour aller en boîte ce soir. Cette robe fait … tellement banale, mais riche en même temps… On voit directement que je ne peux pas me l’acheter. C’est vraiment gentil, mais je me débrouillerai. Merci de m’avoir accordé de votre temps, au revoir.

-          Vous vous inquiétez du chiffre d’affaire de mon magasin dans un moment pareil ? rigola le blond. Allons, acceptez, je vous l’offre même. Elle vous allait si bien que je regretterais qu’une autre personne la porte.

À la fin de sa phrase, deux vendeuses donnèrent une poche avec les vêtements à Sakura, en la remerciant de sa visite et en la poussant dehors pour qu’elle ne puisse résister. La femme se retrouva toute seule dehors face à la boutique, encore choquée de ce qu’il venait de se passer. Laissant tomber, elle repartit rejoindre sa voiture, contente. À H.U.A, le directeur-adjoint discutait avec son épouse. Il semblait en état de choc.

-          Je n’arrive pas à le croire, hurlait-il.

-          Moi non plus, mais tu l’as vu comme moi. Cette femme est Sakura, répondit-elle.

-          Hinata, tu te rends compte ? Cela fait plus de dix ans que je la cherche, et ce matin je la retrouve au hasard comme ça. Je n’en reviens pas ! …. Attends, elle a bien dit qu’elle allait en boîte ce soir ?

-          Euh… oui, j’ai lu dans ses pensées et j’ai vu le nom de l’endroit, avoua Hinata.

-          Très bien joué, ma chérie ! Je dois prévenir Sasuke. Ce soir, nous sortons en boîte ! dit-il, avant de disparaître.

-          Mon Dieu, il ne changera jamais… Cette pauvre enfant, je la plain… fit la brune, attristée et amusée.

Pendant la journée, Sakura stressait – cela faisait très longtemps qu’elle n’était pas sortie s’amuser – et était perdue dans ses pensées. Puis vint vingt-trois heures. Elle enfila la robe bleu marine et mit ses talons. Elle se couvrit les épaules avec une veste en laine blanche. On vint la chercher. Pendant tout le trajet, des éclats de rires résonnaient dans l’auto. Enfin, trente minutes plus tard, ils arrivèrent à bon port.

            La soirée était déjà bien avancée, il était aux environs de deux heures du matin, lorsque, fatiguée, Sakura partit s’asseoir à une table. Elle avait beaucoup dansé, et cela l’avait beaucoup épuisé. Toutes ses amies l’avaient laissé, car certaines commençaient à peine à danser. Elle pensait à ce qu’elle était devenue en l’espace de dix ans et quelques. Après le lycée, ses études s’étaient poursuivies en Europe, puis aux Etats-Unis. Peu de temps après son retour à Konoha, ses parents décédèrent d’un accident de voiture. Un accident malheureux qui l’avait faite tombée en dépression. Il fallait dire qu’elle avait hésité à abandonner tout ce qu’elle avait entreprit. Mais le changement d’hôpital avait finalement était la meilleure solution, car le premier où elle avait travaillé étaient remplit de connaissance de ses parents. Avec toutes les connaissances que la jeune avait accumulées depuis, elle s’était reconstruite et forgée  un caractère d’acier. Soudain, sa rêverie fut interrompue par un poids qui se posa à côté d’elle. Surprise, Sakura s’écarta.

            Devant elle se tenait un jeune homme. Loin d’être laid, ou désagréable physiquement, il cachait un sourire en coin face à sa réaction antérieure. Elle le détailla. Il avait des cheveux noirs, un visage bien adulte et ferme qui conservait tout de même des apparences enfantines. Il était vêtu très simplement : une veste type costard noire, un tee-shirt blanc avec des inscriptions, un jean et des chaussures cirées de la même couleur que le haut. Il portait un collier étrange avec comme pendentif un éventail rouge et blanc. Après sa surprise, elle s’énerva.

-          De quel droit vous asseyez-vous ici ? Cette table est occupée, et il y en a plein d’autre de libre. Alors au revoir.

-          Je vous ai appelé plusieurs fois, mais vous n’avez pas daignez lever vos yeux sur moi, alors il fallait bien que j’attire votre attention. De plus, si je ne me trompe pas, vu comment vous m’avez détaillé, je n’ai pas l’air de vous déplaire, affirma-t-il.

Complètement gênée, elle détourna ses yeux de ceux son interlocuteur. Comment n’avait-elle pu l’entendre ? Néanmoins, il en avait bien profité pour s’asseoir à côté d’elle, cet effronté. Un rire venant du jeune homme se fit entendre, puis les doigts du garçon caressèrent sa main droite posée sur la table. Les pupilles vertes fixèrent les noires. Le ténébreux baissa la tête, et se mordait la lèvre inférieure. Il semblait hésitant sur quelque chose. Sakura retira directement sa main, et la mit sur ses genoux. Le regard de Sasuke se voila d’une mélancolie sans nom lorsque la chaleur sous ses doigts disparue. Il l’attendait depuis dix ans de la toucher. Il n’en pouvait plus. Il mit ses mains sur ses yeux et sourit, comme s’il s’apprêtait à faire une chose de grave et qu’il n’y pouvait rien. Il murmura un « Laisses-moi être égoïste, juste pour cette fois… Souviens-toi, Sakura. » Elle le regarda en demandant si tout allait bien, puis elle entendit son prénom. Une succession d’images apparut d’un coup dans sa tête. Un mal de tête survint et elle prit sa tête dans ses mains. Lorsque ses yeux s’ouvrirent, Sasuke était devant elle. La douleur était forte, et ses doigts tremblants le frôlèrent. Une main se posa sur ses cheveux, et il n’y eut plus de douleur. En levant la tête, elle vu Neji et sourit.

-          Partons d’ici, ce n’est pas le lieu approprié, proposa Sasuke.

Directement, ils se retrouvèrent dehors. Le plus surprenant était que tout le monde était là, sans exception. Naruto courrait pour la prendre dans ses bras, mais elle l’esquiva et alla devant Sasuke. Il la prit par le bras et rentrèrent dans une maison qu’elle n’avait pas vu. Ce fut de simples retrouvailles. Elle apprit que Neji et Tenten, Naruto et Hinata et Tsunade et Jiraya s’étaient mariés. À sa grande surprise, Jiraya était un vampire. Après quelques discussions où elle décrivait sa vie de maintenant, elle demanda à Sasuke ce qu’il avait fait pendant les dix années. Naruto répondit, pas à l’aise, que cela n’avait pas d’importance. Elle retrouva les parents de Sasuke. Elle apprit qu’un an après ce qu’il s’était passé, Pain s’était suicidé et Madara avait dissout le Sénat, et prenait du bon temps en allant à la pêche chaque jour. Plutôt caricaturale comme occupation, pour l’homme dont elle avait le souvenir. Ce n’est que plus tard dans la soirée que Sasuke et Sakura s’isolèrent dans la chambre. Après qu’ils aient prouvés leur amour par des actions corporelles, il lui demanda une faveur.

-          J’aimerais… maintenant que tout est fini et que je t’ai retrouvé, que… que tu reste avec moi… pour toujours.

Sakura, après s’être revêtit, prit un air triste. Il était assis sur le lit, et elle vint à côté de lui. Il ne comprenait pas, et il s’interdisait de lire dans ses pensées pour avoir la surprise de sa réponse. Après ce qu’il venait de se passer dans le lit, il pensait naturellement que ce serait oui. La fleur se recula un peu.

-          Je ne peux pas, répondit-elle simplement.

Le cœur de l’Uchiwa manqua un battement.

-          Tu connais mes sentiments à ton égard, et je connais les tiens. Après tout ce qu’il s’est passé, je ne veux pas redevenir vampire.

-          Mais pourquoi ?! s’exclama le brun.

-          Vous, vampires aux Sang-Pur, vivaient éternellement tandis que nous, humains, vivons à peine quelques décennies. Et pourtant j’ai plus l’impression que c’est le contraire. Nous, pendant le peu de temps qui nous est accordé de vivre, profitons de tout et vivons notre vie avec ses contraintes et ses plaisirs. Alors que les Purs, qui ont l’éternité devant eux, se lassent de tout et certains en viennent même à se donner la mort. Votre vie est toujours rattrapée par le temps, quoi que vous y fassiez. Je veux rester humaine et vivre tout, sans être lié à ce genre de limites. Je veux mourir en paix en me disant que j’ai vécu tout ce que je voulais vivre.

Il baissa les épaules. Le pire était que ce qu’elle affirmait était vrai. Vu comme cela, sa décision était tout à fait compréhensible. Mais le sentiment de déception en lui était fort.

-          Je… comprends.

Ce qu’elle avait dit, elle le pensait, mais elle s’était déçu elle-même. Il était évident qu’elle le voulait rien que pour elle, mais cela entrainerait des choses auxquelles elle ne voulait plus avoir à faire. En le voyant ainsi, aussi désemparé et vulnérable, elle eût un sentiment protecteur. De plus, et sans regardait ses yeux qui étaient rouges depuis un moment, elle savait très bien qu’il était affamé. Sans doute avait-il refusé de prendre le sang d’une autre personne pendant dix ans, c’est pourquoi le rouge était un rouge sang. Elle décida de lui donnait quelque chose, qui prouverait que son sang lui appartiendrait toujours. Elle prit la main de Sasuke.

-          Allonge tes ongles, ordonna-t-elle.

Il le fit distraitement, car il ne faisait pas attention à ce qu’elle faisait. Ce n’est que lorsque que le sang de femme coula sur sa main qu’il leva la tête. Elle s’était coupée tout le bras. Ce dernier était tout rouge. Il l’engueula.

-          Bois. C’est… mon dernier cadeau.

Il ouvrit grand les yeux, regarda le bras puis ne se fit pas prier. Il lécha sa main et lécha le bras de son humaine. Elle caressa les cheveux bruns, en ayant les larmes au coin de l’œil.

            Les vampires....Dans ce monde, ces créatures à l’apparence sublime sont considérées comme inexistantes. Ce sont des légendes voir des mythes. Ces montres qui prennent apparence humaine pour se nourrir de sang. On les qualifie « immortels ». Ce sont des légendes que l’ont raconte pour faire peur, sachant très bien que tout est faux. Les vampires sont beaux. Ils charment leur proie, pour ensuite la dévorer jusqu’à la dernière goutte de sang. Mais qui a dit que cette « espèce » s’était éteinte ? Qui a dit qu’Ils n’existaient plus ? Et s’Ils étaient parmi nous ? Impossible ? Je ne crois pas….puisque je suis moi-même une victime.

                                                                                                                                  Sakura