Bain et Complot

par Llevann

C’est moi encore, KCA alias Llevann, pour la suite tant en retard – et pour ce fait, je m’excuse platement.

Mais j’étais vraiment en pleine saturation – comme toujours, me direz vous.

En tous cas, elle est là…enfin !! PS – attention jeunes âmes sensibles, ce chapitre risque de vous bouleverser…enfin, j’ai auto-censuré pas mal de trucs. Et je pense qu’il n’est pas si hard…

 

« Ça va rocker. »

Plongée dans mon bain jusqu’au cou, je me remémorais les paroles du Rebelle Agaçant. C’était rassurant de se savoir aider… il avait l’air assuré que les Nécromants interviendraient.

600 nécromants…

« Quand Tenten saura ça ! » me dis-je.

Et puis non, je ne pourrai rien lui dire avant que cette mission ne soit achevée, des fois qu’elle me harcèle pour savoir comment j’avais su ça.

Je soupirai d’aise, et m’étirai dans l’eau chaude. C’est l’une des choses merveilleuses dont je n’aurais jamais cru profiter. Un long bain dans une eau parfumée, baignant dans de grosses bulles roses.

Certes, la vapeur me ramollissait le cerveau. Mais c’était fait pour ça, non…

« Ça va rocker. »

Je souris à ce souvenir. Je l’espérais bien…

- Vous avez l’air joyeuse. fit soudain une voix narquoise, me faisant tressaillir.

Tout d’abord, je me demandais si c’était le rebelle agaçant qui était revenu…avant de me rendre compte que la voix avait bel et bien résonné à mes oreilles.

Je vous l’ai dit, ces vapeurs ramollissent le cerveau…

Même que je connaissais cette voix…je réalisai brusquement où je l’avais entendu, et tournai vivement la tête.

Mes joues s’enflammèrent aussitôt.

L’Hokage en personne se tenait juste devant moi, ses yeux trop noirs brillant dans son visage trop pâle…et torse nu. Je l’avais déjà vu torse nu, mais le voir ainsi dans ma salle de bains eut un tout autre effet sur ma personne.

Alors que mes yeux dérivaient sur les muscles durs saillant sous la peau qui semblait trop fine, mon cœur s’emballa.

Il était magnifique, je n’en disconviens pas.

Mais que faisait-il torse nu dans ma salle de bains ?

- Puis-je savoir ce qui vous rend d’humeur aussi joyeuse ? demanda t-il d’une voix trop douce, alors qu’un sourire narquois fleurissait sur ses lèvres.

- Je…

Je m’humectais les lèvres.

- Je pensais à mon enfance. improvisai-je.

Une drôle de lueur rouge brilla dans son regard noir.

« Menteuse. » fit une voix que je n’avais jamais entendue dans ma tête.

- Quoi ? m’exclamai-je aussitôt. Comment pouvez vous savoir que je mens ou pas ?

Il en avait, du toupet ! C’était peut-être l’Hokage, mais ça ne lui donnait pas tous les droits !

- Ton cœur bat trop vite. dit-il de sa voix douce. À moins que…

Il eut un drôle de rire, un rire amusé qui me fit froid dans le dos. Instinctivement, je m’enfonçais encore plus dans l’eau mousseuse.

- Tu ne sois pudique ? chuchota t-il.

Et il défit sa braguette.

Mes joues s’enflammèrent – proprement s’enflammèrent – et je m’enfonçais dans l’eau jusqu’au nez.

Quand même pas… ? Quand même pas ?

- Vous n’allez quand même pas ! m’exclamai-je, en jaillissant hors de l’eau. – jusqu’au épaules, bien sûr, je ne suis pas folle.

- Et pourquoi pas ? fit-il, en arquant un de ses sourcils noirs. Vous êtes ma maîtresse, il me semble ? Quoique ce n’est pas encore consommé…

Pourquoi avait-il eu besoin d’ajouter ça ?

- Je ne dis pas non. dis-je, en essayant de raffermir ma voix. Tant que c’est dans le noir, moi, ça ne me dérange pas.

Pourquoi avais-je eu besoin d’ajouter ça ?

Ses yeux restèrent neutres, mais son sourire devint un sourire proprement ravi.

- Vierge ? fit-il. C’est rare de rencontrer des Humaines prêtes à donner leur virginité à un Vampire, fût-ce moi.

- Je suis rare. répondis-je sans réfléchir.

- Hn ?

Et il commença à baisser son pantalon. Et non, je ne restai pas là pour baver sur ce qu’il allait me montrer.

Je m’enfonçais dans l’eau chaude, les joues plus rouges que jamais dans ma vie, le regard fixé sur les bulles roses, le cœur battant.

Mais qu’était-il en train de se passer, hein ? Hein ?

Tenten, au secours…en même temps, rien ne me disait qu’elle n’était pas en train de subir les mêmes assauts…pourquoi avait-il fallu que j’écoute cette voix stupide et que je prenne un bain maintenant ?

J’entendis le clapotement de l’eau, et mon cœur se mit à battre à une vitesse pas possible.

Ne pas regarder. Ne pas regarder.

- Oui, je m’en étais rendu compte. fit une voix chaude tout contre mon oreille.

J’aurais dû me coller à la paroi du tub…je réalisais cela, proprement horrifiée, alors qu’un torse musclé se collait contre mon dos.

Sakura, reste zen. Zen !

Après tout, il n y avait pas de quoi en faire tout un plat !! J’étais juste dans mon bain avec un mec, canon qui plus est…prête à me faire violer. Non, prête à me sacrifier à la cause. C’était mon choix, non ?

Hé bien, il me faisait sacrément trembler, ce choix !

- Ces cheveux roses, fit-il, en entortillant une de mes horribles mèches autour de son doigt.

- Je les déteste. dis-je sans réfléchir.

Comment réfléchir alors qu’on se sentait aussi vulnérable ?

- Ils sont ravissants. répliqua t-il.

Mes joues s’enflammèrent à nouveau. J’avais toujours traité ceux qui disaient ça de menteur… mais pourquoi ne pouvais-je pas faire de même avec lui ?

- De qui les tenez vous ? fit-il.

De ma mère.

- De mon père.

- Un homme, avec des cheveux roses ? fit-il, amusé.

Bah, c’est pour cela que je les tenais de ma mère…

- Il les teignait. répondis-je.

- Ils vous vont probablement mieux qu’à lui.

Je sentis ses lèvres effleurer ma peau, et me raidis. Il fallait que je maintienne cette foutue barrière mentale à son maximum.

« Je me demande quel goût a votre sang. »

Non, c’était ça, se raidir.

Il allait me mordre…il allait…je sentis ses crocs glacés contre ma peau brûlante.

-Un goût banal, je suppose. dis-je, d’un ton faussement dégagé.

- Ah oui ?

Son bras s’enroula autour de ma taille, et il me fit pivoter, me forçant à lui faire face. Si ma peau était toute rose du fait de la chaleur, la sienne restait couleur de mort. L’eau avait plié ses mèches rebelles, qui retombaient pour le moment gentiment autour de son visage.

Et quel visage.

Mais c’était l’Hokage. Un monstre… un monstre qui me caressait la joue.

Il se pencha sur moi, et avant que j’ai le temps de réaliser quoique ce soit, il m’avait embrassé. Ses lèvres se posèrent sur les miennes, sa langue s’enfonça dans mon intimité. Prise de court, je restai un moment aphasique, alors qu’il explorait chaque recoin de ma bouche ( beurk, me direz vous, je ne vous permets pas, c’est Sasuke !! »

Puis, comme mue par sa propre volonté, ma langue se mit à répondre à la sienne. Je sentis ses crocs glaciaux, et je frissonnai, mes bras s’enroulant autour de son cou.

Sa bouche quitta la mienne, dérivant sur ma joue, son bras me pressa contre lui, me faisant sentir une proéminence qui aurait du m’alarmer.

« Vous n’êtes sûrement pas normale. » fit sa voix dans ma tête. «  Vous m’intriguez. Pourquoi m’intriguez vous autant ? »

Avant que j’aie eu le temps de répondre, une douleur fulgurante traversa mon cou. Mes ongles s’enfoncèrent dans son dos, au moment même où je compris qu’il m’avait mordu. Presque qu’aussitôt, une sorte de vague brûlante me submergea, et j’eus la délicieuse sensation de flotter dans un nuage brumeux, coloré, rassurant…

Hé, il me mordait, non ?

Alors…alors pourquoi éprouvais-je ce plaisir malsain ?

- Vous n’êtes pas normale. dit-il soudain.

Mon beau monde coloré s’envola, et je me retrouvai vacillant dans mon bain. Quand ma vision redevint claire, l’Hokage était hors du bassin, vêtu d’un peignoir, les cheveux humides.

- La morsure devrait disparaître d’ici quelques minutes. dit-il d’une voix neutre, voire glaciale.

Instinctivement, sans le quitter des yeux, je portais la main à mon cou, et sentis quelque chose d’humide.

Mon propre sang, sans doute.

- Vous avez un goût vraiment…subtil. dit-il lentement, comme rêveur. Unique. J’ai hâte de voir ce que vous donnez dans d’autres situations plus intéressantes.

Je clignai bêtement des yeux.

Il n’allait pas me violer maintenant ?

- Vous n’allez…bégayai-je.

Mais de quoi je me plaignais, moi ?

- Ce ne serait pas drôle. dit-il, en se dirigeant vers la porte. Vous m’intriguez…et c’est bien rare.

Sur ce, il sortit de la pièce.

Ces vapeurs ramollissent vraiment le cerveau, car je restai bêtement immobile pendant quelques instants. Puis, lentement, je tournai les yeux vers ma morsure. Morsure qui n’existait déjà plus, remplacée par une rougeur anormale.

Les bienfaits de la salive de Vampire.

« Bon sang ».

Je me renfonçais dans le bain.

« Tenten ! » fis-je brusquement. « Tenten ! »

Quelques minutes s’écoulèrent.

« Hum ? »

Bon. Elle dormait. Comment osait-elle dormir alors que moi…

« Je peux dormir avec toi, ce soir ? »

Ben quoi ?

Je savais que sa Seigneurie ne reviendrait pas, n’est ce pas ?

« Impossible. » répondit Tenten.

Comment ça, impossible ? Et notre amitié, alors ?

« Et pourquoi ça ? » répliquai-je.

« Parce que. PARCE QUE Sakura, il est dans mon lit !! »

Hein ?

Sous le coup de la surprise, j’avalai de l’eau mousseuse. Quand j’eus fini de tousser et de crachoter, j’hoquetai :

« Qu…quoi ? Qui ? »

« Sa seigneurie Hyuuga. »

Hein ?

« C…comment ? »

C’était une attaque synchro, ou quoi ?

« Bah, il est venu jouer au diable avec nous…et puis il a mis tout le monde dehors. Et maintenant, il a son bras autour de ma taille. Je crois qu’il ne dort pas Sakura. Ce type est bizarre. Ces yeux me foutent trop la frousse. »

Tenten…la frousse ?

« Sinon, il n’a rien fait ? »

« C’est ça qui est bizarre, non ? Je suis moche à ce point ?! »

Ben moi, je ne voyais pas de quoi elle se plaignait…

« On dirait presque que tu as l’air déçue. » ironisai-je.

Je m’attendais à une réplique saignante, et je fus déçue. Elle se contenta de maugréer quelque chose d’incompréhensible.

« Tenten, tu n’es quand même pas déçue ? » fis-je, lentement.

« Bien sûr que non, pour qui tu me prends ? » répliqua t-elle. « C’est un Vamp. Je hais les Vamp. On devrait tous les zigouiller pour faire bonne mesure !! »

Ah. Bon.

Pourquoi avais-je cette drôle de boule dans la gorge ?

« Même Hinata ? » tentai-je.

« C’est une Vamp, non ? Des gens sont morts pour qu’elle puisse se nourrir convenablement. Alors même elle. »

Elle était si gentille…

Mais c’était probablement Tenten qui avait raison. Après tout, son propre frère n’était-il pas en danger de mort ?

« Tenten, ça t’ennuie si je viens chez toi demain ? »

L’heure était venue d’appliquer les conseils du rebelle. Coller Tenten.

« J’aimerais bien que les autres aussi soient là. » ajoutai-je.

« Des Vamps et des collabos ? Pourquoi ? »

Parce que.

« Pourquoi pas ? »

« Hum, Sakura…tu me caches quelque chose ? »

Trop intelligente, mon amie.

« Ce ne serait pas plutôt toi qui me mentirais ? » répliquai-je.

Et toc. On était quitte.

« De quoi tu parles ? » fit-elle. «  D’accord, demain. On verra, pour les autres. »

OK.

« À demain. »

Je m’extirpais du bain. Les muscles de mon cou m’élançaient. Et puis, j’avais froid.

 

*

 

- Vous êtes sûrs de vouloir faire ça ?

Dans les ténèbres du parc du centre de Konoha, une silhouette bougea.

- Et pourquoi pas ? répliqua une voix étouffée. La dynastie Uchiha a failli. La Rébellion se développe, et notre peuple en est la première victime. L’heure est venue de les renverser, et d’écraser définitivement les Humains. Ils ont trop de liberté.

- Les Youkais ?

Il y eut un moment de silence.

- Les Arachnides préfèreront la mort plutôt que de se rallier à nous. fit la première voix. Et nous ne pouvons en aucun cas les attaquer. C’est la même chose pour les Dragons et pour les Loups.

- Trouvons les jinchuurikis. fit la seconde voix. Alors nous aurons un moyen de pression contre eux.

- La Grande Araignée Blanche a déjà vaincu le plus puissant des bijuu. rappela la première voix.

- Je ne parle pas de ça. Si nous leur montrons que certains de leur peuple nous préfèrent aux humains, il se peut qu’ils prennent notre partie.

- Les Uchiha les surveillent de près depuis que le Kumo no Meize* a ordonné l’exécution de Uchiha Obito et de Uchiha Shisui.

- imbéciles. marmonna la seconde voix. Violer le territoire des Araignées… je suppose que Uchiha Itachi est furieux.

- Et c’est le moins qu’on puisse dire. Il a reçu une interdiction de quitter Kiri.

- Le Ookami no Aruji ** ? Le Ryu no Meize*** ?

- Ils ont menacé de déclarer la guerre à la dynastie si un des territoires du Cartel des Démons était à nouveau souillé par un Vampire.

- Et dire qu’ils se détestent entre eux…

Nouveau moment de silence.

- La cruauté des Araignées est légendaire parmi les Youkais. dit lentement la première voix. Ils méprisent les Loups et supportent à peine les Dragons…ils sont haïs de tous les Youkais, Loups y compris, sauf des Dragons qui les tolèrent…si jamais je me fais prendre, Maître, je ne…

- Alors soies sur tes gardes. répliqua la première voix. Rallions les Youkais, et ce sera la fin du règne des Uchiha…et vous autres, Youkais, vous aimeriez bien pouvoir disposer des humains comme ils vous chantent, non ? Ce doit être frustrant de se cantonner aux Humains d’élevage.

L’autre ne parut pas enchanté du tout.

- Les Araignées n’hésitent pas à dévorer les autres Youkais. murmura t-il. Si jamais…

- Soie sur tes gardes, point. Tu auras ta récompense…en attendant…

Il y eut un cliquetis métallique.

- Merci. fit la première voix. Je ferais de mon mieux.

- Très bien.

Et dans les ténèbres du parc de Konoha, les deux ombres se séparèrent.

 

Court chapitre, fin bizarre, je sais. En fait, je pensais utiliser les Youkais cités ici dans l’autre fic que je viens de commencer, mais l’un n’empêche pas l’autre.

Kumo no Meize : le Prince des Araignées.

Ookami no Ajuri : Le Maître des Loups

Ryu no Meize : le Maître des Dragons.

Et bien sûr, il y aura des renards…

Merci de m’avoir lu, et n’hésitez pas à poster des commentaires ( en fait, commentaire obligés, niark, niark… ) grand merci à ceux qui le font, ça me touche vraiment…

Ah oui : Grande Araignée Blanche n’est pas le Prince des Araignées…