Mensonge et Manigances

par Llevann

Hello tout le monde. C’est encore – hé oui, désolée – moi. Merci à tous ceux qui me laissent des commentaires, ça me donne vraiment la pêche !

 

Le frère de Tenten.

Enfin, son demi-frère.

Mais qu’est ce que ça changeait ?

Machinalement, je me penchais en avant, mes mains s’accrochant aux reliefs de la boiserie.

Mes yeux dérivèrent sur le visage fortement déformé de Iruka Sarutobi…Iruka Hatake.

- Jamais entendu parler de toi. fit Nara, de sa voix lente et paresseuse. T’es une nouvelle recrue ? On peut dire que tu feras pas long feu…

- c’est à moi que t’as affaire, Nara. intervint le dénommé Moreno, en se penchant légèrement en avant. Laisse le hors de cette…

Il ne put finir sa phrase – et moi, je dus me martyriser les lèvres pour éviter le gémissement qui menaçait d’en fuser.

Un garde frappa violemment Moreno dans les côtes, le projetant contre le sol. Je l’entendis tousser, et crut voir un long filet de glaire rouge couler sur le tapis.

- Va encore falloir refaire la déco. marmonna Nara. Mais enfin, c’est vous qui voyez, Hokage-sama.

Aucune réponse.

Du coup, je me dis que l’Hokage était peut-être en retrait par rapport aux trois autres…probablement, même.

Ce genre de lâche ne s’exposait pas facilement.

- Pour le moment tu fais le fier, Nara, mais ça ne durera pas longtemps. reprit Iruka, en levant fièrement le menton.

Pourvu qu’on ne le frappe pas…pourvu qu’on ne le frappe pas…

- Le règne des créatures que tu sers touche bientôt à sa fin. ajouta le frère de Tenten, avec un air froid et frondeur que je ne connaissais que trop bien…

À défaut de se ressembler physiquement – quoiqu’ils avaient les mêmes yeux bruns remplis de vie quelque soit les circonstances – ils avaient le même caractère.

- C’est drôle, vous disiez ça il y a encore dix ans. ironisa Nara.

- Nara. fit la voix serpentine de Orochimaru.

Je sentis une vague d’énergie se déplacer.

- Comment vous êtes vous introduits dans le palais ? demanda t-il, de sa voix doucereuse.

Iruka eut un sourire, qui illumina son visage boursouflé.

- Par la porte. dit-il gentiment.

Je ne pouvais pas détacher mes yeux de lui. C’était Tenten que je voyais, agenouillée en face de ces monstres.

Tenten.

Comment réagirait-elle quand elle saurait ?

Une vague de panique me submergea. En aucun cas Tenten ne devait savoir ce que je venais de voir.

En aucun cas.

Sinon autant abandonner la mission et se suicider tout de suite. Elle préférerait mourir avec lui plutôt que de laisser ce frère dont elle avait patiemment attendu le retour pendant des années être exécuté. Je la connaissais suffisamment pour être sûre de cela.

C’était compréhensible, non ?

Elle m’en voudrait toute sa vie pour lui avoir caché ça. Mais pouvais-je faire…autrement… ?

- Y a-t-il des nécromanciens parmi vous ?

Cette phrase, à moitié susurrer par Orochimaru, me fit me redresser plus violemment que je ne l’aurais voulu.

- Orochimaru…fit la voix plate et agacée de Neji-sama.

- Ridicule, bâilla Nara.

D’où ils étaient, les rebelles ne pouvaient certainement pas entendre ces divergences entre les membres de la tête dirigeante de la ville. Mais ils ne cillèrent pas.

Peut-être parce que leurs paupières étaient trop gorgés de sang  pour qu’ils puissent se permettre ce mouvement.

- Des Nécromanciens ?

Moreno se redressa, moqueur, du sang plein le menton.

- Je comprends pourquoi les Vamps’ ont besoin de toi, Nara. ricana t-il. Ou plutôt de tes 200 points de QI…si ils sont tous aussi cons…

Bien envoyé, mon frère.

Mais la seconde qui suivit, il bascula brusquement en avant.

Mes doigts s’enfoncèrent dans mes joues, alors que je le regardai être agité de soubresauts de plus en plus violents, se tordant contre le tapis.

- Je vais répéter ma question, fit Orochimaru d’une voix douce, ce qui me fit automatiquement penser que c’était lui qui faisait ça.

Sale serpent.

Mes paupières se baissèrent, alors que Moreno se redressait lentement.

Je ne voulais pas voir son visage.

J’étais peut-être lâche, mais je ne voulais pas voir le visage de ce condamné à mort… pour qui je ne devais rien faire. Et de toutes façons, que pouvais-je…

- Y a-t-il des nécromanciens parmi vous ? susurra t-il.

- Je croyais que vous les aviez tous éliminés. répliqua la voix insolente de Iruka.

Bruit sourd.

Halètements.

Je ne voulais pas voir.

Mes mains quittèrent ma bouche, se plaquèrent sur mes oreilles.

Je ne voulais pas entendre.

- Nous n’avons aucun nécromant parmi nous. dit lentement Moreno.

Une voix s’éleva, froide et profonde.

Dans cette langue que Tenten avait appelé japonais. La voix de l’Hokage.

- Vous vous imaginez qu’on va vous croire ? dit Orochimaru, avec un calme presque sadique. Il y avait une nécromancienne avec vous, hier soir. Celle qui a lancé les sorts…non ?

Tenten.

Il parlait de Tenten.

Je déglutis difficilement.

Mais ils ne savaient pas que c’était Tenten, n’est ce pas ? Et ils ne le sauraient jamais…si je me calmais.

 

- Si il y en avait…fit la voix essoufflée de Iruka. Si il y en avait…ils ne sont plus là…et nous n’étions pas au courant.

Je levai timidement les yeux.

Son visage boursouflé exprimait un calme impressionnant. Pire encore, il souriait…il souriait !?

- Après tout, vous les avez massacré, non ? ricana t-il. Ceux qui ont survécu veulent sûrement se venger…ce qui vous place dans une sacrée mauvaise situation. Tout le monde sait que les cadavres…

Il ne finit pas sa phrase.

Une sorte de souffle violent le projeta brusquement en arrière. J’entendis sa nuque heurter le sol avec un bruit feutré, grâce au tapis.

- Vous essayez de nous faire croire que des nécromants auraient pu vous rejoindre sans que vous vous en rendiez compte ? fit Orochimaru.

- C’est possible. fit Moreno.

Un instant, je craignis qu’il ne subisse le même sort que Iruka. Mais il ne lui arriva rien.

- Comment êtes vous entré, alors ? Comment avez-vous franchi nos lignes de défense…répondez !

- Nous aussi, nous avons un cerveau. répliqua l’autre homme cagoulé. Et les serpents qui se croient en sécurité sont plus faciles à atteindre…

Il bascula au sol.

Mais alors même que Orochimaru le torturait, il éclata de rire. Un rire frondeur, impressionnant.

Mais comment étaient constitués ces gens ?

Je baissai à nouveau les yeux.

Orochimaru avait raison.

Ils avaient dû bénéficier de l’aide de nécromants pour entrer ici…comment auraient-ils faits, sinon ?

Donc, la Rébellion disposait de plus de nécromants que je ne le pensais.

J’aurais dû être contente de savoir que les miens ne restaient pas inactifs, mais l’heure n’était pas vraiment aux réjouissances.

- Si jamais ils avaient vraiment été aidés, fit la voix basse et posée de Neji-sama, pourquoi les nécromanciens les auraient-ils abandonnés ?

- Même en admettant que leur boulot était juste de briser les lignes de défense, ce n’est pas difficile de communiquer avec un nécromant. Ils pouvaient les avertir. Et ils ne seraient pas là. renchérit ce sale collabo de Shikamaru.

Un sale collabo…qui avait raison ! me dis-je, en me écarquillant les yeux.

Il avait mille fois raison !

Je ne pouvais rien dire à Tenten, parce qu’elle foncerait dans le tas.

Mais je pouvais…je pouvais avertir Kakashi-sensei !

Mes yeux se baissèrent sur mes mains, pâles dans la pénombre.

Je pouvais appeler Kakashi-sensei…il suffisait juste que je me souvienne comment faire…et aussi que je réussisse, sans me faire repérer…aucune chance que je me fasse repérer par un non-nécromancien, en théorie.

Mais avec les Vampires…mieux vaut être prudente.

C’était ce que je devais faire. Avertir Kakashi-sensei…le plus tôt possible…il saurait sûrement quoi faire.

- Apparemment, vous refusez de collaborer. soupira Shikamaru.

- Tout le monde ne peut pas être comme toi. fit la voix moqueuse de Iruka.

C’était vraiment le frère de Tenten.

- Et c’est tragique pour vous. annonça calmement Shikamaru. Vous avez été reconnu coupable de haute trahison…

- envers qui ? ricana Moreno. C’est toi qui es un traître.

- Ah !

Il soupira.

- Bon, vous vous en fichez. annonça t-il. Je vous communiquerai la date de votre exécution prochainement. Et ne comptez pas sur une mort rapide…

- Toi non plus. répliqua l’autre homme cagoulé.

- Mademoiselle ?

Surprise, je sursautai si haut que je quittai momentanément ma chaise.

Derrière moi, mamie me regardait avec appréhension.

- Monseigneur vous donne la permission de vous retirer.

Cette simple phrase mit du temps  à être comprise par mon cerveau abêti.

- Heu…oui…fis-je finalement, en me mettant debout.

Je ne pus m’empêcher si Konan ne voyait que des horreurs comme ça. Mais c’était un Vampire…non ? Et les Vampires…bah, ça aime les choses de ce genre.

Mais pas les Humains.

Pourquoi il avait voulu que je voie ça ? C’était vraiment une faveur…hum.

- Mademoiselle ? fit mamie, alors que nous nous mettions en marche. Vous êtes pâle…

- Trop dur pour vous, apparemment. fit une voix glaciale.

Comme il se devait, mon sang se glaça.

Je pivotai lentement – et tout à fait machinalement – sur moi-même, pour finalement rencontrer les yeux noirs et vides de l’Hokage. Ses doigts pâles effleurèrent mes lèvres – que mes doigts avaient tellement malmenés que mon rouge à lèvres était parti dans tous les sens.

- Pathétique…murmura t-il, en suivant la trace écarlate de ses doigts.

Pathétique ? Qui…moi ?

- C’est vous qui m’avez montré ces horreurs. murmurai-je.

- Comment aurais-je pu savoir que vous étiez aussi sensible ? fit-il, avec un rictus moqueur.

- Toutes les femmes sont sensibles. répliquai-je aussitôt. Peut-être pas votre Konan, mais…

Il me mit deux doigts sur les lèvres, m’empêchant de finir ma phrase.

- Ma Konan ? fit-il, avec un petit rire qui semblait solide tellement il était dense. Jalouse ?

Je ne répondis pas.

Tout simplement parce que je ne pouvais pas : il avait toujours ses satanés doigts sur mes lèvres. Comment vouliez-vous que je fasse ?

- Bonne nuit, Sakura. dit-il finalement, en m’effleurant le front de ses lèvres.

Je vous ai dit que je complexai sur la largeur de mon front ?

Hé bien, c’est pour cette raison, et aucune autre, que je frissonnai.

- Désolé d’avoir heurté votre sensibilité. ajouta t-il, dans un petit rire, avant de faire volte-face.

Je restai un bon moment immobile comme une idiote, à le regarder s’éloigner.

Idiote, je l’étais pour sûr.

Maintenant, il allait m’imaginer comme une âme sensible – où est le mal, hein ? C’est que je n’allais peut-être plus voir ce genre de scène.

Pas que ça me manquerait.

Mais comment protéger les miens si je n’étais au courant de rien ?

Hein ?

- Mademoiselle ?

Mamie me prit le bras, un air de conspiratrice sur le visage.

- Hum ? fis-je, en détournant finalement les yeux de l’endroit où avait disparu monsieur l’Hokage.

- Il paraît que mademoiselle Konan est furieuse ! chuchota Mamie, en m’entraînant avec elle.

Voilà qui me ramenait brutalement à la réalité.

J’avais énervé mademoiselle serpent. Aha.

- Ah oui ? fis-je, pour montrer à mamie que je suivais.

- Que oui. fit-elle. Mes…amies qui travaillent pour elle m’ont dit qu’elle avait à moitié saccagé son salon de coiffure. Elle n’en revient pas que sa Seigneurie vous ai choisi vous plutôt qu’elle.

Comme quoi c’était bien une faveur…ne jamais se fier aux apparences.

- Et elle n’est pas la seule. murmura rapidement mamie. Ses autres concubines sont aussi dans tous leurs états…

Tant mieux pour elle. La colère, c’est bon pour la circulation sanguine…ce que je veux dire, c’est que les autres, je m’en fichais un peu. Même Konan, je m’en fichais.

C’est dire.

- Et aussi une certaine Tayuya…mademoiselle voit qui c’est ?

Aha…alors elle, je m’en fichais royalement.

- Je suppose que mademoiselle Karin aussi. ironisai-je.

- Heu…non.

Ah bon ?

- Mademoiselle Karin essaie de ne jamais prendre part aux guerres entre concubines.

Sage femme.

Alors, nous étions en guerre ?

Je grimaçais.

Je n’avais pas vraiment le temps pour ces sottises. Je revis le visage boursouflé de Iruka Sarutobi. Il allait être torturé, et exécuté. Bien sûr, exécuté dans la torture…le frère de Tenten.

Je baissai la tête.

Pas question de lui dire, je ne pouvais pas. Je devais contacter Kakashi-sensei. Le plus tôt possible.

Et je ne savais même pas la date de l’exécution !

Je pestai mentalement contre ce collabo de Shikamaru. Ils avaient eu raison – on ne lui ferait pas de cadeau quand on évincerait finalement les Vampires.

Encore fallait-il que je réussisse pour ça.

Je passai machinalement une main sur mes lèvres. Un mouvement qui n’échappa à mamie.

- Mademoiselle est du goût de sa Seigneurie. dit-elle, avec un petit rire.

- Hein ? fis-je, en m’empourprant.

Mais tant mieux.

Pourvu qu’elle ait raison.

J’avais hâte d’en finir. De nous libérer une bonne fois pour toutes.

- Sakura !

La voix surexcitée de Naruto m’accueillit dès que je mis le pied dans mon salon. Je constatai, à mon grand étonnement, que mis à part Sai – il s’était enfui, le lâche – les autres étaient toujours là.

- Qu’est ce que…commençai-je.

- On t’attendait. fit Ino, en regardant par-dessus ses cartes. Alors, c’était comment ?

- Vu l’état de ton rouge à lèvres, y a du avoir un baiser torride, hum ? fit Naruto, aussi futé que d’ordinaire.

- Continue comme ça et c’est un punch torride que je vais te foutre. répliquai-je.

- J…j’espères que c’ét…était bien, Sakura…chan. balbutia Hinata.

- Hum.

Je croisais le regard curieux de Tenten, et me dépêchai de regarder ailleurs. C’était comme si…quelqu’un de vicieux avait mis mon cœur dans une boîte.

Je devais lui mentir.

Je devais.

Seulement, est-ce que j’y arriverais ?

- Ça allait, Hinata, merci. fis-je, avec un sourire. Seulement, je suis fatiguée, maintenant.

La vérité, c’était que je ne voulais pas regarder Tenten dans les yeux.

Que je ne pouvais pas.

- Ah ! fit Ino, moqueuse. Donc, il y a bien eu quelque chose de torride !

Je préférais ne pas répondre.

Le punch torride était au bout de mes doigts…

- Mais nous, on veut jouer ! s’exclama Naruto. Pour une fois que je n’ai pas le diable ! Hein ? Hinata me l’a pris !

- C’est assez curieux, d’ailleurs. répliqua Ino, alors que la dénommée Hinata rougissait. C’est pas net, cette affaire.

- J’…ai…juste…pas fait…attention…bégaya Hinata. Je…ça ne se…

- Vous n’avez qu’à venir jouer chez moi. proposa Tenten, avec un sourire.

Je pris sur moi-même pour lui sourire…Seigneur, elle avait les mêmes yeux que Iruka.

- merci, Ten. fis-je.

- Pas de quoi.

- Ten a la pêche parce que son Neeeeeeeeeeeeeeeeeeji l’a embrassée ! chantonna Naruto. Parce que…

Un oreiller vint le cueillir en plein visage, le faisant taire net.

- Bonne fin de soirée, tout le monde. dis-je, avant de battre en retraite dans ma chambre.

Je les entendis partir, et soupirai.

Si jamais Tenten apprenait ma trahison…je préférais ne pas y penser. Pendant des années, je l’avais entendu parler de ce grand frère qui était parti trop tôt…dont elle ne savait pas ce qu’il devenait…et pourtant, jamais elle n’avait perdu l’espoir de le revoir.

Et maintenant, il était là.

Dans le même château qu’elle. Attendant la mort.

Et moi, celle qui n’avait plus personne, je l’empêchai de voler à son secours…

Le regard vide, je me laissai déshabiller par mamie. Puis, je parvins à la convaincre de me laisser seule dans la salle de bains.

Il fallait que j’entre en contact avec Kakashi-sensei…il le fallait. Seulement, il était trop loin pour que même Tenten lui envoie un message mental…alors moi…J’enfilais rapidement un peignoir, et saisit une des bougies odorantes que mamie avait allumées près de l’immense baignoire en marbre.

« Mauvaise direction. » fit une voix moqueuse dans ma tête. « Si tu veux tracer le pentagramme d’Aleister Cromley, tu commences par la gauche. Pas par la droite. »

Je tressaillis – et c’est un miracle que la bougie ne se soit pas écrasée sur le sol…ou pire, sur la soie de mon peignoir.

La voix moche qui me harcelait.

C’était elle.

Le rebelle.

« C’est quoi ça, un sort d’invocation ? » fit-il, curieux.

« C’est un sort de transmission » fis-je, grincheuse.

Mais pourquoi personne ne me laissait en paix ?

« Et ce n’est pas un pentagramme de Cromley que je veux tracer. » fis-je. « Je ne fais pas de magie noire, moi. »

Et puis aussi, Kakashi-sensei m’avait gavé d’histoires pas jolies jolies sur le terrible, damné et cruel mage Aleister Cromley.

La voix ignora royalement ma petite pique.

« aaaaah, j’aurai dû m’en douter. Tu essaies de prévenir l’Immortel que son beau-fils est prisonnier ici, n’est ce pas ? »

Je me figeai dans mon mouvement, la chandelle fondue coulant doucement sur le carrelage.

« Je m’en doutais. » fit la voix, lente et paresseuse.

« Qui êtes vous ? »

« Moi ? Je croyais que tu m’avais baptisé la Voix Agaçante, ou le Rebelle Ennuyeux, ou encore… »

« Bon ça va. »

Il connaissait même les petits noms que je lui avais donnés. Effrayant.

« Ils n’auraient jamais du faire ça. » reprit-il. « Le Conseil avait refusé leur projet de prendre d’assaut la forteresse. Mais ils l’ont fait ? »

Je rivai les yeux sur le tuyau de la salle de bains.

« Alors quoi ? » fis-je, tendue. « Vous allez les laisser mourir pour les punir ? C’est ça, votre projet ? Histoire de montrer que personne ne désobéit à vos… »

« Holà, je ne m’appelle pas Uchiha Sasuke. » coupa t-il. « Je ne suis pas un dictateur…et les membres du conseil non plus. Nous essayons toujours de sauver les nôtres quand c’est possible. Mais là, ils sont retenus à l’intérieur de la forteresse…et il est hors de question que toi ou ta copine fassiez quoi que ce soit. Tu as très bien fait de ne rien lui dire. »

Merci.

Mais ça, je le savais.

« Kakashi-sensei peut faire quelque chose. » repris-je.

« Hum. En tous cas, je te conseille de ne pas faire ça. C’est de la vraie magie, là. Les vamps’ qui vivent ici sont assez doués. Ils repèreront des ondes en moins de temps qu’il ne faut pour dire ouf. Arrête. »

Je déglutis difficilement.

« Je ne peux pas laisser Iruka se faire tuer. » dis-je. « Je ne peux pas. Je dois prévenir Kakashi-sensei. »

Je l’entendis soupirer dans ma tête.

« Et merde…t’es chiante… » fit-il. «  Tu trouves que je n’ai pas suffisamment de boulot, à coller tes jolies fesses et à m’assurer qu’elles ne prennent pas feu ?

Quel grossier personnage ! me dis-je, alors que mes joues devenaient toutes rouges.

« je ne vous ai rien demandé. » répliquai-je.

« Ouais, mais c’est mon job. J’ai choisi d’être rebelle…et on me paye pour ça. »

Il soupira à nouveau.

« C’est bon, range l’arsenal. » fit-il. « Je vais prévenir le Conseil de Jade. »

Mon cœur se serra.

« Le Conseil de Jade ? » répétai-je. « Pourquoi pas Kakashi-sensei ? »

« Parce qu’il est hors de question que je te lâche des yeux. T’es du genre à mettre le feu. »

Merci bien.

Goujat.

« Et aussi parce que j’ai un moyen de communication sécurisé avec le Conseil de Jade. »

« Et c’est quoi, ça, au juste ? » fis-je.

Ne vous moquez pas.

Après tout, je n’étais pas rebelle depuis longtemps…et je n’avais jamais vécu comme la plupart des Rebelles.

Je l’entendis rire. Ou plutôt ricaner.

Quel goujat.

« C’est une antenne du Haut Conseil de la Rébellion. » expliqua t-il finalement, quand sa crise fut passée. « En fait, ce sont uniquement des Nécromants, qui reconnaissent l’autorité de la Rébellion. Ils sont exilés au Pays de la Brume, et ils acceptent les missions qu’on leur envoie – avec des grognements, parfois. »

Un Conseil de Nécromants.

Toute une colonie de Nécromants, au Pays de la Brume.

Mes yeux s’écarquillèrent.

Je n’avais jamais entendu parlé de ça…toute une colonie

« T’excites pas, ils sont à peine 600. »

À peine 600 ? Mais 600…c’est énorme ! Bon, je sais que les nécromants étaient des millions avant le massacre…mais 600 c’est phénoménal ! me dis-je, alors qu’un sourire béat s’étalait sur mes lèvres…un sourire qui ne fit pas loin feu.

« Mais c’est loin, le pays de la brume ! » m’exclamai-je.

« Ce sont des Nécromants. Seront en ville demain matin au plus tard. T’inquiètes pas…on va botter les fesses de ces Vampires…arrange toi pour être toujours avec quelqu’un à compter d’aujourd’hui. La Vamp’ qui a l’air mal dans sa peau, Hinata, elle vous aime bien. Elle veut de la compagnie, donnez en lui. Et aussi le Sai. Arrangez vous. Pas qu’on vous soupçonne, mais le Serpent a un esprit tordu. »

Je hochai la tête.

C’était rassurant d’avoir des ordres…très rassurants…et on pouvait dire qu’il avait l’air sûr de lui.

« Le Shikamaru aussi a un esprit tordu. » fis-je.

Pour toute réponse, il rit tout bas.

« Prends ton bain maintenant. » dit-il.

Quoi ? Que voulait-il…

« T’inquiètes pas, je me barre. Pose moi gentiment cette chandelle. Fais moi confiance… »

Il bâilla.

« Ça va rocker. » dit-il.

Et je sentis sa présence me quitter.

Moi aussi, je ris tout bas, alors que ma main reposait la chandelle. C’était rassurant…nous n’étions pas seules…

 

Coucou les gens ! Seizième chap bouclé !

Bon, bon…je me suis dit que je devais peut-être prévenir…Hien, le surnom du chef de rebelle, est un indice de taille sur l’identité du chef des rebelles ( comme si les gens s’en souciaient.) hihi…je sais pourquoi je me marre. ^^

Et désolée, je me suis pas plus relu…j’ai essayé, hein, mais…aaaaaah ! au dessus de mes forces !

J’essaierai encore la prochaine fois, promis !

Merci encore de m’avoir lu…je vous aime ! Kissoux ! Et ne vous gênez pas pour les commentaires !!!!