EPILOGUE

par Lorely



EPILOGUE









DOSSIER N°

LE : / / à :

COMMISSAIRE , LIEUTENANT , DOCTEUR .


REMARQUES :


Résumé de la séance.




Bonjour, vous allez bien ?

Je ne pense pas avoir besoin de me présenter, même c'est la moindre des politesses ...

J'aurais aimé laisser une dernière lettre, un journal intime, une vidéo, n'importe quoi. J'aurais aimé avoir un dernier mot. J'aurais dû être assez maligne pour cela, après tout, je m'attendais à partir. J'ai été assez surprise que cela arrive aussi tôt...

Ces témoignages vous ont-ils satisfaits ? Je pense que celui-ci pourra les compléter. Parce que, si on m'aviez laissé témoigner... Oui, si on m'avait laissé parler, si on m'avait laissé la parole, si on m'avait laissé mes derniers mots, j'aurais pu vous parler de cette fois-là, à la fête de Noël de l'école. Cette fois où Suigetsu m'a amené à l'écart, cette fois où il a explosé. Il pleurait et criait en même temps parce qu'il était perdu, parce qu'il sortait avec Sakura contre son grès mais qu'il ne pouvait se résoudre à la blesser en la quittant. J'avais essayé de le raisonner, et dans un excès de colère, il a levé son verre et l'a abattu contre mon crâne.

J'aurais pu vous parler de la rentrée en Septembre, où j'étais perdue dans mes sentiments. Amoureuse de Naruto, amoureuse de Gaara... Vous auriez pu alors savoir que Gaara m'avait accompagné tôt le matin au lycée et m'avait embrassé alors que je ne m'y attendais pas. Et Naruto qui avait tout vu... Je me suis toujours dit qu'il m'avait alors embrassé au Nouvel An parce qu'il ne voulait pas perdre contre Gaara.

Vous auriez su qu'à partir de ce moment-là j'ai essayé de m'éloigner de Gaara, que j'avais alors donné son numéro à Neji pour qu'il joue le cousin un peu protecteur afin de le rebuter. C'était une mauvaise idée. Neji consommait des substances interdites depuis le lycée et c'était devenu son moyen pour échapper à la pression exercée par ma famille. Il devenait méchant, Gaara avait peur. Il était venu à ce rendez-vous nocturne. Neji voulait lui demander de s'éloigner de lui, il voulait le prévenir qu'il commençait à perdre les pédales et qu'il devenait dangereux. Gaara s'est écrasé par un camion alors qu'il voulait prendre la fuite. Temari n'a jamais su ce qui lui était arrivé, et peut-être qu'elle ne le saura jamais.

Si on avait laissé la sixième voix s'exprimer, peut-être que j'aurais pu vous dire à quel point la mort de Gaara m'a affectée. Mon état psychologique et physique s'est dégradé. On m'avait déjà détecté une tumeur quelques semaines auparavant, avec la prise de sang à l'hôpital lorsque Suigetsu m'avait blessée, mais on m'avait certifié qu'elle était inoffensive. Seulement lors de l'opération, les médecins ont découvert autre chose.

J'aurais aimé en parler à mes amis à ce moment-là, mais c'était les vacances de Décembre, et c'était un peu la misère amicale dans notre groupe.

C'était fichu. J'en avais pour un an, plus ou moins.

Peut-être que si on m'avait laissé m'exprimer, et peut-être que si mes amis ne s'étaient pas concertés, vous auriez appris que cette histoire de genou cassé était un prétexte. La blessure au genou était la tumeur. Ils ne voulaient pas vous dire que j'étais malade, alors ils ont préféré déformer la réalité.

Vous m'auriez peut-être vu aller de plus en plus mal. Perdre l'appétit. Faire des crises la nuit. Ne plus dormir. Enchaîner des séjours de quelques jours à l'hôpital.

Naruto m'avait entendu à la patinoire. Il avait entendu que je ne souhaitais plus vivre. Pas comme cela. J'étais constamment comme dans une salle d'attente. J'étais entre deux mondes. Je n'étais pas morte, mais je n'étais pas vivante.

Peut-être que j'aurais pu vous raconter ce qui s'est passé cette fameuse nuit. Vous parler de Sakura qui avait fait un gâteau, gâteau qu'elle avait rempli de somnifères. Elle avait prévenu tout le monde qu'il fallait faire semblant d'en manger. Elle voulait que je dorme paisiblement et que j'arrête de souffrir.

Vous parler de Temari qui avait compris pour Neji, qui avait compris la couverture de ce bar soit-disant tranquille, et qui droguait petit à petit les thés qu'elle me donnait.

Vous parler de Suigetsu et Sasuke qui discutaient depuis un moment de comment me libérer. Qui, les mains tachées de sang et de larmes, on attendu que tous dorment pour m'ôter la vie d'un coup de couteau.

Vous parler de Naruto qui était finalement au courant de tout mais qui n'a jamais su choisir son camp.


J'aurais pu vous parler de tout cela, mais je n'existe plus physiquement. Je ne suis plus qu'un souvenir.

J'aurais beaucoup pleuré, j'aurais beaucoup ri, j'aurais eu souvent peur, mais j'aurais surtout été souvent euphorique.

J'aurais bu beaucoup de chocolat chaud.

Et j'aurais provoqué beaucoup de disputes.


On avait toujours était six.

Suigetsu Hôzuki ; très grand, très bavard, trop honnête. La seule personne au monde à être heureuse de recevoir des chaussettes à Noël. Sakura Haruno : peureuse, jalouse, mais au cœur grand comme l'Himalaya. Sasuke Uchiwa : Égocentrique mais étrangement altruiste. Temari Sabaku No : Maternelle malgré elle, brave et brillante. Naruto Uzumaki : Charismatique, meneur, souriant, trop bon pour Hinata Hyûga ; timide, menteuse sans chercher à mal, mais ayant bien vécu malgré le peu de temps qu'on lui ait accordé.

On ne fonctionnait qu'à six. On avait expérimenté le nombre de sept, avec l'arrivée d'Ino dans nos vies, et celui de cinq, lorsque Sakura et Suigetsu sont sortis ensemble, ou même moi et Naruto. On a cherché à combler les trous causés par ces couples avec des personnes telles que Shikamaru. En vain.

Mais on était Six, ni plus ni moins.


On aura beaucoup pleuré, on aura beaucoup ri, on aura eu souvent peur mais on aura surtout été euphoriques.

On aura bu beaucoup de chocolats chauds, de cafés et de thés.

On a aura provoqué beaucoup de disputes.

On aura cassé la voiture d'une briseuse de cœur, on aura bu quelques verres d'alcool sans les apprécier, on aura fumé beaucoup de cigarettes, on aura joué souvent avec le feu.

On a eu quinze, seize, dix-sept puis dix-huit ans. On aura été des adolescents comblés.

Et si eux m'oublieront un jour, moi, je me souviendrais d'eux à jamais.


Au revoir,

et à bientôt -mais pas trop vite- .



***


Comme d'habitude le commentaire de chapitre va être plus long que le chapitre en lui-même … >< Bon, avant toute chose je me débarrasse rapidement de cette info ; non ce n'était pas ma dernière fanfiction, oui j'en ai une autre en tête (à vrai dire j'ai déjà trois chapitres d'écrits mais avec mon ordi qui plante, ça s'ralentit…!) et si vous avez envie de me suivre c'est par ici ! (https://www.facebook.com/LorelyFamily-483103971859575/)

Voilà, maintenant j'aimerais juste dire quelques trucs, voilà, ça va devenir personnel tout ça, tout ça... J'ai beaucoup aimé écrire cette fanfiction. D'ordinaire je suis toujours frustrée de ne pas avoir pu parler de telle ou telle chose mais là j'ai la sensation de l'avoir exploité à fond (quoique, je ne suis pas encore entièrement convaincue de la fin, et ça, c'est un problème).

Je vous remercie d'avoir lu. Je vous remercie d'avoir été présents. Je vous remercierais bien un à un, mais d'après mes compteurs de vues vous êtes à peu près cent donc ça prendrait un moment... J'essaie quand même ?

Petit bisouille spéciale quand même à ma groupie qui me fait sentir comme une star, à Hayl-lee, toujours là depuis le début, à Patte d'Oie, à Shiki-Yuki (depuis le début aussi ♥), aux Lecteurs Fantômes (et une bien particulière), à Sandou aussi, et puis à Pouletfree, et aux quatre-vingt dix restants. Je sais que vous êtes là et ça me suffit !

Une dernière chose avant de se quitter : ne vous taisez plus. Ne soyez pas trop naïf comme Naruto, à tout garder pour vous comme Temari, trop gentil comme Suigetsu, dépendant du regard des autres comme Sakura, immature comme Sasuke, secret comme Hinata.

Mais vous pouvez être protecteur comme Sasuke, aimant comme Sakura, honnête comme Suigetsu, maternel malgré vous comme Temari, optimiste comme Naruto, généreux comme Hinata.

Comme eux, soyez-vous même.

J'vous embrasse.

Lorely.