«On n'est pas obligé d'être tout le temps ensemble.»

par Lorely



CHAPITRE DOUZE

«ON N'EST PAS OBLIGE D'ETRE TOUT LE TEMPS ENSEMBLE.»




DOSSIER NUMERO 010123

Séance du 16/09/2017 13:57-14:54

Capitaine Orochimaru YAMAGUCHI, Lieutenant Jiraya GAMMA, de la brigade du Commissaire Hiruzen SARUTOBI.

Docteur Tsunade SENJU.

Remarque(s): Cf. la séance du 13/09/2017


Retranscription de la troisième séance.


J'ai fait l'amour avec Hinata pour la première fois le quatorze février. Elle revenait d'un entraînement de patinage artistique, je l'avais longuement regardé tourbillonner avec grâce. Ses mouvements m'avaient hypnotisés, et peut-être que ce plaisir des yeux était un début, comme une bande-annonce sur ce qui allait arriver plus tard dans la soirée. Je sais pas si vous avez compris ce que j'ai voulu dire par-là mais on s'en fout.

En tout cas, c'est un de mes meilleurs souvenirs avec elle puisque, pour la première fois, j'avais vraiment la sensation que nous étions une seule âme coincée entre deux corps qui se reconnectait enfin pour la première fois depuis dix-sept ans. On ne formait qu'un, mon corps épousait le sien si parfaitement que j'avais l'impression qu'il avait été conçu pour ce moment. C'était si beau, si beau... Et Hinata... Sa peau était laiteuse, j'avais face à moi une étendue de neige pure et délicate mais, étonnement, cette neige était chaude, fiévreuse. Je voulais me blottir contre elle, m'inspirer de sa pureté, m'y noyer peut-être, et mourir contre elle.

C'était sa première fois avec un garçon. Et c'était ma première fois avec une fille aussi. Du coup, avec le recul, je me dis que niveau plaisir, genre sexuel, c'était merdique cette fois-là, surtout si on la compare à toutes les autres. On était hyper maladroits, timides et même si je suis un gars assez confiant et peu pudique, j'avais vraiment peur de ne pas lui convenir. Peur de lui du mal. Peur de ne pas être à la hauteur. Je m'étais foutu une pression monstre ce jour-là, parce qu'on nous rabâche, à nous les mecs, que la première fois d'une fille c'est sacré. J'avais vraiment la trouille de voler à Hinata ce qui la rendait pleine, entière.


Quand j'en ai parlé à Sasuke le lendemain, alors qu'on marchait vers le lycée, avec nos chocolats chauds à emporter entre nos gants en laine (enfin non, ceux de Sasuke étaient en cuir parce qu'il disait vouloir avoir l'air d'un motard. Mais à part les gants, franchement, il n'avait rien d'un motard).

Et les prélis ? T'as fais les prélis ?

Mes oreilles ont brûlées. Comment Sasuke pouvait avoir l'air aussi détendu sur le sujet alors que j'étais encore dans mon petit Paradis avec Hinata ?

Elle a aimé ? T'es sûr qu'elle a aimé ? A insisté Sasuke avant de se cramer la langue. Vous avez fait quoi après ? Elle est partie vers dix-neufs heures c'est ça ? Du coup ça a duré combien de temps ?

Sasuke, est-ce que tu peux arrêter d'être aussi gênant ?

Hé, c'est toi qui m'a appelé hier matin, limite en pleurs, parce que t'avais besoin de conseils. Normal que je demande des infos.

Ce sont les filles en général qui agissent comme ça. En ce moment, Hinata doit se faire harceler de questions par Temari et Sakura.

Ce n'était pas le cas.

Bref, reprit Sasuke. Ça s'est bien passé ?

Ben, ouais... Grave bien ouais. Je ne vois pas comment ça peux mal se passer de toute façon.

Sasuke a levé les yeux au ciel tout en pouffant.

J'étais fou amoureux d'Ino, et pourtant ma première fois a été tellement merdique que j'essaie de faire jouer la mémoire sélective pour l'oublier.

C'était la première fois que Sasuke parlait d'Ino délibérément, et pas pour pleurer. Non, il évoquait son nom, même un souvenir, sans verser une larme ! A croire qu'il était passé au dessus ça. Un an après la rupture. Ce fut long mais je pense que je peux comprendre.

Au fait, t'as galéré avec la capote ? Demanda Sasuke.

Et si on parlait d'autre chose ?

Parce que moi j'étais mal à l'aise et-

Je n'avais pas entendu la suite de sa phrase puisque je m'étais bouché les oreilles (quitte à en faire tomber ma boisson par terre) et je m'éloignais de lui tout en chantonnant des « La la la la » afin de ne plus l'entendre.

Je me suis avancé tout gêné vers Sakura qui attendait devant le lycée. Elle fumait, toute seule. Ce qui était à la fois rare mais pas surprenant. Ses cheveux lui tombaient devant le visage, comme un rideau fendu en deux. Son regard émeraude nous présenterait-il un spectacle ?

Elle avait enfilé le même col roulé qu'elle portait depuis la fin de la précédente semaine, ce qui était bizarre puisque Sakura est le genre de fille à soigner son apparence. Sa bouche tirait sur la cigarette sans aucune conviction. Elle faisait ça machinalement, comme un robot réglé sur un seul mouvement. Pourtant, quand j'ai fais apparaître mon visage dans son champs de vision, elle a remué ses cils lourds de mascara et a grimacé. C'est quelque chose que j'apprécie chez Sakura ; quand ça ne va pas, elle nous le fait comprendre. Temari ne dit jamais rien alors on est toujours surpris d'apprendre que ça n'allait pas à telle ou telle période de sa vie, et on se sent cons et coupables de ne pas l'avoir aidé. Hinata a toujours dit ce qui la tracassait mais en nous faisant croire que ce n'était pas grave. Sakura geignait beaucoup, et c'était vraiment chiant parfois. Mais par rapport à Temari ou Hinata, c'était quelque chose de chouette.

T'as une sale gueule, a commenté Sasuke en débarquant.

Va te faire foutre, a-t-elle répliqué.

Sasuke a haussé les sourcils, choqué de la réaction de Sakura. Ouais il est un peu lent à la détente.

Malgré la grossièreté de ses propos, Sakura n'est pas partie. Elle a reniflé, inhalant brusquement la fumée. Du coup elle a toussoté avant de détourner le regard.

Qu'est-ce qui va pas ? Ais-je voulu savoir.

Des histoires de filles.

Arf je comprends. C'est tes hormones de règles, c'est ça ?

Ouais, je suis pas hyper fin non plus.

Va te faire foutre, Naruto.

Sasuke était stoïque à côté de moi mais je sentais bien que, au fond de lui, y'avait un petit Sasuke diabolique qui se foutait de ma gueule.

Il m'a tendu son briquet après s'être allumé sa clope mais j'ai fais non de la tête. J'essayais de ralentir depuis un moment. Oui, vous le devinez, c'était à la demande d'Hinata.

Bah, si tu ne veux pas nous le dire, alors ne dis rien.

Sasuke envenimait les émotions de Sakura en disant cela. Il savait que la psychologie inversée fonctionne à la perfection avec elle. Le fait qu'on se désintéresse d'elle l'effraie.

Tiens, un texto d'Hinata, a-t-il dit en chekant son portable.

Évidemment, a soufflé si bas Sakura que je n'ai pas vraiment réagi.

Pas trop jaloux ? M'a taquiné Sasuke.

Après ce qui s'est passé hier, plus rien ne peux m'atteindre !

Mouais, en plus elle me demande juste de penser à lui ramener l'bouquin qu'elle m'a filé. Rien de bien chaud.

C'est quoi ?

J'sais plus. C'est ça le problème. Et j'ose pas lui dire, elle risque de se vexer en secret.

Sakura a rageusement écrasé son mégot avant de croiser les bras. Elle avait vraiment une sale tronche alors qu'on riait à gorge déployée avec Sasuke.

Je peux savoir pourquoi tout le monde réussit quand j'échoue ? A-t-elle lâché d'une voix à la fois en colère et triste.

De quoi tu parles ?

Je peux savoir pourquoi personne ne tombe amoureux de moi ? Pour de vrai ?

J'ai ouvert la bouche, étonné. J'assistais vraiment au début d'un spectacle. Celui d'une amie tombant en lambeaux. Ses yeux humides retenaient difficilement un mal trop puissant pour être contenu au fond d'elle.

Est-ce que quelque chose cloche chez moi ? Je ne suis pas belle ? Pas intéressante ? Je ne donne pas la peine qu'on veuille tomber amoureux de moi ?

Elle a toussé encore une fois avant de s'essuyer maladroitement les joues du bout de la manche.

Pourtant je fais de mon mieux. Je travailles d'arrache-pied pour avoir des bonnes notes, et pour qu'on soit fier de moi. Je me lève une heure plus tôt le matin pour être jolie. Des fois je saute un repas quand j'ai trop mangé dans la journée pour avoir une belle silhouette. Et je renouvelle régulièrement ma couleur. Je ris aux blagues, je sais entretenir une conversation. J'ai des défauts, oui, mais pourquoi ce n'est jamais de moi qu'on tombe amoureux ? J'ai l'impression qu'il ne se passe rien dans ma vie, de tout échouer, alors que vous... Vous tous...

J'ai pas réfléchi. Le spectacle était trop douloureux pour la laisser continuer toute seule. Je l'ai serrée maladroitement dans mes bras. J'avais toute son odeur dans le nez. Et puis Sasuke l'a étreinte aussi, m'encerclant un peu. Et elle a pleuré encore plus fort. Et même si elle avait de la morve plein le nez, et que son pull ne sentait pas très bon, que ses cheveux étaient un peu sales, on n'a pas bougé.



Après ça, la semaine s'est plutôt déroulée sans encombre. Ok, Temari s'éloignait. Ok, Sakura se refroidissait. Ok, l'ambiance à la cantine, dans les couloirs, dans le café, était fausse, hypocrite. Mais il n'y avait pas eu de gros coup d'éclats, pas de bagarres à s'en blesser les uns les autres. On partait petit à petit sans vraiment s'en rendre compte. On se laissait filer, et on faisait comme si ça nous convenait.

Vendredi soir, après les cours, Sakura et Temari se sont éclipsées précipitamment. On avait prévu de se faire une soirée juste entre mecs, alors Hinata s'était retrouvée seule devant les grilles du lycée. Sur le coup, j'ai eu l'impression que son écharpe l'étranglait, et que les couches supplémentaires de vêtements la capturait. Elle était plantée sur le bitume, sans pouvoir bouger, parce qu'elle ne savait sûrement pas où allaer.

Hina ? Ça va ? Ais-je dit en saisissant sa main emmitouflée.

Elle a hoché la tête dans un mouvement presque imperceptible.

Tu veux venir avec nous ? A demandé Sasuke.

Non, non, amusez-vous.

T'es sûre ?

On n'est pas obligé d'être tout le temps ensemble, ça va.

J'ai voulu l'embrasser mais elle s'est écartée avant de partir.


Je pense juste que ça va leur passer. Les filles ça se fout dessus sans raison d'façon, a dit Sasuke en prenant une poignée de Pringles Paprika.

On était dans la chambre en désordre de Suigetsu. On matait une série, je ne sais plus trop laquelle, et on bouffait le McDo qu'on avait emporté. Et puis comme la chambre de Suigetsu était pleine à craquer de malbouffe en tout genre, on grignotait, affalé comme des animaux sur le tapis encombré de fringues sales, l'ordi posé face à nous.

On n'écoutait plus vraiment l'intrigue qui se déroulait à l'écran ; on avait un drama plus intéressant en tête.

Elle m'a vraiment fait de la peine Hinata, ais-je dit. Est-ce que j'ai bien fait de la laisser seule ?

Sûr. On a b'soin d'être seul parfois, a répliqué Suigetsu avant d'enfoncer une paille dans le trou de sa canette.

J'suis mal. Je l'imagine recroquevillée sur elle-même, pleurant dans son lit en serrant son oreiller contre elle. Et parce qu'elle veut qu'on soit tranquille ce soir elle prend peut-être son mal en patience, et peut-être qu'elle ne m'en parlera que demain. En attendant je suis le pire copain du monde parce que je suis incapable de la réconforter.

Sasuke a poussé un long soupir avant de mettre l'épisode de Breaking Bad (oui on regardait Breaking Bad, ça me revient) en pause.

Laisse-la souffler. T'es tout le temps « Hinata par ci », « Hinata par là ». Vous avez le droit d'être fusionnels mais c'est pas une raison pour lui coller au cul. Même quand elle n'est pas là tu n'as que son prénom à la bouche.

C'est normal, c'est ma copine.

Justement, rétorqua Suigetsu, du même avis que Sasuke, c'est ta copine, pas ton petit chiot que t'as laissé tout seul à la maison pour la première fois. Ou ton gosse. Elle sait se débrouiller.

Et tout le drama qu'il y a avec les filles va s'arranger, tenta de me rassurer Sasuke. Regarde, on se faisait tous la guerre quand Sui' et Sakura sont sortis ensemble et pourtant on s'est réconcilié pas moins d'un mois après. On est la bouteille d'oxygène des autres.

On ne l'est pas tous ; certains sont le poumon du groupe.

Arrêtez avec vos métaphores, j'y pige rien ! Ais-je mimé de bouder.

Ouvre-moi ta porte Naruto, m'a taquiné Sasuke.

J'ai râlé et me suis roulé sur le dos, écrasant mes frites dans le mouvement. J'ai fixé le plafond de la chambre étroite de Suigetsu. Des stickers fluorescents en forme de dauphin poussiéreux le décorait. C'était comme être subitement dans la mer, je pense. Quoique, le côté phosphorescent me rappelait les étoiles. Suigestu se noyait-il ou avait-il plutôt la tête dans les étoiles ?

J'ai pas compris vot' délire de portes, a repris Suigetsu, mais c'est pas grave, moi aussi j'ai des délires avec mon meilleur ami Sasuke.

Hé ! C'est mon meilleur ami !

Je m'étais relevé d'un coup pour fusiller Suigetsu du regard. Lui, il ricana avant de relancer l'épisode. Un peu plus sérieux, Sasuke poursuivit la conversation :

Tu sais, on est tous les six comme un couple. Déjà, deux personnes, c'est beaucoup, alors t'imagines six ? On est tout le temps à s'occuper des autres comme si on était amoureux, tu m'étonnes qu'on déraille des fois. 'Faut pas s'en faire.

J'ai reçu un message d'Hinata a ce moment-là. Elle me demandait si je pouvais venir chez elle ce soir. J'ai répondu que j'étais occupé mais que je pouvais passer le lendemain.

« Mais c'est ce soir que j'ai besoin de mon petit-ami... »

Vous me connaissez. J'ai pas attendu, et je me suis précipité chez elle.


A peine ais-eu le temps d'avaler les marches de l'escalier pour frapper à la porte de sa chambre, qu'elle m'eut agrippé le t-shirt et m'eut férocement embrassé. On a alors re-fait l'amour. Mais ce n'était plus aussi doux, aussi délicat que la première fois. C'était plutôt comme si elle cherchait quelque chose, comme si elle avait besoin de quelque chose. Elle en avait tellement besoin qu'elle en devenait brutale, peut-être même violente. Moi, je l'ai laissé faire.

On ne faisait pas l'amour ; elle me transmettait son cri de détresse inaudible. J'étais le seul à pouvoir le capter parce que c'était le seul moyen pour elle de me le faire parvenir.

Quand on eut fini et qu'elle se lova brusquement contre moi, et que ses sanglots trempèrent mon torse, je l'ai serré tellement fort contre moi que j'ai eu peur de la briser.

J'ai appelé Sakura tout à l'heure, a-t-elle gémi.

Je ne l'entendais pas vraiment ; parce qu'elle n'articulait pas et que sa voix était étouffée par notre étreinte.

Elle a été si dure... Je lui fais tellement de mal... Mais je ne suis pas parfaite, bon sang. Arrêtez de croire que je suis parfaite. Après j'ai une pression monstrueuse sur les épaules. Je ne dois pas réussir, je dois briller, sinon je vous déçois.

Je caressais doucement son dos, cherchant à l'apaiser avec de doux gestes circulaires. J'accrochais sans le vouloir ses mèches noires. Ses mèches noires contre sa peau blanche. Elle était si belle...

Durant tout son discours entrecoupé de larmes, je n'avais aucun mot réconfortant. Je me contentais alors de lui rappeler ma présence, de lui remettre en mémoire qu'elle n'était pas seule, que j'étais là et que pour rien au monde je ne l'aurais laissée tomber. J'embrassais ses cheveux parfois, ou le haut de son crâne, puis son nez, et ses joues dans l'espoir d'attraper ses pleurs.

A chaque fois que je fais une erreur, je culpabilise tellement.

Je t'aime Hinata.

Elle a reniflé et pour la première fois depuis dix minutes, elle a cessé de parler.

Je t'aime, même si tu chantes faux. Je t'aime encore plus quand tu rates la cuisson de tes gâteaux, ou quand tu ne sais pas associer tes vêtements pour que ce ne soit joli. Quand tu ris trop fort, parce que ça t’arrive rarement, mais putain qu'est-ce que j'adore t'entendre rire comme un petit cochon. J'aime quand tu bégaies au début de tes exposés parce que tu es intimidée, ou quand tu te mets à pleurer contre moi parce que ça ne va pas. J'adore quand tu piques une crise colère méritée. Je t'aime même quand tu flanches, je t'aime même quand tu rates. En fait, je t'aime encore plus quand tu échoue parce que tu es humaine Hinata, et parce que je t'aime toi en entier.

Son poing sur mon thorax se serra alors qu'elle éclata en sanglots. Elle a bafouillé quelque chose de certainement mignon qui allait avec l'ambiance, alors j'ai continué à chatouiller ses émotions avec des mots larmoyants. Sur le coup je pensais que le fait qu'elle pleure même après ce que je lui ai dit était dû au fait qu'elle m'aimait vraiment, et qu'elle était émue par mes propos.

Mais je pense que c'est faux. Elle culpabilisait.


Et puis il y a eu le lendemain matin. Je m'en allais vers le Nothing Hill pour nous acheter un petit-déjeuner. Sifflotant et guilleret, j'imaginais cette matinée sous les rayons hivernaux, Hinata dévorant un croissant, habillée de mon sweat préféré.

Mais devant le café il y avait Temari, en grande discussion avec son supposé crush. Ils étaient l'un en face de l'autre, assez proches physiquement mais Temari croisait les bras, barrière à ses sentiments. Sa tête n'était pas baissée mais son regard refusait d'affronter celui du garçon à peine plus grand qu'elle qui nageait dans jean troué trop grand. Il avait l'air assez sûr de ses mots et lui tenait apparemment un discours énergique.

Et puis mon cœur a sauté quand il a vivement saisit le bras de Temari afin qu'elle cesse de tenir cette position qui leur faisait obstacle à tous les deux. Un bras ballant, l'autre maintenu dans le poignet du type, Temari était sûrement vulnérable à ce moment-là.

Et c'est sûrement pour ça que, timidement, elle a levé le menton pour cogner ses lèvres contre les siennes.

Et moi j'ai cru avoir compris pourquoi Temari s'éloignait de nous. Parce qu'elle avait trouvé mieux. Parce qu'elle s'était lassée. Parce qu'Hinata avait eu raison ; on était six, ni plus ni moins. Temari avait laissé un septième entrer, et ça ne pouvait plus fonctionner.




***


J'ai à la fois l'impression d'être hyper proche et hyper loin de la fin de cette histoire. Je pense vous avoir dit que cette histoire serait peut-être la plus courte, mais je vois mon avancée dans les chapitres et... J'en sais rien du tout :'(

Sinon c'est toujours difficile d'écrire Naruto parce qu'il est spontané, mais je ne peux pas qu'écrire du langage oral, alors je suis souvent en train de me questionner sur un tas de formulations de phrases. J'espère que vous, ça ne vous fait pas bizarre ^^

Retrouvons-nous en commentaire !

Des bisouilles !