One Shot

par ranbilan

Bonjour bonjour !

Je reviens avec ce one shot que j'avais promis à Mimoo il y a loooongtemps (trop longtemps), et que, en farfouillant dans mes fichiers, j'ai retrouvé. J'ai vite écrit la fin vu que l'inspiration est venue à moi (xD), et voici le résultat : un superbe OS assez long, et dont je suis particulièrement fière. Ma p'tite Mimoonette, j'espère qu'il te plaira aussi, en tout cas, je te fais de gros bisoux !

Sur ce, je vous laisse lire !

 

ONE SHOT

 

Nous étions au mois de juillet. Juillet, synonyme de soleil, vacances, et plage. Synonyme aussi de touristes, et par conséquent de petits boulots. Bien sur, chacun ne trouvait pas son bonheur ; mais, dans notre cas, on n'en était pas loin.

 

Un jeune homme brun, avachi sur sa chaise, bien à l'ombre dans la cabane des maîtres nageurs sauveteurs de la plage, somnolait doucement. Il devait avoir une vingtaine d'année et pour lui, maître nageur, c'était le job idéal. Il pouvait dormir sans se faire réprimander pendant son travail, étant donné qu'il n'était pas à la surveillance, mais à l'infirmerie. Et, en deux semaines de vacances, il n'avait fait que poser un pansement à une gamine de six ans. Dire qu'ils lui avaient fait passer son diplôme de secourisme il y a déjà deux ans pour pouvoir travailler ici ! Enfin ... ç'avait été galère, mais ça valait le coup au final. Et puis, ça serait toujours un truc de plus bon à mettre sur son C.V. pas très rempli (trop la flemme de passer un examen, vous comprenez ...).

 

Un jeune homme blond arriva en gesticulant ; il réveilla son collègue en lui disant qu'il n'était pas payé pour dormir. Le brun, moitié amusé par la remarque, et moitié énervé d'avoir été réveillé par cet énergumène galère, pensa que si, c'était justement son cas. Puis il demanda d'une voix traînante :

 

« Pourquoi tu m'as réveillé, Naruto ? »

-Pour rien, on voulait jouer aux cartes avec les autres ... ça te dit ?

-Pourquoi pas ... soupira le brun, s'extirpant avec difficulté de sa chaise.

-Allez, dépêche toi Shikamaru ! S'impatienta bien vite le blondinet si mignon.

-J'arrive, j'arrive ... »

 

Naruto. Ce type était plus qu'une simple personne aux yeux de Shikamaru. C'était un concept. Il émanait de ce jeune homme à la peau halée une joie de vivre perpétuelle, qui avait l'avantage d'être contagieuse, et qui redonnait le sourire à n'importe qui. Ils s'étaient rencontrés il y a deux ans, en première. Le sort avait voulu qu'ils soient dans la même classe cette année-là. Le caractère enthousiaste de Naruto avait tout de suite plu au fénéant, et ils s'étaient présentés leur amis respectifs, formant ainsi la bande d'ami qui se trouvait aujourd'hui autour de cette table. L'été qui avait suivi leur dernière année de lycée, ils s'étaient trouvé ce job, et une routine s'était peu à peu installée. Les p'tits nouveaux à la surveillance, pendant qu'eux jouaient aux cartes, bronzaient, ou roupillaient. Shikamaru était un représentant de la troisième catégorie. À vrai dire, il était le seul. Ses amis trouvaient la plage plus attrayante que la pièce sombre où lui passait le plus clair de son temps. On y faisait des rencontres bien plus intéressantes, s'il en croyait les dires de Kiba, un autre de ses amis, un peu trop dragueur à son goût.

 

Shikamaru se leva, délaissant les cartes et les joueurs, pour rejoindre son meilleur ami, Chôji, à la barre d'observation. Un peu rond, et les cheveux châtains, ce garçon n'en était pas moins charmant, attentionné. Et il savait de quoi avait besoin son ami. En l'occurrence, il fallait qu'il sorte, qu'il rencontre d'autres gens. Et pourquoi pas des filles !

Shikamaru était un de ces mecs machos et blasés jusqu'à la moelle, qui préféraient mourir plutôt que d'aller draguer quelqu'un. Non, c'était selon lui aux filles de venir à lui ; et elles le faisaient ! Mais attention, je vous vois déjà venir, avec vos remarques désobligeantes. Sachez plutôt que s'il était un macho, notre brun était loin d'être un idiot, très loin même. C'était plutôt ce qu'on appelle un « petit génie ». Mais un génie qui dédaignait les filles.

 

C'est donc dans des circonstances qu'on pourrait qualifier de calmes/paisibles, que notre histoire commence réellement.

 

OoOoOoO

 

Nous étions un mardi de ce beau mois de juillet, et le soleil était à son zénith. La plage n'était pas très remplie à cette heure-là, il faisait bien trop chaud. La plupart des gens déjeunaient à l'ombre salvatrice d'une terrasse ; cependant, on trouvait encore quelques jeunes filles occupées à faire la crêpe sous ce soleil de plomb, appliquant avec une attention redoublée de l'huile sur leur corps. Sans doute voulaient-elles être les plus bronzées, le plus vite possible.

 

Plusieurs durent avoir chaud, puisque qu'un groupe d'entre elles se dirigea vers la mer bleue verte si attrayante. C'est à peu près à ce moment-là que Shikamaru rejoignit Chôji à la barre d'observation. Ils discutaient tranquillement, quand le brun plissa les yeux, comme pour distinguer un détail.

 

« Chô', ça ne serait pas quelqu'un qui est en train de se noyer ça ?

-Oh mon Dieu, tu as raison ! Naruto, Sasuke, Kiba, y'a quelqu'un qui se noie, ramenez vous tout de suite ! Cria-t-il à ses amis. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les trois étaient là. Là bas, indiqua le châtain du doigt.

-J'm'en charge les gars, s'écria Naruto, qui était déjà en chemin. Laissez passer, pardon, y'a urgence ! Hurlait-il, dans son petit maillot de bain moulant, si caractéristique des maîtres nageurs à la plage. »

 

Après quelques secondes seulement de nage acharnée, il parvint à récupérer la personne noyée, qui s'averra être une jeune femme blonde et mince. Vraiment très jolie, pensa-t-il. Il la ramena sur le bord, où l'attendaient Kiba et Sasuke. Ils aidèrent Naruto à ramener la belle évanouie à l'intérieur le plus vite possible, dans l'infirmerie. Ils la posèrent sur le lit, et attendirent. Une seconde ... deux secondes ... dix secondes ... Le blond qui avait récupéré la jeune femme s'impatienta, partant légèrement dans les aigus à cause de la panique. Ses jérémiades eurent comme effet de réveiller Shikamaru, qui semblait légèrement perdu dans ses pensées. Ce dernier fixait le corps inconscient, comme hypnotisé. Il en oubliait presque de respirer, c'était comme si le monde s'était arrêté de tourner pour lui pendant un court instant.

 

Il fut tiré de sa contemplation par la voix étrangement aiguë d'un Naruto qui paniquait. Ah oui, il avait raison : c'était à lui de s'occuper de la jeune fille qui s'était noyée, étant donné qu'il était le seul à posséder le diplôme de secouriste. Qu'est ce qu'il fallait faire déjà ? Si seulement il se souvenait un peu mieux de ses cours de sauvetage ... Il n'aurait pas dû dormir si souvent ...

 

Au prix d'un effort de réflexion intense, Shikamaru se remémora les « gestes qui sauvent », autrement dit, le massage cardiaque. Il se pencha sur le buste de la jeune fille, et entendit avec soulagement son coeur battre plus ou moins normalement. Elle avait juste perdu connaissance. Il plaça ses mains juste en dessous du sternum de la noyée, et exerça une vingtaine de pressions pendant lesquelles son esprit semblait s'être échappé de son corps à nouveau. Puis, quand il réalisa que la deuxième et dernière étape de la réanimation était le bouche à bouche, il rosit imperceptiblement, lui même ignorait pourquoi. Il se reprit bien assez vite, et personne ne remarqua son trouble passager. Personne, excepté Chôji, qui connaissait bien trop son meilleur ami pour laisser passer une chose pareille. Shikamaru insuffla de l'air à la jeune femme. À la quatrième série, elle cracha un peu d'eau, et s'éveilla. Elle porta une main à sa tête, l'air perdue, et demanda d'une voix douce :

 

« Excusez- moi ... Qui êtes-vous ?

-Shikamaru Nara. Vous avez failli vous noyer, mais c'est fini maintenant. »

 

Sur ces mots réconfortants (?), le brun se leva et alla s'asseoir. Il eut tout de même le temps de noter la couleur de ses yeux. Un vert sapin sombre, envoûtant. Kiba sauta sur l'occasion, et demanda quel était son « p'tit nom » à la jeune fille avec un sourire craquant, dans un motif tout à fait professionnel, cela va de soit.

 

« Temari. Je m'appelle Temari No Sabaku.

-Et, comment se fait-il que vous vous soyez noyée ? Vous ne savez pas nager ? Demanda-t-il étonné. »

 

Un sourire gêné apparu sur le beau visage de la blonde, qui avoua en se passant une main derrière la tête :

 

« Pas vraiment ... je n'ai appris qu'au début des vacances ... Je viens d'un pays désertique, je n'avais jamais vraiment eu l'occasion d'apprendre jusque là. Pourtant, l'eau n'était pas très profonde quand je me suis mise à flotter sur le dos ...

-Vous avez dû vous laisser entraîner par le courant, c'est vrai qu'on vous a récupérée assez loin ... Intervint Chôji. Faites attention à l'avenir, d'accord Temari ?

-Promis ... Je resterai avec mes amis, ils doivent être morts d'inquiétude en ce moment ... Je ... Je peux y aller ? Demanda-t-elle en se levant gracieusement.

-Si vous voulez, mais prenez garde, vous êtes encore faible ... Prenez ça, ça vous remettra d'aplomb.

-Faible, moi ? Jamais, rit-elle doucement. Merci encore ! »

 

Elle se leva, et demanda à Kiba de remercier Shikamaru pour elle, il semblait endormit ... Chôji fixait son meilleur ami avec un air curieux. Le brun n'avait pas donné signe de vie depuis plusieurs minutes. Quand Temari formula sa demande, son oeil gauche bougea imperceptiblement. Simple hasard ou coïncidence ?

 

Gauche, symbole du féminin et de la spontanéité ...

 

Un petit sourire vint alors orner le visage du châtain : il avait une idée. Il se dirigea avec un entrain rare vers Kiba et Naruto, et les emmena un peu à l'écart pour leur en faire part. Pourquoi eux deux ? Simplement parce qu'ils avaient fait les quatre cents coups au lycée ensemble et qu'ils étaient toujours fourrés dans les plans foireux. Il était donc sûr qu'ils accepteraient. Il leur chuchota en riant ce à quoi il pensait. Un ricanement stupide s'échappa des lèvres de Kiba, bientôt rejoint par le blond. Un air sadique et amusé passa sur leurs têtes à cet instant, et ils se mirent à parler détails. Suite à cette discussion, les deux amis s'éclipsèrent une dizaine de minutes, prétextant qu'ils avaient faim, et revinrent avec un sourire victorieux.

 

Temari alimenta la plupart des conversations jusqu'à tard dans la soirée. Naruto en particulier, se vantait de l'avoir sauvée, et Kiba de lui avoir fait un clin d'oeil auquel elle avait, prétendait-il, répondu. Tout le monde en doutait, et se moquait de lui à ce sujet. Shikamaru, qu'on n'avait plus entendu de la journée, se leva tout à coup et lâcha :

 

« C'est bon, ça suffit ! Naruto, tu l'as récupérée, Kiba, tu lui as fait un clin d'oeil, je l'ai réanimée, et on arrête là ! Inutile d'en faire autant, c'est pas la première fois que ça nous arrive ! Bon, je vais me coucher je suis fatigué. »

 

Et il partit. Le lendemain matin, personne ne parla plus de Temari. Kiba et Naruto étaient apparemment en train de concocter un nouveau plan, s'il en jugeait par leurs sourires entendus, et leurs rires si mal contenus dès qu'il entrait dans une pièce et qu'ils n'étaient que tous les deux, probablement à comploter. Au déjeuner, Chôji proposa de sortir le soir venu, d'aller dans une boite de nuit. Ça faisait longtemps selon lui. La proposition s'adressait plus à Shikamaru qu'aux autres, il savait qu'ils seraient partants. Il accepta finalement en soupirant que ça lui changerait les idées.

 

L'après midi fut pour Shikamaru un long moment de détente ; la routine reprenait ses droits. Aujourd’hui, c'était repos, avait-il déclaré. Mais un esprit aussi brillant que celui ci ne pouvait décement pas passer toute une après midi à dormir ... Malheureusement, bouger, c'est bien connu, est une chose fatigante : le brun se contentait de penser. D'habitude, ses pensées vagabondaient ... Elles allaient des nuages aux nuages, en passant par les nuages. Et pourtant, aujoud'hui, une tête blonde vint faire irruption au milieu de ces bouts de coton blanc. Et il se laissa aller, mêlant l’habituelle blancheur de ses songes à un vert forêt intense.

 

La soirée arriva bien trop vite aux yeux de Shikamaru, qui sentit les forces lui manquer quand il entendit les cris d'enthousiasme de ses deux amis les plus stupides - il pensait bien évidemment à Kiba et Naruto. Les paris entre ces deux allaient de bon train : qui danserait avec le plus de filles, qui pourrait boire le plus de vodka et réciter la table de trois ... Leur bêtise était affligeante aux yeux du brun. Encore plus que d'habitude. Peut-être était-ce parce qu'il n'avait pas très envie d'y aller ; peut être aussi parce que ses réflexions de l'après midi n'avaient abouties à rien, et qu'il avait eu la très désagréable impression d'avoir perdu son temps ... Mais il avait promis, aussi prit-il sur lui et se leva dans un interminable soupire.

 

Le trajet se fit à pied, au grand daim de notre fainéant, qui ronchona et se plaignit sans arrêt. Il n'avait pas envie de récupérer tout le monde bourré, une fois encore, surtout s'il fallait les traîner sur plusieurs kilomètres de marche. C'est pourquoi, quand ils arrivèrent, il surprit tout le monde en commandant immédiatement un alcool fort ; quelqu'un d'autre que lui serait raisonnable ce soir. Chôji choisit de tenir ce rôle : il allait rire, surtout si Shikamaru se laissait aller à l'ivresse.

 

Un verre, deux verres, trois verres ... Et voilà le brun en plein concours avec Naruto et Kiba. Le gage du perdant ? Inviter une fille choisie par les deux autres à danser, qu'elle nous plaise ou non. Et pas le droit de se défiler ! Shikamaru n'a jamais tenu l'alcool, et Naruto et Kiba ont l'habitude ... La logique voulait que le flemmard perde. En temps normal, il n'aurait pas accepté ce pari stupide ; mais on esprit était déjà un peu embrumé par les cocktails qu'il avait consommé, et les encouragements de ses amis avaient achevé de le convaincre. C'est comme ça que Shikamaru s'était retrouvé à cette table, accompagné de tous ces verres vides. C'est comme ça qu'il a perdu. Les deux autres eurent un sourire victorieux, et un clin d'oeil plus tard, ils avaient sélectionné la fille que Shikamaru allait devoir aller inviter.

 

Le brun soupira comme rarement. Qu'est ce qu'il lui avait pris d'accepter ? Non seulement il était bien plein, mais en plus il allait devoir aller chercher une fille, pour danser. Ils l'avaient bien eu ... Son cerveau concoctait déjà une vengeance qu'il était arrivé. Il tapota maladroitement l'épaule de la jeune femme d'un index timide. La première fois, elle ne sembla rien sentir. Il se fit plus insistant, et demanda, gêné : « Ca vous dit de danser ? ». La jeune femme se retourna enfin, et Shikamaru réalisa que c'était la jolie blonde qu'il avait soignée, l'autre jour. Sa tête bien faite ne mit pas plus de temps que ça à comprendre qu'il s'était fait avoir en beauté, idée qui fut confirmée par les grands sourires qu'arboraient Naruto, Kiba, et même Chôji. Les traîtres, pensa-t-il en soupirant discrètement. Ils allaient payer, ils pouvaient en être sûrs.

 

Enfin, il était un peu tard maintenant pour reculer, et l'esprit légèrement confus de

Shikamaru se dit qu'au final, ça n'était pas plus mal. Ils se dirigèrent vers la piste de danse, sous les regards si peu discrets des auteurs de ce complot. Ce fut quand la jeune femme, Temari s'il se souvenait bien, passa ses mains autour de son cou, qu'il réalisa, horrifié, que la musique énergique avait laissé place au slow. Il croyait avoir touché le fond quand la blonde se pencha et murmura un « Merci » au creux de son oreille. Il rougit insensiblement, et rapprocha son vis à vis de son corps.

 

Temari n'avait pas été surprise qu'il l'invite à danser ... Enfin si, un peu : elle se serait plutôt attendue à une invitation de Kiba, mais elle savait qu'il serait là. C'était bien Naruto et son acolyte qui lui avaient demandé de venir à cette soirée, soit disant qu'ils la retrouveraient. Elle avait douté, mais une soirée en boîte n'est jamais de refus, aussi la blonde avait appelé deux ou trois connaissances, histoire de garder contenance au cas où ils ne se pointeraient pas, et elle était venue. Le sourire gêné de Shikamaru -elle se souvenait parfaitement de son prénom-, tout comme sa manière gauche de danser un slow, la firent rire. Ce son sonna tel un doux murmure aux oreilles du brun, perdu au milieu de centaines de miliers de bruits dont il aurait volontiers fait abstraction. Elle aussi avait bu, pas plus que d'habitude, mais elle n'était pas un exemple de sérieux ... Et, il fallait l'avouer, elle trouvait le brun craquant. Sa queue-de-cheval faite à la va vite, et dont quelques mèches s'étaient échappées, son air nonchalant ... Son visage ... Son corps ...

 

Revenant à elle, Temari secoua brusquement la tête, pour s'ôter cette vision ô combien alléchante, mais assez inappropriée, de sa tête. Ce fut son tour de rougir ; elle se dissimula en posant sa tête dans le cou de Shikamaru, et espéra que celui-ci ne soupçonne rien. Sa réaction alla au-delà de ses espérances : il la rapprocha de lui d'un mouvement de ses bras, ferme et doux à la fois.

 

La danse finie, Shikamaru voulu s'asseoir, mais la poigne plus puissante qu'il ne pensait de Temari le fit rester debout. Ils dansèrent beaucoup cette soirée là. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et vers deux heures du matin, le brun, qui avait quelque peu retrouvé l'usage de son cerveau, réalisa à quel point l'état de Naruto et Kiba était dramatique : il était temps de rentrer. Il s'excusa auprès de Temari et montra en riant Kiba, complètement ivre, en train de draguer un jeune homme aux cheveux longs et au visage androgyne.

 

« On voit comment ça va finir ? Proposa-t-il.

-Oh oui, ça va être drôle. »

 

Les deux amis, que nous appellerons « couple » par commodité, crurent qu'ils allaient mourir de rire. Lorsque Kiba, qui ne devait vraiment plus voir très clair, avait tenté d'embrasser son vis à vis, il s'était pris non pas une claque, mais deux. Une troisième arrivait quand Shikamaru le récupéra.

 

« Allez, ça suffit maintenant Kiba, laisse le monsieur tranquile, sermona-t-il d'un air faussement sérieux, en se retenant de rire. »

 

Temari, elle, ne se gêna pas, et à nouveau son rire cristallin résonna dans la tête de Shikamaru. La soirée prit fin, et chacun rentra chez soi.

 

OoOoOoO

 

Gauche, droite. Féminin, masculin. Impulsif, réfléchi. Positif, négatif. Shikamaru, macho et fainéant ; Temari, féministe accomplie et pleine d'énergie.Tout à son contraire. Et, étrangement, ces contraires ont tendance à s'attirer ... C'est peut être la raison pour laquelle Shikamaru et Temari se sont si bien entendus à cette soirée. C'est aussi probablement la raison pour laquelle Temari glissa son numéro avec un gloussement et une audace qui ne lui ressemblaient pas dans la poche de son vis à vis. C'est enfin très certainement la raison pour laquelle Shikamaru ne quitta plus son sourire un peu idiot, si peu aidé par l'alcool, de tout le chemin du retour.

 

Le lendemain, ils se revirent. Le jour d'après, ils s'embrassèrent. Chôji, particulièrement fier de lui sur ce coup, avait cependant très peur de la vengeance de son ami. Et il avait raison : quand il se réveilla, deux jours après, le plan de Shikamaru était prêt. L'esprit embrumé par le sommeil, il prit une douche pour se réveiller, et mit son t-shirt préféré. Les yeux ronds comme des soucoupes, il vit Naruto revenir les cheveux roses, et Kiba les cheveux verts. Il chercha anxieusement un miroir : lui-même était tout bleu. Un sourire étira ses lèvres.

 

Temari et Shikamaru s'étaient trouvé sur une plages, et s'étaient revus tous les jours. Ils s'étaient trouvés trouvés sur une plage, et l'été touchait à sa fin. Mais pas leur histoire. Ils voulaient encore y croire. Après tout, qu'est ce que trois petites heures de train pour se revoir ? Et puis, personne ne sait ce que l'avenir nous réserve ...

 

FIIIIN !!!!

 

Mon blabla !

Le voici le voilà (enfin), ce one shot. Il m'aura donné du mal, mais ça valait le coup, non ? Bref, je n'ai pas grand-chose d'autre à dire ... Alors mes chers lecteurs, si vous avez aimé et que vous voulez me faire plaisir (et même si vous avez détesté, parce que des critiques ça aide toujours), à vos claviers !

Bisoux bisoux !