CHAPITRE 3

par corny94

 

 

 

CHAPITRE 3 :

 

 

           Plusieurs jours que je ne dormais plus. Depuis que Kiba m'avait fait cette annonce.... Est-ce que je devais m'y rendre ? Pourquoi étais-je invitée ? Alors que je ne devais plus exister à ces yeux. Peut-être savait-il pour Keisuke ?! Non impossible. Pas une fois il aurait pu...

 

- Hinata-san, pourquoi range-tu les magazines à l'envers ?

 

Haku-san venait de me sortir de ma torpeur et en effet je faisais n'importe quoi !

 

- Tu m'as l'air distraire ces derniers temps, quelque chose te tracasse ?

 

Je ne savais pas si je pouvais me confier à lui... Il s'agissait de mon patron. Mais il avait trente-cinq ans et certainement plus d'expérience de la vie que moi...

 

- C'est un peu personnel.

- Tu veux en discuter après le travail autour d'un thé ? M'interrogea-t-il avec son air chaleureux?

- Merci, Momochi-san.

 

C'est un peu plus légère que je poursuivis le cours de la journée. A la fin de mon service, nous nous installâmes dans l'arrière de la boutique tandis que Zabuza-san, son compagnon s'occupait la boutique en son absence. Je l'avais rencontré pour la première fois quelques jours auparavant, j'avais été tellement surprise ! Pour je ne sais quel raison, je pensais que son compagnon serait un bel homme classe et distingué. Je vous laisse imaginer ma tête lorsque j'ai vu arrivée une armoire en glace tout en muscle. Les cheveux noirs coupés très court avec des yeux noir et profond à faire froid dans le dos ainsi que des cicatrices parsemé sur son visage et ces bras. Et pour la côté classe il fallait oublier, la plupart du temps il portait un jogging et un sweat... Malgré la mauvaise impression qu'il m'avait faite, il me remercia vivement pour l'aide que j'apportais quotidiennement à Haku. Mais lorsque Zabuza me sourit il fit apparaitre une dentition aussi pointue que celle d'un requin et j'étais tombée dans les pommes. La honte ! Après m'être excusé un million de fois, j'ai été pardonné sous les rire de mon patron et la gêne de Zabuza-san. 

 

- Alors quel garçon te met dans cet état ? Fit mon patron me sortant une fois de plus de ma rêverie.

- Que... Comment ?

- Par déduction. Cela aurait concerné Keisuke, tu m'en aurais parlé directement. Tu ne m'as jamais parlé de ta famille. Il ne restait plus que l'amour.

- Vous êtes doué. Soufflais-je.

- Raconte-moi tout. Sourit-il en buvant une gorgé de son thé.

- Hm, vous avez toujours été avec Zabuza-san ?

- Tu veux savoir si nous avons déjà été séparés ? Oui, une fois au début de notre relation.

- Que s'est-il passé ?

- Nous nous sommes rencontrés lorsque j'étais au lycée. J'avais quinze ans et lui vingt-cinq. Pour couronner le tout, c'était mon professeur de sport.

- Oh !

- Oui, dit-il nostalgique. Il m'a soigné après que je me sois blessé pendant son cours. A cause de mon physique efféminé, les garçons prenaient un malin plaisir à me faire des farces. Pour une fois qu'on prenait soin de moi, ça m'a charmé. Même si pour lui c'était normal de s'occuper de son élève. Au bout d'un certain temps, j'ai pris mon courage à deux mains et je me suis déclarer. Evidemment j'ai essuyé un refus. J'étais son élève, trop jeune et un garçon qui plus est. Pourtant, je n'ai pas perdu espoir. Je savais qu'il était fait pour moi que...

- Vous le sentiez, au plus profond de vous même.

- Exactement. Ca a duré pendant trois ans. N'importe quel moment était bon pour le voir, je mangeais avec lui pendant la pause, je restais l'aider après les cours et parfois il me raccompagnait. Et c'est à la remise des diplômes que j'ai retenté ma chance. A ma grande surprise, il m'a accepté tel que j'étais. C'est plus tard, qu'il m'a avoué que n'avait jamais eu de doute sur mes sentiments  d'adolescent mais qu'il ne pouvait pas sortir avec son élève. Question d'éthique... Sauf que cela aurait été trop beau. Des rumeurs ont commencés à circuler en ville, les gens disaient que nous étions dégoutants, que Zabuza avait abusé de moi. Il n'a pas supporté qu'on salisse notre relation, il a rompu. Pendant un mois. La séparation a été trop dure pour nous. Il est venu me retrouver un soir après le travail et nous ne nous sommes plus quittés. On a déménagé ici à Konoha pour commencer une nouvelle vie.

- Vous avez beaucoup de chance tous les deux...

- On s'est trouvés au bon moment.

 

Il faut croire que lui et moi n'étions pas faits l'un pour l'autre, au mauvais endroit au mauvais moment.

 

- Maintenant que tu sais tout... A toi de me dire ton histoire.

- C'est compliqué. Rougissais-je.

- J'ai du temps devant moi.

- Par où commencer ? J'avais à peine six ans quand on s'est rencontrés. Moi aussi, je me faisais maltraiter par mes camarades. Il est venu me sauver en quelque sorte. Depuis, je le suivais du regard. Nous sommes devenus amis à ce moment-là. On s'amusaient comme les autres enfants. Des ballades à vélo, des pique-nique,  on grimpaient aux arbres et se baignaient au lac Hokage. On a tout partagé jusqu'au collège tout du moins. Ce qui devait arriver, arriva. Il est tombé amoureux d'une fille. Jolie, intelligente et extravertie. Moi qui avais peu d'amis à cause de ma timidité, petite et garçon manqué avec mes cheveux court, je faisais pâle figure. J'ai eu l'impression qu'il rejetait ce que j'avais toujours été... Et les sentiments que je cachais par la même occasion. J'avais tellement honte que j'ai pris la pire décision possible. J'ai arrêté de lui parler, je ne sortais plus avec lui et je l'ignorais quand il voulait me parler. Au début, c'était dure mais j'ai tenue pendant un an. Jusqu'à une certaine nuit, nous avions quatorze ans. Il a déboulé dans ma chambre. A savoir que quand je vivais chez mes parents, tout était très sécurisé. Des gardes du corps, des caméras... Alors le voir entrer par la fenêtre et se trouver devant moi... Je n'y croyais pas. Il avait prit tous ces risques et je trouvais ça tellement...

- Romantique ?

- Oui, rougissais-je une fois de plus. Il avait le don de me faire chavirer et agir comme un prince... Mais j'ai eu assez de culot pour lui dire qu'il ne devrait pas être là et que nous n'étions plus amis. Parce que je l'aimais trop pour ça. Vous auriez vu sa tête ! Stupéfait, gêné et en colère. Et puis il a éclaté. En disant que c'était stupide, qu'il avait besoin de moi, de me voir, de me parler et de me toucher... Que je lui manquais trop. Et je l'ai embrassé pour le faire taire mais surtout j'en avais envie. Il m'avait tellement manqué ! Et je lui ai dis : " Il n'y a que de cette façon que je te veux à mes côtés". Il m'a répondu avec un baiser. Notre relation à débuté comme ça. Ca a duré quatre ans.

- Pourquoi vous...

- Il est partit pour ses études et il a rencontré quelqu'un d'autre. Il n'est pas revenu à Konoha depuis... Sept ans. Bêtement, j'ai crus qu'il ne reviendrait jamais. Enfin ça c'était il y a trois jours.

- Tu l'as croisé ? Demanda Momochi-san curieux.

- Pas exactement. Mon ami l'a vu mais lui ne m'a pas remarqué. Et ce week-end, il a organisé une soirée avec nos anciens amis de lycée pour nous présenter sa fiancée... Il... Il m'y a convié. C'est une très mauvaise idée.

- Je vois... Tu as toujours des sentiments pour cet homme ?

- Par, pardon ?! No, non pas après tout ce temps. Bégayais-je pitoyablement.

- Au risque de paraître encore plus indiscret, c'est le père de Keisuke n'est-ce pas ?

- ...

- Je prends ça pour un oui. Ton premier amour qui est le père de ton enfant, de retour au bout de sept ans, il y a de quoi être perturber. Ils se sont déjà rencontrés ?

 

Je baissais la tête honteuse. Je n'ai jamais parlé de ça honnêtement avec qui que ce soit. Pas même Kurenai, qui par peur de me blesser n'a jamais osé me poser ce genre de question.

 

- L'amour ça ne se commande pas... Chuchota Haku.

- Non, je... Qu'est-ce que je dois faire ?

- Fais-toi belle, ai l'air confiante. Tu es une jeune mère, une femme courageuse et forte. C'est cet aspect de toi que je connais et que tu dois montrer. Non pas pour le reconquérir mais pour qu'il voit ce qu'il a raté ! M'encouragea-t-il d'un clin d'œil.

 

Ces compliments me firent l'effet d'une grande bouffée d'oxygène et de courage. J'allais me montrer sous mon meilleur jour et non comme celle qui a des difficultés à boucler ces fins de mois et qui donne tout à son enfant plutôt de s'occuper d'elle. Non, ça il ne doit pas le savoir !

 

* * *

 

Le jour-J est finalement arrivé. Je me sens mal, très mal. J'amenais Kei-kun chez Yuhi-san, le temps de la soirée et repasserais le récupérer  le plus tôt possible. Je ne compte pas m'éterniser là-bas !

 

- Maman ? M'appela Keisuke. Tu es trop jolie aujourd'hui !

- Tu es adorable, mon cœur ! Fondais-je devant son sourire et ces grands yeux bleus.

 

J'avais enfilé la seule jupe que je possédais. Elle était bleu marine et évasé sur le bas, elle m'arrivait au niveau de mes genoux. Je l'avais assortie avec un débardeur blanc fluide et légèrement décolleté avec un gilet couleur pêche ainsi qu'une paire de ballerine. Pour finir ma tenue, j'avais rassemblé mes longs cheveux dans une tresse et poser une touche de gloss sur mes lèvres. C'était le mieux que je puisse faire. Je n'achetais pas de produit de beauté et rarement de nouveaux vêtements. Toutes mes économies étaient consacrés exclusivement à Keisuke.

 

- Tu vas rencontrer ton prince ce soir ! Renchéri ce dernier.

- S'il savait... Peut-être mais pour l'instant tu es mon seul et unique petite prince.

 

Il me serra la main un peu plus fort, son sourire ne quittant pas ses lèvres. Nous arrivâmes chez Yuhi-san, qui nous accueilli avec un air inquiet. Kei ne le remarqua pas et s'échappa pour rejoindre Atsumi.

 

- Tu es certaine de vouloir y aller ? M'interrogea-t-elle.

- C'est ce soir ou jamais pour tirer un trait sur le passé. Définitivement. Répondis-je.

- Tu compte lui dire pour...

- Je ne sais pas... Mais vu les circonstances, il y a peu de chance.

- Oui. En tout cas tu es superbe et à défaut de lui plaire, tu trouveras peut-être quelqu'un.

- Haha, Kei-kun m'a dit la même chose.

- C'est normal on veut te voir heureuse. Dit Kurenai en posant une main sur ma joue. Il faut que tu pense à toi au lieu de penser aux autres.

- Je... Je sais. Rougissais-je gênée.

- Tu vas rejoindre Kiba et Shino, c'est ça ?

- Oui, il faut que j'y aille d'ailleurs.

- Bonne chance ! Fit-elle en m'étreignant fortement. Si jamais il te fait pleurer, j'irais lui mettre un coup là où je pense moi-même.

- Yuhi-san ! Rétorquais-je faussement outrée.

- File, dite au revoir les enfants !

- A tout à l'heure maman !

- Bisous tata !

 

Je rejoignais les garçons à quelques rue du restaurant. Shino si froid habituellement m'accorda une brève étreinte et Kiba me sauta presque dessus.

 

- Ca va aller ? Tu te sens capable d'affronter cette situation ?

- Vous vous êtes passés le mot, c'est ça ? Toi, Shino, Yuhi-san, même Keisuke... J'essais de ne pas paniquer mais vous ne m'aidez pas. Pourtant vous connaissez ma réaction quand je suis trop stressé...

- Vu le nombre de fois où on t'a ramassé évanouie quand Naruto t'adressait la parole... Je m'en rappelle ça, oui ! Se moque doucement Kiba tandis que Shino acquiesce.

- Hey, c'est pas gentil ! Souriais-je à mon tour.

- Je te préfère comme ça. Fit Shino.

- Pardon ?

- Tu viens de sourire... Cela faisait plusieurs jours que ce n'était pas arrivé. C'est cette femme-là que tu es aujourd'hui plus une adolescente. Répondit mon ami nageur. Nous serons toujours à tes côtés ! Prête ?

- Oui... Allons-y !

 

* * *

 

Ca y est nous y voilà. Ichiraku se trouve devant nous. J'aperçois Ayame-san qui nous fait signe. Mon ventre se tord nerveusement et mes mains sont moites. Mon ami brun passa le premier, moi la seconde et Shino en dernier. Au pire si je tombe dans les vapes, il me rattrapera, me dis-je pour moi-même. Ayame nous indique une grande salle ou aurait lieu le repas. Je compris d'un regarde qu'ils n'étaient pas encore arrivés, à mon plus grand soulagement... Enfin c'est ce que je croyais lorsque je vis qui était présent. Tous nos anciens camarades :

 

Choji Akimichi que j'ai connu au collège. Il adorait cuisiner et partageait régulièrement ses repas à la pause midi avec les filles de la classe. Il leur donnait des astuces pour cuisiner parfois. Choji a d'ailleurs reprit le restaurant familiale où il est chef maintenant. Je rêve d'y manger un jour quand j'en aurais les moyens. Il n'a pas l'air d'avoir trop changé. Ses cheveux châtains étaient maintenant coiffé en arrière et arborait une barbiche. Il était toujours aussi costaud et avaient toujours ces bonnes joues saillantes. Il esquissa un doux sourire quand il m'aperçut.

 

Il y avait sa meilleure amie à ses côtés, Ino Yamanaka. Belle jeune femme avec de longs cheveux platines, une longue mèche recouvrait un de ces magnifiques yeux turquoise. Elle avait toujours aimé prendre soin d'elle et savait se mettre en valeur. Cette jupe fendu montrait ce qu'il fallait de ces jambes fuselés. En plus d'avoir du charme, c'est une femme de caractère qui a réussi. Elle est propriétaire de plusieurs boutiques de fleurs à Konoha. Nous avons partagés la même classe d'art plastique au lycée. Nous nous entendions plutôt bien mais pas au point de faire du shopping ensemble. Elle me regarda brièvement et retourna à sa discussion.

 

Elle discutait avec Shikamaru Nara. Un garçon aussi surdoué que paresseux. Grand, svelte et des cheveux longs et bruns toujours attachés en queue de cheval. Il avait réussit dans l'informatique. Quelle branche exactement ? Aucune idée. Je sais juste que parfois, il s'amuse à attraper des cyber criminels. Pour tuer l'ennuie. Nous nous connaissons depuis l'école primaire. Mais nous avons fait réellement connaissance lorsque le mari de Kurenai est décédé... Nous nous retrouvions souvent ensemble pour la soutenir durant son deuil. Elle était enceinte d'Atsumi à ce moment-là. Shikamaru et moi nous occupions d'elle lorsque Kurenai ne le pouvait pas. Il était au courant pour Keisuke et par conséquent que Naruto était le père... Et moi j'étais au courant de sa relation avec sa collègue Temari. Une femme caractériel de trente ans qui supportait sa nonchalance.

 

Face à moi se trouvait Tenten, mon ainée d'un an. Calme en apparence en réalité il s'agissait d'une femme spontané accro aux arts martiaux. Elle était brune aux cheveux mi-longs mais la plupart du temps coiffés en macarons, son corps tout en muscle ne l'empêchait nullement d'avoir une silhouette féminine. Tenten adorait porter des tuniques chinoises fendues sur le côté. Je pense que c'est ce qui a fait craquer mon cousin Neji d'ailleurs. Ils s'étaient connus il y a plus de dix ans lors d'un cours de karaté. Elle l'avait mit au tapis. Et à mon plus étonnement il l'avait invité à sortir. Depuis, ils ne se sont pas lâchés.

 

Neji l'accompagne ce soir. Cela faisait un moment qu'on s'est pas vu, deux ans peut-être... A cause des Hyuga nous ne pouvions pas nous rencontrer comme nous le souhaitions. Depuis que j'ai été banni de la famille, aucun d'entre eux ne pouvait m'adresser la parole, au risque d'être déshériter. Même si on se téléphonait, le voir devant moi en pleine santé me rassurait. Visiblement, il n'a pas changé. Des cheveux toujours aussi noir et un peu plus long qu'auparavant, ils atteignaient ses reins maintenant. Il avait les même yeux argentés et perçants que tous les Hyuga. Aux dernières nouvelles, il travaillait pour l'affaire familiale aux côtés de mon père. Hyuga & Kimono, les magasins les plus prospère de la ville. Ma petite sœur devrait reprendre les rênes l'entreprise quand il se retirera. Pour le moment, elle poursuit ses études de commerces. Ils me manquent tellement... Comment va Hanabi ? A quoi ressemble la vie au manoir ?

 

Et pour finir à l'autre bout de cette longue table sur laquelle je suis, ceux que je redoutais le plus... Ces meilleurs amis à lui. Sasuke Uchiha et Sakura Haruno.

 

Le premier, un mètre quatre-vingt à vue d'œil, des cheveux corbeau mi-long et une frange déstructuré, tombeur de ces dames et descendant d'une famille noble. Il avait hérité avec son frère Itachi de la marque Sharingan Technologie qu'avait créer leurs parents. Ils fabriquaient les derniers téléphones et ordinateurs de pointes que tout le monde s'arrachait. Sasuke était un de meilleurs parti de la ville. Naruto et lui se connaissent depuis la maternelle. Ils se détestaient cordialement jusqu'à une certaine course de natation en relais où leur équipe avait gagné. Ils entretenaient une certaine rivalité fraternelle que seuls des meilleurs amis pouvaient le faire. Je n'avais jamais vraiment eu de relation avec Sasuke hormis pendant les compétions de Naruto où nous venions ensemble pour l'encourager.

 

Et puis il y a Sakura. Ces cheveux rose pâle coupé au carré et des yeux vert toujours aussi ensorcelants. Naruto l'a rencontré au collège, c'était le manager du club de natation. C'est elle qu'il a aimé à l'époque. Elle qui avait tout. Drôle, mignonne, spontané, un brun caractériel. Normal qu'il ait craqué. Et que j'arrête de lui parler. Je ne me sentais pas de taille. Mais elle n'avait d'yeux que pour Sasuke. Et Naruto s'est rendu à l'évidence, elle n'aimerait que lui et ne verrait en lui qu'un simple ami. Après cet épisode, Sakura m'en a voulu d'accaparer Naruto. Elle qui avait pour habitude qu'il lui court après, sa fierté en a pris un coup lorsque nous avons commencés à sortir ensemble... Oui, nous n'étions donc pas en très bon termes. Mais je ne pouvais pas lui retirer ces qualités. C'est une femme très brillante avec un carrière prestigieuse. Elle est médecin en chef du service des urgences de l'hôpital de Konoha.

 

Je me rends compte en les voyant tous ici que je ne les avait pas vu depuis longtemps. Je ne vis pas dans le même quartier et je n'ai pas le même niveau de carrière... Alors pourquoi est-ce que je me trouve ici ? Visiblement Sasuke et Sakura semblent aussi étonnés que moi d'avoir été convié. Dans quel but a-t-il fait ça ?!

 

- Bonjour tout le monde ! S'écria Kiba avec son entrain habituel. Ca me fait plaisir de vous revoir.

- Toujours aussi bruyant en tout cas. Ronchonna Shikamaru quand mon ami s'installa à côté de lui.

- C'est vrai que la nourriture d'Osaka est exceptionnelle ? Leur poulpe serait à tomber ! S'extasia Choji les yeux pétillants.

 

Je m'installais à la suite de Kiba, histoire de me sentir plus à l'aise entre lui et Shino. Ayame vint commander nos boissons en attendant l'arrivée des personnes tant attendu... Shino parlait déjà de ces recherches avec Neji qui se trouvait face à lui. J'écoutais d'une oreille distraite. Je n'avais rien à dire à qui que ce soit. Il y avait seulement Tenten qui avait l'air aussi peu à l'aise que moi au milieu de tout le monde. Elle tenta un sourire à mon encontre et engagea la conversation :

 

- Comment vas-tu depuis le temps ?

- Je m'en sors pas trop mal. Et toi, tu es toujours professeure d'art martiaux ?

- Oui. Et grâce à Neji-kun nous avons agrandis la salle et ouvert une nouvelle classe. Me dit-elle tout sourire.

- C'est super, répondis-je. Je suis contente de voir que Neji-nii-san et toi, vous êtes toujours aussi heureux. Tu as une très jolie bague. C'est pour bientôt ? Demandais-je en pointant son annulaire orné d'une bague de fiançailles.

- Oh nous... Rougit-elle. Cet été normalement mais nous n'avons pas fixé de date.

- Félicitation !

- Merci, rétorqua mon cousin en se joignant à la discussion. Tu seras invité, cela va de soit.

- Tu crois que c'est une bonne idée ? Vu que pè... Hiashi-sama vous interdit de...

- C'est notre mariage à Tenten et moi, pas le sien. Je ne suis pas son fils. Keisuke doit venir. Je suis sûr qu'il a grandit depuis la dernière fois.

 

- Qui est Keisuke ? S'exclama Sakura sans aucune gêne. Ton nouveau fiancé ? T'as trouvé quelqu'un qui peut te supporter et t'aimer ? La blague !

 

Ces remarques sarcastiques, ce ton acerbe, ce regard dédaigneux... Elle était comme tous les gens de ce village. Ceux qui médisent à mon sujet. J'étais la pauvre fille déshérité, celle qui a eu un enfant trop tôt et qui avait dû coucher avec un nombre incalculable d'homme. J'estime que même si nous ne serons jamais amis, je mérite un minimum de respect. Kiba me jeta un regard prêt à intervenir. Mais je continuais à fixer Sakura dans les yeux. Il est temps pour moi de ne plus subir les autres et de les affrontés.

 

- Merci de te soucier de ma vie Haruno-san. Qu'en est-il de la tienne, toujours à courir après Sasuke-kun ? Ou tu n'as même plus le temps pour ça ? Parce que tu fais partie de ceux qui ne se consacre qu'à leur travail et qui vivent par procuration en répétant des rumeurs infondés ? Non, tu es beaucoup plus intelligente que ça, nous le savons toi et moi. Souriais-je en voyant ces yeux s'écarquiller.

- Ouah ! Ca faisait un bail que je ne t'avais pas vu sans voix, grand front. Se moqua Ino, sa meilleure amie.

- Moi aussi, renchéri Choji gentiment en tendant son verre dans ma direction.

 

Je vis Sasuke approuver d'un signe de tête. Il n'avait jamais été très bavard ou expressif. Shikamaru se contenta de lever les yeux au ciel et d'imiter Choji.

 

- On arrête les chamailleries et on fête nos retrouvailles ! Fit mon meilleur ami pour apaiser les tensions. Tant pis pour les retardataires !

- Quels retardataires ? Il ne manque personne ! Rétorqua la voix que je redoutais le plus.

 

Mon souffle se coupa, mon corps se figea et mes yeux étaient incapable de se lever dans sa direction. Mais c'est officiel Naruto Uzumaki est de retour à Konoha.

 

 

 A suivre...

 

Réponse aux commentaires :

 

Yumé Hime : Merci beaucoup, ce chapitre t'a plu ?

Apolline5282 : Contente d'avoir une nouvelle lectrice : ) Dis-moi ce que tu pense de la réaction d'Hinata face à Sakura ?

lilice : Heureuse d'apprendre que tu m'as laissé un nouveau commentaire ^^ Et comme tu l'as souligné Kiba apprécie beaucoup Hinata !  Au plaisir de relire un autre de tes commentaires : )

LiliRose : Merci de ton commentaire ! Pas trop déçu que la confrontation se passe au chapitre suivant ? J'aime les fins heureuse, j'espère que ça t'aide sur mon choix ;)

himé-sama : Merci : ) Alors ce chapitre te plaît ?

Lolo95 : Pour ça, il faut surtout remercier ma Bêta lectrice qui m'aide beaucoup pour les fautes et qui me relit avec attention :D

En visite : Mon rythme de parution est assez lent (une fois par mois environ). J'aime faire les choses bien. Même si j'ai une bêta qui m'aide beaucoup, en me relisant parfois quelque chose ne me plaît plus et je réécris presque tout. Cependant, si ça peut te rassurer j'ai deux chapitres d'avance. Si la suite te plaît encore, je serais ravi de lire ton avis à nouveau. : )

Taraimperatrice : Satisfaite aussi de ce chapitre ? Ca aurait pu être une bonne idée mais Keisuke est bien mieux chez Kurenai et tu comprendras pourquoi dans le chapitre suivant ! ;) N'hésite pas à commenter ! ^^