Pour réapprendre à te battre

par tookuni

Titre : Sasuke ne parle pas

 

Auteur : Tookuni

 

Résumé : Pour apprendre à contrer certaines techniques de Sasuke, Naruto cherche un entraineur qui pourra le former à battre son coéquipier. Il ne pensait pas que l’Hokage pourrait lui trouver la personne parfaite pour lui.

 

Genre : Romance, le moins d’OOC possible

 

Rating : T pour bagarres optionnelles et allusions

 

Note : Cette histoire est tirée d’une autre de mes fics, Hakujoo Gaiden, qui à l’origine était une fic d’expérimentation (ma première fic longue), je l’aie modifiée un peu et je mets ici uniquement la partie la plus aboutie, qui est bien meilleure que les chapitres d’avant…

Et puis, ça me permet d’enfin faire mon NaruX :p (qui lui ne figure pas dans la version originale)

 

 

Sasuke ne parle pas

 

 

Chapitre 1 : Pour réapprendre à te battre

 

 

Naruto venait de terminer une de ses énièmes journées d’entraînement. Il aurait du dire semaine à ce moment là, puisqu’il était en fait aux alentours de sept heures du matin et que cela faisait bien six jours qu’il n’avait pas cessé de courir, frapper, faire des Rasengan de toutes tailles et de toutes formes, et surtout se créer des techniques à base Fuuton qui ne présentaient pas de risque pour lui, contrairement au Rasen Fuuton Shuriken.

Naruto avait pourtant repéré une faille dans son entraînement. S’il était en réalité complet et équilibré, il se désolait de ne pas bien connaître les techniques que maîtrisait Sasuke actuellement. Il savait qu’Orochimaru était son maître. Il savait que, par conséquent, il aurait certainement droit à des serpents et à cette technique de défense suprême appelée Rashômon. En dehors de cela, il ne savait rien, ni de la façon dont Orochimaru allait lui apprendre à se battre, ni de ses autres techniques, plus simples mais qui pouvaient servir facilement de leurre ou même être assez puissantes pour pouvoir l’assommer s’il n’était pas prévenu.

Après sa semaine, il ne se sentait même pas en état de se battre contre le génie de Sasuke et il avait l’impression que se lancer à sa poursuite à présent, avec le recul, était partir vers quelque chose de bien trop inconnu pour que ce soit constructif. Il lui fallait des connaissances, des bases. Il avait compris qu’il aurait besoin d’aide.

Naruto se précipita en courant dans le bureau de l’Hokage, ouvrit la porte dans un fracas du tonnerre et hurla :

 

« Tsunade-baa-chan !

– Naruto… grogna l’Hokage qui était en pleine discussion avec Shizune. Tu n’entreras donc jamais normalement dans mon bureau ?

– Là n’est pas la question ! s’emporta le blond. Je viens te voir pour un sujet sérieux !

– Qu’est-ce qu’il se passe ? Ichiraku a fermé avant que tu ne rentres ? demanda la cinquantenaire en se massant les tempes.

– C’est à propos de Sasuke ! Y a-t-il quelqu’un à Konoha qui connaisse bien les jutsu d’Orochimaru ? »

 

Tsunade s’était bien plus intéressée dès l’instant où le jeune homme avait parlé de son ex coéquipier. Pourtant, elle trouva Naruto stupide de s’être adressé directement à elle.

 

« Et tu n’as pas pensé que Jiraiya serait le plus à même de t’aider ?

– Mais l’ermite pervers n’est pas sérieux ! pleurnicha Naruto. En plus, en ce moment il est introuvable ! Pourquoi tu crois que je suis parti m’entraîner tout seul ? » continua de hurler Naruto en tendant le poing.

 

Tsunade soupira. Elle avait oublié le caractère, pour tout dire, absolument impossible, de son coéquipier et ami Jiraiya.

 

« Je suis désolée Naruto, je ne peux rien faire pour toi, je suis trop occupée.

– Hein ? s’offusqua Naruto. Mais vous ne ratez jamais un seul prétexte pour fuir la paperasse !

– Naruto, commença Shizune, laisse tomber c’est… »

 

Le poing de l’Hokage s’abattit soudain sur la table.

 

« Mais bien sûr ! J’ai mieux qu’un coéquipier pour toi, Naruto ! J’ai un élève d’Orochimaru ! s’exclama-t-elle, soudain inspirée.

– C’est vrai ? demanda Naruto, plein d’espoir, les yeux brillant de milles feux.

– Tout à fait. Elle ne devrait pas tarder à rentrer de mission, je te l’envoie sur ton terrain d’entraînement.

– D’accord la vieille ! Merci ! »

 

Et Naruto sauta par la fenêtre et disparut derrière les toits des maisons.

Pour une fois, Shizune fut plus qu’étonnée de voir Tsunade garder un calme olympien alors que Naruto l’avait –encore- traitée de vieille.

 

« Bien, déclara la brunette tout sourire en se retournant vers la Godaime, Tsunade-sama, nous allons pouvoir continuer les… »

 

Shizune s’était arrêtée net. Sur le visage de Tsunade s’étalait un splendide sourire. Un sourire des plus sadiques. Puis la blonde se mit à ricaner, et enfin, sous le regard à la fois ahuri et apeuré de sa secrétaire, elle explosa d’un grand rire satisfait.

 

*

*  *

 

Naruto s’entraînait depuis une bonne heure au niveau de la cascade que Yamato avait crée pour lui il y avait quelques temps. Il se demandait bien quelle nouvelle tête il allait voir et était un peu nerveux : c’était une élève, une fille, donc, et Orochimaru n’avait pas fait preuve de mauvais goût en prenant Sasuke sous son aile, il fallait bien qu’il le reconnaisse. Il se demandait donc avec appréhension à quoi elle pouvait ressembler.

Soudain, uns sorte de tornade humaine beige lui fonça dessus et s’écrasa sur lui avec fracas. Naruto n’avait pas eu le temps d’esquiver, il se retrouva par terre, écrasé par deux pieds conquérants, et une voix qui ne lui avait absolument pas manqué hurla :

 

« Alors ! Il y a un petit jeune qui a besoin de mon entraînement ? Montre-toi gamin ! Mitarashi Anko est dans la place ! »

 

Cette femme aurait fait peur à n’importe qui. Pourtant, Naruto se releva soudainement, faisant tomber l’attaquante et hurla :

 

« La folle de l’examen chunin ! C’est toi qui dois m’expliquer les techniques d’Orochimaru ?

– Naruto ? » s’écria Anko à son tour, complètement atterrée –dans tous les sens du terme d’ailleurs.

 

*

*  *

 

Naruto et Anko étaient assis en tailleur l’un en face de l’autre, se souriant nerveusement, le blond regrettant ses fantasmes d’une charmante et adorable entraineuse. Ce n’était pas qu’Anko était laide. Elle avait tous les attributs féminins qu’un homme pouvait désirer d’une femme, son visage était énergique et bien formé, ses vêtements laissaient place à l’imagination imagée, mais le problème, le seul problème pour Naruto, était qu’Anko était tout, sauf supportable.

 

« Oh, je vois, ricana-t-il en se grattant le crâne, on s’est tous les deux faits avoir.

– Exact. Elle ne t’a pas dit que c’était moi et elle ne m’a pas dit que c’était toi. Enfin, puisqu’on est là… On se vengera plus tard, tu es d’accord ? »

 

Anko s’était levée, étirée, et avait épousseté son long manteau.

 

« Alors ? Qu’est-ce que tu veux savoir ? » sourit la jeune femme à son nouveau disciple.

 

Naruto fut étonné, un peu troublé, parce que ce sourire était très sincère et tout à fait mignon. Evidemment, il se garderait bien de le faire remarquer. Puis, il se remit debout à son tour et exposa son problème.

Au bout d’une semaine, le blond savait à peu près en théorie tout ce qu’il devait connaître des techniques d’Orochimaru. Anko avait été si terrible qu’il n’avait pas eu d’autre choix que d’apprendre vite et bien. Il en était cependant heureux. Elle lui ressemblait beaucoup, sûrement en plus femme, parce qu’elle avait cette espèce de petit caractère bien à elle qui force à se laisser maîtriser. Pas parce qu’elle criait, mais parce qu’elle regardait. Naruto avait déjà connu ça avec Sakura. Cela lui faisait du bien de retrouver un bout de la petite fille qu’il avait aimée. Aujourd’hui, Sakura ressemblait plus à une jeune femme belle et simple, énergique, il était vrai, mais éplorée, hélas.

 

*

*  *

 

« Allez ! Debout feignasse ! On passe à la pratique ! Et après ça tu devras aussi comprendre comment il réfléchit ! »

 

Anko venait de shooter dans Naruto qui s’était évanoui d’épuisement mental après avoir tant travaillé avec un cerveau qui n’avait jamais été fait pour cela. Le blondinet se mit immédiatement au garde à vous, hurlant :

 

« Chef oui chef ! »

 

Anko sourit pour ne pas exploser de rire. Quand elle entreprenait quelque chose, ce n’était pas à moitié, mais c’était encore mieux si ce quelque chose était agréable. Elle avait établi pour Naruto un programme complet d’entraînement et pensait s’ennuyer en attendant, mais son élève était tellement imprévisible, plein de vie et d’humour, qu’il était certainement la meilleure mission qu’elle ait jamais eu depuis des lustres. A bien y regarder, la meilleure mission tout court.

Les deux jeunes gens se battaient parfois l’un contre l’autre. Anko avait pris l’habitude de garder un temps d’entraînement général à Naruto, pour qu’il ne perde rien de ses capacités, et elle y participait souvent avec plaisir. Le ninja était devenu fort. Vraiment fort. Il l’égalait presque. Alors encore cette fois, comme à chaque fois qu’ils terminaient de se battre, Anko immobilisa complètement Naruto en se tenant à quatre pattes sur lui, et lui lécha la joue juste là où, comme chaque jour, elle faisait une petite entaille.

La première fois qu’elle avait eu ce geste, Naruto avait eu l’air effrayé. A présent, il y était tellement habitué qu’il attendait presque avec impatience que le moment vienne. Il y avait quelque chose de très érotique, certainement, à se laisser lécher la joue par cette femme. Ou peut-être était-ce juste son point de vue et cela dénotait alors une certaine affection non négligeable pour la brune. Naruto, pour une fois, sourit complètement en se posant la question. Ses yeux bleus plongés dans ceux d’Anko, il réfléchit un peu et s’aperçut qu’elle avait relevé la tête et le regardait d’un air étonné.

 

« Tu ne te débats pas ? demanda-t-elle, inquiète.

– Ah… Hahaha… rit Naruto, embarrassé, en levant un bras pour le passer derrière sa tête, bah, ne me frappe pas mais… J’aime bien quand tu fais ça ! »

 

Anko écarquilla les yeux un instant, surprise, puis passa sa langue sur ses lèvres, joueuse, et demanda :

 

« Et si je fais ça ? »

 

Fondant sur la bouche du blond, la brune y fit glisser le muscle dévastateur. Entendant Naruto avaler de travers, elle gloussa, heureuse de son effet, et finit par mordiller les lèvres du jeune homme. La bouche s’ouvrit pour laisser passer un soupir, Anko en profita, prise dans son manège, pour glisser à l’intérieur et sa langue se mêla à celle de Naruto. Le réceptacle de Kyuubi n’avait d’abord plus su où se mettre, mais rapidement, il s’était laissé aller et avait fermé les yeux, cherchant le contact de ces lèvres carnassières. La main qui était restée derrière son cou s’était déplacée sur une hanche et son torse s’était soulevé pour laisser libre mouvement à sa tête et empêcher Anko de trop s’éloigner.

Ce fut uniquement lorsque Naruto se mit lui aussi à mordiller ses lèvres qu’Anko se ressaisit. Rapidement, elle écarquilla les yeux et se recula pour tomber sur les fesses, face à Naruto. Lui-même se sentait étrange et surpris. C’était la première fois qu’il ressentait cela. Il ne s’y attendait pas non plus. Bien sur, Anko était devenue en un mois maintenant quelqu’un de très important pour lui. Une femme, qu’il aurait peut-être vue comme une mère. Il y avait Tsunade pour cela. Anko était trop jeune pour l’être. A la rigueur, elle serait sa sœur, mais il ne pouvait pas la voir comme cela non plus. Pourtant, ce qu’il y avait au fond de lui était trop fort pour que ce soit une simple amitié. Naruto se souvenait d’un sentiment semblable lorsqu’il avait aimé Sakura, qui n’était plus que l’ombre d’elle-même, malgré les apparences. Cette brune surexcitée aurait donc remplacé, en si peu de temps, la jeune fille ? C’était facile, certes. Naruto n’était plus tout à fait amoureux de Sakura en bien des points. D’abord, leur relation datait trop pour qu’elle soit sainement celle d’amants. Ensuite, il avait aimé la petite fille qui cherchait de la reconnaissance. C’était uniquement pour cela qu’il s’était épris d’elle. Depuis lors, elle avait fini par obtenir une partie de l’attention qu’elle voulait. L’autre, ne pouvait être assouvie puisque l’objectif même avait déserté. Sakura avait changé. Elle était moins superficielle, elle était devenue forte. Naruto n’avait plus pour elle les sentiments de l’enfance. Comme il ne s’était jamais posé la question, il avait pensé que rien n’avait changé. A présent qu’Anko était entrée dans sa vie, il n’en était plus sur. Sakura était une amie chère à son cœur, une sœur qu’il voulait aimer et protéger de sa propre affection. Il ne voulait plus d’elle comme petite amie depuis longtemps. Ce n’était pas pour rien qu’il avait cessé de lui faire des avances. Se connaissant, il aurait dû s’entêter bien plus que cela.

Anko, elle, était une femme magnifique. Elle savait de qu’elle voulait, faisait preuve de la même volonté que lui, et elle avait souffert un martyre qu’elle pouvait partager avec lui. Ils savaient rire ensembles, elle ne le frappait que par jeu. Jamais elle ne l’avait disputé parce qu’il mangeait un ramen de trop, ou frappé parce qu’il avait émis un pet un peu trop bruyant et que c’était « dégueu ». Anko faisait preuve d’un naturel peu commun pour une femme. Rien que pour cela, Naruto songea qu’il pourrait bien tomber amoureux d’elle. A moins que ce ne soit déjà le cas.

 

« La folle, qu’est-ce qu’il y a ? » demanda-t-il finalement en riant nerveusement, sortant de sa transe.

 

Anko ne répondit pas. Elle savait que s’attacher au blond au point où elle en était avait été très mauvais, mais elle savait aussi que c’était trop tard. De toute façon, dès l’instant où il s’était fait remarquer à l’examen chuunin, elle avait su qu’il deviendrait quelqu’un d’important. Evidemment, ça ne devait pas être pour son cas particulier. A présent, c’était sûrement évident.

Anko était de ces femmes qui ne se posent pas beaucoup de questions, vivent à l’instinct et ne se rendent compte de leurs sentiments qu’après coup. Elle devinait assez simplement, maintenant qu’elle l’avait côtoyé et apprécié, quels genres de sentiments elle avait fini par éprouver pour lui. Naruto, aujourd’hui du moins, était devenu très important. Elle l’avait toujours apprécié pour ce qu’il était, parce qu’il avait ce caractère incroyable de se faire des amis partout et rapidement. Il était assez attendrissant et fort pour attiser son affection et son désir. A présent, en plus de sa détermination à toute épreuve, il était jeune homme. Cela changeait tout.

Le baiser qu’ils venaient d’échanger avait été si spontané que ni l’un ni l’autre n’avaient eu le temps de regretter. Ils ne regrettaient toujours pas et ne regretteraient jamais, c’était certain.

 

« Na… Naruto, qu’est-ce qu’on est en train de faire ? questionna Anko, hésitante, à son tour.

Bein… bredouilla Naruto en prenant un air sérieux. Personnellement, je dirais que je suis en train de tomber amoureux de toi, finit-il par avouer d’une voix boudeuse, ses yeux bleus allant étudier l’herbe sur le côté avec un intérêt tout particulier.

– Je… Mais moi aussi ! s’exclama Anko.

– Ah, bravo, si tu t’aimes toi même… Je ne te savais pas si narcissique… grogna-t-il, hésitant entre sourire pour se moquer complètement ou jouer un peu la comédie pour la titiller.

– Crétin ! hurla Anko. Si je t’ai embrassé c’était peut-être un accident, mais je t’aime, toi ! Crétin ! Triple cretin ! cria encore la brune en frappant Naruto de toutes ses forces.

– Hé ! Arrête ! Je n’y suis pour rien ! se récria Naruto en tentant de stopper les coups.

– Si ! C’est de ta faute ! Assume tes responsabilités ! »

 

Anko et Naruto finirent par se battre un temps avant de s’asseoir l’un à côté de l’autre au pied d’un arbre, essoufflés. Naruto hésitait. Ils s’étaient tous les deux déclarés mais il savait qu’Anko n’était pas vraiment affectueuse et que jamais elle ne ferait un geste vers lui. Alors il prit son courage à deux mains et, doucement, leva son bras pour le passer autour des épaules de la kunoichi. Anko en fut à peine surprise. C’était bien Naruto de faire ce genre de choses.

 

 

 

A suivre

 

 

 

Les chapitres suivants seront consacrés à une évolution de psychologie Sasukesque dont je suis très fière. J’avais besoin d’Anko pour remplacer quelqu’un que ceux qui lisent Hakujoo Gaiden connaissent bien, mais je trouve finalement qu’elle a sa place à bon titre dans cette fiction.

Ce chapitre est certainement le moins évolué du lot. Il figure ici en introduction parce qu’il est complémentaire à la suite. Je le trouve court et peu développé, mais sincèrement mignon :p

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