Cris et désespoir

par iria_hime

Bonjour à tous !!

 

 

Me revoilà avec un nouveau chapitre qui j’espère vous plaira beaucoup. L’ambiance est quelque peu changée et les personnages beaucoup malmenés.

 

J’espère qu’il vous plaira.

 

 

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Chapitre 15 : Cris et désespoir

 

 

Un bruit assourdissant lui parvint de très loin. Sa conscience bascula doucement dans un brouillard opaque qui lui interdisait de comprendre ce qu’il se passait. Petit à petit le brouillard s’estompa à mesure que sa conscience s’accrochait à nouveau dans son esprit.

Quel est donc ce bruit ? D’où provient-il ? Toutes ces questions se mélangeaient dans sa tête. « Métal », oui c’était un bruit de métal qui résonne. Son esprit fit un dernier effort pour sortir de ce profond sommeil qui le retenait prisonnier et ses paupières s’ouvrirent enfin.

 

« La belle au bois dormant est enfin réveillée ? C’est pas trop tôt ! »

Une voix féminine. « Qui est-ce ? Où suis-je ? »

Son regard se posa sur un plafond décrépi et sale d’une pièce minuscule et terne. « Une cellule, oui je suis prisonnier c’est vrai. »

A nouveau ces bruits de ferraille lui firent froncer les sourcils et se boucher les oreilles.

« Bon tu te dépêches oui ? J’ai pas que ça à faire moi ! »

Il posa les yeux sur une jeune fille blonde de l’autre côté des barreaux.

« Qui es-tu ? Réussit-il à articuler.

-         Tu ne me reconnais pas ? Vraiment ? »

 

Sasuke fit un effort et la détailla un peu plus. Ses cheveux étaient d’un doux blond lumineux coiffés en 4 queues autour de sa tête. Un regard dur et une moue renfrognée donnait du caractère aux traits fins de son visage. Enfin il vit le grand éventail qu’elle tenait dans ses mains et qui était la cause de ce vacarme.

« Tu es la sœur de Gaara, non ? On s’était vu à l’examen chuunin.

-         Pas seulement à cet examen mais sur le champ de bataille aussi. Mais paraît-il que tu ne te souviens de rien sale chien.

-         Non, en effet, répondit-il calmement sans relever l’insulte.

-         Peut importe. Tu ne t’en tireras pas aussi facilement ! » Cracha-t-elle entre ses dents avant de filer.

 

Sa cellule n’était composée que d’un lit suspendu, un minuscule bureau et un toilette. Aucune activité ne s’offrait à lui à part penser… Il essayait donc vainement de se souvenir de son passé qui lui était reproché, n’essuyant chaque fois qu’un échec. Parfois il trouvait plus probable qu’ils aient tous subis une hallucination collective le présentant comme le monstre que tout le monde croyait.

Être enfermé dans cette petite cellule humide et froide ne l’aidait pas à se défendre et à convaincre ces gens. Combien de temps ça allait durer ? Allait-il avoir un procès équitable ? Il n’en avait aucune idée. A vrai dire, il en doutait même.

 

« Debout là-dedans ! Voilà ton repas.

-         Re-bonjour blondinette.

-         Je t’interdis de m’adresser la parole salopard ! C’est déjà suffisamment insultant de devoir m’occuper de toi comme ça…

-         Ainsi tu es mon geôlier ? dit-il en s’accrochant aux barreaux les plus près de la jeune fille. Je suis chanceux alors, termina Sasuke en souriant de toute la douceur du monde.

-         Chanceux ? C’est ce que tu crois ! Je vais te faire vivre un enfer ! Tu vas payer pour tes crimes au centuple ! Ragea la jolie kunoïchi.

-         La colère ne te va pas. Essaye de sourire pour voir ? »

 

Temari rougit immédiatement autant de colère que de gêne. Cet insolent osait lui faire un numéro de charme alors qu’elle le haïssait au plus profond de ses tripes. Il avait pris la vie de nombreux de ses amis et elle comptait les venger. S’il ne la prenait pas au sérieux alors elle devra se montrer plus explicite.

Elle attrapa Sasuke par le cou en appuyant fermement pour comprimer sa trachée et l’empêcher de se dégager.

« Écoutes-moi bien sale enfoiré. Je suis ici ton pire ennemi, un véritable cauchemar incarné. Je vais te faire souffrir autant que je le puisse. Je vais te faire ramper devant moi et tu m’imploreras pour que je t’achève »

Sasuke ne tentait pas de se libérer de sa poigne pourtant mortelle. Il la regardait dans les yeux en tentant simplement de résister le plus longtemps possible avant de tomber dans l’inconscience.

Temari se délectait de voir le visage de son ennemi virer au rouge et ses yeux se révulser à mesure que l’oxygène venait à manquer. Elle sourit d’un air machiavélique avant de lâcher enfin son emprise.

Sasuke tomba par terre, prit une profonde inspiration à s’en faire éclater les poumons et toussa bruyamment à plusieurs reprises. Sa gorge le faisait souffrir et sa vue se stabilisait à nouveau. Il n’était pas passé loin de l’asphyxie. Temari s’en alla dans le couloir dans un grand éclat de rire.

Sasuke comprit que sa détention allait durer longtemps et être des plus pénibles. Son estomac criait famine et il s’aperçu que le maigre repas apporté par sa geôlière était étalé sur le sol de sa cellule. Il se recroquevilla sur sa couche et ferma les yeux.

 

 

« Naruto-kun, comment peux-tu soutenir ce… ce monstre ? Tu l’as combattu avec nous ! Tu as vu des amis à toi mourir de ses mains ! Comment peux-tu… »

Temari était crispée et tremblotante, visiblement affectée par ces sombres souvenirs. Naruto baissa les yeux un instant, cherchant quoi lui répondre pour lui faire comprendre ce qu’il ressentait.

« Il était mon ami… J’ai tout donné pour le ramener et maintenant c’est chose faite. Je ne peux pas le laisser. Je ne le veux pas.

-         Il a tué des habitants de Konoha et de Suna, des amis, des voisins… Il a anéanti tout ce qu’on aimait !

-         Temari-san… Il n’est plus cet homme là. Crois-moi !

-         Un monstre reste un monstre !

-         Essaye de comprendre… Il ne se souvenait d’absolument rien. Tout son passé, jusqu’à son nom lui était inconnu. Il a vécu normalement de cette manière pendant 2 ans. Il a changé ! Il n’a aucun souvenir du mal qu’il a fait. Il n’est plus le Sasuke qu’on a combattu ensemble.

-         Il doit payer ! Hurla la jeune fille.

-         Laisse-moi le voir Temari, demanda Naruto après un silence. »

 

De toute évidence il était impossible de convaincre la jeune fille et Naruto en avait bien conscience. Elle était rouge de colère et ses yeux lançaient des éclairs. Néanmoins elle emmena Naruto patienter dans une salle.

 

Sasuke rouvrit les yeux en entendant des bruits de pas dans le couloir. Il devina qu’il s’agissait de sa jolie geôlière et qu’elle n’était toujours pas de bonne humeur. En effet, il vit bientôt la jeune fille en question apparaître derrière les barreaux l’air de contenir un volcan en éruption en elle.

 

« Debout face contre le mur, mains derrière la tête et bouge-toi ! » Hurla-t-elle.

Sasuke la regarda une seconde puis obtempéra calmement. Il entendit la porte de sa cellule s’ouvrir puis sentit la poigne ferme de la jeune fille lui attraper les poignets, y mettre des menottes pour lui attacher les mains derrière le dos. Elle le fit ensuite pivoter d’un mouvement vif et le plaqua fermement contre le mur.

« Naruto veut te voir. Mais je te préviens, n’essaye rien de stupide ou tu vas sincèrement le regretter. Je t’aurai à l’œil. C’est compris ?

-         Parfaitement. Je n’ai pas l’intention de fuir comme je l’ai dit à ton frère.

-         Très bien. En marche. »

 

 

« Salut Sasuke. Le orange te va super bien, plaisanta Naruto en voyant le vêtement traditionnel des prisonniers que portait son ami.

-         Ma couleur préférée, continua Sasuke.

-         Bon euh… De toute évidence ce n’était pas une super idée de venir à Suna. Ce n’était pas très malin de ma part, j’aurai du me douter qu’ils n’allaient pas être content de te voir. Excuses-moi.

-         Ce qui est fait, est fait Naruto. Je ne te blâme pas.

-         Écoutes, je tente toujours de raisonner Gaara mais les anciens de Suna se sont rangés de son avis. En fait… certains souhaitent même que tu sois condamné à mort, déclara-t-il tristement.

-         Ah… Après tout je suis un criminel de guerre.

-         Je sais pas quoi te dire. Je fais tout ce que je peux pour les convaincre. Je ne pensais pas qu’ils avaient tant de rancœur contre toi.

-         Moi non plus, plaisanta Sasuke.

-         J’ai demandé une audience formelle devant le conseil mais elle n’aura lieu que demain. Je vais faire mon maximum pour te sortir de là.

-         Merci Naruto. J’ai confiance en toi.

-         Sinon comment tu vas ?

-         Une vraie partie de plaisir avec ma tendre geôlière… »

Naruto ricana de la plaisanterie de son ami puis l’entretien prit fin avec l’arrivée de la geôlière en question.

 

Temari poussait Sasuke dans le couloir en direction de sa cellule sans le ménager. Avant d’arriver au bout Sasuke s’arrêta net et fit face à la jeune femme.

« Pourquoi est-ce toi qui t’occupes de moi ? Tu es une ninja et pas du genre à jouer les gardiens de prison. De plus, tu es la sœur du Kazekage. Pourquoi fais-tu ça ? Demanda Sasuke sans détour.

-         Parce que je l’ai demandé.

-         Pourquoi l’as-tu demandé alors ? Si tu ne me supportes pas alors pourquoi avoir demandé à être avec moi ?

-         Je voulais m’assurer que tu ne t’échappes pas. Et… je voulais m’assurer que tu souffres à la hauteur de tes crimes ! »

Le regard de Temari flamboyait littéralement et transperçait les yeux fatigués de Sasuke.

« Pardon, déclara-t-il.

-         Quoi ?

-         J’ai dit pardon.

-         Et tu crois que ça va suffire ?! Tu crois qu’un simple pardon te fera sortir d’ici ? S’emporta la jolie blonde.

-         Non, absolument pas. Mais je voulais tout de même m’excuser. Pardonnes-moi pour le mal que je t’ai fait à toi et tous ceux qui ont participé à cette bataille. Pardon. »

Temari frappa de toutes ses forces le visage de Sasuke. Celui-ci fut projeté contre le mur avant de s’affaler lourdement au sol.

Elle s’accroupit au dessus de lui, l’attrapa au col et le secoua violement en faisant cogner sa tête sur le sol.

Sasuke ne réagissait que par des cris de douleurs et en murmurant à chaque fois un « pardon ».

Le sol commença à se teinter de rouge et Sasuke ne se défendait même pas. A bout de nerf, Temari relâcha son prisonnier pour pleurer à chaudes larmes.

« Ne pleure pas, non… Continue de me frapper si ça peut soulager ta peine, murmura Sasuke.

-         Tais-toi sale monstre, bégaya Temari entre deux sanglots et sans grande conviction.

-         Pardonnes-moi… s’il te plaît.

-         Arrête !

-         Je sais que c’est bien peu. Je ne peux pas rendre la vie à ces personnes. Je suis sincèrement désolé. Je n’arrive même pas à comprendre que j’ai pu être… ce type-là.

-         Arrête de vouloir m’apitoyer ! Cria-t-elle.

-         Pardon… pardon… »

 

Sasuke n’avait aucun souvenir du monstre que tout le monde haïssait tant. Il n’arrivait même pas à croire qu’il avait pu être capable de tout ça. Mais il voulait quand même assumer les actes terribles de l’ancien Sasuke. Il savait aussi bien qu’eux ce que pouvait signifier la vengeance. Il se souvenait depuis peu de la mort de son clan et de ses parents et de la haine qui l’avait empoigné contre son frère, l’assassin.

Il se refusait à être un traitre aux yeux de tous quitte à y perdre la vie. Si sa souffrance pouvait apaiser les autres alors il l’acceptait.

Il avait de la peine pour cette fille torturée par la haine et la vengeance. Il savait ce qu’elle ressentait et il aurait voulu la soulager de ce fardeau. Il ne pouvait que répéter ses excuses inlassablement tandis qu’elle pleurait tout près de lui.

 

Après un certain temps qu’il n’aurait pu définir, elle s’essuya les yeux et le regarda un moment. Son expression était indéchiffrable pour Sasuke. Il aurait bien aimé savoir ce qu’elle pensait. Elle finit par se relever, ainsi que son prisonnier et continua sa marche vers la cellule. Elle lui retira ses menottes et le laissa seul dans cette pièce étroite en prenant soin de ne pas recroiser son regard.

 

 

 

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Sakura filait droit en direction de Suna. Les traces de Sasuke et Naruto lui indiquaient que telle était leur direction alors elle ne perdait pas de temps.

Elle avait hâte de retrouver ses 2 amis tout en bouillant de colère contre Shikamaru. Comment avait-il pu être aussi bête ! Ça n’était pas son genre de faire des coups bas comme ça.

Il est vrai qu’il avait changé depuis qu’elle le connaissait aussi intimement. Il était différent depuis qu’il l’aimait oui… Mais ça ne pouvait pas excuser ce genre d’actes.

 

Alors qu’elle entamait une descente quelque peu abrupte, la lanière d’une de ses sandales se rompit et son pied glissa sans qu’elle puisse se rattraper. Elle sentit son corps tomber comme une masse et dégringoler la pente raide. Elle rebondissait sur des cailloux qui lui meurtrissaient la peau. Les yeux fermés de toutes ses forces, elle tentait de se protéger la tête alors qu’elle était complètement impuissante.

Enfin, elle percuta violemment le sol et hurla de douleur en se recevant sur son bras gauche. Elle sentit un feu brulant dans son épaule et se demanda si elle était juste déboitée ou si c’était plus grave.

Elle tenta de se relever mais se laissa à nouveau retomber au sol tant les contusions de son corps étaient insupportables. Pourquoi avait-il fallu qu’elle tombe dans un endroit si dangereux ?

Elle s’aida des rochers autour d’elle pour se relever à nouveau en criant de douleur. Sa tête tournait légèrement et elle devait faire un réel effort pour ne pas s’effondrer à nouveau.

Elle maintenait fermement son bras gauche avec le droit pour le bloquer contre son torse, puis tenta de le bouger pour découvrir la gravité de la blessure. Une fulgurante douleur s’empara d’elle et lui arracha un nouveau cri.

L’épaule était démise sans aucun doute mais peut être qu’une fracture de l’omoplate s’y ajoutait. Elle réprima des larmes qui lui montaient aux yeux et s’approcha courageusement d’un arbre auquel elle s’accrocha.

Elle se concentrait à présent et s’encourageait à faire face à la douleur actuelle et la prochaine qui allait être bien pire… Elle compta jusqu’à trois et écrasa d’un coup son épaule gauche contre l’arbre pour le remettre en place. La souffrance qu’elle ressentit était insupportable et elle se rendit compte avec désarroi qu’elle n’avait pas réussi à remettre son épaule en place. Elle sentait une sueur froide recouvrir son corps et tremper ses cheveux roses contre son visage.

Une petite voix dans sa tête gémissait que c’était trop dur, qu’elle avait trop mal pour recommencer et elle sentit ses yeux la piquer à nouveau. Une autre petite voix lui rappela qu’elle était un ninja de haut rang et respecté, qu’elle ne pouvait pas se laisser aller à cause d’une telle blessure.

Elle se redressa encore plus difficilement face à l’arbre. Elle respira fort trois fois de suite et hurla tout ce qu’elle pouvait en tentant une nouvelle fois de remettre son épaule.

Cette fois encore l’abominable souffrance qu’elle ressentit la déstabilisa et la fit tomber sur ses genoux. Sa vue se troubla complètement et elle s’écroula au sol.

 

 

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Douleur, souffrance, elle avait si mal. Tout son corps la faisait souffrir. Elle se rappela la chute, la blessure et son évanouissement. Un feu crépitait tout près d’elle. Qui l’avait allumé ? Elle ouvrit brusquement les yeux et scruta autour d’elle.

 

Un jeune homme était à côté d’elle et alimentait le feu. La queue de cheval haute et sa tenue l’informa de l’identité de celui-ci. Alors qu’elle le reconnu celui-ci se tourna vers elle et lui sourit.

« Tu es enfin réveillée. Tu vas mieux ?

-         Mais… qu’est-ce que tu fais là, Shikamaru ?

-         C’est ta façon de me remercier ? Se renfrogna-t-il. Je t’ai suivi, ajouta-t-il simplement.

-         Pourquoi ? Pour me ramener à Konoha ?

-         Oui.

-         Je ne t’appartiens pas Shikamaru ! »

 

Le jeune ninja ne répondit rien, fit une moue boudeuse et se concentra à nouveau sur le feu. Il avait l’air si triste, Sakura ne l’avait jamais vu comme ça.

« Mais tu te rends compte des conséquences de ce que tu as fait ? Que tu en veuilles à Sasuke je peux le comprendre vu que c’est le cas d’à peu près tout le monde, mais tu m’as aussi privée de Naruto, mon meilleur ami.

-         Je n’avais pas prévu ça.

-         La belle affaire ! Dit-elle en soupirant.

-         Je ne te suffis donc pas ? » Demanda-t-il brusquement en la toisant.

 

La question perturba quelque peu Sakura qui rougit. « Bravo Shikamaru, pensa-t-elle, tu m’as bloqué avec cette question. Que puis-je répondre maintenant ? ».

« Ne pouvais-tu donc pas être heureuse avec moi ? Enchaîna son amant.

-         Bien sûr que si Shikamaru, mais tu sais bien que ça n’a rien à voir.

-         Pourtant tu étais en train de me quitter, non ?

-         Mais… Non… Enfin… Je voulais juste… rhaaa tu es impossible toi ! Tu essayes de me faire dire ce que tu souhaites.

-         Je veux que tu restes avec moi Sakura. Voilà ce que je veux. »

Les yeux noirs de Shikamaru transpercèrent le cœur de Sakura. Son doux visage arborait une expression inquiète et elle n’avait qu’une envie : le serrer contre elle.

Au fond d’elle, elle savait qu’il avait agit par amour pour elle et après tout personne ne l’avait autant aimée. La raison de sa colère venait du fait qu’elle les voulait tous les trois pour elle toute seule. Elle les voulait tous auprès d’elle pour partager sa vie. Elle avait besoin de chacun d’eux et en perdre un seul était une réelle souffrance. Mais en plongeant dans les yeux tendres de Shikamaru elle su qu’elle le voulait lui comme compagnon. Oui ses amis lui étaient chers, mais elle voulait se réveiller dans les bras de Shikamaru le matin.

 

Une larme roula sur sa joue sans qu’elle puisse la retenir. Shikamaru se pencha au dessus d’elle et essuya doucement son visage. Ses mains étaient chaudes et douces et un sourire étira les lèvres de la jeune femme.

« Je t’aime Shikamaru. Ça n’aurait rien changé à notre relation voyons. Je suis partie parce que j’avais peur. Je n’aimais pas la tournure que prenaient les événements. Mais je serai revenue pour toi. »

Shikamaru sourit tendrement et déposa un doux baiser sur les lèvres de sa bien-aimée. Leurs mains caressaient le visage, le cou et les cheveux de l’autre sans que leurs lèvres ne s’éloignent. Sakura goutait à nouveau au parfum exquis de la peau de celui qu’elle aimait. La tendresse de Shikamaru la surprenait à chaque fois qu’il la caressait. Elle ne l’aurait jamais imaginé comme ça ne serait-ce que quelques semaines auparavant alors qu’ils n’étaient que des camarades.

Elle voulait le serrer tout contre elle mais son corps lui faisait encore bien mal ce qui lui fit remarquer que Shikamaru prenait grand soin de l’effleurer sans jamais appuyer sur une quelconque partie de son corps.

 

Puis Shikamaru s’écarta légèrement et la couva d’un regard amoureux en lui demandant comment elle se sentait.

« J’ai mal partout et mon corps est tout ankylosé. Je crois que j’ai remis mon épaule en place mais je suis incapable de me déplacer correctement pour le moment.

-         Ça tombe mal car je n’ai rien pour te soigner. Je peux tout de même calmer quelque peu la douleur grâce au seul jutsu médical que je connaisse. Et oui, c’est bien pratique après les batailles. »

Sakura se laissa manipuler courageusement tout en serrant les dents. Rapidement elle sentit la douleur s’estomper. Elle était toujours présente mais beaucoup plus supportable.

« J’aurais pu faire mieux si j’avais eu mes deux mains opérationnelles. Mais comme bouger la gauche me fait atrocement souffrir, je ne peux rien faire pour moi-même. Quelle ironie.

-         Bon alors nous passerons la nuit ici et on repartira demain matin.

-         Oui, chef. » Dit-elle avec un clin d’œil.