Délivrance

par Chlochan

Chapitre 15~ Délivrance


Il n'y pas de liberté. Il y a la délivrance.”


De Paul La Cour.



Enfin elle était revenue. Il lui avait fallut des mois pour se remettre, pour ouvrir les yeux et enfin parler. Elle était quelque peu fatiguée mais elle avait vaincu ses démons. La délivrance n'en sera que plus belle. Son regard ivoire se balada dans la pièce où elle siégeait ; Tout y était blanc, du sol au plafond en passant par l'armoire. Mais elle ne se sentait aucunement mal-à-l'aise. Pourquoi le serait-elle ? Elle était vivante. Elle avait ouvert les yeux. Elle s'était réveillée. Elle avait vu Kiba penché sur elle totalement paniqué. Puis plusieurs émotions avaient traversé le regard du jeune brun, l'incompréhension, la joie, le soulagement. Elle avait sut y lire tout ça. Hinata venait de mourir et de renaître. Elle allait maintenant profiter de sa vie. Il n'y avait aucun doute là-dessus mais une ombre venait encore gâcher le tableau parfait que la belle brune s'était fait. Oui, rien était encore gagné mais elle allait y arriver.



Elle se redressa sur son lit et se mit sur le bord de ce dernier. Elle devait se lever. La dernière tentative avait été un échec ; Cela faisait maintenant deux semaines qu'elle avait ouvert les yeux, elle suivait depuis lors une rééducation intensive avec le corps médical. Elle devait chaque faire des exerciceséprouvants. Remuer la tête et se lever. Marcher jusqu'au fauteuil s'y asseoir, puis revenir, sauf que son corps ne supportait pas toutes ces charges et lui faisait savoir en la faisant vomir ou tomber. Alors elle était souvent frustrée. Mais aujourd'hui la brune sentait que c'était le bon moment, qu'elle allait réussir. Rien n'était encore perdu. Elle appuya ses mains de chaque côté de son corps et bouscula son corps en avant. Elle décolla ses fesses et se retrouva le dos courbé mais debout. Cependant ses jambes ne semblaient pas du même avis et tremblèrent. Elle se retint de tomber et ferma la yeux pour se concentrer.

Le fauteuil était juste en face d'elle. Il suffisait qu'elle fasse une dizaine de pas et elle y serait. Elle inspira et expira, son ventre de tordait à cause du stress et de l'effort, sa tête bourgeonnait et semblait prête à exploser. Elle serra les points et fit un pas mal assuré puis elle s'arrêta. Elle prit le temps de respirer et reprit son exercice. Elle refit un pas en avant et un autre, toujours en s'arrêtant entre chaque enjambée. Elle allait atteindre le fauteuil quand la porte s'ouvrit brusquement la faisant sursauter et perdre l'équilibre. Elle agita ses mains pour trouver le peu d'agilité qui lui restait mais n'y arriva pas et se sentit tomber en arrière. Elle ferma ses yeux fort comme pour ne pas sentir le choc qui ne vint pas. Elle rouvrit les yeux et plongea dans l'océan bleu profond que lui offrait les yeux de son sauveur. Elle esquissa un fin sourire et le remercia.


« Haha, bah alors Hina, faut pas avoir peur comme ça. »


La brune rougit jusqu'au oreilles et se releva marmonnant entre ses dents.


« C'est toi, Naruto, qui m'a fait peur, tu aurais pu frapper. »



Naruto ria légèrement et aida sa petite-amie à se remettre sur son lit. Il l'assit contre le sommier et l'accompagna se mettant à côté d'elle.

Elle posa sa tête contre son épaule et sentit les doigts du blond parcourir sa chevelure. Elle ferma les yeux se laissant emporter par cette sensation de bien être.


Naruto engagea la conversation au bout de quelques minutes de silence :


«  Alors, ça se passe comment ta rééducation ?

- Hm.. Mal. Soupira la belle brune bougeant légèrement la tête.

- Comment ça ? Du peu que je viens de voir tu te débrouilles assez bien.

- Tu rigoles.. Je ne peux pas faire un pas sans m'arrêter et ma tête me lance toujours autant. C'est un calvaire. Je croyais y arriver aujourd'hui mais pour le moment rien du tout.

- C'est normal, ça ne fait que deux semaines que tu t'es réveillée et que tu ascommencé. Prends ton mal en patience, à force de persévérance tu y arriveras. Il faut juste prendre le temps. Ce n'est pas grave si tu t'arrêtes. Vasà ton rythme.

- Je sais mais.. J'aurais voulu sortir vite d'ici. Je commence à étouffer, je ne peux même pas sortir et ça me déprime.. Si je pouvais aller dans le jardin même une fois. Enfin ! Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix.» Elle rigola jaune. 


Naruto tourna sa tête vers la jeune femme et la regarda. Elle sentit qu'elle était observée et tourna la tête vers la source et vit les yeux perçants du blondinet la scruter. Elle l'interrogea du regard et lui s'approcha d'elle. Il captura ses lèvres et s'ensuivit un doux baiser. Le temps venait de s'arrêter. Ce baiser était une délivrance, un avant goût de la liberté. Ils se séparèrent et elle se blottit dans ses bras.



L'Uzumaki la regarda. Elle semblait tellement paisible. Personne n'aurait put se douter que derrière cette vision se cachait de la souffrance. Personne n'aurait put voir ces cicatrices que ses bras arboraient. Personne. Non. Il l'a connue assez rapidement. Il a été attiré par elle dès le début : cette fille atypique, douce, discrète, gentille. Il avait d'abord remarqué sa gêne qui ne la rendait que plus mignonne, puis il avait apprit à la connaître. Il avait penséqu'une semaine c'était trop peu, mais pas pour lui, l'impression de la connaître depuis toujours le rendait encore plus entreprenant. Il se rappelait la première fois qu'il a goûté ces lèvres. La première fois qu'il la touché. Il se rappelait de chaque sensation, de chaque respiration, des formes de son corps, de la courbe de son dos, de la douceur de sa peau. Il se rappelait chaque détail. Elle était sa drogue, sa délivrance dans ce monde qui ne faisait jamais de cadeau. Il ne pourrait se résoudre à la laisser Jamais. Il l'aimait trop pour ça. Bien trop. Oui. C'était la femme de sa vie. Son.. Amour avec un grand A.



°

    Un mois passa et la jeune femme reprenait des forces. Elle avait réussit l'exercice et avait le droit de sortir.Un jour elle avait voulu rentrer chez elle, prendre des affaires. Naruto avait insisté pour l'accompagner ne sait-on jamais, mais elle avait refusé. Elle avait dit qu'il ne lui arriverait rien. Alors, un sac en main elle se dirigea avec une légère boule dans l'estomac chez son père. Elle ouvrit la porte les mains moites. Son cœur battait à cent à l'heure. Elle tourna la poignée, la porte grinça. Elle entra et se retrouva dans la pénombre, de nombreux souvenirs l'assaillirent de toutes parts. Elle se rappelait de ces jours où elle rentrait et se retrouvait devant son géniteur la peur au ventre de se faire tuer. Elle se rappelait la dernière fois qu'il avait osé la frapper tellement fort qu'elle en avait perdu connaissance, ce jour-là ils étaient venu, ce jour-là ils avaient découverts la vérité sur sa « vie de famille ». La jeune femme se rappelait du sang qui l'entourait, de la douleur sourde qui lui coupait le souffle, du regard fou de cet homme qui n'était même pas son père. De la peur quand elle l'avait vu la ceinture à la main. Oui, elle souvenait de chaque passage de cette misérable vie synonyme de souffrance, de peur, de larmes, de douleur.



Elle monta les escaliers un à un et se retrouva devant la porte de sa chambre, elle déglutit et ouvrit la porte. Elle n'avait pas changé de place. Rien n'avait bougé.


« Ce sera plus facile. »


Elle ouvrit alors son armoire et en sortit un grand sac de voyage, elle ouvrit un à un les tiroirs et en sortit ses affaires. Des t-shirts, des pantalons, des pulls, des sous-vêtements. Elle s'apprêta à sortir quand un objet retint son attention.


°

Naruto était chez lui touchant à tout, tournant en rond, il avait un mauvais pressentiment mais il devait se fier à Hinata, elle lui avait dit que tout irait bien, il se devait de la croire. Mais au bout d'une demi-heure il lui envoya un message :


« A : Hinata

Alors t'en est où ? »


Il appuya sur le bouton envoyer et attendit une réponse. Seulement, il entendit quelque chose vibrer dans sa chambre. Il chercha et se retrouva à fouiller dans le sac de la brune pour y trouver son portable. Il jura. Elle avait oublié de le prendre. Maintenant il devait prendre son mal en patience. Il descendit voir sa mère. Lui parlait lui fera oublier quelques minutes.


« M'man ?

- Oui mon chéri ?

- Tu fais quoi ?

- Des ramens, aujourd'hui Hinata revient après tout ce temps, je compte fêter ça.

- Ah bonne idée ! Par contre elle a encore un petit appétit donc n'aies pas la main trop légère. Lui conseilla son fils.

- Oh ! J'en prends note. Merci mon chéri. Lui sourit la rousse. »


Un silence s'installa petit à petit. Sa mère continua de cuisiner quand le fils le brisa.

- M'man ?

- Hm ?

- Je.. Je vais demander à Hinata de m'épouser. »


Plus un bruit ne se fit entendre dans la pièce, sa mère se retourna et le regarda. Il était sérieux.


« Tu l'aimes assez pour ça ? Demanda t-elle avec un sérieux peu commun de la belle rousse.

- Oui. Il répondit sans hésiter. Tu sais, c'est la femme de ma vie, je ne pourrais aimer personne d'autre qu'elle, si elle refuse alors je resterais seul le restant de ma vie. Je ne veux personne d'autre qu'elle. Je ne la connais que depuis 5 mois, ça peut te paraître précipité mais c'est un acte réfléchi. Je n'ai jamais été aussi sérieux de toute ma vie. Je sais que c'est avec elle que je veux vieillir et mourir. Je veux être le père des enfants que l'on fera. Je veux la serrer dans mes bras quand elle sera triste ou même heureuse, je veux pour toujours entendre sa voix me parler et rire avec moi, bien sûr il y aura sûrement des moments où on ne se supportera pas. Qu'on se détestera. Mais on ne s'arrêtera jamais de s'aimer. Comme toi et papa, depuis le temps que vous êtes ensembles.. Maman ?! Mais enfin, pou- »



Il ne termina pas sa phrase étouffé par sa mère pleurant à chaudes larmes. Elle était tellement heureuse. Elle avait engendré un fils formidable. Et maintenant il avait grandit, mûrit et il allait demander la main de la femme qu'il aimait. Elle avait réussi à lui inculquer tout son savoir et son amour et dans peu de temps il aura lui aussi une famille. Et elle sera grand-mère.


« Naruto.. Mon fils, je suis si fière de toi. Tellement fière. »


Naruto serra sa mère dans ses bras souriant.


« c'est moi qui suis fier d'être ton fils. Je t'aime M'man. »


°

Hinata avait vu sur le bureau une photo d'elle enfant et de sa mère, elle s'approcha et la toucha du bout des doigts avant de la prendre et de la mettre dans son sac. Elle retourna vers la porte et tomba nez nez avec son père. Cette vision était pitoyable : habillé d'une robe de chambre, les cheveux en bataille et des cernes entourant ses yeux dans blancs sales. Il la regarda et dévia sur le sac qu'elle portait. Il scruta ensuite la pièce derrière elle et comprit. Elle allait le laisser seul.

Il s'approcha, elle recula, il tendit la main, elle recula la peur au ventre.


« tu.. Tu pars.. ? Demanda -t-il hésitant.

- Oui.

- Pour combien de temps ?

- Toujours. »


Cette réponse lui donna un frisson. Non, il ne voulait pas rester seul. Il était tellement désolé d'avoir fait tout ça. Il voulait qu'elle reste avec lui mais c'était trop lui demander. Elle ne l'aurait pas fait et ne le fera pas.


« Hinata.. Pardonne moi..

- Quoi.. ? Elle ria nerveusement. Vous voulez que je vous pardonne ? Que je vous prenne dans mes bras et que je reste ? Non, je ne ferai pas ça. Je ne suis une idiote, ça recommencera. J'ai frôlé la mort une fois je ne vais pas replonger. Je ne peux vous pardonner et je ne veux pas. Vous ne le méritez pas. »


Elle se retourna et continua jusqu'aux escaliers. Elle sentie une pression sur son sac. Elle regarda l'objet de cette charge et trouva une main agrippée au tissu. Elle vit rouge et tira. Elle ne voulait en aucun cas qu'il la touche.

Ni elle ni quoi que ce soit qui lui appartenait.


« Lâchez ça ! Laissez moi partir !

- Non ! Gronda la voix grave de l'homme. Tu ne partiras pas. Je ne veux pas.

- Mais vous n'avez plus aucun droit sur moi ! Vous êtes fou ! »



Il tira plus fort, elle paniqua et recula jusqu'à se retrouver au bord de la marche. L'homme en face d'elle s'avança un peu plus. Elle ne pouvait plus reculer maintenant.



«Je suis sincère quand je te dis que je suis désolé. Il avait dit le regard emplit d'une culpabilité palpable. Tu n'avais pas à subir tout ça. Mais tu sais la haine.. La perte et la trahison font faire aux gens des choses qu'ils regrettent après. Hinata.. Tu lui ressembles tellement que s'en devient insupportable. J'aimerai tellement que tu comprennes ma peine je-

- Votre peine ?! C'est une blague j'espère ? A chaque fois que vous avez posé un doigt sur moi je suis sûre que ce n'était pas de la « peine », vous aimiez ce que vous m'infligiez. Vous aimiez mes cris quand je vous suppliais d'arrêter, quand je gisais sur le sol et que j'avais mal, jamais vous n'êtes venuà mon aide, me regardant subir un plaisir malsain collé aux lèvres. Je me suis tue trop longtemps maintenant je peux enfin dire ce que je ressens, le dégoût que j'ai envers vous, cette aversion qui ne disparaîtra jamais, la haine que je ressens, la colère et j'en passe. Vous vous faites passez pour victime mais vous êtes mon bourreau, celui qui m'a fait plonger, Maman aurait dût vous quitter bien avant et aller avec l'homme qui se trouve être mon vrai père, elle aurait dût appeler les flics, on serait loin de vous, elle toujours vivante et moi normale ! Mais non, la vie s'est acharnée sur nous, ma mère et moi, elle nous a rendu l’existence impossible, en vous mettant sur notre chemin, si elle ne vous avez pas rencontré elle aurait put sourire. Être heureuse et m'élever ! Mais au lieu de ça elle a été enfermée dans une prison de ronces d'où elle n'a put sortir indemne. Alors votre peine gardez la pour vous parce que je ne vous prendrais jamais en pitié. Vous êtes le pire des salauds, quelqu'un d'aussi abject ne devrait même pas vivre, vous êtes un danger. Une nuisance. Tous les coups que vous m'avez donné je vous les rendrais avec les mots. Tout le sang versé ces Six années deviendront votre tombe, vous vivrez à jamais avec le sentiment et la sensation de m'avoir détruite. De m'avoir tué. Maintenant je vais partir, alors ne cherchez pas à me retrouver ça sera inutile. Adieu monsieur Hyuga. »



Sur ces mots et le cœur plus léger elle se retourna et descendit les marches.. Le brun resté à l'étage n'en revenait pas, sa tête tournait à cent à l'heure, elle allait tout raconter, elle allait le ternir, le détruire, elle allait le mettre en prison, s'il la laissait partir il finira pendu. Il finira en prison mourant de faim attendant la mort. Il courut vers elle et tendit les bras. Il poussa la jeune femme. Tout se passa au ralentit, le craquement du dos de la jeune fille, un cri de surprise, ses pieds qui allèrent en avant, le corps suivant le mouvement, sa tête qui heurta une marche, le corps qui roula s'écorchant parfois sur le rebord des marches, un bruit de corps qui s'effondre, du sang. Une mare de sang. Un souffle puis plus rien. Juste un corps se refroidissant au pied de cet escalier, dans cet enfer.



Hinata Hyuga venait d'être assassinée. Assassinée par son père.



°

Naruto perdait patience, il avait tout préparé pour que ce jour soit parfait mais sa dulcinée ne revenait pas. Il fit les cent pas dans le salon avant de prendre sa veste. Il n'aimait pas attendre, voilà plus d'une heure et aucune trace d'elle, il avait marre, et tellement stressé. Si elle s'était enfuie ? Non. Impossible elle a dit qu'elle allait revenir. Il lui faisait confiance. Il reposa sa veste. Non, elle avait peut-être rencontré une connaissance, ou son père. Il reprit sa veste et s'approcha de la porte. Il fallait relativiser, son père ne pouvait rien faire, en tout cas plus maintenant. Il inspira et expira. Il fallait qu'il se calme, elle allait franchir la porte d'une seconde à l'autre c'était sur. Il s'assit alors sur la marche séparant la maison et dehors et attendit. Une minute. Dix minutes. Vingt. Ce n'était pas normal et encore moins quand il vit le père de cette dernière sortir en courant l'air complètement perturbé. Un très mauvais pressentiment lui tordit l'estomac. Et si..


Il se leva, enfila ses baskets et courut vers la maison de la brune. Il vit la porte entrouverte. Il entra et se figea. Non. Ce n'était pas possible. Un cauchemar. C'était tout. Juste ça.


Là, devant lui, au pied de l'escalier, son corps, nageant dans le sang. Il ferma les yeux, se pinça la peau mais non, il ne rêvait pas. Il accourut à ses côtés et la secoua :


« Hinata ?.. H.. Hé.. Allez lève toi.. Hinata.. Je t'en prie.. Elle est pas drôle ta blague chérie.. Il ria amer. Hinata ? Hinata ? Hinata ! Debout ! Allez ! Hinata ! Non.. Pas toi.. Pas toi.. Je t'aime.. S'il te plait.. Tu as vécu bien pire.. Hein ? »



Aucune réaction. Il prit son pouls. Rien. Il lui fit un massage cardiaque. Rien. Rien.

Il prit son portable d'une main tremblante et fit le numéro des urgences. Puis il perdit connaissance, c'était trop pour lui. Juste trop.


Princesse à retrouver sa couronne. Tout est fini. La délivrance est maintenant atteinte. Tu es libre. Libre mon enfant. Tu peux te relever et marcher. Tu as bien vécu. Tu as assez souffert, je te prends avec moi. Tu ne pleureras plus jamais. La liberté a été atteinte. La délivrance, cette douce délivrance.Tu sais la mort est douce:elle nous délivre de la penser de la mort. Saches aussi que l'Homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre. As tu compris ? Alors maintenant prends ma main. Et envolons nous pour des cieux plus heureux. Oui, voilà. Allons-y petit princesse. Retournons de là où nous venons.



A cet instant une ombre monta et tout fut terminé