Confrontation

par Chlochan


Chapitre12~Confrontation


« Toute dépression est une rupture brutale, une confrontation avec soi dans la solitude. Si ça ne prévient pas, comment faire pour l'éviter? »



Tahar Ben Jelloun





 

Il était recroquevillé dans un coin de l'immense salon richement décoré, depuis trois mois il n'était plus que l'ombre de lui même. Chaque jour c'était le même rituel. Chaque jour il entrait dans les pièces qui avait fait de lui un monstre. Chaque jour il s'insultait d'être ce qu'il était devenu. Il n'était plus qu'une âme en peine. Une coquille vide. Sans le vouloir, sans le savoir, sa moitié, sa raison de vivre avait décidé e partir loin de lui comme à chaque fois. Maudit ? C'était sûr qu'il l'était. L avait engendré le diable personnifié il avait de la vie des personnes qui représentaient pour lui tout un enfer. Pour lui le Salut n'existait pas. Il devait regarder la réalité en face ; L'enfer ne se transformera jamais en Paradis. Il l'avait assimilé. Il avait voulu aller la voir mais il avait peur. Parce qu'en allant la voir il la blesserait encore, psychologiquement. Il briserait encore son cœur déjà si fragile. Il l'aimait. Mais trop  stupide.  Il l'aimait. Mais trop faible. Il l'aimait. Mais trop maladroit, trop lui, trop bête, trop trop. Il glissa son regard ivoire sur la pièce. Le fauteuil sur lequel il s'asseyait était déformé par l'usure. Le reste de bouteille d'alcool jonchait le sol devenu un dépotoir. Plongée dans le noir la seule source de lumière était la télé grésillante  qui projetée un western en noir et blanc. Il en regardait depuis longtemps. Pas qu'il en était fan mais c'était regardable et distrayant. Il se leva difficilement et traîna sa carcasse dans la cuisine d'où il sortit une boite de nouille instantanée. Depuis trois mois maintenant il ne se nourrissait  plus que de ça. Avant c'était elle qui cuisiné. Il réprima un soupir et s'assit sur un tabouret occupant l'espace entre la cuisine, le plan de travail et le reste de la maison. Il posa son plat devant lui attendant que l'eau chaude fasse son effet. Pendant se laps de temps il réfléchissait.

 

"Je dois aller la voir. Lui parler. Me confesser."

 

La minuterie mit fin à ça et sans appétit il avala son bol. Il se leva ensuite et se rendit à l'étage. Il alluma toutes les lumières. Il se dirigea vers sa chambre quand une porte violet pâle attira son attention. IL déglutit lentement et ouvrit la porte les mains moites. La chambres assez spacieuse ne comportait que le strict nécessaire c'est-à-dire un lit, un bureau et posé dessus un ordinateur, des murs lavandes neutres sans  aucun poster ni aucune photo. Il traversa la pièce et se trouva devant une immense bibliothèque remplit d'un côté de livre et de l'autre de CD en tous genre. Il passa ses doigts sur le dos des disque et en prit un au hasard. Il se dirigea ensuite vers la chaîne hi-fi et mit le disque dedans. Jamosa~ Sky. La chanson commença à jouer. L'homme recula et s'assit à même le sol regardant tristement cette chaîne qui n'avait pratiquement jamais servit. Lui ne voulant entendre le moindre bruit. Il souffla et ferma les yeux. Se laissant emporté par le son doux que propagé la machine. En ouvrant les paupières il rencontra la photo de sa défunte femme mais aucune de lui. Normal. Il la prit dans ses mains et la caressa. Les larmes dévalant ses joues ridés par le temps. La musique s'arrêta. Le temps aussi. Il resta plusieurs dizaine de minutes à contempler le déchet qu'il était devenu. Puis il se releva tel un zombi et sortit de chez lui.


Dans la rue le vent soufflait sa souffrance et il glaça le sang du quinquagénaire. Il avait oublié sa  veste dans sa hâte mais c'était trop tard. S'il revenait sur ses pas il ne pourrait pas ressortir et donc la voir. Alors en oubliant le froid mordant qui lui brûlait la peau il marcha jusqu'à l'université hospitalière. Arrivé devant la grande bâtisse il s'arrêta incertain. Il hésitait.


"Je ne peux pas.. Je suis un monstre. Je ne dois pas demander pardon. Ça ne se répare jamais. Je suis horrible."


Mais malgré sa réflexion il s'avança et demanda à la standardiste la chambre de sa fille. Elle lui indiqua.


Il avait les mains moites, la respirations saccadées. La sueur collée ses longs cheveux noirs sur le front et la nuque. Plus il avançait plus la peur lui tiraillé le ventre. Son cœur cognait tellement fort qu'il avait d'abord cru a une crise cardiaque. Il avait peur.


Hiashi Hyuga avait peur.


Cet homme avait peut être un cœur finalement.

Il approcha de la porte de sa fille et allait prendre la poignet quand il se retrouva nez à nez avec les yeux bleus qui l'avait frappé il y avait trois mois. Il soutenu le regard du blond qui lui le regardait méprisant.


" Vous venez faire quoi ? Grogna-t-il

- Je viens voir ma fille.

- Laissez-moi rire. Répondit le blond amer.

- Retire toi. Je ne te dois aucun compte. Il avait dit ça la voix tranchante et froide."


Le blond recula un peu impressionné par l'aura de cet homme abject. Il lui jeta un dernier regard remplit de haine et partit sans rien de plus.

Quant à l'homme il s'avança vers le lit où le corps inerte de sa fille trônait. Il prit une chaise proche et s'assit de façon à pouvoir tenir la main effroyablement pâle de la jeune fille. Il prit note des changements ; Elle avait  les cheveux plus longs, une peau d'une pâleur inquiétante, on pouvait y deviner ses veines turquoise qui striyé légèrement sa délicate peau. Ses lèvres étaient d'une couleur rappelant le couché de soleil, ses pommettes légèrement rouges trahissaient son calme. Il serra sa fille qui se crispa.

Il prit une longue respiration et commença :


" Bonjour Hinata. Tout d'abord je tenais à m'excuser. Pour tout. Je sais que tu ne le pardonnera jamais, je sais que pour toi je suis un monstre et je ne le nierais ni ne t''en voudrai. J'ai étais si horrible avec toi pendant tout ce temps. Toi tu me suppliait, tu pleurer mais je n'en est pas fait cas. Vengeance c'est tout ce que je voyais quand je posais mes yeux sur toi. Tu ressemble tellement à ta défunt mère. En tout point. Le caractère est calqué sur le sien. Ton doux regard nacre-violine, tes longs cheveux nuits, ta peau laiteuse, ta voix.. Je m'en veux tellement, je t'es pris sans ménagement je t'es fais les pires horreurs que des parents peuvent faire. Je suis misérable. J'ai eu peur de venir. J'ai pendant longtemps essayé de repousser cette confrontation mais maintenant c'est  impossible. Il n'y a plus de retour en arrière possible. Je dois juste assumer ce que j'ai fait et me repentir de mes actes. Je t'ai mentis.. Quand je t'ai dis que j'avais commencé à frappé ta mère juste après ta naissance. La vérité c'est que même si tu n'étais pas de moi j'étais extrêmement heureux de t'avoir. Quand je les est surpris, ta mère à pleuré. On a eu une dispute mais tout c'est arrangé. J'ai sus faire l'impasse. Je l'aimais et je continue de le faire. Mais un jour quand tu avait un an, elle à recommencé, alors moi j'ai bu, pour oublier. Pour noyer ma haine. Mais un jour que je devais aller te chercher à la crèche, j'ai dû retourner à la maison chercher la liste des cours. Sur le pas de la porte il y avait des chaussures. Des chaussures d'homme. A cet instant je ne pris pas la peine de réfléchir. Et ni une ni deux je fonçais dans nôtre chambre conjugale et ce que vis me glaça le sang. A ce moment j'ai arrêté de respirer. Je tremblais et je pleurais. Ma femme et l'homme avec elle m'avait trompé un an auparavant. Le sol avait dût grincé car ils se retournèrent le visage horrifié. MA femme me trompait encore. Alors je n'ai pas réfléchis et malgré ses plainte je l'envoya contre l'armoire et m'occupa de son amant. Je le roua de coup jusqu’à ce qu'il perde connaissance. Puis je pris ta mère par les cheveux gueulant comme un perdu. Et c'est à ce moment là que j'ai commencé à la frapper, Et que tu m'as dégoûté.. Je suis tellement désolé. Je ne te raconte pas ça pour que tu me prennes en pitié je voulais juste que tu saches la vérité. Je... JE t'aimes. Je t'aimes malgré tout. Que tu ne sois pas ma fille ou que tu le sois. Je t'es fais des atrocités, ce ne devrai pas être toi sur ce lit mais moi.. Ou mieux encore je devrai être mort.. Ce serais mieux pour tout le monde.. Pour toi.."


Il ne fini pas sa phrase; des sanglots dans la voix. Le visage baigné de larmes. De regret. De honte. D'amertumes. De lâcheté.


"Seulement je veux recommencer tout depuis le début. Je veux reconstruire ce que je n'ai pas réussi à garder. Je veux te retrouver, toi ma fille. Ma famille. Tu es mon unique enfant. Je n'ai plus envie de te voir souffrir. Mon enfant. Revient moi. Redevient la jeune enfant insouciante et souriante que tu as était pendant six ans. Redevient ma tendre petite, si petite enfant. Je dois te sembler horrible mais je ferais que l'enfer se transforme en paradis. Je ferais régner la paix sur ce monde si noir."


Il sera la main de sa fille comme pour dire qu'il était la. Et elle se manifesta en essayant de partir. Le cinquantenaire sentit son cœur se tordre. Il devait partir sinon il serait faible et pleurerai. Alors il lâcha doucement la main de la jeune brune et se pencha vers sa joue pour l'embrasser avant  de partir. 

Il passa dans le couloir et croisa pour la seconde fois Naruto qui ne retint pas un regard de haine. Le père souffla et s'approcha de lui. Il lui tendit la main que le blond regarda sans vraiment comprendre mais quand l'information atterri il la repoussa. Comment osait-il ? Il n'avait pas le droit de venir et de faire l'homme gentil après tout le mal qu'il avait fait à sa fille. Il le toisa de haut en bas et le vieil homme passa une main dans ses cheveux abyssale.


il demanda à Naruto de le suivre. Il le fit. Mais il était méfiant. Cet homme ne lui inspirait pas confiance du tout. Il marchait derrière lui. L'homme avait un dos imposant. Une posture sur et assuré. Un regard de métal froid. Pour sur Naruto s'inquiéter. Il allait peut être l'emmener dans un trou perdu pour le lyncher et lui dire de ne plus approcher sa fille. Il déglutit doucement espérant faire le moins de bruit possible. Il suivit le père jusqu'au jardin extérieur et le vit s’asseoir. Il fit de même à l'autre extrémité du banc.


"pourquoi m'avoir emmener ? Demanda le blond acide.

- je voulais te parler. 

- De ?

- Ta relation avec ma fille et de tout ce qui s'ensuit 

- Allez y. Je suis pressé.

- L'aimes-tu ? L'aimes-tu vraiment ? 

- Oui, sans hésitation oui.

- Me déteste-tu ?

- Oui. Je vous hais. Vous l'avez brisé. Vous l'avez frapper au point qu'elle aurait put mourir. Vous parler me donne envie de Gerber. Cracha le blond.

- Si seulement je n'avais fait que ça.. Soupira las le patriarche.

- Pardon ? Demanda le garçon.

- Je.. J'ai.. Hésita Hiashi. J'ai violé ma-"


il il ne put finir sa phrase que le poing de Naruto s’abattit sur lui. Il était effrayant à cet instant. Ses yeux étaient fous. Il avait envie de le tuer. Il avait oser toucher son amour. Son ange. Il avait osé lui dire. Il avait osé allait la voir sachant tout ce qu'il avait fait. Écœurant. Il abattu son poing une deuxième fois dans la joue de l'homme qui ne se défendit pas. Il continua à le rouer de coup jusqu'à ce que des infirmeries alerter par les cris de désespoir de l'Uzumaki. 


"Elle était votre fille! Comment Accra vous oser espèce de connard ! Crevez ! Tout le monde n'en sera qu'heureux pourriture ! Enflure !"


Naruto fut jeté de l'hôpital et Hiashi emmener aux urgences le visage défiguré.


°


Elle avait tout entendu, elle avait voulu crier, lui dire de la lâcher, partir loin de l'endroit où cet homme horrible était. Elle avait l'impression d'étouffer. Elle aurait voulu lui crachait toutes ces années de souffrance. Elle aurait tellement voulu le réduire à l'état de cendre. Mais elle ne pouvait rien. Elle était faible. Elle voulait se réveiller. Recommencer tout depuis le début loin de cette maison du diable. Si jamais elle osait le faire elle était certaine qu'elle retournerait dans l'enfer et cette fois aucune porte de sortie ne serait ouverte. Elle avait tout fait mais elle était une incapable. Dans le noir elle se balança, se cachant les oreilles pour ne pas entendre la voix tellement froide et effrayante de l'homme qui avait brisé sa vie. A ses côtés son égal était assise un sourire carnassier sur le visage. Non. Elle n'était pas heureuse. Elle souffrait mais que c'était bon de voir sa proie ramper vers elle. Elle abandonné et c'était tout ce qu'elle voulait. Oui. Hinata allait disparaître et tout le monde en sera heureux. Elle, elle ne sera plus jamais seule. Non. Elles seront ensembles pour toujours, jusqu'à la fin des temps. 


Elle ne pouvait concevoir un seul instant de lui pardonner. Alors comme une enfant punie, elle se recroquevilla dans un coin de cette immensité noire et mit sa tête entre ses genoux. Elle essayait de refréner les battements horriblement fort de son cœur. Elle était angoissée et perdue. Oui, elle était totalement perdue et la petite fille à ses côtés n'arrangeait pas les choses. Elle entendait la respiration effroyablement lentes de cette fillette de 13 ans sa cadette mais c'était ce calme qui effrayait le plus la jeune femme. Elle réprima plusieurs sanglots, respirant par intermittence la poitrine se soulevant toujours plus rapidement. Elle n'avait plus la force de faire le moindre geste, ce que son père lui avait dit ne lui laissait qu'un simple goût amer dans la bouche. Il osait encore lui dire et se chercher des excuses mais rien de ce qu'il ne pourra dire changera quoique ce soit, il la poussé dans ses derniers retranchement, il l'avait poussé à en finir, mais elle n'était pas arrivait à mourir et au lieu d'avoir la paix vivait la terreur chaque fois que ses yeux se posés sur la personne à côté d'elle. Mon dieux qu'elle était effrayé.

La petite à ses côté en avait marre de jouer et les mots dit précédemment par son père l'avait quelque peu irrité. Alors sans crier garde elle s'approcha de la jeune femme, lui prit les cheveux pour l'oblige à la regarder. Hinata hoqueta de surprise et regarda craintive la fillette en face d'elle. Cette dernière lui cracha au visage et susurra lentement et distinctement les mots qui glacèrent le cœur de la brunette :


« Hinata, Hinata, Hinata. Tu as entendus ? Il s'excuse, c'est super non ? Le monstre vient de s'excuser pour avoir gâché notre vie. Tu as entendu ?! Oui, il est tellement gentil, tellement humain n'est ce pas ? J'adore cet homme ridiculement faible. Hm. Un peu comme toi en y réfléchissant bien. Hahaha. Tu sais ma belle. Maintenant j'ai finis de jouer avec toi, de te faire croire que je vais te laisser remonter à la surface pour refaire ta vie bien gentiment avec tout ces hypocrites. Tu sais quoi ? Je vais te faire voir ce qu'est l'enfer. Je vais te montrer ce que veut dire souffrir et je vais te hurler ce que tu ne veux pas entendre. Tu seras ma muse petite Hina. Tu seras mon cobaye et je serais celle qui te tuera doucement. Tu as tranché tes veines ? Je vais tranché ta langue. Tu ne prononcera plus un mot. Tu t'enfoncera dans les ténèbres et tu ne pourras plus crier. Si tu me résistes je te couperai les mains, je ferais de toi une infirme et tu ne pourras plus bouger. Tu es tellement inutile, tellement bête. Mais ne t'en fais pas moi je serais à tes côté. Tu deviendras totalement folle, tu ne sauras plus faire la part du bien et du mal. Tu ne seras qu'une poupée de chiffon que je m'occuperai de brûler lentement. Tu es faible. Naïve et idiote. Tu fais pitié et tu es à plaindre. Je vais te rendre encore plus ridicule. Tu verras je vais te changer, à mon image. Toutes ces années à passer seule mon changé. Tu deviens folle. Petite idiote. Je te hais de tout mon être et toutes les personnes auquel tu tiens aussi. Ricana la fillette un sourire mesquin plaqué sur le visage. Je serai ton pire cauchemar Hinata.

- Tu veux devenir.. Mon pire cauchemar ? Demanda amer Hinata. Laisse moi rire. Tu me fais bien rire. Tu n'as que 5 ans et ce que tu me dis n'a plus aucun effet sur moi, je suis immunisé contre tout ça. Je vais faire face à tout mes problèmes, sans toi. Je vais te confronter à la réalité et t'ouvrir les yeux. L'amour existe et il m'a attrapé dans ses filés, j'attends juste le moment où de ses ailes blanches il viendra me prendre de ce monde sans vie. Tu n'as pas besoin d'être aussi méchante. Tu n'as pas besoin de faire tout ça pour montrer que tu existes. Tu n'es pas seule.

- Tu crois que faire la gentille te sauvera. Tu vas tomber de haut princesse et ce jour-là je serai la pour te voir te précipiter vers ta fin. »


Sur ces mots la petite s'enfonça dans la nuit dense. Hinata resta quelque instant interdite mais se releva bien vite. Elle n'allait pas se laisser décourager par cette fille. Non, elle valait mieux que ça. Alors elle se leva et commença à marcher.


Une confrontation se solde souvent par un échec. Craintif l'un se lance tandis que l'autre essaie de fuir loin. Aussi loin que possible. Mais pour sortir d'un cauchemar il faut l'affronter, se conditionner pour dire "Je n'ai plus peur de toi, tu peux bien revenir, essayer de me faire tomber, de me réduire à néant, je ne te crains plus. Pars et ne reviens plus." Mais si c'était aussi facile elle l'aurait fait. Elle serait déjà debout à crier, à chanter sa victoire. C'est la confrontation avec les autres qui vous permet de dévoiler toutes vos facettes.