Partie I

par sandou

Qualité

 

Partie I :

 

Ino Yamanaka avait pas mal de qualités.

Elle avait un joli grain de peau qui lui assurait une vie sans boutons disgracieux sur le visage. Elle avait aussi de beaux et longs cheveux blonds qu’elle prenait un soin tout particulier à entretenir. On pouvait aussi se permettre d’admettre que ses yeux avaient quelque chose d’envoutant quand on s’y perdait ; le bleu qu’ils reflétaient était si intense qu’on pouvait sans mal se croire dans une lagune polynésienne.

 

« Putain, merde. Putain. Putain de merde. Merde. Merde-merde, fais chier, putain. »

 

C’était peut-être à cause de ces qualités-là qu’elle psalmodiait ces quelques mots en boucle en se tenant la tête à deux mains.

 

Elle avait un physique avantageux : une jolie poitrine qui tenait bien en main, de longues jambes fines et des mains délicates. Ces quelques avantages physiques lui permettaient souvent quelques passe-droits qu’elle ne se privait pas d’utiliser.

 

« Qu’est-ce que je vais faire, putain de merde, de putain de merde ? J’suis foutue, bordel. »

 

Probablement que ces quelques qualités physique jouaient aussi sur la raison qui la poussait à faire les cents pas dans son salon en marmonnant injure sur injure.

 

Il était aussi dit qu’Ino Yamanaka avait un petit truc. Ce genre de petit truc à base de charisme qui chavirait le cœur des hommes. Sa manière de parler était savante, ses mots choisis avec soin. Chaque instant qu’elle passait à discuter avec quelqu’un la rendait plus intéressante et, toujours, elle passionnait son auditoire.

 

« Bordel, j’suis niquée, putain ! J’suis complètement niquée, merde. »

 

Certes, en ce moment-même elle se donnait des airs de charretière. Il n’en restait pas moins qu’elle savait dire ce qu’il fallait à l’instant voulu.

En plus de sa capacité à communiquer, elle savait manipuler. Ses atouts physiques étaient une valeur sûre, sa capacité à faire de l’autre ce qu’elle voulait en était une autre.

 

« Qu’est-ce que je vais devenir, bordel de merde ? »

 

C’était visiblement cette dernière qualité qui causait tous les problèmes qui venait de lui tomber dessus.

 

Ino Yamanaka avait tout un tas de qualité, mais celle qu’on soupçonnait le moins c’était sa force. Tout du moins la force qu’elle pouvait mettre pour enfoncer un couteau de cuisine en céramique dans la gorge d’un homme qu’elle connaissait à peine.

 

«J’l’ai tué, putain… »

 

Fatiguée d’avoir fait les cent pas dans le salon de son appartement, Ino se laissa tomber à même le sol, ses genoux vibrants en sentant le choc contre le parquet flottant. Ses yeux, d’habitude si beau qu’on devait cligner pour ne pas s’en faire éblouir, laissaient couler quantité de larmes et s’exorbitaient à lui en faire mal au crâne. Ses cheveux, toujours si bien brossés et tenus en queue de cheval, se baladaient en bataille sur ses épaules et elle ne chercha pas à les retenir quand ils se collèrent aux larmes sur ses joues. Ce qui annihilait presque aussitôt toutes les qualités décrites au début du chapitre.

 

Les mains et les joues rouges de sang, la jeune femme se coucha au sol, la tête posée sur le tapis persan de son colocataire, et remua en fixant le plafond.

 

« Qu’est-ce que je vais faire… »

 

Il n’y avait pas grand-chose à faire dans de telles circonstances, en vérité. Elle avait beau y réfléchir dans tous les sens, Ino n’avait pas des tonnes de possibilités pour arranger la situation.

 

Faire disparaitre le corps.

 

Autant, elle avait de la force quand il s’agissait de découper une jugulaire, autant quand il s’agissait de soulever un corps mort qui devait peser dans les quatre-vingt-dix kilos, c’était une autre affaire. Avec ses bras de gymnaste, ça ne la mènerait pas bien loin. Tout au plus réussirait-elle à tirer le cadavre jusqu’à l’ascenseur de l’étage.

 

Non.

Ino n’avait pas dix mille choix devant elle. Le plus simple, d’ailleurs, venait de faire tourner une clé dans la serrure de la porte d’entrée.

 

 

-

 

« UI, bjr, c mwa. Asv svp ? Jpp dma vi.
Voilà, c’était mon entrée en matière. Du coup, coucou, voici ma fic, elle sent bon le chocolat et le chèvrefeuille, c’est délicat, c’est de bon gout, c’est enrichissant. Bref.

Autant prévenir les quelques personnes qui passeront ici : This is not a love story, my bad. Mais, pour une fois, je vais me concentrer sur quelque chose qui a mille fois plus d’importance : l’amitié :rainbow:. Que dire de plus .__. ? Ça ne se concentre pas sur Ino, les chapitres seront courts, l’histoire est déjà écrite dans mon brave cerveau, et (j’ose l’imaginer) il n’y aura pas énormément de chapitres.

 

Bisous sur vos miches. »

 

Sandou-Soudy’