chapitre 3

par Ooo-Chii-ooO

Naruto n’avait pas été surpris d’apprendre l’évasion de Sakura Haruno, sacrée Sakura…

Les recherches s’intensifiaient et il insista auprès de jiraya pour s’y joindre, jusqu’à ce qu’il entre dans la chambre pour y découvrir le sujet de tout ce remue-ménage tapi contre la porte.

Elle essayer vainement d’ouvrir la porte et il l’entendit poussait des petits grognements très peu féminin…

Devant cette scène il ne put s’empêcher d’émettre un petit rire.

Soudain la porte s’ouvrit.

Avec une agilité et des réflexes de félin, il fut sur elle en deux bonds. Sakura se retourna brusquement et n’eut que le temps d’apercevoir la silhouette massive de l’Uzumaki fondre sur elle. 

Il l’immobilisa aussitôt en l’enserrant dans ses bras avec une poigne de fer. Du pied, il referma la porte et s’y adossa sans relâcher son étreinte.

-         inutile de vous débattre, Miss Haruno, vous ne pourrez pas vous échapper, dit-il calmement d’une voix aux intonations graves.

Prudemment, il la retourna pour lui faire face.

Sakura planta son regard dans le sien. Les quelques clichés flous qu’elle avait pu voir de l’Uzumaki ne lui avaient certes pas rendu justice. L’homme était beaucoup plus grand qu’elle ne l’avait imaginé, elle lui arrivait à peine aux épaules et visiblement en excellente condition physique. Son beau visage à la peau halé et ses cheveux dorés dont les mèches éparses retombaient sur son front ainsi que ses yeux bleu, tous en lui inspirait une chose familière…

« Provoquez-le » lui avait conseillé Konoha. « Il aime qu’on le défie »… Sakura allait se faire un plaisir de suivre à la lettre ces instructions.

Attrapant brusquement la main de l’Uzumaki, elle se tourna légèrement et d’une habile prise de judo, l’envoya rouler au sol. Il tomba sur le dos avec un bruit sourd, et demeura immobile, les yeux fermés. Sakura l’observa prudemment, ne croyant pas un instant qu’il pût être réellement blessé, ni même assommé. Elle savait exactement ce qu’elle faisait en mettant en application sa qualification méritée de ceinture noire.

Néanmoins, devant l’inertie prolongée de l’Uzumaki, elle se résigna à s’agenouiller près de lui et posa une main sur sa poitrine pour vérifier les battements de son cœur.

Elle n’eut que le temps de réaliser son erreur. D’un geste rapide, il venait, d’une main, d’emprisonner les siennes derrière elle, tandis que, de l’autre il fit mine de lui enserrait le cou.

Il la renversa sur le dos et resta dans cette position.

Soudain il relâcha son étreinte et éclata de rire.

-         eh bien, qu’avez-vous en tête maintenant, Miss Haruno ? demanda-t-il, son visage à quelques centimètres du sien. Un couteau dans les côtes, ou quelque chose de plus efficace ?... je suppose qu’on ne vous a pas fouillée avec suffisamment d’attention…

D’abord Sakura le regarda les yeux en forme de bille… il venait d’être projeté au sol par une femme et cela le faisait rire… Ensuite elle réprima une exclamation indignée tandis que l’Uzumaki, joignant le geste à la parole, promenait une main ferme et déterminée sur ses seins, son ventre, ses hanches, ses cuisses… tous en sifflant joyeusement…

-         arrêtez ! S’exclama-t-elle, à bout de patience. Vous n’avez aucun droit de me faire subir cette fouille humiliante !

Sourd à ses protestations, il poursuivit son examen minutieux, toujours cette expression heureuse collée au visage. On aurait dit un enfant qui recevait enfin le cadeau qu’il attendait depuis des mois.

Sakura comprit alors qu’elle avait à faire à un fou ! Oui fou ! Il la transperçait d’un regard passionnais, étrange vu qu’ils ne se connaissaient pas…

Dans qu’elle mission était t’elle tomber !, si elle arrivait à joindre Konoha elle leur dirait sa façon de penser !

Soudain il cessa sa fouille et plongea son regard au fond du sein comme pour il lire ses secrets les plus intimes…

- Jiraya a vérifié votre identité, Miss Haruno… Mais il reste cependant quelques points obscurs que j’aimerais bien éclaircir avec vous. Et je ne saurais trop que vous conseiller de la faire rapidement.

Sakura acceptait difficilement les ordres, en dehors de ceux de Konoha. Et pire, elle détestait être soumise à la force physique de qui que ce soit. Contenant difficilement la colère qui montait en elle, elle remonta brutalement son genou. Mais les sens de Naruto étaient en alerte. Il parvint souplement à éviter le coup mais, dans le mouvement, relâcha suffisamment son étreinte pour qu’elle parvienne à se dégager et se précipiter vers la porte.

Avec la rapidité d’une panthère, il bondit sur elle. Sakura se sentit soulevée comme une plume tandis qu’il la portait sur son épaule. Il la déposa doucement au centre de l’immense lit et, avant qu’elle n’ait pu esquisser le moindre geste, se laissa tomber de tout son poids sur elle.

De ses mains encore libres, elle frappa sur son corps furieusement, lui arrachant un rire. Perdant patience, il lui emprisonna fermement les poignets au-dessus de la tête, l’immobilisant totalement.

Un calme apparent, par force, s’installe entre eux.

Naruto, quelque peu essoufflé, fixa la jeune femme dont les beaux yeux verts flamboyaient, on aurait dit deux émeraudes.

Il avait beau se répéter qu’il lui fallait énormément de patience s’il voulait l’attirer à lui de son plein gré, ne pas l’effrayée, ne pas qu’elle que se braque, sinon tous serais fichu et il ne le supporterait pas !... mais rien n’y faisait. Il ne pouvait raisonner ses sens soudain alertés au contact de se corps si familier…, de ses cuisses fermes contre les siennes, de cette poitrine ronde dont il devinait les pointes tendues à travers le pull fin.

Il eut l’impression que l’homme calme et civilisé qu’il tentait vainement de devenir depuis un an… depuis qu’elle l’avait oubliée, faisait place à l’homme farouche et sauvage qui sommeillait en lui. Le corps de Sakura, ondulant sous le sien pour tenter de se libérer, éveillait en lui des sensations et des… « Réactions » difficilement contrôlables qui n’échappèrent pas à sa prisonnière.

Il regarda avec un amusement non dissimulé ses grands yeux s’écarquiller d’étonnement, puis ses joues se colorer soudain d’un beau rouge coquelicot.

-         Miss Haruno, murmura-t-il d’une voix un peu rauque, j’espère que vous réalisez la situation dans laquelle vous vous êtes fourvoyée…

Sakura n’en était que trop consciente… elle cessa de se débattre, l’observant avec une incrédulité figée tandis que, lentement, le visage de Naruto se rapprochait insensiblement du sien.

Son baiser fut incroyablement doux. Elle s’était instinctivement préparée à une brutalité sauvage, mais ses lèvres effleuraient les siennes avec une étrange tendresse qu’elle n’aurait osé soupçonner.

Ce fut comme un choc, un flot de sensation qui semblait lui être familier la frappa soudain d’une incroyable force.

Choquée par la vague de désir inattendu qu’elle sentait monter en elle comme si son corps réagissait au sien, Sakura ne s’en débattit que de plus belle, sans trop savoir si elle combattait sa propre sensualité ou l’homme qu’elle se devait de conquérir __ dans le sens professionnel du terme, bien sûr.

Naruto redressa la tête en réprimant une grimace.

Elle venait d’enfoncer ses ongles dans le dos de sa main…

-         votre répertoire est limité, remarqua-t-il.

Sakura eut la vague impression qu’elle venait d’être insultée, mais sans trop comprendre pourquoi.

-         que voulais-vous dire ?

-         si vous étiez une terroriste, ou quelque chose de ce genre, vous auriez probablement un plus large éventail de mouvement de défense… lâcha-t-il, désinvolte. Vous ne semblez pas pourtant avoir dépassé le stade des premiers cours… A moins que vous ne soyez une actrice hors pair…

Puis il guetta une réaction quelconque de sa part. Il eut l’effet désiré.

-         merci beaucoup, rétorqua-t-elle un peu pincée. Sachez que je suis sortie première de ma classe de judo et que je suis aussi des cours de boxe, karaté et…

Elle s’arrêta net sachant qu’elle en n’avait trop dit et effectivement il ne s’empêcha pas de sourire.

-         De la boxe, du karaté…

Il émit un sifflement.

-         c’est beaucoup pour une simple journaliste…

Il plissa les yeux. Et Sakura se demanda s’il avait deviné quelque chose… non c’était impossible, sa couverture était parfaite.

-         tout compte fait, dit-il en desserrant imperceptiblement son étreinte, il aurait été plus simple de vous accorder tout de suite une interview… Au point ou nous en sommes, nous pourrions peut-être en discuter.

Sakura le considéra avec des yeux ronds en feignant l’étonnement le plus total.

-         Vous êtes Naruto Uzumaki ?

-         Pourquoi ? cela vous déçoit ?...

-         Mais vous… vous êtes trop jeune pour…

-         Pas du tout. J’ai simplement vécu intensément mes vingt-huit années d’existence, répondit-il non sans une pointe d’ironie.

Lui adressant un sourir des plus charmeurs, il consentit enfin à la relâcher et lui tendit la main pour l’aider à se relever. Geste qu’elle ignora superbement en remettant rapidement de l’ordre dans ses vêtements.

Naruto se dirigea vers un téléphone mural.

-         dites à Jiraya d’annuler les recherches. Elle est ici.

Il l’écouta quelques instants en silence, avant d’ajouter :

-         Non, ce n’est pas la peine. Je m’en occupe…

Il raccrocha le combiné et se tourna posément vers elle.

-         vous pouvez vous féliciter d’avoir gâché la journée de Jiraya et celle des gardes, dit-il en souriant.

Elle eu l’étrange impression qu’il s’amuser de cette situation.

-         eh bien voyez vous, j’avoue avoir un peu de mal à compatir, vu l’accueille chaleureuse que vos… vos… chien de garde m’on faite !, rétorqua-t-elle en levant le menton d’un air de défis.

Contrairement à se qu’elle penser, cette réponse ne sembla pas le moins du monde le mettre en colère, au contraire, un sourir se peignit lentement sur ses lèvres sensuelle et une expression de tendresse s’alluma dans son regard bleu. Elle recula de quelque pas et la flamme s’éteignit aussitôt, il parut se rembrunir mais étrangement sa voix resta douce lorsqu’il s’enquit :

-         Avez-vous mangé quelque chose, aujourd’hui ?

Voilà. C’était le moment de jouer son rôle… après tous, même étrange, une mission reste une mission, plus vite elle serait terminée, plus vite elle pourra rentrer.

-         Je… je n’ai pas vraiment eu le temps, non…répondit-elle prudemment afin de ne pas éveiller ses soupçon.

-         Je crois qu’il est grand temps d’y songer. J’ai l’impression qu’un simple souffle de vent suffirait à vous emporter…

Ces mots la firent brusquement sortir de sa réserve. Elle le fusilla du regard, le menton en avant.

-         Ne jouez pas la condescendance avec moi monsieur Uzumaki… Je ne suis pas une petite fille qu’on dorlote…

Elle s’arrêta net, car une impression de déjà vu recommença à se faire sentir. La tête commença à lui tourner, elle tourna le regard sur la licorne posée sur l’étagère et une voix qu’elle reconnut immédiatement résonna dans son esprit : Ensemble…Toi et moi… Nous deux… Plus fort que tout.

Puis se fut le noir complet.      

 

 

 

fin