Derniers instants et trouvaille intéressante

par ninou

Avant de lire :

 

Je ne suis pas une fana de l’histoire, donc il peut y avoir (et il y en a j’en suis sûre) beaucoup d’incohérence.

Je vais essayer de me faire un minimum de culture et pardonnez moi, les adeptes de l’histoire !^^

 

 

 

 

Chapitre 1: Derniers instants et trouvaille intéressante

 

 

JAPON, Kyoto, 10 septembre 1534

 

Dans un grand silence, ce silence qui emplissait de toute façon l'immense demeure, une jeune fille vêtue d'un magnifique kimono rose apparut devant un vieil homme.

Ce dernier la regarda de haut en bas, jeta un coup d'oeil à Heji Hyûga, le maître de la maison, et sourit d'un sourire sans dent.

 

-Elle me paraît tout de même bien jeune!, fit-il d'une voie écailleuse.

-Hinata a seize ans depuis hier..., marmonna l'autre. Hinata!

-...

 

La jeune fille, le visage dépourvu de sentiment, s'avança timidement et s'inclina bien bas devant l'homme.

 

-Le thé Hinata!, ordonna le maître de maison.

 

Hinata s'inclina devant les deux hommes, et sortit de la pièce. Elle rejoignit deux femmes en kimonos, assises dans une grande pièce qui leur servait de cuisine. Aucune des deux ne lui adressa un signe de vie.

La jeune Hyûga s'activa avec expérience à faire un thé convenable et, une fois les feuilles de thé incérées, elle prit un petit plateau gravé de fioritures chinoises avant de retourner auprès de son père et de leur visiteur. Elle essaya de ne pas faire attention au regard langoureux du visiteur et baissa humblement la tête en se mettant en position de service devant le thé.

 

-Quelle grâce dans ses gestes!, s'exclama l'inconnu. On voit qu'elle fait partie de l'élite!

-C'est une Hyûga, fit fièrement l'autre.

-Je vois... et vous acceptez de m'en faire don?

 

Hinata trembla légèrement en entendant ces mots mais se les ôta de la tête pour incliner la théière de porcelaine.

 

+++ +++

 

Elle courait... Elle courait à en perdre le souffle. Sur le pont en bois, ses talons japonais résonnaient et claquaient avec force. Mais l'homme derrière était bien trop rapide.

Alors qu'elle atteignait la rambarde, une main s'empara de son poignet, elle poussa un cri strident.

 

-Allons ma belle! Nous n'allons faire qu'un à présent! Tu es a moi!


Malgré sa peur et sa terreur, elle fut incapable de dire un mot. D'un regard terrorisé, elle fixa le vieil homme devant elle, qui n'était venu en tout et pour tout qu'une seule fois chez elle. Et la seule fois où il était venu, il l'avait prit en fiançailles... elle, pauvre courtisane...

 

-Ne te débats pas comme ça!

-Lâ-lâchez-moi!, supplia-t-elle.

-Laisse toi faire enfin!

 

Il était énervé, elle le voyait.

Avant qu'elle n'ait rien pu faire, elle se prit un coup de poing sur le crâne, qui la sonna un peu.

La jeune fille se recula d'un pas, et sentit sur son kimono la rambarde de bois.

 

Elle regarda le torrent en bas, puis l'homme qui s'approchait, une étincelle de fureur en lui. Le choix fut vite fait. Elle se tourna et prit appui sur le bois pour sauter.

 

Son kimono lui battit les flancs, pendant les quelques minutes qui précédèrent sa plongée dans l'eau glacée.

Pauvre jeune fille... pauvre courtisane... pauvre geisha...

 

°O°O°O°

 

FRANCE, Orléans, 26 février 1675

 

Dix heures sonnèrent au clocher de l'église. A deux rues de cette magnifique église, comme en provocation, une petite bicoque résonnait de petits rires.

-Allez mon grand! Montre nous voir!!

-Vous me flattez mes dames!

-Pas tant de manières enfin!


Il y eut un hurlement de rire, et un homme, un noble d'après ses habits, sortit, passablement débraillé, avec deux magnifiques créatures à chaque bras.

-Meiki!

 

La jeune fille au bras droit se tourna, et fit mine de bouder en voyant une femme à demi nue lui faire signe de revenir.

-Je m'amusais moi!, râla-t-elle.

-Eh bien je profiterais de notre bel étalon pour toi!, gloussa la fille au bras gauche.

 

L'homme parut amusé par la remarque. Il rajusta sa perruque et regarda la magnifique fille qui le tenait fermement.

 

La dénommée Meiki tira la langue et s'en alla en trottinant vers la maison close.

 

-Alors, que puis-je faire pour toi?

-Quel est ton nom?

 

La jeune fille se tut, haussa un sourcil, et embrassa goulûment l'homme.

 

-Ino!, clama-t-elle.

-Tu es jeune non? Je ne te donnerais pas les vingt!

-Je ne les ai pas!, assura-t-elle dans un gloussement aigu. Je viens tout juste de faire mes dix-sept!

 

La jeune fille passa un bras sur sa robe ouverte en décolleté et ne lui cachant absolument pas le dessous des cuisses.

 

+++ +++

 

Pourquoi ça? Pourquoi et comment?

 

Ino laissa échapper une larme alors qu'un vieil homme la secouait dans tous les sens.

 

-Je sais que c'est toi qui m'a volé mon écu!!, enragea-t-il. Sale catin!

-Je n'ai rien volé! Je vous le jure!, plaida-t-elle.

 

Elle se reçut une magnifique gifle qu'elle accusa sans rien dire. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'un de leur client n'appréciait pas ses faveurs. Mais jamais on ne l'avait accusé d'avoir volé.

 

-Tu souris putain! Tu aimes à me faire enrager n'est-ce pas!

 

Elle bredouilla un "non" qu'il n'entendit pas, trop occupé qu'il était à la frapper.

La jeune fille prit refuge dans les draps souillés deux heures auparavant. Elle se prit la tête dans les mains, tremblante, mais elle pu parfaitement entendre le son d'un métal froid.

Relevant la tête, la jeune prostituée n'en crut pas ses yeux. L'homme avait pointé son épée sur elle.

 

Elle regarda, horrifiée, la lame s'abattre à la vitesse de l'éclair en sa direction. Un éclair blanc, la sensation de froid, et du sang sur ses mains. Elle s'effondra sur le matelas.

 

Pauvre jeune fille... pauvre pauvresse... pauvre libertine...

 

°O°O°O°

 

AMERIQUE DU NORD, Dakota du sud, 22 octobre 1722

 

Le feu dansait, oui, il dansait devant les yeux marron, grands ouverts. Les chants s'intensifièrent et de la fumée âcre passa devant le nez d'une jeune fille accroupie.

 

-Tenshi, ange de feu!

 

Elle se retourna, et fit un grand sourire à l'homme de son âge qui lui faisait un signe de main.

 

-Ah! Mitsuko, soleil levant!

 

La jeune fille fit virevolter ses tresses en courant vers son amant. L'homme la prit contre lui et la serra à lui faire mal. Il lui susurra quelques mots à l'oreille, dans leur langue, et la jeune fille rougit sous son maquillage déjà rouge.

Elle se détacha de lui et trépigna sur place, pour montrer sa joie. Une plume dans ses cheveux se mit à bouger, et l'homme rit doucement.

 

-Dans avec moi! Totem sera content!, s'écria-t-elle.

 

Autour du petit couple, les gens riaient, dansaient, chantaient. La fumée monta aux cieux, et la jeune fille aux tresses sourit aux astres.

 

Peu de temps après, alors que la plupart des tipis étaient occupés, seuls deux adolescents se tenaient face à face, accroupis dans une position étrange, devant un feu éteint.

 

Mitsuko prit un peu de terre dans ses mains et sourit amoureusement à la jeune fille. Tenshi rougit et baissa les yeux. Il posa son doigt sur le nez de la jeune fille, lui laissant une trace noire.

 

-Tu es à moi!, chantonna-t-il.

-Je suis à toi!

 

+++ +++

 

Tenshi , le regard vide, regarda la lance pointait sur les gens devant elle.

Ils étaient habillés étrangement, avec aucune partie du corps visible.

 

-Ca doit être la fille du chef qu'on a tué tout à l'heure!, fit l'un.

-Elle est jeune, pas plus de dix-huit ans, on pourrait en tirer un bon prix!, renchérit un autre.

 

La brune cracha aux pieds de celui qui devait être leur chef. Pourtant, il ne portait pas de plumes sur son espèce de chapeau.

 

L'homme ne parut pas apprécier et pointa une sorte de chose longue et argentée sur elle. Elle essaya de lancer son arme, mais il y eut un grand bruit sourd, et sa lance tomba au sol.

Elle regarda devant elle, fronçant les sourcils. Il y eut un petit rire puis la jeune fille baissa la tête.

Son corps, qu'elle s'était laissée maquiller le matin de peinture faunes, tremblant. Elle posa sa main sur sa poitrine, qu'elle avait soudain douloureuse, et sentit un liquide chaud sur ses doigts.

Elle jeta un regard derrière elle, sur un vieux totem, la seule chose qui n'ait pas encore brûlée. Elle eut un léger sourire et posa sa main libre sur son visage, avant de tomber à genoux et finir la tête dans le sol poudreux.

 

Les étrangers l'enjambèrent sans plus de cérémonie, sa vue se brouilla. Une plume voleta et vint se poser sur sa joue, comme une caresse.

 

Pauvre jeune fille... Pauvre fille de chef... Pauvre sioux...

 

°O°O°O°

 

AUSTRALIE, Brisbane, 17 mars 1810

 

De la maison coloniale sortirent deux hommes et une jeune fille. La jeune fille prit le balais que lui tendait une petite aborigène, et sourit au plus grand des hommes.

 

-Revenez vite!, fit-elle.

-Promis Sakura!, salua le plus jeune des hommes en s'inclinant, ôtant son chapeau melon.

-Dépêchons nous!, grogna le plus âgé.

 

Sakura sourit une dernière fois et commença à balayer la poussière sur le parquet sale.

 

Après quelques minutes, tout était propre et elle posa son balai contre le bois du mur, tout en s'essuyant les mains sur son tablier bleu.

Elle regarda au loin, rien que du désert... mais ce n'était pas déprimant.

 

-Mamzelle Sakura!

 

La jeune fille se retourna, et offrit un grand sourire à Seïta, sa servante.

 

-Qu'est-ce qu'il y a?

-C'est qu'y a madame votre mère qui vous appelle!

-J'arrive...

 

Sakura perdit son sourire et entra dans la maison. Elle trouva sa mère en pleine conversation avec leur jeune voisin, Saï Mateho, âgé de vingt ans, de quatre ans son aîné.

 

Le garçon lui fit un grand sourire et inclina poliment la tête. Malgré elle, elle laissa un petit sourire traverser ses lèvres. Il était bien beau quand même...

 

+++ +++

 

La maison était sens dessus dessous. La jeune fille ouvrit de grands yeux en voyant soudain une forme allongée au sol.

 

Elle se précipita dans le petit escalier et s'agenouilla, la peur au ventre, sur un... un cadavre...

 

Les mains blanches de Sakura se plaquèrent sur sa bouche lorsqu'elle reconnut Saï. Elle se releva lentement et recula, les yeux toujours fixés sur le corps devant elle.

 

Seulement, son dos percuta quelque chose de dur. Elle sursauta et se tourna, pour se retrouver face à un homme noir.

 

-Désolé Mamzelle Sakura!, pleura-t-il. J'vous aimais bien! Vous étiez pas comme eux vous...

 

Sakura commença à paniquer quand l'homme lui montra ce qu'il tenait dans sa main droite. Un magnifique cobra du désert.

La jeune fille recula de deux pas, sans se soucier qu'elle puisse tomber sur le cadavre de l'autre homme, mais l'aborigène fit quelques prières dans sa langue natale, avant de s'avancer vers elle, le cobra dressé, prêt à mordre.

 

-Ca ne sera plus long mamzelle!

 

Les larmes de la petite servante coulèrent et tombèrent sur le front de la jeune Sakura.

La jeune fille était allongée au sol, paralysée de partout. Elle trouva néanmoins la force de soupirer et de pleurer une nouvelle fois.

 

Pauvre jeune fille... pauvre blanche... pauvre fille de colon...

 

°O°O°O°

 

POLOGNE, Auschwitz, 16 juin 1942

 

-Gaara... allez, répond... s'il te plaît...

La suite de la prière se perdit dans un sanglot. La jeune fille recroquevillée sur elle même, prés d'un corps étendu, sanglota de plus belle en sentant une main sur son épaule.

 

-C'est finit Temari... On ne peut plus rien faire, souffla un garçon dans son dos.

-Mais Kankurô, il va se réveiller!

-... non... laisse-les l'emmener s'il te plaît.

 

Malgré elle, Temari se recula du cadavre d'un garçon maigre et se blottit dans les bras du garçon qui avait parlé.

 

Deux hommes, habillés en verts, s'approchèrent alors et posèrent sans aucune douceur la forme du sol sur un brancard en bois.

Ils passèrent devant les deux être blottis, et le deuxième soldat eut un large sourire.

 

-Et un de moins!

 

Et il partit dans un grand rire, qui épouvanta la jeune fille. Elle se retourna, pour voir Kankurô essuyer vivement une larme.

 

-AU TRAVAIL FEIGNANTS!!!

 

Les deux sursautèrent, mais le jeune garçon se sépara de la jeune fille pour se mettre bien en rang avec d'autres hommes.

 

-Temari!

 

La jeune fille leva la tête du sol et regarda le garçon. Ce dernier eut un sourire crispé et étouffa une larme.

 

-Bon anniversaire...

 

Elle essaya un sourire, mais se perdit dans un hurlement intérieur.

 

+++ +++

 

-Les femmes et les enfants seulement! Les femmes et les enfants seulement! Toi! Va-t-en! Tu es un homme!

 

Kankurô regarda, dépité, la jeune fille qui haussa les épaules. Il lui fit un signe de main et sortit de la pièce.

Temari enleva sa tunique sale, son bandana crème, et regarda autour d'elle. Il y avait des morts vivants tout autour...

 

-Dépêchez-vous! Allez!

 

Elle sursauta et se mit en rang, ne tenant pas compte de sa pudeur oubliée avec le temps. Un soldat les fit entrer dans une grande salle. Elle regarda un instant les pommeaux de douche, s'étonna de ne pas voir les trous habituels, mais ne dit rien et se déplaça pour aller se réfugier dans un coin sombre.

 

Les portes de la pièce se claquèrent soudain, la faisant sursauter ainsi que plusieurs autres. Elle haussa un sourcil mais s'assit à même le sol froid.

 

Une fumée étrange se mit à passer devant ses yeux. Elle entendit quelques toussotements et renifla un instant cette substance.

 

Elle eut la sensation que ses poumons prenaient feu.

 

Des hurlements, déchirants. Mais les entendez-t-on seulement? Elle hurla en s'étouffant, tout en voyant un nouveau corps tomber au sol. Il n'était plus nombreux encore debout...

 

-KANKURÔ!!!

 

Des larmes dégoulinèrent sur ses joues, elle frappa les parois, se faisant saigner les mains. Mais rien n'y fit.

 

La jeune Temari se laissa peu à peu tomber, dans l'incapacité à respirer. Elle se contorsionna pour essayer de faire quitter la douleur de son corps, mais en vain. Elle finit par fermer les yeux.

 

Pauvre jeune fille... pauvre inconsciente... pauvre juive...

 

°O°O°O°

 

JAPON, Tokyo, 26 avril 2007... Lycée Hikaï

 

DRRRRIIIIIIINNNNNNNGGGGGGGG

 

Un concert de joie éclata dans les couloirs. Les jeunes lycéens sortirent en trombe de leur salle de cours, pressés de pouvoir rentrer chez eux. Enfin... Pas tous...

 

Un garçon brun ouvrait son casier, prenant ses chaussures quasiment au ralenti. Il avait lâché ses longs cheveux bruns et quand il se tourna un peu, quelques élèves purent voir des pupilles blanches, un visage fin...

 

-NEJI!!

 

Il soupira, mais ne parut absolument pas surprit. Il regarda à sa droite, et vit apparaître deux garçons. Un blond à l'air surexcité, et un brun aux marques rouges sous les joues. Les deux souriaient à s'en décrocher la mâchoire.

 

-Alors! Tu viens à la soirée hein!, s'enquit le blond avant même que ledit Neji n'ai pu prononcer un mot.

-Sasuke nous a dit que ses parents s'absentaient pour tout le week-end, on sera tranquille!, sourit l'autre.

-Alors, tu viens oui ou non? En fait il... AH! SHIKA! SASU-CON!!!

 

Neji soupira de nouveau, il ne pouvait jamais rien dire de toute façon. Le brun se tourna vers la destination que regardait le blond, et pu voir deux bruns taciturnes arriver.

Le premier avait attaché des cheveux qui semblaient mi-longs en une petite queue de cheval et il avait fourré ses mains dans ses poches dans une attitude qui se voulait nonchalante. Le deuxième marchait comme un piqué, un visage absolument parfait, des cheveux ébouriffés, le type même de l'adolescent d'élite.

 

-Yo..., salua le premier.

-Shikamaru! Vous êtes en retard!, se plaignit le blond.

-Comparez à toi Naruto, nous on bosse pour nos contrôles, et on y passe pas cinq minutes, soupira "Shika" en retour.

 

Naruto fit mine de bouder alors que le taciturne numéro deux se tournait vers Neji et le garçon aux marques rouges.

 

-Vous pouvez venir?, demanda-t-il simplement. Neji?

-Hn... Pas de soucis. Mon oncle est plutôt content au contraire...

-Kiba?

-Ca roule! Ma mère m'a juste demandé de ne pas rentrer avant dimanche, sinon elle m’étripait! Merci de nous inviter Sasuke!

 

Ledit Sasuke se renfrogna et croisa les bras sur sa poitrine. Il regarda ses amis tour à tour avec un air hautain.

 

-Il y a quelque chose que j'aimerais vous montrer, fit-il.

 

Cette simple petite phrase fit taire Naruto et rendre attentif les autres.

 

-Bon, on y va?, demanda finalement Sasuke.

-A tes ordres Uchiha!, sourit le blond.

-Ta gueule Uzumaki!, incendia Kiba.

-Mais la ferme Inuzuka!

-Galère...

 

Naruto et Kiba foudroyèrent Shikamaru du regard.

 

-On t'as pas causé Nara!

 

Neji se tourna vers le pauvre Shikamaru et soupira.

 

+++ +++

 

Les cinq garçons étaient assis sur un tatami du grand salon Uchiha. L'héritier de cette dynastie était d'ailleurs debout, avec un sac plastique à la main.

 

-C'est quoi?, demanda aussitôt Naruto. Une vidéo porno?

 

Il se prit le poing de Kiba et ne dit plus rien. Sasuke grimaça, finit par s'asseoir sur le sol et posa le sac au centre.

 

-Bon, c'est quoi ce truc?, s'impatienta l'Inuzuka.

 

Sasuke soupira d'agacement mais ouvrit le sac, pour en sortir une sorte de boite, très ancienne d'apparence, qu'il ouvrit et mit bien au milieu.

Les quatre autres fixèrent le contenu de la boite, et restèrent stupéfaits.

La boîte possédait une grande flèche en métal, qui tournait sans s'arrêter, au milieu de ce qui semblait être une sorte d'échéquier.

 

-J'ai trouvé ça dans le grenier de notre futur maison, marmonna le brun.

-Ah... et c'est quoi au juste?, soupira Neji.

-On dirait un jeu!

 

Les garçons se tournèrent vers Shikamaru, qui regardait avec une attention particulière les cases sous la flèche qui tournait encore. Le jeune Nara se redressa et regarda Sasuke.

 

-Y avait pas un papier avec?, demanda-t-il.

-Si... il est là...

 

Sasuke posa son doigt dans une sorte de petit tiroir que la boite possédait et l'ouvrit. Ils regardèrent tous le petit papier plié en quatre, qui n'était pas du plus jeune âge, et ce fut encore une fois Shikamaru qui réagit en premier. Il s'empara de la feuille et la déplia, laissant échapper quelques volutes de poussière.

 

-Lis à voix haute!, commanda Naruto
-Mh... "Le jeu du temps" ça s'appelle...

-Et?
-Ecoute sinon je ne dis plus rien!

-...

-Bon... Alors "Le Jeu du Temps. La règle de notre jeu est très simple. Il vous suffit d'y jouer à plus de deux personnes. Si possible du même sexe et de même aspiration dans la vie. Il n'y a pas de but. Vous et vos amis devez faire un voeu commun, quelque chose de matériel, et le Jeu du Temps se chargera de l'exaucer seul si certaines demandes sont effectuées."

 

Le jeune Nara haussa un sourcil en regardant ses amis. Sasuke, même s'il avait déjà lu, sembla se plonger dans ses réflexions.

 

-Vas-y continue!, insista Naruto.

-Mh... Alors "Effectuées" voilà. "Attention, le Jeu du Temps est temporaire. Votre voeu aura une durée en tout et pour tout de six mois au terme desquelles, si vous n'avez pas trouvé le moyen de retenir votre voeu, vous perdrez tout ce que vous avez gagné. Pour ce qui est des conditions, vous devez obligatoirement vous réunir dans une pièce ouverte, en cercle au centre duquel vous mettrez une bougie de couleur noire. Ensuite, votre voeu doit être dans un sens matériel. Pour finir, bonne chance pour ce jeu."

 

Il arrêta là sa lecture étrange, mais Sasuke le retint de reposer le papier et le lui fit tourner. Shikamaru fronça ses sourcils et ouvrit un peu la bouche.

 

-"Le Jeu du Temps est le moyen de toute résurrection"... Qu'est-ce que c'est que cette connerie?

-On le fait!!!


Naruto se leva d'un bond et sautilla un peu partout.

 

Sans l'accord de Sasuke, il ouvrit toutes les portes-fenêtres, la porte d'entrée, tout... et un flot de lumière vint leur chatouiller la peau.

 

-Naruto, ce sont des conneries!, fit placidement Neji. Un attrape-nigaud! En plus, ils ne disent pas à quoi sert l'aiguille!

 

Le jeune Nara et Kiba s'étaient penchés sur le "plateau" de jeu.  Kiba posa son index sur une case, faisant attention de ne pas toucher l'aiguille qui contenait de tourner.

 

-Ce sont les siècles!, s'exclama-t-il. Premier, deuxième, dix-septième, quinzième, il y a tous les siècles depuis la venue des hommes!

-Ridicule... Uchiha, t'en pense quoi?, demanda Neji, cherchant un supporter.

 

Sasuke haussa les épaules et Naruto vint se rasseoir près d'eux.

 

-Même si c'est ridicule, commença-t-il. Ca nous permet de pouvoir se divertir un peu!^^

-... On perd notre temps!

-Et alors? On a du temps à perdre!, rit Kiba.

-Vous avez une bougie noire?

-J'en ai, assura l'Uchiha.

-Hn...


Neji se tût, n'ayant plus rien à dire, aucun argument.

 

Alors, Naruto et Kiba se mirent à s'activer pour préparer ce jeu. Sasuke sortit deux minutes, et revint avec une grosse bougie noire. Il la posa au centre de la pièce, et tous se mirent en cercle autour, même Neji.

 

Il y eut un instant de silence, les yeux fixés sur la bougie que Kiba venait d'allumer.

 

-Bon... c'est quoi notre voeu?, demanda enfin Shikamaru.

-Une piscine de ramens!, bava Naruto.

-BAKA!, s'écria Kiba. Il faut quelque chose qui nous plairait à tous!

-...

 

Ils se mirent activement à chercher puis Neji releva un peu la tête avant de rougir légèrement.

 

-...Ben... pourquoi on demanderait pas des filles?

 

Les quatre autres se tournèrent vers lui, et le Nara haussa finalement un sourcil.

 

-Une fille? Pourquoi faire? C'est chiant une fille!, bailla-t-il.

-C'est pas vrai!, protesta Naruto. Et en plus, on a jamais eu de copine, ça serait un bon moyen!

-Uzumaki, tu te prends trop au jeu là, souffla Neji. C'est comme ces chaînes sur le net, qui te disent qu'au bout de deux semaines, tu rencontrera l'amour de ta vie, sauf si tu ne renvois pas ce message...

 

Naruto prit la pose de boudeur et Shikamaru recommença à bailler.

 

-Shika! Puisque, de toute façon et d'après Neji, on perd notre temps, tu n'as rien à craindre de demander l’âme soeur!, intervint Kiba.

-... c'est juste... Bon d'accord, on demande une fille... galèèèère...

 

Le jeune Inuzuka se tourna vers Sasuke qui hocha simplement la tête pour montrer son accord, puis vers Neji qui se contenta de produire un son comme "mh".

 

-Allez! On y va si tout le monde est ok!, scanda le blond.

-Et comment on doit souhaiter le voeu? A voix haute?, demanda Neji.

-Je crois plutôt qu'il faut le penser à répétition, fit pensivement Sasuke.

-Alors, à trois on y pense tous, ordonna Kiba.

 

Les autres hochèrent la tête et se tournèrent vers la bougie au centre, et sur le jeu, posé à côté.

 

-Un...

-...

-Deux...

-...

-Trois...

 

Plus aucun bruit ne vint les perturber. Les garçons restèrent ainsi pendant une minute, jusqu'à ce que Naruto ne fasse un bond spectaculaire, qui les fit tous détourner la tête.

 

-Qu'est-ce que t'as?, demanda Kiba.

-Je... non rien... j'ai du rêver!^^'

-On va devenir fou à penser des trucs aussi zarbs, déclara Neji.

-En attendant il se passe rien, j'ai envie de dormir moi, soupira Shikamaru.

-J'appelle un livreur?, demanda Sasuke.

-OUAIS!

 

Les cinq se levèrent, comme si de rien n'était, et commencèrent à parler de tout et de rien.

Naruto cependant se dirigea vers la boite de jeu. Il s'accroupit, préoccupé, et posa avec hésitation sa main sur la flèche en métal.

Il y eut un éclair aveuglant qui le fit tomber sur les fesses, et tous les autres se précipitèrent sur lui.

 

-Qu'est-ce que c'était?, s'inquiéta le jeune Nara.

-Je sais pas, répondit Naruto d'une voix blanche. Ah! Regardez la flèche!!!

 

Les yeux des garçons se posèrent sur le jeu, et s'élargirent de plus en plus. La flèche venait de s'arrêter, sur une case.

Le blond, pris dans une excitation soudaine, se pencha dessus et haussa un sourcil.

 

-Ca s'est arrêté sur "dix-neuvième siècle"..., souffla-t-il.

 

Il venait de finir sa phrase quand le jeu se mit à trembler, faisant des sortes de sursauts sur le sol. Naruto se recula instantanément, il y eut un nouvel éclair... puis le calme absolue.

 

Encore sous le choc, aucun ne réagit, alors que la boite de jeu redevenait immobile et que la flèche se mit à recommencer à tourner sur elle même.

-... je... Dites... c'était quoi?, balbutia le blond.

-... T'as fait quoi exactement Naruto?, demanda Kiba.

-J'ai juste touché la flèche!

-...

 

Ils se regardèrent tour à tour, puis Kiba fronça ses sourcils et s'accroupit à la place qu'avait le blond deux minutes auparavant.

 

-Naruto, touche la encore, pour voir, marmonna-t-il.

 

Hésitant mais obéissant, le blondinet rejoignit son ami ... et posa sa main sur le métal.

 

La flèche continua de tourner, sans aucun changement.

 

-On peut pas avoir eu tous les cinq la même hallucination, grommela Shikamaru.
-Peut-être que... attendez!

 

Ils se tournèrent vers Kiba, qui avançait lentement sa main au dessus de la boite. Il ferma les yeux, se mordant la lèvre inférieure, et posa d'un coup son index sur la flèche.

 

De nouveau, il y eut un grand éclair blanc, qui les firent sursauter, et la flèche s'immobilisa. Shikamaru s'agenouilla, et regarda la case.

 

-T'es tombé sur le "dix-septième siècle", annonça-t-il.

 

Ils attendirent un instant, et comme pour la première fois, la boite se mit à trembler, il y eut encore l'éclair blanc et la boite de jeu redevint "normale".

Kiba leva les yeux, et les plongea dans ceux du Nara.

 

-Essayez vous aussi!, fit-il.

-... galèère... dans quoi je me suis fourré encore?

 

Néanmoins, Shikamaru n'hésita qu'un instant avant de poser sa main sur le métal, doucement.

 

L'éclair le fit tout autant sursauter que les autres. N'osant pas regarder le jeu, le brun se tourna vers son ami qui était penché sur la flèche immobile.

 

-"Vingtième siècle" pour toi, murmura Kiba.

 

La boite se remit à trembler, mais aucun ne s'en inquiéta. Neji s'avança alors, et posa abruptement sa main sur le métal.

Comme pour les trois autres, la flèche s'immobilisa après un grand flash blanc, et il lut, hébété, les mots "dix-huitième siècle".

 

Les garçons se tournèrent vers Sasuke, qui fixait la boite avec une légère étincelle d'appréhension dans le regard.

 

Le jeune Uchiha s'avança et vint se poster à côté du jeune Nara. Il tendit la main, la laissa en suspens au dessus de la boite qui finissait de trembler, et la posa doucement.

 

L'éclair passé, les cinq se penchèrent sur le jeu, et haussèrent tous les mêmes sourcils.

 

-"Seizième siècle", firent Naruto et Kiba en choeur.

 

Ils se turent, se regardèrent, et comme plus rien ne leur venait à l'esprit, Sasuke entreprit d'aller ranger son drôle de jeu.

 

+++ To be continued +++

 

 

Blabla de l'auteur:

 

Bonjour tout le monde!

Je remercie tout ceux qui ont eu la gentillesse de lire ce premier long chapitre.
L'idée m'est venue la nuit dernière, et je ne sais pas si ça va plaire à tout le monde. Surtout qu'à part deux couples, j'ai choisit de faire des couples un peu plus rares.

Je les donne quand même, quitte à perdre quelques lecteurs qui j'espère, ne m'en voudront pas ^^:

 

Shika-Tema

Neji-Tenten

Kiba-Ino

Naru-Sakura

Sasu-Hina

 

Voilà!^^

C'est la première fic que je poste, en fait ma première tout court, donc si vous aviez quelques conseils à me porter, je suis prête à tout pour m'améliorer.
Je fais beaucoup de fautes d'orthographes, donc je m'en excuse, et puis je pense que certains ne vont pas trop aimer mon style d'écriture! ^^'

Merci d'avoir lu et si je pouvais avoir quelques commentaires!

 

Note d’excuse :

 

Les Geisha : Normalement les Geisha se développent surtout à l’ère Meiji (1868-1910 je crois) . Mais ça existait quand même au seizième siècle. Par contre, les jeunes filles ne devenaient Geishas que plus tard, elles avaient d’abord une sorte de formation. Hinata devrait être au rang d’apprentie, Maiko , mais pour l’histoire j’ai préféré prendre Geisha. En plus, les geisha, surtout à cette époque, sont considérées comme des prostituées, alors que Hinata n’en ai pas une… Donc excusez moi… Et si vraiment ça vous gêne, dites le moi… >-<