Chapitre 25

par Sermina

 Chapitre 25 :

Naruto se réveilla avec un énorme mal de tête. Enfin « mal de tête » est peu dire face aux loopings que semblaient faire son adorable petit cerveau sous son crâne. Les yeux toujours fermés, le jeune homme ramena ses mains vers son visage avant de masser ses tempes pour essayer de calmer la douleur intense qu’il ressentait, sans vraiment y parvenir.  Pourtant, alors que les secondes s’écoulaient, son corps semblait s’habituer à ce remue-ménage au fond de son esprit. Peu à peu, il put essayer de se concentrer sur autre chose que la douleur bien présente qu’il ressentait.  Laissant ses mains se reposer à terre, il prit une grande inspiration avant d’ouvrir les yeux. Un instant aveuglé par la lumière, il se repéra assez rapidement comme étant dans une chambre d’hôpital. Son regard fit le tour de la pièce : un lit, une table de chevet, un placard, une chaise et deux portes… pas grand-chose en somme. Pourtant par sa position d’Hokage, n’aurait-il pas dû avoir une chambre digne de ce nom ? Il secoua un instant la tête. Il devait y avoir une explication.

C’est pourquoi doucement, il referma les yeux essayant de se souvenir de ce qui avait pu le conduire jusqu’ici.

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Les deux hommes se faisaient face. Dans le regard de l’un, se lisait une détermination sans égale qui ne semblait en rien regretter son geste, dans celui de l’autre une colère aussi impressionnante et effrayante en vue du silence qui régnait dans la pièce.

-         Comment as-tu pu faire ça ?

La voix grave d’Ichiro avait raisonné avec calme remplissant un peu plus la pièce d’électricité qui semblait prête à exploser à tout moment. Le regard d’Akiko n’avait pas bougé mais c’était mis à briller d’une nouvelle lueur gorgée de colère. Comment osait-il le questionner à ce sujet !

-         Comment as-tu pu trahir le village qui t’a recueilli ?

Malgré la voix toujours plus menaçante, le jeune homme questionné ne semblait en rien effrayé contrairement aux deux élites du village positionnées de chaque côté de la porte. Voir Ichiro en colère était un mythe à Nokiana. Les légendes qui circulaient à ce propos étaient si terrifiantes que nul n’avait jamais voulu titiller le chef des armées du village pour vérifier si les rumeurs étaient fondées ou pas. Et cela, Ichiro en était totalement conscient. Ce dont il était également conscient était que la personne qui se trouvait en cet instant face à lui enchaînée à une chaise clouée au sol par du chakra n’était pas n’importe qui. Devant lui se tenait la personne qui le connaissait le plus et donc qui savait les limites qu’il s’imposait. Pour tous les ninjas habitants le village, Ichiro était le pire homme que la terre ait portée : un tortionnaire sans pareil s’alimentant avec plaisir de la peur de ses victimes. Oui, sauf que tout était faux… et cela Akiko le savait très bien.

Un rire démoniaque se fit doucement entendre pour peu à peu envahir tout l’espace sonore de la pièce. Le regard brillant d’une nouvelle folie, le prisonnier ancra un peu plus ses prunelles dans celles de son supérieur.

-         C’est moi qui ai trahi le village ou c’est le village qui nous a trahis ?

La seconde d’après un claquement sec se fit entendre. La gifle était partie toute seule, même l’auteur de cet acte semblait surpris de son geste.

-         Sortez ! ordonna d’une voix trop calme Ichiro aux gardes près de la porte.

Les deux hommes ne se firent pas prier et quittèrent la pièce dans la seconde qui suivit l’ordre. Ce n’est qu’une fois qu’il se retrouva seul avec celui qu’il aimait qu’Ichiro se permit de baisser le regard et de soupirer lacement faisant retomber toute la tension et l’électricité de la pièce.

Akiko arqua un sourcil ne comprenant pas ce qu’il se passait. Et lorsque le regard de celui qu’il croyait son ami se leva à nouveau vers lui, il eut un mouvement de recul. Les prunelles de son supérieur ne reflétaient plus que de la peine et du désespoir.  Les secondes s’écoulèrent lentement avant qu’Ichiro ne reprenne la parole.

-         Tu me crois vraiment capable de le sacrifier sachant ce que tu as vécu ?

Cette fois-ci, la voix semblait presque suppliante, si différente de d’habitude… elle ressemblait étrangement à celle entendue des années plus tôt alors qu’ils n’avaient pas encore déserté leur village d’origine.

N’attendant pas de réponses, le dirigeant des armées du village se contenta de soupirer à nouveau avant de quitter à son tour la pièce, laissant un jeune traître en proie à l’incompréhension et aux doutes.

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L’ombre sautait d’arbre en arbre en direction du village de Nokiana. Il ne fallait pas être un grand observateur pour constater que la colère était le sentiment qui irradiait le plus la personne qui courait. Cette conne de Karin avait été trop loin. Bon, d’accord, il lui devait sans doute la vie parce que même si la jeune enfant qui s’était jetée entre lui et les crocs de Kyuubi lui avait fait gagner du temps, si Karin ne les avait pas fait revenir à la réalité, il aurait sans aucun doute été déchiqueté durant les secondes qui auraient suivies. Cependant de quel droit cette traînée l’avait-elle touché sans son accord et pour l’assommer en plus ! Sa colère redoubla et même s’il était tout à fait conscient de se faire repérer plus facilement ainsi, il ne fit rien pour essayer de calmer ses nerfs. Non, le plan était parfait. Oui, simplement parfait alors pourquoi avait-il fallut qu’il échoue ? D’un saut moins précis que les autres, il atterrit sur la branche d’un arbre tout en donnant un brusque coup d’épaule au tronc. La douleur irradia tout son corps alors qu’il sentait déjà un liquide chaud couler sur sa peau, pourtant il ne dévia pas sa course. Il devait retrouver Naruto et le faire « revenir ». Il n’avait pas toutes les données mais il avait entendu les paroles de l’Uzumaki et il avait vu le bambin dans les bras de son coéquipier. Oui, il allait le faire revenir à la réalité, même si pour cela il devait mentir. Oui, lui mentir en lui montrant que son rêve n’avait pas lieu d’être puisque Tsunade-sama l’avait officiellement nommé contre l’avis du conseil comme son futur successeur. Oui, lui mentir en lui disant qu’il aimait Sakura plus que tout. A cette simple pensée, son cœur se serra mais son poing également. Ce qui comptait c’était qu’il revienne, le reste n’avait pas d’importance.

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Se faufilant avec agilité au sein des petites ruelles du village, l’ombre semblait savoir exactement où elle se dirigeait. Cela faisait maintenant deux mois qu’elle s’était fait connaître. Sa ruse de se faire passer pour un simple marchand d’ours en peluche voulant s’installer dans le quartier commerçant de Konoha avait marché à merveille. Car, il faut le savoir, PERSONNE ne soupçonne un pauvre vieillard vendeur de nounours comme étant un jeune,  grand et majestueux ninja venu là en mission spéciale. Caché derrière une capuche rouge sombre, un sourire psychopathe étirant ses lèvres, l’ombre continuait avec détermination sa course en direction de la demeure de sa victime. L’image de cette dernière apparue alors de suite en son esprit. Il l’avait rencontrée pour la première fois un an auparavant alors qu’elle se trouvait en mission avec les autres membres de son équipe non loin de son village natal. Dès qu’il l’avait posé ses yeux sur elle, il s’était figé. Il y avait tant de grâce, tant de goût dans ses choix, tant de perfection en elle qu’il n’arrivait même pas à la lâcher des yeux. Cependant, il avait tellement été subjugué par elle, qu’il n’avait même pas pu agencer un pas vers elle avant qu’elle ne disparaisse. Il avait passé des jours et des nuits entières sans manger, ni dormir tant son image était ancrée en lui. Entamant alors des recherches poussées, il avait fini par trouver quelque chose du côté du pays du feu. La suite par contre n’avait pas été facile. Comment expliquer à son supérieur qu’il voulait l’accord pour une mission spéciale d’infiltration du village de la feuille pour ça ? Mais c’est avec détermination et des arguments percutants – c’est-à-dire à grand coups de regards suppliants et de pleurs – qu’il avait obtenu l’acte de mission par son supérieur qui fut bien heureux de se débarrasser de la sangsue qui l’avait suivi comme un chien, nuits et jours, durant deux semaines non stop.

Le sourire de l’intrus s’élargit un peu plus alors que la vision de la demeure de son obsession se dessinait sous ses yeux. A quelques pas du lieu de toutes les tentations, l’ombre s’arrêta une minute avant de sauter au balcon du premier étage sans un bruit. Ses prunelles se posèrent un instant sur le petit corps endormi à quelques mètres de lui. Il effectua ensuite quelques signes avant que la porte fenêtre s’ouvre dans un léger grincement faisant bouger sur le dos le petit être endormi. L’ombre s’approcha avec douceur vers la demoiselle au pays des merveilles (ce n’est pas Alice mais c’est tout comme) avant de se jeter de tout son poids sur le lit. La jeune fille se réveilla en sursaut mais avant même qu’elle ne puisse appeler à l’aide sous l’odeur soporifique de la main de l’agresseur sur son visage, elle se rendormit aussi vite. Une fois certain que sa victime ne se réveillerait pas de si tôt, l’ombre finit par lâcher le visage de la jeune fille avant de se relever complètement. La seconde d’après, il avait allumé les lumières de la chambre avant de laisser choir la capuche qu’il portait. Ainsi découvert, on pouvait distinguer un grand jeune homme aux cheveux châtains coiffés en pic avec un regard aveline d’où brillait une lueur de vie et de joie non contenue. Le cœur du ninja en mission se serra alors qu’il sentait sa mission sur le point de réussir. Il touchait enfin son but.

-         Mon petit Ulrich, maintenant c’est ton jour de gloire ! se dit-il à lui-même.

 D’un pas qui se voulait calme mais qui ne l’était pas, il s’approcha de l’objet tant désiré. Une fois devant, il posa ses mains dessus alors qu’un frisson lui parcourait le dos. Il ferma un instant ses yeux tout en prenant une grande inspiration avant d’ouvrir le placard face à lui. A peine ses paupières se levèrent qu’une lueur de pure extase se peignit sur son visage. Devant lui, un… immense dressing se tenait là rempli de toutes tenues aussi roses les unes que les autres. Il avait enfin trouvé sa caverne d’Ali Baba. Il prit le temps de tout détailler. Des jeans, des chemises, des pantacourts, des tee-shirts, des shorts, des chaussettes, des chapeaux, des baskets,… le tout uni dans une même et seule couleur : le rose.  Bon ok, il y avait aussi des jupes, des robes, des sacs à mains et des talons-aiguilles mais bon, il ne fallait pas pousser non plus. Il avait beau être gay, il n’était pas un travesti non plus. Secouant la tête sur cette dernière pensée, il prit un élan d’un mètre avant de plonger – et accessoirement de mettre un beau bordel – dans la penderie de ses rêves où seule la couleur rose subsistait. Il avait su rien qu’en regardant celle qui se nommait Sakura Haruno qu’elle était sa moitié féminine : ses cheveux, sa tenue, son maquillage,… tout dans sa personne ne reflétait qu’un seul et même emblème : le ROSE. Et en cet instant, il était dans son antre, son milieu, oui, en ce monde il existait quelqu’un ayant une penderie complètement identique à la sienne.  Il passa les heures qui suivirent à essayer toutes les tenues (qui par un hasard vraiment hasardeux, lui allaient à la perfection) avec un plaisir non feint. Les pantalons, les pulls, les chaussettes,… tout y passa. Ce n’est que lorsque le soleil pointa le bout de son premier rayon, que le cambrioleur du dimanrose (autant délirer jusqu’au bout) s’évapora comme il était entré : sans un bruit.

Ce ne fut que quelques heures plus tard que la jeune fille aux cheveux rose se réveilla avec l’étrange souvenir d’une visite nocturne particulière avec dans la tête un étrange prénom qui raisonnait en elle : Ulrich. Pourtant alors qu’elle alla chercher ses affaires pour s’habiller tout semblait parfaitement en ordre. La jeune femme finit pat hausser les épaules avant de se diriger vers sa salle de bain pour prendre une bonne douche. Après tout, Naruto et Sasuke n’avaient toujours pas donné de nouvelles alors cette soi-disant visite nocturne n’avait pas vraiment d’importance face à ce qui allait sans aucun doute se jouer dans les prochains jours.

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Lorsqu’Ichiro arriva dans son appartement, l’horloge du village sonna quatre heures. Un frisson lui parcouru l’échine. Il ne lui restait plus que huit heures pour trouver une solution avant que l’Akatsuki ne s’aperçoive qu’il ne leur livrerait jamais le jinchuuriki. Depuis le début, il était décidé à ne pas leurs obéir mais devant eux et le reste du village, il avait fallu jouer le jeu. Pour la première fois de sa vie, pour ne pas impliquer d’autres personnes, il avait décidé de mentir aux dirigeants et aux habitants de Nokiana. Son explication face à la perturbation de chakra dû à un sceau mis en place par l’Akatsuki était tellement grosse qu’elle avait été acceptée par tous. Il savait que son nom et sa position dans le village avaient aussi étés favorables dans la non remise en cause de ses propos mais quand même. Par moment, il se demandait encore comment les villageois avaient pu avaler ça. Il avait simplement expliqué qu’il n’y avait pas matière à s’inquiéter, que ce déséquilibre de chakra se déroulait tous les dix milles ans et qu’il suffisait juste de réalimenter en énergie  la pièce maitresse de l’édifice d’où se propageait tout le chakra de la planète. Pour cela, il suffisait juste de trouver une source en chakra quasi-illimité : Kyuubi, pour que tout redevienne comme avant. S’il n’y avait pas eu toute cette histoire, il aurait même été fier de sa trouvaille. Le plan avait été ensuite simple, faire semblant d’obéir aux ordres de l’Akatsuki pour au final les attirer dans un piège et tous les tuer.  Oui, car il connaissait assez cette organisation pour savoir que même ayant rempli la part de son contrat en leur livrant Kyuubi, ils s’en prendraient au village ne serai-ce que pour avoir une main mise sur les capacités non négligeables que pouvait fournir Nokiana. Il ne se rappelait même plus le nombre d’heures passées à étudier l’Akatsuki, les recherches incessantes sur chaque membres de la « lune rouge », à se rendre sur place à chaque planque découverte pour apprendre à les connaître, pour pouvoir se rapprocher d’eux,… pour enfin venger la sœur de celui qu’il aimait. Un sourire psychopathe se dessina sur son visage alors qu’une lueur de haine dansait dans ses prunelles. Il avait de suite compris que tous les membres seraient là, c’est pourquoi il avait doucement préparé son piège pour au final tous les exterminer…  Son plan était parfait, oui parfait mais il en avait été tellement persuadé qu’il en avait oublié la possibilité d’intervention d’ « objets extérieurs » au sein de son schéma. Son visage retrouva sa neutralité première alors que ses yeux perdaient leur lueur précédente… Oui, son plan était parfait mais il avait fallu que son ami tombe en adoration devant le démon et qu’un étranger sans mêle.

Un courant d’air traversa la pièce pourtant Ichiro ne bougea pas.

-          Maintenant on suit mon plan !

La voix du chef des armées de Nokiana avait raisonnée avec fermeté.

-         Tant qu’il porte le bijou que l’Akatsuki t’a donné pour savoir où se trouve exactement Kyuubi, on ne pourra pas faire grand-chose, répondit une voix neutre à quelques pas de lui.

-         Que proposes-tu ?

Tapi dans l’ombre, le nouveau venu esquissa un sourire.

-         On suit ton plan mais avant j’ai besoin de me retrouver seul avec Kyuubi.

Le silence s’installa alors que le vent continuait de s’engouffrer dans la salle à manger de l’appartement d’Ichiro.

-         Dans une heure, tu auras trente minutes.

L’horloge de la ville sonna quatre heures et demi emportant avec elle le courant d’air que l’invité avait provoqué en quittant la pièce. De son côté, Ichiro se contenta de fixer le mur face à lui avec une détermination sans pareille. Il n’avait pas tort. Avec l’arrestation d’Akiko, son plan était parfait à l’exception de ce point-là… qui pouvait tout faire échouer. C’est pourquoi, à son tour, il s’élança par la fenêtre en direction de la plus haute tour du village. Il avait fabriqué grâce au chakra prélevé deux jours auparavant sur le démon, un leurre qui aurait donné la position du jinchuukiri là où devait le récupérer l’Akatsuki le jour J, mais pour qu’ils ne se doutent de rien et que le plan puisse fonctionner sans le moindre problème, le véritable bijou permettant le repérage du démon par l’organisation devait être désactivé. Et pour cela, il semblerait que son nouvel allier avait la solution.

********

La jeune fille n’avait pas bougé. Cela faisait bien une heure qu’elle était restée là, immobile, les yeux fixés sur la direction qu’avait empruntée son amant. Son regard jusqu’alors désespéré se changea doucement pour devenir complètement neutre.

La seconde qui suivit quatre personnes capuchonnées atterrirent à ses côtés.

-         Il est retourné au village, fit-elle à l’encontre des nouveaux venus.

-         Tu ne le suis pas ? interrogea l’une des personnes.

-         Pas de suite, il croit que je viens de comprendre qu’il m’a menti, expliqua-t-elle avec calme avant de se détourner de l’endroit où Sasuke avait disparu. Il aura besoin de moi quand il s’apercevra qu’il ne peut rien faire pour sauver son coéquipier. J’irais l’attendre aux abords du village aux premières lueurs du jour.

Le silence s’installa quelques secondes, laissant le vent soulever avec douceur la chevelure rouges de la jeune femme à lunettes.

-         A midi, Kyuubi sera à vous et Sasuke entièrement à moi, termina-t-elle alors qu’un sourire démentiel s’installait sur ses lèvres.

-         Que comptes-tu en faire ? demanda curieux un des hommes.

Karin arqua un sourcil.

-         Ce ne sont pas vos oignons. Le marché était que je vous aide à vous mettre en contact avec un des dirigeants du village et qu’aucun « objet » externe ne vienne foirer votre plan. L’Uchiwa repéré est devenu inoffensif, maintenant c’est à vous de jouer : vous récupérez Kyuubi, moi je récupère Sasuke et nos chemins se séparent ici !

Caché derrière sa capuche noire et rouge, un des hommes souriait. C’était la première fois depuis bien longtemps que quelqu’un n’avait pas eu peur d’eux. Cette Karin avait tellement été « perdue » depuis que le cadet Uchiwa les avait abandonnés puis que les autres membres de son équipe avaient été tués par leur soin, qu’elle s’était construite une sorte de carapace ne laissant transparaître aucun sentiment. Au départ, elle les avait aidés en échange d’un beau petit paquet argent. S’infiltrer au sein de Nokiana, obtenir la confiance de tous les habitants et en particulier des dirigeants,... avait été très facile pour elle, sa belle petite gueule d’ange lui permettait d’obtenir la confiance bien plus facilement et plus rapidement que d’autres. Ainsi, il ne lui avait fallu que quatre ans pour être totalement intégrée au village. L’argent, elle adorait l’argent comme toutes les femmes se plaisaient à dire les autres membres du groupe mais lui savait très bien que ce n’était qu’un moyen de continuer à s’accrocher à la vie… la meilleure des preuves, l’arrivée de l’Uchiwa avait changé la donne : elle avait trouvé un autre but. Elle les avait contactés dans les minutes qui avaient suivies la vision de l’Uchiwa rodant aux alentours du village, pour demander à négocier la « récupération » de son ancien équipier contre tous les services qu’elle leur rendait et, face à ce marché ils n’avaient pas pu refuser.  L’argent se faisait rare ces temps-ci alors s’ils pouvaient garder celui-là en lui laissant le dernier descendant Uchiwa lui, personnellement, cela ne dérangeait pas plus que ça. Surtout qu’une fois en possession de Kyuubi et quelques heures plus tard de Nokiana, ils n’auraient aucun mal à récupérer s’il le souhaite dans un futur plus ou moins proche Sasuke et cette petite peste qui se croyait plus forte que les autres.

-         Bien ! se contenta de dire une voix avant que les quatre ombres disparaissent aussi vite qu’elles étaient arrivées laissant à nouveau une jeune femme dans la nuit noire.