Pardonne moi.

par Liliblue

Chapitre 10 : Pardonne-moi !

 

Entrainement de foot, équipe féminine du lycée de Konoha.

 

Temari shootait, donnant coup d’épaule et n’hésitait pas à jouer de sa force pour obtenir le ballon rond. Elle avait besoin de se défouler et faire passer un mauvais quart d’heure à ses coéquipières était l’exutoire parfait pour notre belle blonde.

 

C’était le moment, tout était prêt, il avait subtilisé le micro de l’interphone du lycée, il prit un grand souffle et se lança.

Shikamaru n’avait rien d’un ténor, on était loin du chanteur professionnel et pourtant c’est bien en musique qu’il avait décidé de se ridiculiser. Il savait qu’elle ne loupait jamais un entrainement, c’était donc le seul endroit où il était certain de la trouver.

 

“You're just too good to be true
can’t take my eyes off of you…”(1)

 

La voix de Shikamaru résonnait dans toute l’enceinte du lycée.

 

Elle avait stoppé net son mouvement pour shooter dans la pauvre balle. Elle avait reconnu sa voix, aucun doute, c’était ce crétin, cet ignoble individu, ce Nara.

 

Qu’est qui lui prenait au juste de se mettre à chanter en descendant les gradins du terrain de foot ?!

 

Elle le regarda d’un air incrédule.

 

“You'd be like heaven to touch
I wanna hold you so much
At long last love has arrived
And I thank God I'm alive”(2)

 

Elle rêvait où il s’adressait à elle pour cette chanson?

 

Si la situation était surréaliste pour la pauvre Temari, elle faillit avoir une syncope en entendant tout à coup la fanfare de l’école jouer l’air chanté par Shikamaru.

Le jeune garçon, celui même qui était adossé aux casiers, n’était autre que le chef de la fanfare, il avait d’abord été surpris par la demande de Nara le taulard mais après tout, ce n’était rien qu’un morceau, il l’avait payé et il se demandait s’il aurait vraiment le culot de chanter devant quasiment tout le lycée.

 

En effet, les curieux avaient trouvé la provenance du lieu du spectacle offert par le brun. La troupe commençait à affluer après tout, pas compliqué pour la moitié du lycée d’entendre la fanfare joué l’air de la chanson. Ils rigolèrent tous de bon cœur et Temari ne put retenir un énorme sourire…

 

(Je ne vous mets pas toutes les paroles de la chanson, je n’ai pas la prétention de vouloir intégrer une song fic, je passe directement au refrain pour la peine)

 

“I love you baby and if it's quite all right
I need you baby to warm the lonely nights
I love you baby, trust in me when I say
Oh pretty baby, don't bring me down I pray
Oh pretty baby, now that I've found you stay
And let me love you baby, let me love you”(3)

 

Il la montra du doigt tout en chantant les paroles au combien clair.

 

Le plus comique ne fut certes pas de voir que Shikamaru n’avait aucun talent de chanteur mais bien la course poursuite qui suivit par les agents de sécurité qui tentaient de rattraper le Nara alors que celui-ci courait dans les gradins s’improvisant danseur par la même occasion.

La fanfare continua un moment et Temari ne put s’empêcher de garder ce sourire ridicule jusqu’à la fin de la journée.

Toute sa colère semblait s’être envolé, il fallait reconnaître qu’il avait du mettre son égo de côté pour réaliser cet exploit, elle pouvait bien faire un effort et oublier son honneur auquel elle tenait tant d’habitude. La mégère avait un cœur, les gens en doutaient mais ils avaient tort.

 

 

Bureau du principal.

 

- On peut savoir ce qui vous a passé par la tête Mr Nara ?

- J’ai juste un certain talent artistique qui avait besoin de s’exprimer Madame.

 

En face de Shikamaru, la proviseure Tsunade avait une mine consternée, si on lui avait dit un jour qu’un élève ferait ça, elle aurait ri au nez de l’imbécile qui avait déclaré une telle ineptie.

Et pourtant, Shikamaru l’élève le plus fainéant qu’elle connaisse était devant elle.

 

- Je me demande ce qu’y est prévu dans le règlement pour ce genre d’infraction ?

Elle consulta son manuel espérant trouver une réponse qui n’existait pas à sa question. Elle referma le manuel et déclara.

 

- Une heure de colle avec Gai le prof de sport, ca vous passera l’envie de recommencer de l’entendre disserter sur la flamme de la jeunesse et l’impétuosité des adolescents en période de recherche du soi profond.

Shikamaru souffla, une heure de colle, ce n’était pas très cher payé et ca valait le coup si elle lui pardonnait.

Rien de moins sûr, de toute façon, il n’avait pas pu lui parler et pour le moment, il devait aller en colle.

 

Une fois libéré de Mme la proviseur, il fila vers la salle de colle pour terminer sa journée en beauté.

 

 

Salle des bannis de la société pour faire simple Salle des retenus.

 

Shikamaru soupirait dans un coin de la classe, il venait à peine d’arriver et cette heure s’annonçait interminable.

Gai faisait son inspection regardant chaque élève avec un regard lourd de reproches puis prit place à son bureau pour commencer le discourt qu’il adorait répéter à chaque heure de colle où il était de corvée.

Certains récidivistes le connaissaient par cœur mais peu importe.

 

«  Lorsque la flamme de la jeunesse …. »

 

Dans le couloir, une jeune fille essayait tant bien que mal de réfléchir.

Tant pis, improvisons !

 

Temari rentra dans la salle de colle et Gai se leva à la vue de sa joueuse fétiche.

Elle s’arrangea pour se retrouver face à l’assemblée.

Gai l’observait sans trop comprendre ce qu’elle pouvait bien faire en colle.

 

- Vous avez été collé Sabaku ?

- Non, Monsieur…. Improvise, improvise, maudite cervelle fonctionne… Je … je suis venue vous parler du prochain match.

- Ha oui.

Elle lança un regard désespéré à Shikamaru espérant qu’il comprenne assez vite que tant que Gai avait la tête ailleurs, il pouvait se faire la malle.

Le Nara comprit et tenta de se lever mais Gai était sur ses gardes et lança un coup d’œil vers la porte.

Impossible de sortir par là, seule issue encore possible, la fenêtre. Shikamaru soupira.

Il rampa le plus discrètement possible vers sa lueur au bout du tunnel.

De l’autre côté, Temari tentait de capter l’attention de son coach afin que l’opération évasion soit un succès.

 

- Oui, Monsieur vous savez bien que l’on perd toujours contre cette équipe alors j’ai pensé à mettre en place une tactique.

- Une tactique ?

Ca y est, elle avait toute son attention.

Le Nara progressait lentement mais sûrement.

- Oui, les joueuses adverses regardent à droit et hop on feinte à gauche, fit-elle en détournant la tête du professeur de justesse.

- Et comment on les fait regarder à droite ?

Shikamaru ouvrit silencieusement la fenêtre et commença à se hisser à l’extérieur.

- On fait une diversion, Monsieur.

- Une diversion ? demanda le prof en essayant de jeter un coup d’œil à la salle de colle.

- Oui, on fait, on fait …

Mince, il allait le voir sortir en douce...

- On fait ça ! hurla Temari dévoilant sa poitrine à son professeur qui recentra évidemment son attention sur la jeune fille.

 

Elle sourit et baissa son haut.

 

 - Voilà la tactique ! fit Temari en hochant de la tête.

Le coach n’arrivait pas à aligner un mot, la bouche ouverte.

- Je vais aller montrer la tactique à l’équipe, maintenant !

- …

 

Elle quitta la salle sous le regard et les rires des quelques habitués en soufflant légèrement. Elle était un peu rouge mais après tout, elle avait improvisé et c’était la seule chose qui lui soit passé à la tête.

 

 

Portail du lycée de Konoha.

 

Temari courut rejoindre Shikamaru. Elle avait un sourire étalé sur le visage et les joues légèrement rouge.

Ils rirent un moment ne comprenant pas la source de ce fou rire mais peu importe, pour Shikamaru, elle lui avait pardonné c’était l’essentiel et pour Temari, il lui avait prouvé qu’il tenait à elle.

La jeune adolescente ne demandait qu’un geste, n’importe lequel, pour lui pardonner, elle avait besoin d’être sûre qu’il ne jouait pas avec elle.

Sa démonstration de chant était la preuve !

 

Ils partirent grimpant dans la voiture de Temari sans avoir encore échangé un mot.

 

- Où on va exactement ? questionna Shikamaru.

- Il fait beau alors je propose une activité divertissante et qui nous permettra de faire ce que l’on sait faire le mieux, répondit-elle.

- Et qu’est qu’on fait bien exactement ?

- Se chamailler mais tu verras bien une fois arrivé.

 

Il s’installa un silence que Shikamaru décida de briser. D’habitude, ce sont les femmes qui sont bavardes alors Shikamaru ne put s’empêcher de penser qu’elle n’était définitivement pas comme les autres.

 

- Merci de m’avoir sorti de là. Au fait, comment tu as fait pour retenir son attention ?

- Je lui ai montré mon génie.

- Hum, oui, le génie c’est comme ça que tu appelles ta poitrine, original, dit-il en riant.

Elle le suivit dans son fou rire.

- Tu es différent des autres Shikamaru, dit-elle calmement en se concentrant sur la route.

- Toi, non plus, tu n’es pas comme les autres… tu agis parfois bizarrement mais tu n’es pas la mégère que tout le monde prétend que tu es.

- J’agis juste comme j’en ai envie.

- J’ai plutôt l’impression que tu attaques les autres de peur d’être déçu alors tu les déçois avant pour ne pas souffrir.

Elle lui lança un regard.

- C’est vrai, finit-elle par lâcher.

- Ca n’a pas marché !

- Qu’est qui n’a pas marché ?

- Moi, tu ne m’as jamais déçu.

 

Voilà, elle était vaincue, elle le savait, sa carapace qu’elle avait mis tant de temps à forger s’effriter avec ses quelques mots.

 

Elle se gara devant son lieu de destination.

 

- Ca te tente ? demanda-t-elle.

Shikamaru lança un regard sur l’endroit avant de déclarer.

- Pourquoi pas ?

 

Blabla de l’auteur :

Ca y est, vous savez comment Shika voulait se faire pardonner.

Pardonnez moi de la nullité de ce chapitre, vraiment ca fait des jours que je l’écris sans être satisfaite, c’est le mieux que j’ai pu faire.

Voilà merci d’avoir lu.

 

(1)   Tu es trop bien pour être vraie

 Je ne peux détacher mes yeux de toi

 

(2)   Tu es douce comme le paradis lorsqu'on te touche  

J'ai tellement envie de te prendre dans mes bras

L'amour a fini par arriver  

Et Dieu merci je suis en vie

 

(3)   Je t'aime bébé, et si ça te va

 J'ai besoin de toi bébé pour réchauffer les nuits solitaires  

Je t'aime bébé, fais-moi confiance quand je dis  

Oh joli bébé, ne m'abats pas je t'en prie  

Oh joli bébé, maintenant que je t'ai trouvé  

Laisse-moi t'aimer bébé, laisse-moi t'aimer