Cupidone

par Tequilla-x

Cupidone

 

[Puisque l’amour régit nos vies]

 

Quelques semaines plus tard, Itachi Uchiha sortait du tribunal, totalement innocenté. L’affaire était enfin close après tant d’années. D’ailleurs, l’Hamidori n’y était pas pour rien. En effet, après cette discussion dans le parc, Sasuke avait amené son frère devant Tsunade. Même si le contact avec Itachi était difficile, il savait pertinemment qu’il n’avait pas à lui en vouloir. Lui et Naruto avait convaincus la blonde de se charger de l’affaire, puisqu’elle était en possession de toutes les preuves nécessaires à la défense de l’Uchiha. Naruto avait accepté d’intervenir en tant que témoin, assuré par Tsunade et Jiraiya qu’il n’aurait pas à en dire plus que nécessaire.

Naruto, quant à lui, n’avait toujours pas accepté l’idée de retourner voir un psy. Itachi, lui, avait fait la démarche, mais n’en avait jamais parlé. Désormais, il habitait dans le même immeuble que les deux adolescents, voulant renouer comme il le pouvait avec son petit frère. Ainsi, dans la routine de Sasuke et Naruto apparut des après-midi de weekend passé chez Itachi, ou inversement. Sasuke avait aussi dut le présenter à tout ses amis, qui, s’ils furent surpris ou indignés au début, ne laissèrent rien transparaître et accueillirent pour de bon l’aîné des Uchiha.

La dernière grande avancée fut  quand Tsunade plaça Itachi sous sa responsabilité et celle de son mari, tout comme ils l’avaient fait pour Sasuke. Maintenant qu’Itachi était libre d’agir à sa volonté, il lui fallait trouver un travail et se reconstruire une vie de son côté. Tsunade avait pensé à juste titre que sa présence et son soutient ne seraient pas de trop à cette tâche, et Jiraiya passa beaucoup de temps avec Itachi, cherchant des offres d’emplois à temps partiel pour lui permettre de continuer ses études également.

 

Le camion de déménagement venait de repartir dans un bruit sourd et tournait à présent au coin de la rue. Statiques, les deux hommes se tenaient, main dans la main, devant la porte d’entrée de la nouvelle demeure qui accueillait à présent anciens et nouveaux meubles mélangés.

-          Entrons, souffla Kakashi.

D’une pression de la main, il sortir Iruka de sa torpeur et l’entraina dans l’entrée, refermant la porte en bois derrière eux. Le salon était chaleureux, à la manière de celui qu’avait possédé Kakashi dans son ancien appartement. Hébété, Iruka s’assit sur l’un des canapés en cuir noir et moelleux de ce nouvel espace de vie auquel il allait devoir s’habituer.

-          Je n’arrive pas à croire que c’est enfin bon, lâcha-t-il.

Sa voix était fatiguée comme s’il avait trois fois vécu ce déménagement. L’argenté sourit doucement en regardant son amant se remettre doucement de ses émotions. Il lui avait soufflé l’idée de s’installer avec lui quelques jours après le voyage scolaire. Finalement, ils avaient décidé de quitter chacun leur chez-soi et de trouver une nouvelle maison, aussi nouvelle que leur histoire naissante.

Kakashi s’assit à son tour dans le canapé, et passa sa main dans les cheveux de l’Umino.

-          Le résultat te plait ?

-          Oui… chuchota Iruka comme s’il avait peur qu’on ne l’entende parler.

-          Je ferais tout pour te rendre heureux.

Iruka sursauta avant de regarder Kakashi. L’argenté n’était pas très démonstratif, aussi cette déclaration, ajoutée au sérieux de son visage qui le fixait avec intensité, le mis presque mal à l’aise. Il se tordit les mains avant de poser sa tête sur l’épaule de l’Hatake.

-          Je suis déjà heureux.

Kakashi accueillit la tête d’Iruka sur son épaule en l’enserrant dans ses bras pour qu’il puisse mieux se caler. Il huma l’odeur des cheveux d’Iruka, et ferma les yeux un instant. Puis, lorsqu’il les rouvrit, la lueur de ses prunelles avait changé. Doucement, il releva la tête de son amant avant d’étirer ses lèvres en un sourire en coin.

-          Il va falloir qu’on baptise cette maison, maintenant !

-          Qu’on la baptise ? s’exclama Iruka. Tu veux lui donner un nom ?

-          Un nom ? Pourquoi pas. Mais je ne pensais pas vraiment à ca.

La main de l’Hatake glissa sur la cuisse d’Iruka, remontant lentement mais surement vers son entrejambe. C’est à ce moment-là que le châtain comprit, et piqua un fard monumental avant de chasser la main de son homme.

-          M-Mais…De…Qu’est-ce-que…

-          Tais-toi. Dit Kakashi d’un ton catégorique.

Et pour arrêter définitivement les bégayements de son amant, il l’embrassa fougueusement, avant de plonger à nouveau son regard dans le sien.

-          Et si on commençait maintenant ?

-          Vraiment ?

-          Je sens que tu en as envie, fit malicieusement Kakashi.

Il caressa du bout du doigt le cou d’Iruka qui rougit de plus belle, alors qu’une bouffée de chaleur envahissait son ventre. Il se leva d’un coup, considéra l’argenté tout sourire sur le canapé, et tendit brusquement la main dans sa direction. Kakashi ne sembla pas comprendre et leva un sourcil, d’un air interrogateur.

-          Et si…Hum… On commençait par la cuisine…Maintenant.

Kakashi rit doucement en prenant la main d’Iruka pour se lever. Son regard se fit encore plus bestial lorsqu’il approcha son visage de celui du châtain.

-          Va pour la cuisine, souffla-t-il avant de s’en aller dans la direction de la dite cuisine.

Ni une ni deux, Iruka le suivit à la trace. Vraiment, Kakashi savait le rendre fou. Fou, et incommensurablement heureux. Un gloussement s’échappa de sa gorge quand il sentit l’argenté l’attraper alors qu’il s’était caché derrière la porte en l’attendant.

 

Deux bonnes heures plus tard, les jeunes professeurs se présentaient devant le lycée. Iruka était rouge pivoine alors que Kakashi refusait de lâcher sa main. Il était resté frustré de ne pas avoir pu entamer le baptême d’une autre pièce avant de devoir se rendre aux résultats des examens.

-          C’est bien pour faire plaisir à la vieille, grogna-t-il.

-          Kakashi vous disiez ?

-          Oh, Tsunade !! Euh, rien. Hum. Belle journée non ? Je vous présente Iruka, également professeur dans ce lycée. Iruka, voici la marraine de Sasuke, et son parrain derrière elle, Jiraiya.

Tsunade haussa un sourcil avant de replacer une de ses couettes blondes derrière son épaule. Elle serra la main du jeune professeur mal à l’aise, tout comme Jiraiya, et nota l’atmosphère qui régnait. Un sourire immense envahit son visage, et d’un air goguenard, elle lança à Kakashi en s’éloignant.

-          Et bien, bonne journée à toi et ton…professeur !

Iruka qui, à l’entente de cette phrase, rougit une nouvelle fois – surement la dixième de la journée -  donna à un coup de poing sur l’épaule de Kakashi en dégageant sa main, l’air bougon. L’argenté sourit et l’embrassa sur la joue avant de l’entraîner vers les tableaux.

Le petit groupe de joyeux lurons de leur classe était déjà présent, et se massait tout comme les autres élèves devant les listes qui étaient affichées. Tour à tour, des rires, des cris de joies mais aussi parfois des grognements de déceptions se faisaient entendre. Tous étaient reçus, même si tout le monde n’avait pas obtenu les notes espérées.

-          Wah ! Incroyable, Naruto est dans les vingt premier de notre section ! fit remarquer Tenten en enlaçant le cou du blond pour lui masser le crâne de son poing. Je suis fière de toi p’tit blond !

-          Et Neji à battu Shikamaru, il a piqué la deuxième place derrière Sasuke !

-          Ca m’rappelle une partie de go ca ! siffla Kiba, devant le regard ennuyé du Nara.

Une tornade blond se jeta sur l’éternel loir et lui frappa d’un grand coup le crâne.

-          Idiot !! Si tu passais moins de temps à dormir, ca n’arriverait pas !

-          Et si tu ne me retenais pas autant dans ton lit non plus !

-          Je… Quoi ?

Pour la première fois, la Sabaku baissa les yeux et rougit légèrement, mal à l’aise.

-          Je suis impressionné, là. Fit Gaara, stoïque, devant la mine déconfite de sa sœur.

-          Toi aussi tu as eu de bonnes notes, Gaara. Remarqua Ino.

-          Hm.

-          Tu es vraiment doué, même avec des années de retard, déclara gentiment Hinata en se rapprochant du roux qui esquissa un petit sourire de remerciement sans pour autant la lâcher du regard par la suite.

Cette journée des résultats plus que satisfaisante amena tout le groupe dans un parc situé non loin de l’établissement pour fêter l’évènement. Encore une fois, tous s’étaient débrouillés pour y mettre du leur et préparer un pic-nic inoubliable. Le soleil tapait déjà fort, et l’été approchait à grand pas.

-          A notre réussite qui était inévitable ! lança Sakura, faussement hautaine, un sourire éclatant sur le visage.

-          A notre réussite !!! répétèrent tous les autres en cœur.

L’après midi suivit son cours dans le parc. Ino et Sai avaient acheté des glaces en pot pour tout le monde. Sasuke se maudit de n’avoir déjà pensé à en faire manger une à Naruto qui trouva cela excellent, sous les yeux ébahit d’Hinata, Tenten et Neji quand il avala un quatrième pot. Sai défia Kiba au badminton, encouragé chacun par leurs petites amies respectives et tout aussi compétitrice, Sakura et Ino. Temari joua ensuite contre Tenten, déconcentrant la brunette avec des grimaces qui firent perdre toutes les occasions de marquer à Tenten. Naruto fit une partie contre Gaara et Sasuke écrasa tour à tour Neji et Shikamaru, ce dernier étrangement infatigable dans cette discipline.

-          Sasuke est le meilleur ! s’exclama le blond, joyeux, quand son brun marqua le dernier point.

Il sauta, telle une pile électrice, comme Sakura, Tenten, Ino ou Temari l’aurait fait. Ces dernières d’ailleurs rirent de l’attitude féminine de Naruto qui se gratta l’arrière de la tête, gêné, tandis que Sasuke le regardait, tentant de dissimuler un sourire fier.

 

En début de soirée, Sasuke et Naruto repartirent, tout comme les autres de leur côté, se saluant de loin. Ils marchèrent ensemble, sans se presser, dans les rues où les gens sortaient  à peine du bureau.

-          C’est bien de se revoir pendant les vacances aussi, fit Naruto.

-          Tsunade nous pourris-gâte. Mais tu verras, cette île est vraiment magnifique !

-          Je vais voir des poissons ?? demanda le blondinet, éternellement curieux.

-          Je pense, et l’eau est très claire ! On ira faire de la plongée si tu veux.

-          Hm ! acquiesça Naruto avec une bouille adorable.

Ils atteignaient déjà l’immeuble, quand Naruto eut finit de poser mille et une questions sur leur destination de vacances où ils passeraient cinq jours en compagnies de tous les autres. Sasuke était heureux de faire passer les premières vraies vacances de son ange blond dans un cadre aussi idyllique. Il remercia intérieurement sa marraine.

-          Tu veux manger quoi ce soir ? demanda Naruto.

-          Ce que tu veux.

-          Mais tu dis ca tous les jours ! protesta le blond en regardant fixement Sasuke.

-          C’est parce que tu cuisines divinement bien, alors tout me va.

-          M…Beuh…

-          C’est un compliment, idiot !

-          Oui mais je n’ai aucune idée de quoi préparer… Et je ne veux pas te décevoir !

Le brun ria doucement avant d’ébouriffer les cheveux de Naruto.

-          Bon, réglons ca, alors. Tu as toujours le livre de cuisine que t’as donné Hinata ?

-          Oui. Pourquoi demandes-tu ca ?

-          Prend ce qu’il y a à la page soixante-trois !

-          Oh, c’est du lapin ! fit Naruto qui se souvenait évidement de tout ce qu’il avait put lire dans ses livres de cuisine.

Sasuke embrassa chastement son blond avant de l’entraîner dans les escaliers où il monta sans s’arrêter de glisser des baisers dans les cheveux de Naruto, son cou, ou même ses mains. Il le trouvait formidable, imprévisible, et terriblement attachant. Mais qu’avait-il donc fait pour mériter d’avoir pour amant un ange pareil ? Il se le demandait chaque jour, et particulièrement ceux où Naruto souriait toutes les minutes comme en ce moment, l’entraînant dans leur appartement et prenant l’initiative d’un baiser passionné.

 

Quelques jours plus tard, le voyage de l’été sur une île paradisiaque au large du pays débuta. Tous les adolescents fraîchement reçus à leurs épreuves logèrent dans un hôtel chic –payé par Tsunade, d’humeur particulièrement généreuse – au bord de la mer d’azur qui s’étendait à perte de vue. Après une première journée passée de façon groupé ou chacun s’était remis du voyage et de la beauté de l’ile au sable blanc et aux arbres immenses et multicolores, chacun avait décidé de se séparer en petit groupe, selon l’activité souhaité.

Hinata avait réussit son petit exploit personnel en invitant Gaara à se promener avec elle dans la forêt de palmiers et de pins non loin de leur hôtel. Ainsi, timide mais comblée, elle marchait côte à côte avec le roux qui semblait avoir du mal à réprimer un sourire à la pensée d’une Hinata si charmante auprès de lui.

-          Je suis content qu’on soit venu à cet endroit, c’est vraiment magnifique, affirma Gaara.

Il s’agenouilla dans l’herbe fraîche du matin et cueillit une étrange fleur d’un orange flamboyant avant de s’approcher d’Hinata.

-          Vraiment magnifique… répéta-t-il.

Et il glissa la fleur derrière l’oreille de la brune qui écarquilla ses grands yeux pâles sous la surprise. Ses joues prirent une teinte légèrement rosée, contrastant tout de même avec sa peau laiteuse. Elle baissa les yeux.

-          Merci beaucoup. Je suis touchée que tu apprécies.

-          Merci à toi.

-          Hm. On s’assoit ?

-          Pourquoi pas.

Gaara finit par s’allonger, entraînant Hinata à faire la même chose. Avec émotion, la brunette sentit les doigts du roux enlacer les siens, unissant leurs mains hésitantes et pourtant si désireuse de ce contact tant attendu.

-          Si tu veux bien m’aider, j’aimerais cueillir des fleurs. Fit le Sabaku.

-          Pour faire un herbier ? demanda Hinata, curieuse.

-          Hahaha, oui !

-          Vraiment ?

-          Oui, comment as-tu deviné ?

-          Tu aimes beaucoup les fleurs.

Hinata sourit en regardant le roux en coin. Celui-ci sentit son bref regard sur lui et sourit à son tour.

-          J’ai vraiment aimé celle que tu as apportée lorsque j’étais mal.

La brune sentit des fourmis dans ses pieds. Une joie immense la gagnait. Il n’avait jamais reparlé de son présent jusqu’à maintenant. Elle avait cru qu’il n’avait pas saisit le message de sa carte et avait pris cela pour un simple bouquet de bienvenue, ou quelque chose dans ce genre.

-          J’aurais voulu te les donner moi-même, lui confia-t-elle.

-          Je suis désolé, ce jour-là…

-          Ne le sois pas, je comprends. Fit simplement la Hyuuga.

Elle savait parfaitement qu’il n’allait pas encore bien à cette époque-là. Elle avait bien comprit qu’il avait du traverser des moments difficiles dont il n’arrivait pas à parler. Elle n’avait d’ailleurs jamais posé la moindre question. Son seul souhait était de lui offrir un futur bien plus joyeux. Elle l’avait aimé dès les premiers instants où elle l’avait vu. Et malgré son caractère timide et parfois un peu effacé, elle avait cette intention de le protéger qui n’avait pas échappé au roux qui se laissait faire, rassuré et surpris par cette force intérieure si généreuse de la brune.

-          Je regrette de ne pas avoir eu deux ans de plus pour apprendre à te connaître, lâcha Gaara, les yeux rivés vers la cime des arbres.

-          Moi aussi. Mais… Maintenant, on a tout notre temps.

Gaara se redressa légèrement avant de se pencher au-dessus d’Hinata. Cette dernière ne fut pas surprise, et ne pris pas peur lorsqu’elle sentit les lèvres du roux posées sur les siennes. Ce fut même elle qui tendit le cou pour approfondir l’échange. Finalement, elle passa la fin de l’après-midi, la tête reposant sur le torse de Gaara, le cœur léger, et la tête remplie de rêves du futur.

 

Cela faisait une bonne quinzaine de minutes que Temari et Shikamaru tentaient de faire craquer l’autre à coup de chatouilles sur leur lit double de leur chambre d’hôtel.

-          Hahaha, je suis vaincue ! Arrête, arrête !! pouffa la blonde.

-          Et bien, mademoiselle Temari ne résiste pas si longtemps à mes assauts ! lança le Nara d’humeur taquine.

-          Mfihihihi, idiot !

-          Idiote.

-          Toi-même.

-          Baaaah. Viens, je t’invite, on va aller se prendre un truc à la terrasse.

-          Ouaiiiis !!! beugla la blonde cendrée.

Shikamaru sourit et suivit sa femme adorée dans le couloir, glissant discrètement quelque chose dans la poche de son bermuda. Il attrapa par le cou Temari, avant de l’embrasser sur la tempe, et de partir en courant. Rougissant, la Sabaku le rejoignit et lui prit la main, ralentissant le rythme. Tous les deux arrivèrent sur la terrasse et choisirent un coin un peu à l’écart, pour ne pas rester dans le brouhaha ambiant des autres vacanciers. Située au premier étage, la terrasse  était spacieuse, et ombragées par de hauts pins qui laissaient voir un bout de la plage qui s’étendait au pied de l’hôtel, et de l’océan brillant comme un joyau sous un soleil d’humeur généreuse.

-          Tu prends quoi ?

-          Hmmmm… réfléchit la blonde. Le cocktail numéro trois.

-          ‘kay.

Shikamaru passa la commande au barman qui vint presque aussitôt et repartit aussi vite qu’il était venu, laissant les deux amoureux profiter pleinement de la belle saison. Temari tendait son visage au soleil, désireuse de bronzer, sachant très bien que sa peau prenait une teinte pêche irrésistible en peu de temps. Une fois qu’ils furent servis, ils plaisantèrent un moment, sirotant leur boisson tranquillement.

-          Demain on ira à la réserve naturelle ? demanda Temari.

-          Si tu veux, fit Shikamaru. Tu ne me trouves pas assez bestial pour toi ?

-          Clairement pas, pouffa la blonde ! Je veux voir des félins, des vrais !!!

-          De la famille, peut-être ? plaisanta Shikamaru en plissant les yeux.

-          Grrrr !

-          Oh, tu fais peur. J’aurais du t’acheter un collier pour que tu tiennes tranquille, à la place.

-          A la place de quoi ? fit Temari.

Shikamaru sourit mystérieusement avant de glisser la main dans sa poche. Puis il la sortit rapidement, lançant en l’air un objet. Surprise, Temari eut le réflexe de le rattraper aussitôt.

-          Qu’est-ce-que c’est ? fit-elle.

-          Hmmm… Je ne sais pas…

-          Rooooh ! Toi alors !

Baissant son regard sur la boîte, Temari fit un sourire malin à son homme avant d’arracher le papier. Elle ouvrit un petit carton contant une boîte en plastique. Ouvrant alors la boîte plastique, elle tomba sur une autre boîte, plus petite, toute douce comme du velours. Déduisant par la taille et la forme de l’objet d’où elle provenait, elle leva son regard surpris vers Shikamaru.

-          Tu m’as acheté des boucles d’oreilles ?

-          Ouvre, fit simplement Shikamaru, un peu stressé.

La Sabaku s’exécuta, non sans trembler, et ouvrit le petit écrin. Ecarquillant ses yeux à leur maximum, elle jeta in regard interloqué au Nara en pointant du doigt l’objet.

-          M-Mais c’est une bague !!!!

-          Effectivement, sourit doucement Shikamaru.

-          Mais pourquoi est-ce-qu’il y a une bague dans ce machin ??

-          Il fallait bien qu’il y est quelque chose dans le machin, j’imagine.

-         

La lèvre inférieure de Temari trembla, tandis que ses iris brillaient progressivement.

-          Elle est… Elle est magnifique…Je… c’est pour moi ?

-          Hm. Acquiesça Shikamaru, touché par l’émotion qui habitait le visage d’habitude si différent de la blonde.

Toujours tremblante comme une feuille, elle passa la bague à son doigt, et laissa deux larmes d’émotions couler sur ses joues légèrement hâlée. Elle prit la main de Shikamaru dans la sienne – celle qui portait la bague – et le regarda droit dans les yeux.

-          Merci, chuchota-t-elle.

-          Tu veux bien être ma fiancée, à présent ? demanda Shikamaru, anxieux de voir la réaction de la blonde.

Celle-ci hoqueta avant d’hocher lentement la tête, positivement.

-          Oui. Oui même si c’est stupide à notre âge et que je passe mon temps à t’empêcher de réviser tranquillement, je veux bien être ta fiancée dès maintenant, Shikamaru Nara.

-          Comme tu es formelle, ria celui-ci, la poitrine gonflé par le bonheur.

-          Mha…Hahaha.

Temari continua de rire doucement, les yeux ravagés par les larmes, sa main tenant fermement celle du Nara dont les yeux brillaient à présent comme ceux de la blonde quelques minutes auparavant.

 

Tenten, assise au bord d’une petite terrasse au troisième étage, regardait le ciel, son mp3 en marche. Elle venait tout juste de finir son jogging. Même en vacances, le sport occupait toujours une place très importante dans son cœur. Elle avait courut presque toute la matinée, et avait même aidé des touristes à attraper un spécimen de papillon rare. C’était dans sa nature d’aider les gens, et la curiosité quant à leur collection avait été décisive.

-          Humf, quelle chaleur ! soupira-t-elle en s’essuyant le front de sa main.

-          Comme tu dis !

-          Neji ?

La brunette aux macarons avait tourné la tête dans la direction du couloir d’où approchait Neji, les mains dans les poches de son bermuda blanc. Tenten ne sut pas pourquoi, il lui sembla alors qu’il faisait un peu plus chaud.

-          Comment ca va ? demanda-t-elle.

-          Bien, pourquoi ?

-          Tu n’es pas sorti de ta chambre encore. On est sur l’une des plus belles îles du monde, tu sais ! lança Tenten en souriant, la tête penchée sur le côté.

Le Hyuuga, qui était arrivé à son niveau, se mit dos à la rambarde sur laquelle était juchée  Tenten. Il leva la tête pour regarder le plafond en plâtre du couloir, décoré avec raffinement par des peintures aux couleurs pastelles de qualité.

-          Hum, oui. J’étais occupé.

-          Ne me dis pas que tu fais des heures sup’ en documentation pour l’Hamidori !

-          Hahaha, non.

Tenten fut surprise de voir Neji rire aussi franchement, lui d’habitude si impassible. L’air des vacances l’avait transformé. Lui d’habitude si sérieux avait lâché ses cheveux, les laissant flotter au gré de la brise et s’était habillé de façon décontracté avec un marcel blanc, aussi immaculé que son bermuda. Ses baskets grises rehaussaient le tout, rappelant la couleur de ses yeux clairs.

-          Alors quoi ? fit-elle, curieuse.

-          Hm, je commence à m’intéresser aux Universités. Je préférerais m’inscrire au plus tôt. L’année prochaine, je ne sais pas si j’aurais tout mon temps pour m’occuper de ca.

-          Ce n’est pas un peu trop tôt ?

-          Pas si tu sais ce que tu veux faire, affirma le brun, en tournant la tête vers elle.

-          Tu es si sure de toi… Je n’ai toujours qu’une idée vague de ce que je voudrais faire.

-          Laisse-moi deviner… Quelque chose qui mélange sciences, aide à la personne et sport !

-          Mais !

-          C’est ca ? fit Neji en souriant.

-          …Oui, confessa la brune en remettant une de ses mèches en place.

Neji remarqua alors qu’elle était en tenue de sport. Tenten, elle, réalisa avec honte qu’elle était couverte de sueur et que ses cheveux les plus indisciplinés étaient collés à son visage, tandis que son tee-shirt humidifié par l’air de l’île collait un peu plus que d’habitude à son corps. Elle regarda précipitamment au loin pour ne pas croiser le regard de son coéquipier de l’Hamidori et repris.

-          Une idée ?

-          Pas vraiment. Tu as été courir ?

-          Oui, toute la matinée. J’ai presque fait le tour de l’île, se vanta Tenten en gonflant le torse, un sourire radieux sur le visage. Je pourrais te faire la visite si tu veux, fit-elle avec un clin d’œil.

-          Pourquoi pas, répondit Neji, réellement intéressé.

-          Hum, demain ?

-          Ca marche ! Mais… On ne le fera pas en courant, hein ?

-          Hahahaha, nan ! lança Tenten en le poussant gentiment de la jambe.

-          Tu n’as pas un peu chaud ? demanda-t-il en la regardant à nouveau fixement.

Tenten pensa alors qu’elle était peut-être vraiment non présentable, ainsi. Elle le regarda avec angoisse, alors que lui commença à rire doucement.

-          Ce n’est pas un reproche caché ou je ne sais quoi, idiote !

-          Humf ! fit-elle, faussement éhonté en lui tirant la langue.

-          Ca te dit une glace ? Je t’invite. Proposa le Hyuuga.

Le soleil illuminait ses cheveux en contre jour, tandis qu’il avançait sa main dans la direction de Tenten. Celle-ci sentait que ses jambes devenaient cotonneuses. Elle prit la main qui lui était tendue et sauta élégamment de la rambarde.

-          Oui, pourquoi pas.

Neji ne lâcha pas sa main pour autant, et l’entraîna dans le couloir. Tenten regarda derrière elle le soleil resplendir alors que ses joues rougissaient progressivement, sentant sa main chaude enfermée dans celle plus froide du Hyuuga.

 

De ce côté de l’île, les vagues étaient au rendez-vous. Les pieds foulant le sable brûlant, Ino et Sai commençaient une après-midi sportive. En effet, ils avaient remarqué à l’arrivée un centre de loisir au bord de la plage. Ils avaient aussitôt décidé de réserver un moment à la planche à voile. Ino n’étant nullement douée au surf, Sai avait capitulé face au choix de la blonde platine. Finalement, il se révéla le plus excité des deux à partir à l’aventure sur les vagues azurs de l’océan.

-          Tu rêves ! Je ne compte pas m’éloigner autant ! bougonna Ino.

-          Je n’ai pas envie de rester prêt du bord, allez ! supplia Sai.

-          Nan… Un peu alors… Mais un peu et c’est tout !

-          Pas de problèèème !!!

Sai détala sur la plage en se dirigeant vers l’accueil des loisirs, faisant le pitre en sautant partout. Ino ria à gorge déployée avant de le rattraper et de sauter sur son dos. Ses longs cheveux se déversèrent sur les épaules du brun qui caressa de sa joue la douce chevelure de sa petite-amie.

Une fois leur combinaison moulante enfilée, ils partirent à la conquête de la mer.

-          Hum ! Elle te va super bien cette tenue, fit Sai en dévorant la blonde de ses yeux.

-          Hahaha, elle ne te va pas trop mal non plus !

-          J’ai l’air plus féminin tu penses ? minauda Sai, fermement agrippé à sa planche à voile tout de même.

-          Mais très certainement, ma chère !!!

-          Hahahaha !!

Continuant leur avancée, ils firent presque la course pour dévaler l’eau scintillante, en continuant de se lancer des piques. A un moment, Ino tomba à l’eau, déséquilibrée à cause de ses rires. Sai, complètement bidonné de son côté, finit par subir la vengeance de la blonde. Nageant habilement et surtout rapidement en direction de son copain, Ino s’appliqua à faire chavirer comme il se devait la planche à voile du brun qui but la tasse puisqu’il riait toujours lorsqu’il tomba à l’eau.

-          Hahaha, comme tu es vilaine ! fit-il en ressortant la tête de l’eau.

-          Moi ? Mais pas du tout, fit Ino en prenant une moue faussement innocente.

-          Fallait que je compatisse à ton échec !

-          Quel échec ? Crétin !

Ino assena un coup à Sai avant de le regarder de haut, tentant de remettre sur pied sa planche à voile. Sai, feintant de bouder, lui tourna le dos et remonta sur sa propre planche.

-          Ben moi je rentre ! grogna-t-il en souriant dans le dos de la blonde.

-          Dis plutôt que tu es fatigué ! rétorqua Ino en se tournant vers lui.

-          Peut-être bien. Tu es une fille épuisante !

-          Oui ben… La fille épuisante ira surement dans la même Université que toi, alors fait attention !

-          Oh misère ! fit Sai en se passant la main sur le visage.

Arrivés sur la plage, les deux s’assirent au bord de l’eau, laissant les faibles vagues entraîner leurs pieds un peu plus profondément dans le sable à chaque passage.

-          En attendant… l’année prochaine, hum… commença Ino.

-          Ouiiii ? fit Sai.

-          Je… Mes parents vont me prendre un appart’… Ils vont à l’étranger pour un an.

-          Vraiment ? Mais… Mais tu vas rester au lycée ???

Sai, paniquant soudainement, regarda avec une mine dépitée la blonde, inquiet pour leur avenir à tous les deux.

-          O-Oui, bien sur ! C’est juste qu’il est grand cet appartement… Et… tu voudrais bien venir habiter avec moi l’année prochaine ?

-          Qu… Hein ? Venir dans ton appartement ? Quitter ma famille hystérique ? Vraiment ? Je, oui, oui, oui et oui !

-          Vraiment ?

-          Ouais !! Et puis ca fera vraiment couple de star !! Jeunes, beaux, indépendants et vivant dans une belle maison avec deux chiens et un majordome ! fit le brun, rêvant à des fantaisies idiotes, comme à son habitude.

-          Ouais enfin… C’est un appartement et j’ai pas de chien.

-          Tant pis, je m’en contenterai pour t’avoir prêt de moi ! fit théâtralement le brun, la main sur le cœur !

Ino ria devant la bêtise de son copain avant de le faire basculer en arrière. Passant sa main sur le torse de son copain, elle le regarda de ses yeux coquins.

-          On pourra le faire quand on veut, tu sais, susurra-t-elle.

-          Cette fille veut m’achever, soupira Sai. Dommage que je ne sente pas tes doigts à travers ma super combinaison trop fashion.

-          Crétin.

-          Je t’aime.

Sai leva alors la tête et embrassa sa dulcinée, souriant à travers le baiser, avant de la mettre sur le dos, mouillant ses cheveux dans le sable humide. Mais la blonde ne luit en tint pas rigueur et préféra se mettre à nouveau sur lui. Ils roulèrent ainsi sur la plage, sous le regard perplexe des vacanciers présents.

 

Kiba avait emmené Sakura marché le long de la plage dans la matinée. Ils avaient ensuite déjeuné dans un petit restaurant les spécialités locales, et avaient finalement décidé de se rapprocher de l’hôtel. Le soleil tapait fort, et Sakura ne supportait pas bien les grosses chaleurs. Sa peau plutôt pâle prenait mal le soleil, et elle avait toujours été sujette aux coups de soleils et aux malaises.

-          Je suis désolée de t’imposer la chambre… On pourra ressortir en début de soirée, s’excusa maladroitement Sakura en s’asseyant sur leur lit.

Bizarrement, partager le même lit que Kiba ne la dérangeait pas du tout. Pourtant, c’était bien la première fois. Elle qui était si dynamique et rieuse, dans son couple, était bien moins à l’aise. Son esprit de perfection la faisait se sentir différente. Elle avait toujours peur de ne pas être à la hauteur avec Kiba. Pourtant, il l’avait rassuré maintes et maintes fois.

-          Bien sur, repose-toi.

-          Hum, non, je n’ai pas très envie de dormir.

-          Tu veux faire quelque chose en particulier ?

-          Je ne sais pas… Pourquoi suis-je une autre Sakura avec toi ?

-          Pardon ?

La rosée baissa les yeux avant de se blottir dans les bras de l’Inuzuka qui s’était étendue sur le lit.

-          Tu n’es pas trop déçu ?

-          Mais de quoi parles-tu, Sakura ?

-          Je… suis toujours inquiète. J’ai peur, de ne pas faire les choses comme il faut.

-          Humf, encore ca… Et si moi je te dis que tu es parfaite, et qu’un peu d’angoisse inutile en moins te ferait le plus grand bien ?

Attentionné comme à son habitude, Kiba embrassa le fond de la rosée avant de resserrer sa prise. Mais à sa grande surprise, celle-ci se positionna sur le ventre et l’embrassa avec passion. Ses mains se glissèrent sous le tee-shirt de Kiba, avant qu’elle ne les enlève précipitamment.

-          Hm ? fit Kiba, déçu.

-          Je… Je ne vais pas trop vite ?

-          Pas spécialement non, tu peux continuer, fit le châtain en souriant.

-          Tu sais, je n’ai jamais osé te le dire mais… Hm… J’ai envie de toi…Sauf que… Je ne sais pas si je saurais être raisonnable…

-          Vraiment ?

Sous la surprise, Kiba s’était redressé. Lui qui avait toujours cru que sa petite Sakura n’était simplement pas prête à ce genre de chose apprenait qu’elle y pensait en fait depuis un moment déjà.

-          J’ai envie de te sauter dessus ! s’exclama Sakura. Sauf que… Je ne sais pas comment m’y prendre alors… J’avais peur que tu me prennes pour une folle si on le faisait !

-          Mfhahaha !

-          Ben vas-y, moque-toi ! bouda-t-elle.

-          Et si on voyait si une tigresse insatiable se cache vraiment en toi ?

Sans attendre de réponse, Kiba prit les lèvres de Sakura, avant de se positionner au dessus d’elle. Cette dernière explora son dos de ses mains avant d’enlever précipitamment la chemise rouge de son copain. Kiba en fit de même avec le petit chemisier de l’Haruno.

S’effeuillant peu à peu, il se trouva que Kiba et Sakura s’y prirent bien mieux que ce qu’ils pensaient avant cela. Kiba se montra doux et patient, Sakura comprenant chacune de ses initiatives par un simple regard. Mais la rosée eut un peu raison, quant à ses doutes. En effet, cet après-midi là, les deux amoureux passèrent le pas…trois fois. Une première fois, c’est bien sensé être unique, n’est-ce-pas ?

 

Sasuke avait découvert au fil des derniers mois une nouvelle passion du côté de son blond angélique. En  effet, Naruto, depuis les thermes, semblait apprécier tout ce qui était anciennes coutumes et endroits traditionnels. C’est ainsi que Sasuke avait fait la surprise à Naruto de l’emmener sur une colline de l’île où se trouvait un temple encore ouvert.

-          Nous y voilà.

-          C-C’est sublime !!!!

Le blond avait ouvert en grand ses yeux bleu ciel et regardait, littéralement émerveillé, l’édifice imposant qui lui faisait face de toute sa majesté. Il s’approcha lentement, comme s’il calculait chacun de ses pas, suivis par un Sasuke éternellement amusé de la naïveté et de la curiosité de ce blond si avide de savoir ce que lui réservais encore le monde.

Tous les deux entrèrent, une sérénité nouvelle à l’esprit, dans l’atmosphère spirituelle du temple. Peu de personnes s’y trouvaient, et il y régnait une magie venue d’un autre temps. Sur les coussins prévus à cet effet, Sasuke et Naruto s’agenouillèrent, en position de prière. Sasuke chuchota au blond ce qu’il était sensé faire, et se concentra de son côté. Cet endroit dans toute sa grandeur rendait son esprit clair et moins sombre que d’habitude. Il lui semblait que sous ses genoux s’ouvrait son avenir.

-          #Je fais la prière de ne jamais plus perdre un être cher. Laissez-moi, je vous en pris, rester à ses côté pour toujours. Naruto est tout pour moi, ne nous séparez que dans bien longtemps. Et protégez mon frère, qui commence sa vie. Faites en sorte que je puisse lui pardonner bien qu’il n’ait commis aucune faute. Je voudrais tant pouvoir le revoir comme mon grand frère, je voudrais pouvoir jouer avec lui comme avant. Donnez-moi la force de le retrouver véritablement…#

De son côté, le blond, observa du coin de l’œil de brun qui semblait terriblement concentré. A son tour, il finit par fermer les paupières. Un frisson le parcourut, alors qu’il se concentrait au mieux pour formuler son vœu.

-          #Je…fais la prière de toujours pouvoir rester auprès de Sasuke, de madame Tsunade, et de monsieur Jiraiya. Et de toutes les personnes importantes pour moi. Même si le travail ou les déménagements nous séparent, je serais très heureux de passer encore du temps en leur présence. Je voudrais aussi avoir le courage, un jour, pas tout de suite, mais pas trop loin non plus, de pouvoir affronter mon passé. Aidez-moi à le combattre pour ne plus jamais inquiéter Sasuke, et protégez-le, lui aussi.#

Naruto sentit une main sur son épaule. Rouvrant lentement ses paupières, comme s’il avait été assoupit, il découvrit le visage remplis de tendresse à son égard de Sasuke. Le brun fit un petit signe de tête signalant qu’ils devraient peut-être partir pour laisser la place à d’autres. Naruto se leva, et glissa sa main dans celle de Sasuke.

Ils retournèrent à la périphérie de l’île, sans se presser, sans même savoir où ils allaient. Sasuke tenait toujours la main de Naruto, qui semblait fatiguer. Ils arrivèrent finalement au bord de la plage. Ici, le sable n’avait pas atteint la côte, laissant les hautes herbes jaunies au soleil se faire bercer par le vent, tout doucement.

-          L’herbe est douce ici, remarqua Naruto. On dirait qu’elle est faite de laine, ou comme une peluche… Ou comme toi !

-          Moi ? fit Sasuke, surpris.

-          Tu as la peau douce.

Sasuke, gêné, fit un petit sourire. Naruto ne se doutait toujours pas que ses phrases si innocentes étaient des compliments touchant aux yeux de l’Uchiha. Le blond vint se loger dans les bras du brun, profitant de la chaleur de son corps alors que la fin de l’après-midi se faisait un peu plus fraîche que cet après-midi. Les mains dans le dos du blond, Sasuke observait le ciel prendre des teintes orangées et rosées, colorant les nuages les plus hauts dans le ciel.

-          On peut s’assoir ? demanda timidement Naruto.

-          Bien sur. Tu es fatigué ?

-          Un peu… Mais je suis content que l’on ait pu trouver un endroit pareil. Il n’y a personne ici.

En effet, Sasuke remarqua qu’ils avaient dut s’éloigner de la zone où était massée la plupart des touristes. Même la mer semblait plus silencieuse en cet endroit. On n’entendait que le bruissement de l’herbe, et le vent agitant les feuilles des arbres.

Naruto s’était assit entre les jambes de Sasuke qui était adossé à un palmier. Les bras de l’Uchiha enserraient le corps frêle du blond qui avait tout de même pris du muscle depuis peu. Les cheveux couleurs blés  de Naruto lui chatouillaient le menton, tandis qu’il caressait les bras du blond accrochés aux siens.

-          Je suis content que cela ne te dérange pas qu’Itachi soit venu habiter dans le même immeuble que nous. Dit subitement Sasuke.

-          J’aime bien ton frère. Et puis… Je pense qu’il est heureux de pouvoir se permettre de t’approcher.

-          Hm.

-          Il ira mieux, parce qu’il t’a, chuchota le blond.

-          Tu penses ? fit Sasuke, un peu surpris.

-          Hm. Oui. C’est toi qui me fais me sentir mieux. Alors ca devrait aussi marcher pour lui.

-          Pourtant, c’est Jiraiya qui lui a trouvé un emploi, pas moi.

-          Mais c’est toi qui le fais sourire en ouvrant la porte de l’appartement.

-          Merci Naruto, fit le brun réellement reconnaissant.

-          Hm ?

-          Tout semble si simple lorsque que c’est toi qui le dis. Comme si… Rien ne pouvait empêcher le fait que tout se déroule de la meilleure façon… Tu as un sacré don !

Naruto rit doucement, laissant son poids aller contre le torse du brun. Ils restèrent un moment ainsi, avant que le blond ne se retourne finalement en regardant Sasuke. Puis, ses lèvres s’étirèrent, et il offrit son plus mignon sourire mutin au brun.

-          Quoi ? demanda l’Uchiha, contaminé par la bouille du blond.

-          Je me disais que… Cet endroit est exceptionnel… Et… Je voudrais qu’on immortalise cette image de façon exceptionnelle aussi !

-          Oh ?

Lentement, toujours les yeux plongés dans ceux du brun, Naruto approcha son visage, et passa sa langue sur les lèvres du brun. Puis, tout aussi méthodiquement, il se mit debout, et recula de quelques pas, s’enfonçant dans les herbes hautes qui effaçaient ses jambes jusqu’aux genoux. Il rit légèrement, appréciant la caresse des tiges jaunes pâles sur ses mollets, avant de s’accroupir, de sorte à n’être plus vu par Sasuke.

Celui-ci, intrigué, s’approcha à pas de loup. Lorsqu’il arriva à la hauteur où il avait aperçu Naruto la dernière fois, il le trouva assit en tailleur, sa chemise bleue ciel étalée derrière son dos. D’un geste de la main, l’ange d’humeur joueuse fit signe au brun de s’assoir en face de lui.

-          Tu devrais en faire autant, dit-il d’une voix enjouée, avant de se lever à nouveau.

Son petit manège recommença, et il fit se promener Sasuke dans les hautes herbes jusqu’à ce qu’ils se retrouvent tout les deux nus comme au premier jour. Finalement, le brun reprit les choses en main, allongeant Naruto sous lui. Les herbes se tassèrent sous le corps halé du blond, et celui-ci soupira d’aise au contact.

-          C’est vraiment…parfait… susurra-t-il d’une voix sensuelle.

-          #Là, je suis prêt à parier qu’il a fait exprès de prendre ce ton# pensa Sasuke en souriant en coin.

De ce qui tenait de l’attitude naturelle de Naruto ou de ses petites attentions qu’il avait acquises avec le temps pour faire fondre le brun, l’Uchiha savait à peu près les différencier, à présent. D’un geste calculé, il se replaça au-dessus du blond, entre ses jambes, en faisant remonter son torse d’un mouvement ondulant pour arriver au niveau du visage avide de baiser.

-          Tu es incroyable, souffla l’Uchiha.

Les lèvres du blond laissèrent le passage à la langue de Sasuke de façon automatique, alors que ses mains se fondaient dans les cheveux noirs corbeau. Puis, il rompit le baiser le temps d’une phrase avant de reprendre.

-          Et nous sommes au beau milieu de nos vêtements éparpillés…

Sasuke, prit par sa passion naissante, eut tout de même le tilt qui lui fit comprendre qu’effectivement, le blond l’avait entraîné à différents endroits qui formaient un cercle autour de leurs corps frémissant.

Sans plus attendre, il laissa ses paumes hypersensibles parcourir la peau du torse tout aussi sensible sous lui. Un soupire mêlé d’un léger gémissement s’échappa de la gorge de Naruto qui resserra sa poigne dans le dos de Sasuke, griffant ses omoplates. Un râle s’échappa de la gorge de celui-ci, alors que sa main se dirigeait vers l’entrejambe du blond.

-          Mmmmaaah…

Son ange réagissait si merveilleusement que l’Uchiha se demanda s’il n’allait pas se libérer par le simple mouvement de sa main sur un point précis de son anatomie. Faisant varier le rythme de ses caresse, il tortura ainsi le blond jusqu’à ce qu’une grimace crispée de sa part ne le fasse réagir. Délaissant un peu cette partie de son corps sous les protestations indignées de Naruto, il le fit taire d’un baiser avant de le préparer avec la plus grande délicatesse. Puisqu’il fallait que ce moment soit des plus exceptionnels, il ferait en sorte qu’il soit comme un rêve pour eux deux.

-          Sasuke…

Le corps hâlés du blond s’arquait en réaction au contact des doigts du brun en lui, faisant se rencontrer leurs entrejambes douloureusement réveillées.

-          Hmmm… Vas-y…

-          Oui ? fit le brun dans un murmure.

-          S-S’il te plait…

-          Ahhh…. Fit Sasuke presque en gémissant sous l’assaut d’un contact de l’entrejambe de Naruto avec la sienne.

Le blond rit doucement, sentant le brun entrer doucement en lui. Il entoura le bassin du brun de ses jambes, se collant un peu plus à lui alors qu’il sentait Sasuke commencer à bouger en lui.

-          Vilain garçon… chuchota-t-il à l’attention de l’Uchiha avant de se perdre dans les méandres du plaisir.

Sentant son amant accélérer, Naruto l’entoura fermement de ses bras, criant lorsque cette nouvelle position apporta l’accès parfait à un point sensible en lui. Sasuke s’appliqua à revenir frapper encore et encore le même point, embrassant la bouche brûlante de son ange alors que celui-ci ne voyait déjà plus rien devant lui, malgré ses yeux grands ouverts, comme ébahit. Ils jouirent ensemble, dans un même râle entre la bestialité et la pure sensualité, avant de s’affaler sur le sol, toujours enlacés.

Après un dernier baiser, Sasuke laissa finalement s’endormir le blondinet, avant de prendre le même chemin. Dans ses bras dormait la plus étrange et la plus belle des créatures qu’il lui avait été donné de rencontrer. Son ange. Naruto. Les étoiles foisonnant dans le ciel d’été qui couvrait l’île de son manteau bleu nuit veillaient sur lui, sur eux.