Chapitre 4 : Le hasard fait bien les choses

par tookuni

 

 

 

Chapitre 4 : Le hasard fait bien les choses

 

 

 

« Na… Naruto ? »

 

Les deux jeunes gens se dévisageaient à présent comme s’ils voyaient devant eux un fantôme. Naruto se souvenait que Chouji avait disparu au moment de la fameuse crise qui avait réduit le village à ce monde moderne ; il n’avait eu aucune nouvelle depuis que Shikamaru lui avait dit qu’il était très certainement parti en voyage, ou quelque chose comme ça. Il se demandait si le garçon, à présent une véritable armoire à glace, allait être de son côté ou pas. Après tout, il devait être employé par ces mafieux et être payé assez cher…

 

« Naruto ! cria l’autre d’une voix irritée, commençant à marcher vers lui d’un pas menaçant, mettant Naruto sur ses gardes, prêt à esquiver un de ces gros poings dévastateurs, tu m’as bien entendu ! Je ne suis pas gros ! »

 

Sans laisser à Naruto le temps de réaliser ce que Chouji venait de répéter, il lui donna une grande tape sur l’épaule. Le blondinet cru bien que l’épaule avait descendu de cinq centimètres par rapport à l’autre, mais il s’aperçu qu’il s’était juste enfoncé dans le sol jusqu’aux chevilles, juste.

 

« Ah euh… Chouji tu…
– Ca fait plaisir de te revoir, le coupa l’autre avec un sourire. J’ai enfin une raison de quitter cette baraque de tarés, même si je gagne pas mal, je commençais sérieusement à en avoir mare…

– Mais… Qu’est-ce que tu fou ici ? demanda Naruto, incrédule.

– C’est assez long à t’expliquer, on ferait bien de partir avant qu’il y en ait d’autres qui rappliquent…

– Pourquoi je te ferais confiance ? fit le jeune homme d’un air méfiant alors qu’une dizaine de types arrivaient vers eux.

– Parce que je suis moi, lui répondit Chouji en donnant un coup de main dans un mafioso qui vola dans un mur et s’y écrasa, y faisant une brèche.

– Ca marche ! décida Naruto en se disant que de toute façon, il n’aurait qu’à lancer quelques attaques électriques pour stopper Chouji si besoin, tout en balançant une droite chargée dans le visage d’un ennemi et donnant des coups de pieds à tout ce qui passait sans que les adversaires n’aient même le temps de tirer.

– Au fait, comment va Shikamaru ? questionna Chouji alors qu’il faisait valser deux autres hommes dans la mare et que Naruto l’électrisait encore une fois pour bien les assommer.

– Bof, il est au Mugenjô avec quelques autres, j’y ai séjourné un peu, mais actuellement je ne sais pas où il en est.

– On ira le voir !

– Je te déconseille cet endroit ! Mais on se racontera ça plus tard, les flics arrivent et on a fini le ménage ! »

 

Les deux garçons avaient effectivement « fait le ménage », puisque tout ce qui était vivant et en bonne santé il y a quelques instants se retrouvait maintenant par terre en train de gémir pour membres cassés, muscles tétanisés par les chocs électriques, ou même blessures par balles perdues.

 

Ils sautèrent ce qui restait du mur de la villa et disparurent dans les rues. Les dettes de la famille d’Ino n’avaient plus lieu d’être.

 

En route, Naruto expliqua rapidement à Choji ce qu’il était devenu, Choji lui raconta son séjour à Iwa pour finalement revenir à Konoha en tant qu’employé des Yakuzas.

 

Le hasard avait voulu que ces types là s’en prennent à la famille d’Ino…

 

Ils arrivèrent finalement devant la boutique, la lumière au premier étage était allumée et on entendait des voix. Un ombre se profila soudain et sauta sur Choji en criant un « Naruto ! Qu’est-ce que tu fous avec ce type ? » qui s’acheva en « Chouji ! », lorsque l’ombre se retrouva accroupie face aux deux garçons, éclairés par une lumière électrique.

 

« Sasuke, Chouji était employé par les types qu’on a dégommé !

– J’avais remarqué ! rétorqua l’autre. Il t’a donné une sacrée baigne d’après ce que j’ai entrevu avant de me barrer. Bon, entrez, à cette heure là, si on voit des types comme nous dehors dans ce quartier, on va avoir des problèmes », décida finalement  le brun en grognant.

 

Naruto souriait au premier étage, voyant Ino serrer sa mère dans ses bras puis se jeter dans ceux de Choji qui, gêné par la situation, fini par resserrer son étreinte alors que monsieur et madame Yamanaka s’embrassaient. Sasuke regardait la scène d’un air froid, semblant plongé dans ses pensées, puis, au bout d’un moment, lorsque l’atmosphère fut plus calme, il déclara :

 

« Bon, c’est pas tout ça mais on va peut-être enfin pouvoir payer le loyer de notre studio avec ça. Le pognon s’il vous plait.

– Il est toujours aussi aimable, commenta Choji.

– Et encore, il a dit « s’il vous plait » ! ricana Naruto.

– Il s’est amélioré en fait », constata Ino en étudiant le jeune homme qui ne sembla absolument pas perturbé par les remarques et se décida à coller ses poings de chaque côté de la tête de Naruto pour lui faire passer l’envie de faire ce genre de remarques alors qu’il avait quand même eu le tact d’attendre que la scène de retrouvailles soit finie.

 

Quelques jours plus tard, Naruto et Sasuke étaient de nouveau ruinés après le paiement de l’appartement et l’amende pour la voiture. Ils rentrèrent au Honky Tonk, le pub de Kakashi, dans l’espoir de l’attendrir assez pour qu’il rajoute deux sandwichs de plus sur la longue liste de leurs dettes. Une odeur bien familière et alléchante se dégageait dans la pièce. Leur cri du cœur se fit entendre lorsqu’ils virent l’objet de leur convoitise posé sur le plan de travail :

 

« Pizza ! »

 

Des bruits de bataille se firent de nouveau entendre.

 

« Naruto ! Lâche ce couteau ! C’est moi qui coupe !

– Non ! La dernière fois tu l’as fait n’importe comment et c’est moi qu’ai eu le moins de viande !

– Tu ne sais pas faire des parts égales, donne moi ce couteau !

– Pas question !

– Tu va voir ! Ja

– Non Sasuke ! Pas le Jagan !

– Et si vous me laissiez faire plutôt ? » demanda une jolie voix féminine en ôtant le couteau des mains des deux protagonistes.

 

Sasuke avait toujours son pied sur la joue de Naruto, le blond sa main plantée sur son nez qu’il écrasait consciencieusement et leurs deux mains se cramponnant l’une à l’autre venaient de sentir le vide du couteau échappé. L’objet virevoltait à présent tranquillement dans les mains blanches d’une jolie blonde platine qui leur souriait d’un air malicieux.

 

« Ino ! »

 

Les garçons restèrent bouche bée. La jeune fille se tenait devant eux, Naruto la trouva absolument adorable dans cette tenue de serveuse, Sasuke se contenta de lui demander ce qu’elle faisait là, même s’il n’en pensait pas moins.

 

Elle leur répondit qu’elle considérait qu’ils n’avaient pas été assez payés et que par conséquent elle travaillerait au Honky Tonk, non seulement pour leur donner un peu plus, mais aussi pour se faire un peu d’argent de poche, cela aiderai sûrement ses parents. Naruto et Sasuke trouvèrent l’idée excellente, l’un devait certainement fantasmer sur la tenue de la jeune fille tandis que l’autre songeait déjà à utiliser son charme légendaire pour obtenir des plats gratuits et retenir sur sa paye bien plus que ce qu’elle comptait lui donner…

 

Le pervers et le rapia avaient tout de même faim et ils oublièrent toute pensée pour se concentrer sur la première pizza qu’Ino ai jamais cuisinée, qui se révéla excellente.

 

Un son de clochette se fit soudain entendre, suivit d’un bruit de hauts talons sur le plancher de bois. Kakashi leva la tête de son journal et dit d’un ton accueillant :

 

« Bienv… heu… venue… » hésita-t-il

 

Tous levèrent la tête à cet instant.

 

« Je savais que je vous trouverais ici tous les deux, déclara la personne qui venait d’entrer en un sourire aguicheur. »

 

 

A suivre

 

 

Kakashi = Wang Pore

Choji = Hishiki (mais en gentil, je ne pouvais pas me résoudre à le faire méchant)

Ino = Natsumi