Chapitre 17 : Retour aux sources

par tookuni

Eh bien, me voici de retour… Tout ceci m’avait réellement manqué. J’espère retrouver mes anciens lecteurs toujours férus de mes stupidités, et en rencontrer également de nouveaux !

 

 

 

Chapitre 17 : Retour aux sources

 

 

Si Naruto s’était tout à coup senti revenir à la belle époque, il avait rapidement déchanté. D’abord parce que regarder Sasuke se faire tirer l’oreille par Anko n’avait jamais été d’actualité. Ensuite parce que devant elle, il faisait le con, étrangement plus que devant Tenten. Il semblait vouloir lui montrer quelque chose qu’il n’avait pas besoin de prouver. Naruto ne savait pas exactement quoi. De toute façon, il ne voulait surtout pas savoir. Sasuke avait été visiblement assez traumatisé comme ça par son séjour en compagnie d’Anko.

 

Mais Naruto avait également déchanté car il en revenait toujours au même point : regarder, dans la pénombre d’une nuit trop illuminée pour être naturelle, la grande ville de Konoha s’enfoncer dans un modernisme dévastateur. Le Mugenjô se dressait en son centre, là où, des années auparavant, avait siégé le symbole même de la puissance de son village natal : la tour administrative, la tour de l’Hokage.

 

Derrière l’immense amalgame d’immeubles en ruines, on percevait à peine les visages craquelés des anciens maitres Kage de son temps. Les peaux de pierre étaient noircies par le manque d’entretien et les anciennes fissures réapparues suite aux nombreux travaux faits aux alentours. Le temps et les hommes avaient fait leur ouvrage.

 

« Naruto ? Ca va ? demanda une voix claire provenant du pas de la porte du Honky Tonk.

– Heu, oui, hésita le blond. Je me rappelais Konoha avant nos jours. »

 

Ino s’approcha. Elle observait le blond depuis quelques minutes. Il n’avait pas senti sa présence, trop absorbé par sa contemplation.

 

« Tu regrettes tant que ça cette époque ? » questionna-t-elle encore.

 

Naruto ne répondit pas tout de suite, laissant Ino réfléchir à ce qu’elle venait de lui demander. Elle, aimait le travail qu’elle avait. Elle, aidait aussi à la boutique de fleurs et, depuis l’apparition des Get Backers, se sentait revenir au cœur d’une action passée qui lui donnait l’impression de revivre. Elle avait été la meilleure aspirante kunoichi de Konoha. Elle l’avait été et avait participé à nombre de missions. Elle avait adoré être ninja. Mais contrairement à Naruto, elle n’avait pas de rêve. Elle avait une voie toute tracée : hériter de son clan, en prendre la tête. Devenir une femme ninja hors pair et faire équipe avec Shikamaru et Chouji toute son existence.

 

Ino réalisa tout à coup ce qu’elle venait de dire. Naruto n’avait rien d’autre que sa vie de ninja. Naruto, comme beaucoup des autres, ne possédait que cela. Et par dessus tout, le rêve entier de Naruto dépendait de sa condition de ninja. La disparition du village caché de Konoha impliquait leur fin à tous. Et avec elle, la fin du rêve grandiose de Naruto de devenir un jour Hokage et de prouver au monde entier son existence.

 

« Je ne cherche plus vraiment de reconnaissance, ajouta Naruto, comme il voyait la jeune femme verser une larme. Je l’ai de partout à présent. Je suis fort, les personnes qui me sont chères sont pour la plupart en vie et heureuses. Mais je n’ai plus mon rêve. Alors je ne sais pas tout à fait dans quelle voie m’engager.

          Tu n’as jamais considéré que régner sur une partie du Château Infini constituait ce rôle de Hokage ?

          Non », répondit le jeune homme.

 

Et Naruto expliqua à Ino ce que constituait le Mugenjô. Ses étages, ses strates, ses sous-sols. Il ne savait toujours pas qui était tout en haut. Qui tenait les ficelles de cet endroit vicié et avait fait de Konoha la ville putréfiée qu’elle était. Il se demandait si aujourd’hui il serait capable de monter plus haut que la ceinture. Il se demandait aussi ce qu’il se passerait si, par hasard, enfin, le joug de ces gens du haut s’achevait.

 

Ino le comprit. Ino, qui avait pourtant abandonné volontiers, au vu des circonstances, sa vie de ninja, lui souffla l’idée qu’il n’arrivait pas à se fixer lui-même.

 

« Moi je sais, ce qu’il se passera si par hasard tu échoues à démonter les salauds qui se terrent là haut. Le village ninja de Suna, qui subsiste encore, va finir par se faire dévorer par la modernité venue du continent. Les autres villages, déjà influencés, disparaitrons et se transformerons. Tous nos pays deviendront comme ces infâmes taudis de béton que l’on trouve tout à l’Ouest, là où la civilisation du continent a déjà frappé. Konoha sombrera alors à jamais, et sa fin marquera la disparition totale de l’ère ninja. Nous mourrons tous, dégoutés de la vie que nous avons menée à fuir un passé révolu et, les siècles passant, notre histoire se transformera en légende grotesque pour enfant avant de disparaitre, emportée par le temps. »

 

Ino marqua une pause en se plaçant devant Naruto, plongeant ses beaux yeux bleus dans les siens et attrapant ses mains toujours calleuses pour créer un contact physique avec lui.

 

« Et je sais aussi ce qu’il se passera si tu parviens à les vaincre. Konoha perdra de sa superbe noirceur. L’industrie mise en place par le Mugenjô s’effondrera et l’ordre ninja, de nouveau le plus puissant, pourra reprendre sa place au sein de son village natal. Il détruira les immeubles, reconstruira les maisons, redonnera aux Kage leurs visages d’antan et redorera le blason du pays du Feu. Les seigneurs auront de nouveaux besoin de nous. Avec la perversion dont ce monde est pourri depuis ces quelques années, les shinobis auront de quoi travailler. Les autres villages, voyant notre puissance grandir, se reprendrons en main et tenterons de résister à l’appât économique que leur offre la technologie. On trouvera peut-être ça triste à dire, mais le temps de la Guerre reviendra. La puissance aura de nouveau une raison d’être, et le monde ninja, s’il est, comme tout autre, condamné à disparaitre un jour, ne s’effacera pas de leur fait. Pas avant d’avoir eu son âge d’or. Pas avant que tu ne sois toi-même Hokage. »

 

Naruto regardait dans le vide. Il n’était pas sûr de vouloir croire ce qu’il entendait. Il savait que c’était la seule chose à faire, mais il avait peur pour ses amis. Pour Sasuke qui semblait s’être équilibré à la perte de leur monde. Il ne voulait entrainer personne dans une aventure qu’ils n’avaient pas souhaitée. Il pensait être le seul à avoir perdu son rêve.

 

« Hé ! Crétin fini ! beugla une voix depuis la fenêtre.

– Oh ! Sasuke ! » rougit Ino en lâchant immédiatement Naruto.

 

Le brun avait vraisemblablement écouté toute la conversation, fumant tranquillement sa clope tout en faisant abstraction du boucan monstrueux qui animait l’intérieur. Anko avait l’air de faire du gringue à Kakashi sans grand succès tandis que Kiba et Kankuro se disputaient à propos de ses blagues stupides. Gaara et Neji, tranquilles, assistaient à la scène en compagnie d’un Shino décontracté qui avait retrouvé son armada de vêtements.

 

« Usuratonkachi, reprit l’Uchiha, qu’est-ce qu’il t’arrive ? T’as enfin remarqué qu’on a qu’une vie ? »

 

Naruto se tourna vers lui, son regard implorant plongeant dans les pupilles aux teintes violacées de Sasuke.

 

« Je ne veux pas impliquer qui que ce soit là dedans », déclara-t-il.

 

Sasuke s’étouffa en ce qui ressemblait à un gloussement et rétorqua :

 

« T’es trop con Naruto. On est toujours ninjas. On est déjà impliqués jusqu’au cou. Et ça m’ennuierait de ne plus avoir de sparing-partner potable…

– Hé ! ‘Nous oublie pas non plus… lança une voix trainante tandis que le grelot de la porte tintait. C’est galère, mais je crois que la seule chose qu’il nous reste à faire, c’est de te suivre, Naruto.

Ahah, rit doucement Sakura en sautant, trop petite, sur les épaules d’Itachi pour voir le visage surpris et éperdu de bonheur de son ancien coéquipier.

– Comme au bon vieux temps… » commenta Neji.

 

Toute la petite troupe sortit du bar d’un air enjoué. Les sourires étaient volontaires. Les regards respiraient la passion. Tous. Ils resteraient tous aux côtés de Naruto.

 

Une dernière silhouette se profila à l’entrée du Honky Tonk, imposante, un bras posé lascivement sur l’embrasure, et souffla :

 

« Naruto. Tu es le prochain Hokage de Konoha.  Avec toi comme chef, l’ère des ninjas ne sera pas prête de s’éteindre. »

 

Tous les protagonistes se retournèrent sur l’ombre qui venait de nommer officiellement le nouveau Maître et se figèrent, avant de sourire de nouveau en une expression volontaire : Kakashi avait remis son masque.

 

*

*  *

 

Tsunade regarda tous ses ex petits protégés d’un air sceptique. Elle avait participé au projet avec entrain, certes, mais elle ne s’attendait pas à un tel sérieux.

 

« C'est-à-dire que vous me demandez de retrouver tous les ninjas de Konoha susceptibles de pouvoir nous venir en aide ? demanda la fausse jeune femme, déjà fatiguée par cette tâche laborieuse.

– Je crois que c’est bien ça… » commenta Itachi de son éternel ton neutre, Sakura une fois de plus perchée sur son dos pour pouvoir voir ce qu’il se passait.

 

Cette fois-ci, en revanche, elle réalisa ce qu’elle faisait et, hurlant, bondit de son support pour s’écraser sur la tête de Sasuke.

 

« Sakura, t’es lourde… » commenta le brun, laconique.

 

Naruto, lui, venait évidemment lui aussi de réaliser quelque chose.

 

« Mais… Mais… commença-t-il, atterré. Pourquoi il est là, lui ? pleurnicha le blond en désignant Itachi du doigt.

– Je suis là depuis le début, se vexa Itachi. C’est bien une mission que tu nous donnes, Naruto ?

– Heu… Voui… hésita le blond, surpris de la tournure des choses.

– Bien, dans ce cas, tu ne vois aucun inconvénient à ce que j’y participe… menaça ensuite l’Uchiha, ses yeux semblant refléter les lames qu’il cachait dans son corps.

– Heu… Non ! s’exclama Naruto », rétrécissant et suant à grosses goutes.

 

Dommage que la tête de Sasuke ait encore été prise par Sakura, Naruto aurait bondi dessus pour le supplier de le sauver. A la place, il partit se réfugier derrière Ino pendant que les autres, sachant visiblement faire fonctionner leur cerveau, s’attelaient à lister leurs alliés potables, leurs ennemis potables et toutes autres possibilités que Shikamaru s’empressait n’analyser.

 

« Nous pouvons désormais facilement contacter Asuma et Kurenai, lança Ino.

– Sai pourrait également intervenir. Surtout s’il est au service du Seigneur du pays du Feu.

– Je peux me renseigner sur ce que notre ex-capitaine et membre du conseil, Baki, est devenu, proposa Kankuro.

– Je suis en contact avec Genma et Raidou de Konoha, rappela Temari.

– J’ai envoyé un message à Shizune hier, ajouta Tsunade.

– Lee sera là dans une demi-heure, annonça Tenten en raccrochant son téléphone.

– J’ai des amis qui pourraient se joindre à nous. », grogna Sasuke, peu amène.

 

Iruka était au Mugenjô, Izumo et Kotetsu devaient être recherchés, Hibiki Morino travaillait parfois avec Anko, Jiraiya se joignait à eux, Hanabi Hyuuga, qui était devenue une kunoichi accomplie, avait, à la demande de Hinata, réussi à convaincre son père de réunir ce qu’il restait de son clan.

 

Puis, au milieu de toutes ces propositions, une voix grave un peu doucereuse perturba le flux enthousiaste :

 

« J’ai des renseignements sur Kabuto, ce qu’il reste de l’Akatsuki, Uchiha Fugaku, Uchiha Madara, un certain Tenzô ou Yamato et Uzumaki Kushina, l’héritage de Namikaze Minato. »

 

Tous les regards se tournèrent vers Itachi, ébahis.

 

« Hé bien… commenta Tsunade, je n’attendais pas de coopération de ta part, mais tu vas visiblement nous être utile à autre chose qu’à faire la nounou de Naruto…

– Papa est en vie ? s’exclama Sasuke.

– L’Akatsuki n’avait donc effectivement pas disparu complètement, réfléchit Gaara.

– Mais Madara est mort ! s’étonna Kakashi.

Namikaze, c’est pas le nom du Quatrième Hokage ?

Tenzô ? souffla Tenten.

– J’ai bien entendu Uzumaki Kushina ? Tu as une sœur Naruto ? demanda gentiment Temari.

Non… chuchota Ino en regardant l’air éperdu qui s’affichait sur le visage presque larmoyant du blond. C’est sa mère. »

 

*

*  *

 

« Alors ? demanda un jeune homme brun, impatient.

– Ca m’a l’air intéressant… commenta un garçon au sourire carnassier.

– Je… Je préfère toujours ça, hésita un autre.

– Bon, il semblerait que Kabuto se soit pris pour Orochimaru, ou quelque chose du genre,  développa Sasuke. Comme, d’après un stupide blond que je ne nommerais pas, j’ai des affinités avec ces bêtes là, c’est nous qui nous chargeront de l’enquête. »

 

Ah, il se voyait bien redire à Naruto ce « Mes potentiels alliés, t’inquiète, je m’en charge », car le blond savait très bien de qui il parlait et s’inquiétait de savoir si, au vu de leurs derniers rapports mouvementés, ils n’allaient pas simplement tenter de lui faire la peau. Sasuke avait déjà envisagé cette possibilité. C’était la raison pour laquelle il avait plié ses lunettes de soleil pour les caler sur sa chemise. Il avait aussi enlevé ses lunettes pour plaire à Karin, parce que Karin, malgré tous les coups qu’il avait pu lui faire, restait après tout « Folle de lui », comme l’avait si bien imité Tenten, hilare, en racontant la scène à Naruto.

 

La fille en question ne répondait pas. Cela énerva Sasuke qui savait très bien qu’elle le suivrait forcément rien que pour ses beaux yeux, justement.

 

« Karin, tu viens aussi », ordonna-t-il, excédé.

 

*

*  *

 

Sasuke s’emmerdait. Bon, c’était habituel, mais présentement, la façon dont la famille Yamanaka, la famille Hyuuga, et le reste des ninjas qu’ils avaient réunis se regardaient en chiens de faïence en attendant que le dialogue commence l’énervait au plus haut point. Anko lui avait déjà pincé la jambe trois fois pour l’empêcher de faire une remarque.

 

Enfin, Naruto, au centre du petit bar élu comme lieu de rendez-vous et réaménagé en bunker de réunion, via techniques ninja oubliées, daigna prendre la parole.

 

« Je vais me présenter de nouveau, commença-t-il. Je suis Uzumaki Naruto, Get Backer. Mais aujourd’hui, j’ai besoin de mes coéquipiers, anciens camarades ninjas, et amis, pour à mon tour vous demander de me ramener quelque chose qui m’a été volé, et qui m’est plus précieux que la vie. »

 

Le discours commençait terriblement bien, songea Sakura en regardant le blond. Naruto savait s’y prendre tout en restant sincère. C’était impressionnant.

 

« Je vous demande donc à tous, ici présents, de m’aider à récupérer mon rêve. »

 

Un brouhaha parcourut la salle silencieuse. Presque tous les ninjas présents, pour l’avoir entendu hurlé à travers Konoha si souvent, savaient de quoi le jeune homme parlait. Voyant la détresse du blond devant une réaction qu’il n’attendait pas, Sasuke se leva pour prendre la parole :

 

« Naruto sait que la plupart d’entre vous possédez maintenant une situation dans le monde nouveau qu’est devenue Konoha. Mais il sait également que d’autres regrettent toujours amèrement la disparition de leur condition de ninja et qu’ils paieraient cher pour revenir à l’ancien régime. Il vous demande donc, à tous, de l’accepter comme Hokage. Il sera votre chef, dans la quête que nous nous sommes fixés : rebâtir le village caché de Konoha tel qu’il nous a vus naitre, et devra nous voir mourir. »

 

Ils étaient venus étrangement nombreux. Itachi avait facilement retrouvé Hana Inuzuka, qui s’était jetée dans les bras de son frère. Sai s’était déplacé avec joie, tous les puissants jounin de leur ancien temps étaient réapparus. Le trio adulte Ino-Shika-Chô s’était reformé, la famille Hyuuga, ravagée, s’élevait à présent au nombre de six. Shino était le dernier survivant de son clan, massacré par les Mushiki. Gaara et Neji étaient absents, partis faire à Suna un rapport de la situation. Naruto aurait voulu que le roux soit à ses côtés pour le soutenir dans son discours. Sa présence seule en imposait et lui donnait confiance. Mais heureusement, ils étaient tous là, et Sasuke veillait.

 

« Que ceux qui ne veulent pas de cette mission s’en aillent, s’il vous plait », déclara-t-il enfin.

 

Le mot mission avait troublé les esprits. Le mot mission n’était pas venu à leurs oreilles avec tant de panache et de signification depuis tellement de temps qu’ils ne pouvaient pas en prendre conscience. Conditionnés toute leur vie à cette expression, ils avaient fini par en enfouir le sens très loin au fond de leur être, par l’oublier car il n’avait pas sa place dans le monde auquel ils avaient dû s’adapter pour survivre.

 

Mais Naruto, d’un seul mot, venait de briser toutes les barrières.

 

Les amis du jeune homme, qui étaient restés dans l’ombre derrière son siège pour le laisser faire, s’avancèrent à leur tour. Un Uchiha, Tsudane-hime, il était déjà quelqu’un d’important. Mais à ces alliés de taille s’ajoutèrent un Nara, un Akimichi, une Yamanaka, une Hyuuga, deux Inuzuka, un Aburame, le célèbre Rock Lee, Tenten, bien connue dans le milieu sous le pseudonyme de Lady Poison, deux ninjas de Suna en tenue de combat, Hatake Kakashi « l’homme au Sharingan », Mitarashi Anko, Haruno Sakura et Shizune, les deux génies médecins, et enfin, un second sannin, Jiraiya.

 

Naruto n’était plus quelqu’un. Naruto avait déjà les plus forts ninjas de Konoha de son côté. Et Naruto venait de leur donner une mission. Naruto était d’ores et déjà, implicitement, Hokage.

 

 

 

A suivre