Chute plus ou moins dangereuse

par Muliana



Chapitre 5



Après la fin des cours et s'être rempli le ventre, Ino en profita pour aller faire un tour a la boutique de son futur job. Enfin, on peut même pas appeler ça un job puisqu'elle ne sera même pas payée.
"La haine" se disait-elle. "Avec des putains de clébards en plus".

Après avoir ruminé sur sa sombre vie, elle se rendit compte que c'était pas cher payé! Remarquez le jeu de mot. Il aurait pu faire pire. Mais il aurait également pu accepter de ne rien dire sans rien demander en échange. Il aurait pu être sympa en faite. Mais quel bande de connards les gars j'vous jure! Un jour, et c'était une promesse, elle allait en taper un et il allait rien comprendre. Sous ses airs de femme fragile et un peu idiote, Ino pouvait être redoutable.


Ding ding
"Et une sonnette de merde en prime" grommela-t-elle.

Elle regarda autour d'elle, elle ne pouvait pas affirmer que ces petits chiots ne l'attendrissaient pas. Ça aurait été mentir. Leurs petites bouilles étaient tellement mignonnes! Il y avait également des accessoires -colliers, jeux en plastique, soins- et un comptoir au fond a droite. La pièce était éclairée et les murs peint en blancs était d'autant plus lumineux. Une ambiance agréable avec en bruits de fond les jappements d'adorables petits bébé chiens. Ce qu'elle redoutait le plus, était les chiens derrière cette façade "mignon et propre" , ceux que les clients déposaient pour la toilette ou toutes sortes de choses. C'était pas une simple boutique de vente de chiens, malheureusement. Et il n'y a pas que des petits chiots tout mimi qu'on a envi de caresser. Il y en a aussi des gros qui ne sentent jamais très bon. Elle observait les petits chihuahua lorsqu'une voix la tira de ses pensées.


"Salut ma belle"
Elle reconnut l'auteur de cette phrase bien entendu, qui d'autre que Kiba pouvait se permettre de l'appeler avec ce surnom?
"Hn je suis venue me renseigner pour mon futur job "supergeniale" " lui expliqua Ino en insistant sur la fin de la phrase.

"Oh arrête c'était pas comme si c'était horrible! J'avais besoin d'aide puisque mes parents sont partis pour 3 mois aux USA et ma sœur étudie trop loin pour venir quotidiennement. Je suis obligé de gardé cette boutique. Dis- toi que ça durera que 3 petits mois" lui dit-il avec un petit sourire gêné.


"Trois mois?! tu plaisante j'espère?" Lui hurla Ino, "ça sera même plus du sois-disant bénévolat, ça sera de l'esclavage!"


***



Temari réfléchissait. Elle n'avait pas eu le cœur de rentré chez elle pour se morfondre dans sa chambre. Elle préférait l'air libre pour cette occupation. Elle ruminait ces sombres pensées sur un banc, dans le seul parc de Konoha. Il faisait assez beau, le ciel était nuageux et la température permettait qu'elle se soit mise en débardeur. Il y avait un lac en face d'elle, un peu plus loin, derrière se trouvait un couple de personnes âgées. Ils donnaient du pain aux pigeons. Elle essaya de penser a rien mais ne put s'empêcher de ressasser cette histoire. Elle avait recherché sur internet la jeune fille qui s'était faite agressée. Son visage n'était pas vraiment ressemblant au sien, mais son corps, ses cheveux et ses yeux l'était particulièrement. Il l'avait frappé au visage, lui cassant le nez et la mâchoire, et lui avait planté un couteau au bassin. Elle n'est plus en danger de mort, mais psychologiquement, ça doit être plus compliqué. Elle ne se pardonnera jamais d'avoir provoqué, bien que ça soit involontaire, ainsi, le mal d'une personne innocente. Et elle ne pardonnera jamais a son père. Son regard commença a devenir haineux en pensant a son géniteur lorsqu'elle entendit une voix qu'elle commençait a connaître assez... même trop peut être.


"Que vaux ce regard méchant femme galère? Enfin, a qui serait plus adapté..." déclara shikamaru, l'ananas qui s'était assis juste a côté d'elle.
Elle ne répondit pas, elle n'en eut pas le courage. Elle préféra laisser couler...

Shikamaru devina bien facilement le mal être de la belle féministe. La preuve, elle ne répondait pas, et d'après ce qu'il avait apprit sur elle, jamais cela se produisait -ou alors très rarement-. Il devait forcement il y avoir quelque chose. Quelque chose de grave...Il préféra se taire, attendant qu'elle même se décide a dire quelque chose.





***




Tenten mangeait tout ce qu'elle trouvait. Chocolat, bonbons, chips, tout y passait. Elle s'était dit "Et puis merde" et avait dévaliser ces placards. Elle repensait a ce qu'il avait dit, et ses larmes redoublèrent d'intensité.

Flash back

Tenten s'amusait beaucoup. Elle rentrait comme d'habitude des cours avec les deux cousins. Elle se foutait de la gueule de Neji en compagnie d'Hinata. Elle ne cessait de montrer du doigts les meufs qu'il pourrait éventuellement se faire. Elles lui faisaient même un planning!


"Elle là bas, tu la baiseras... disons samedi prochain ça t'irai?" demanda-t-elle le sourire au lèvre tandis qu'Hinata en pouvait plus. Les barres de rire, c'était monstrueux.
"Et pour lundi prochain il t'en faudra une bonne, étant donné que t'auras eu sport, il faudra te détendre. Aloors, ben tiens! Tenten tu serais d'accord pour lui tenir compagnie??" enchaîna Hinata.
Tenten vira au rouge cramoisie, et avant qu'elle puisse dire quoi que ce soit Neji la coupa:
"J'aime pas la chair flasque" répliqua-t-il froidement en dévisageant Tenten.

Fin flash back.


Si il avait su les dégâts que cette petite phrase ferait, il aurait sûrement tourné sept fois la langue dans sa bouche avant de parler! Depuis Tenten pleurait, mangeait puis re-pleurait. Elle mangea encore et encore jusqu'à saturation. Elle alla ensuite devant son miroir, et regretta instantanément ces gestes. Quel idée de manger autant, elle ne supportait pas toute cette nourriture dans son ventre. Elle se dirigea alors vers la salle de bain, se mit deux doigt au fond de la gorge et vomit tout ce qu'elle venait d'ingurgiter.



***



Hinata regarda Tenten partir, elle l'appela mais sans résultat. Elle regarda Neji avec un regard noir.
Lui même s'en voulait un peu, après tout il avait bien vu sur quoi elle complexait et n'avait pu s'empêcher de l'insulter sur le point qui allait lui faire le plus mal. Oh et puis merde, elles l'avaient bien fait chier et il en avait eu marre.


"Je vais un peu me promener, j'ai besoin de prendre l'air, je te rejoins a la maison" lui déclara-t-elle.
Elle partit en direction du parc, elle n'avait pas faim. Elle marcha jusqu'à ce qu'elle vit le portail d'entrée. Un peu d'air frais et un coin sympa ou elle pouvait se promener, tout ce dont elle avait besoin. Elle marcha, espérant trouver un banc libre. En chemin elle vit Temari en compagnie de Shikamaru -elle vit surtout quatre couettes blonde et une coupe en forme d'ananas-, elle ne chercha pas a venir leur parler, croyant qu'elle aurait pu déranger un moment d'intimité. Bien qu'aucun des deux parlait. Étrange mais Hinata s'en prenais pas la tête. Elle marcha encore 10 min -le parc était peut être le seul mais il était également assez grand- et elle trouva se qu'elle chercha. Elle se posa en appréciant le soleil sur sa peau d'ivoire. Sachant pertinemment qu'elle ne faudra pas qu'elle s'attarde si elle ne voulait pas brûlé. Elle s'était assise sur un banc dans un coin assez éloigné, qui donnait vu sur toujours le même lac a la différence que les branches du saule pleureur d'à coté y plongeaient. Un endroit très jolie a vrai dire. Après quelques temps, elle se déplaça et s'adossa a l'arbre afin d'être a l'ombre. Elle était légèrement caché par ses longues branches feuillus. Cela la dérangeait pas et se mit a dessiner ce paysage sur son petit carnet. Elle était tellement absorber par son dessin qu'elle ne s'aperçut pas qu'un jeune couple venait de s'installer sur le banc sur lequel elle était assise il y a quelques instants. Elle releva la tête et une affreuse douleur vint leur tirer les entrailles. Elle reconnaissait cette tête enfantine avec des cheveux blonds, des yeux azurs et un sourire innocent. Elle reconnut également la fille d'a coté. Elle était au lycée. Des longs cheveux roux, des yeux noisettes et un petit sourire sournois accroché aux lèvres. Tayuya Hikuzuki. La pétasse de service pour Hinata a partir de ce moment. Elle les regarda ce taquiner, s'embrasser de temps a autre, ecoeurée. Elle aurait voulu courir loin, s'enfuir de cet endroit maudit. Mais elle ne le pouvait pas, et c'était le pire. Elle était comme paralysé, et même si elle aurait pu bouger, elle aurait été obligé de passer devant eux et elle s'en sentait incapable. Alors les larmes coulèrent a flot, et durant près d'une heure, elle ne bougea pas. Juste ses yeux faisait des vas et vient incessant afin d'évacuer le surplus de larmes qui ne cessait pourtant pas. Quand la torture fut finit, et qu'ils décidèrent enfin de partir, elle resta toujours au même endroit pendant encore quelques minutes. Elle réussit par la suite a se lever, a ranger son carnet dans sa sacoche en pendouillère et n'en pouvant pas plus, a courir jusqu'à chez elle.



***




"Et je suis désolé de t'annoncer cela comme ça, mais j'ai une vie kiba! C'est pas possible, comment je vais m'en sortir entre ... " continua Ino, exaspérée, en faisant les cent pas depuis un peu plus de 15minutes.
"Bon tu va continuer longtemps a te laminer ou je peux te donner ton emploi du temps et t'expliquer comment ça va se passer" la coupa Kiba, fatigué.
Il eut droit un a un légendaire regard noir d'Ino Yamanaka.
"Va s'y je t'en pris dis moi tout" lui répondit-t-elle, sarcastique.

"J'ai quand même un employé, donc tu travailleras pas tellement. La boutique est ouverte tous les jours sauf le dimanche, de 10H a 17H avec une pause déjeuner de 12H a 14H. Le samedi elle ouvre de 9H a 18H avec la même pause pour le midi. Lors des cours, c'est mon employé qui s'occupe de la boutique. Donc tu l'auras compris, tu travailleras juste le mercredi et le samedi. Et parfois la semaine si on finit plus tôt et qu'il a des problèmes avec la boutique -ce qui sera rare-. En principe on travaillera toujours tous les deux. Mais il se peut que lorsque tu te seras habituée, que je te laisse toute seule afin que j'aille régler des affaires -toujours en rapport avec le boulot bien sur-. Tu me suis?" demanda-t-il


"Oui "
"Donc je t'attendrai a la boutique a 14H tous les mercredi et samedi, et tu travailleras jusqu'à la fermeture. Je te laisse ton samedi matin de libre, je suis pas profondément méchant." lui dit-il un petit sourire au lèvre.
"Tu es bien trop gentil" lui répondit-elle avec un grand sourire hypocrite."Juste une question, reprit-elle, lorsque tu m'as annoncé que je travaillerai là, tu m'avais fait comprendre que toi aussi tu faisait du bénévolat. Cherche l'erreur si cette boutique t'appartiens."

"Je sais mais c'est pour éviter les problèmes, je suis mineur, je n'ai pas le droit de m'occuper d'une boutique tout seul. En plus l'employé est un étudiant comme nous, donc il peut pas faire genre d'être le patron. Je dois me faire passer pour mon père pour la plus part du temps. Donc j'évite d'ébruiter cette histoire. Sous entendu, je compte sur toi pour pas le crier sur les toits!" s'expliqua-t-il.


"T'inquiète pas, je garderai le silence, je suis pas le genre a faire du chantage n'est ce pas?" débita-t-elle pour ensuite lui tourner le dos.
"Au pire ça ne sera pas très grave. Je pourrai m'arranger. Mais ça sera plus embêtant pour toi si tout le lycée sait ce que tu fais de tes soirées non?" la rembarra kiba.
Je commence quand?" reprit-elle, la tête par dessus l'épaule.
"Samedi si tu veux, je te donnerai demain ou après demain une fiche expliquant le tout avec un résumé des horaires et du boulot qu'il te faudra faire. D'accord?"
"Ouais a demain" lui répondit-elle.
ding ding

Elle reparti en direction de chez elle. Ce qu'elle n'avais pas pensé, était que durant ces trois mois de bénévolat, elle serait sans cesse avec Kiba. Et elle savait très qu'elle le laissait pas indifférente. Et vice versa... Quand elle repensait a la nuit passé avec lui, elle en avait des frissons. Ce gars lui avait fait et lui fait encore maintenant beaucoup d'effets. Après elle ne se faisait pas d'illusion, il l'avait jeté comme tout les autres. Il avait pris son pied puis d'était barré comme si rien de s'était passé. La jeune fille avait fait pareil de son coté, mais elle ne pouvait en aucun cas affirmer que cela l'a laissait toujours indifférente. Chaque homme avec qui elle avait eu une aventures d'une nuit, chacun avait ouvert un peu plus la brèche qu'Ino essayait de refermer avec peine.



***



Les minutes passèrent... Shikamaru regardait les nuages et Temari avait toujours le regard dans le vague.
Une heure était passée, le couple était partit et le ciel s'était légèrement dégagé. Il entendit des petits bruits étouffés. Ce qu'il vit le troubla profondément. Temari sanglotait.La femme que tout le monde voyait comme une dur a cuire avec sa langue bien pendu et son regard de tueuse.


"Pourquoi tu reste a côté de moi? On se connait a peine." Parvint-t-elle a articuler, en tournant son regard embué vers lui.
"Ce n'est pas dans mes habitudes de laisser une belle femme triste toute seule" lui dit il en lui prenant la main. "Je suis peut être un gros flemmard, mais certainement pas un connard..."
Elle mit sa tête sur son épaule et pleura encore pendant un long moment. Il lui caressa les cheveux et la laissa libre court a ses larmes.
Après encore un petit moment, elle se redressa, s'essuya les yeux avec le revers de sa main, respira un grand coup et offrit son plus beau sourire au jeune homme, qui lui rendit.
Elle le remercia de lui avoir offert son épaule, et se leva pour s'en aller mais avant de partir:
"Au faite, la femme galère, elle t'emmerde" lui glissa-t-elle a l'oreille avec un sourire en coin.
Un petit rire s'éleva, "Décidément, vraiment intéressante cette fille" pensa Shikamaru, "Mais avec ça, je ne sais toujours pas ce qui s'est passé pour qu'elle soit dans cet état."



***



Elle bousculait des gens, courait sur des parterres de fleurs ou sur la route en pleine circulation, jusqu'à passé a des quartiers malfamé afin que ca soit plus rapide. Et la fut son erreur. Hinata tomba pour aller s'écraser sur sol recouvert de déchets, quelqu'un lui avait fait un croche pied. A peine elle eut le temps de se relever, que quelqu'un se jeta sur elle. Ses souvenirs affluèrent, des cheveux gris, des coups, des mains parcourant sont corps... Des tremblements traversèrent son corps. Elle était devenu forte pour que jamais, jamais cela se reproduise. Sur un accès de colère elle donna des coups, son agresseur la retourna, et elle put voir son visage.


"Arrête de bouger ma mignonne, sinon je te promet que tu vas le regretter..." lui glissa-t-il a l'oreille.

On aurait dit un requin, cheveux étrangement bleu, dents pointu. Il était repoussant. Jamais il la touchera, Hinata chopa tout ce qu'elle trouva autour d'elle pour lui balancer, ignorant sa menace. Des emballages en cartons, des vieux paquets de cigarettes, des bouteilles en plastiques, tout ce qu'elle pouvait en espérant lui faire lâcher prise. L'homme grognait essayait tant bien que mal de lui enlever ses vetêments, puisque, manque de bol pour lui, ceux d'Hinata était toujours très complexe. Et justement aujourd'hui elle portait un corset avec de multiples lacets. Elle même mettait au moins cinq minutes a l'enfiler correctement. Et puis elle trouva une boite de conserve en haut a droite de sa tête, avec laquel elle frappa de toute ses forces contre son crâne. Il s'effondra sur elle, l'étouffant a moitié, la conserve légèrement enfoncé. Elle roula afin de s'en dégager. Les larmes qui avait cesser de couler a flot sous le coup de la colère se remirent en route. Décidément ce n'était pas sa journée. Elle se releva, tremblante de tout son être, puis se remit a courir d'une traite. Avec encore plus d'entrain qu'avant, vérifiant au sol que rien de la fasse tomber.


Au bout de 10 min, elle arriva chez elle, il ne fallait pas que Neji la voit dans cet état. Tout montrait qu'elle n'allait pas bien et il allait encore s'inquiète un peu trop. Il s'en était déjà assez fait pour elle auparavant... Et rien ne garantissait qu'il n'aille pas voir son père afin de le mettre au courant. Et a tout les coups, elle devra retourner dans l'enfer qu'est sa famille. Elle monta les escaliers menant a son appartement, et essaya d'ouvrir la porte. Fermé, Neji n'était pas la. Elle poussa soupir de soulagement, enfin une bonne nouvelle dans la journée. Elle prit ses clés dans son petit sac en bandoulière et ouvrit la porte difficilement, n'arrivant pas a stabiliser ses doigts. Elle se précipita dans la salle de bain, elle avait besoin d'une douche froide. Alors que l'eau s'écoulait sur son corps, les souvenirs d'Hinata bouillonnaient. Les moqueries des gens de son collège, les crasses des filles qui l'a détestaient, les rabaissements de son père, les trahisons de sa sœur, et pour finir cet homme... Toute cette souffrance qu'elle avait en elle la tuait a petit feu. Elle n'en pouvait plus a ce moment la. Pourtant, a son réveil, rien ne l'avait avertis de cet tournure des choses. Elle ne put s'empêcher de détailler son bras droit ou de nombreuses cicatrices blanches y trouvaient déjà place lui tailladant le poignet. Des plus ou moins grosse, selon la journée qu'elle avait eu a passé a l'époque. Elle ne put également s'empêcher de chercher quelque chose de coupant afin de soulager la douleur de son passé ajouté a celle du présent. Elle trouva une lame de rasoir appartenant a son cousin et se traça de fines lignes en travers son bras suivit d'un plus profonde qui la détendit plus qu'il n'en fallait.


"C'était la dernière fois" se disait-t-elle, comme toujours. Mais au fond d'elle, elle savait que comme a chaque fois, elle recommencerait...



***



Sakura se changeait dans les vestiaires, un excitation montante au creux du ventre. L'agitation des filles autour d'elle montrait qu'elle n'était certainement pas la seule. Mais fidèle a elle même, la fleur de cerisier garda son sang froid et personne n'aurait pu savoir ce qu'elle ressentait, comme toujours. Lorsqu'elle fut prête, elle regarda autour d'elle, ses "collègues" étaient déjà toute dans la salle! Elle s'en était même pas aperçu tellement elle était absorbé par ses pensées. En même temps, on voit la différence de lorsque c'est un cours normal, habituellement elles ont toutes 10minutes de retard. Sakura soupira intérieurement et se dirigea vers la porte.



Lorsqu'elle l'eut ouverte et refermé, elle vit tout les regards sur elle. Tous étaient assis en plusieurs lignes devant Tsunade et un homme étrange avec une tête de serpent. "l'entraineur des garçon" devina-t-elle.

"Dépêche toi sakura, on t'attendait" la réprimanda gentiment la blonde a deux couettes.

Elle accéléra légèrement le pas et s'assit devant sa professeur.


"On va maintenant vous expliquer comme cela va se passer." commença Tsunade, "je vais déjà vous présenter Orochimaru les filles, le professeur de danse pour garçons, et moi messieurs, c'est Tsunade. Comme vous le savez probablement, nous voulons vous inscrire au grand concours des quatre pays. Nous devons collaborer, puisque cet année, le thème est les couples. Nous choisirons donc les deux meilleurs d'entre vous -une fille et un garçon- la semaine prochaine afin qu'ils aient tout deux le temps de préparer quelque chose de correct pour le concours. Aujourd'hui, nous voulons vous voir un par un, improviser sur une minute de chanson afin de tester vos capacité d'adaptation et d'invention. Dans deux jours, soit vendredi, nous voulons également une minute de danse chacun mais que vous aurez préparer sur une chanson choisi par vos soins. Puis nous vous donneront les résultats mercredi prochain. Est-ce clair pour tout le monde?" demanda-t-elle.



"Avons nous un style de musique imposé?" demanda un garçon avec un visage très féminin, qui ne l'empêchait pas d'être beau, bien entendu.

"Tout sauf du classique, puisque vous n'en avez jamais pratiquer, et même si ce n'est pas le cas pour les filles, c'est la même chose" lui répondit-t-elle.

Après avoir demandé une dernière fois s'il n'y avait pas de questions, Tsunade déclara que ca commençait. C'est un garçon qui commença, idate si Sakura avait bien comprit. Sa prestation était bien médiocre d'après elle. Elle fut pas la seule a le penser puisqu'elle vit précisément son professeur poussé un soupir. Ils passèrent les uns après les autres, filles et garçons confondus. Ce fut un nom qui la sortit de ces pensées.


"Sasuke uchiwa" annonça le professeur des garçons.

Elle vit celui de sa classe se lever afin de commencer. Elle aurait du le remarquer! Toutes les filles ne cessaient de le regarder, elle aurait du s'en apercevoir. "Tant pis, se disait-elle, regardons de quoi il fait ce sasuke". Il tomba sur la chanson de Missy Elliot "Ching-a-Ling", idéale pour du hip hop.
Il commença rapidement, enchainement différentes figures et différents pas. Il était doué, très doué même. Il faisait une chorégraphie excellente vue les conditions. Il avait une tel fluidité dans tous ses pas qu'on aurait dit qu'il l'avait travailler durant des jours afin que ça soit parfait. Sakura était impressionnée. "Enfin quelqu'un a ma taille" se réjouissais-t-elle.
Lorsqu'il eut finit, tout le monde applaudit, en particulier les filles. Il fit un bref signe de tête et alla s'asseoir. Elle le regarda en essayant de comprendre, jamais elle se serait attendu qu'un gars aussi froid et sans expression puisse faire de la danse. Éprouve-t-il lui aussi le plaisir de danser lorsqu'il entend la musique pulser jusqu'à ses tripes l'incitant a continuer jusqu'à que son corps lui même n'en puisse plus?


"Sakura Haruno"

Elle sortit de ses pensées et s'avança. Elle fit le vide dans sa tête, écoutant plus les murmures incessants des autres et se concentra. La musique commença, un petit sourire se dessina sur ces lèvre. Elle avait eu droit a une musique tiré de la série "skins".
La musique lui permettant, elle commença avec quelques figures de classique, bien que la prof l'est interdit. Mais c'était plus fort qu'elle, elle sentait que le meilleure mouvement a faire n'était pas encore du moderne.
Quand les pulsations firent leur arriver, elle commença la danse physique et rapide. Elle joua avec son corps en rythme avec la musique. Elle enchaina avec une vitesse étonnante, ne réfléchissant même pas a son prochain mouvement puisque son corps le faisait de lui même. Elle ne faisait qu'un avec la musique. Et c'était a ce moment la le meilleure moment de la journée. Rien ne valait cette sensation. Plus rien de lui importait durant ce court instant, ses parents, ces personnes toutes plus hypocrites que les unes que les autres, tout était reduit a l'état de poussière. Puis vint le moment de la fin de la chanson ou elle finit avec une splendide figure. Elle se sentit redescendre sur terre. Elle regarda son prof dans les yeux, qui lui fit un grand sourire, montrant qu'elle était très fier de sa prestation. Des applaudissements vinrent, moins fort que ceux de l'uchiwa puisque les filles se sentaient terriblement en danger face a elle, donc la plupart ce contentaient d'un regard haineux. Les garçons quand a eux ne cessaient de lui faire des petits sourires en coins. Elle croisa le regard du beau brun et elle ne put s'empêcher de sourire, celui la la regardait avec l'air de ne pas bien comprendre. "Ça doit l'intriguer, se disait-elle, vu l'image que je renvois au lycée...". Elle ne chercha pas plus loin et s'assit dans un coin. Encore quelques personnes passèrent puis se fut finit. Lorsqu'elle eut finit de se changer, elle se dirigea vers l'extérieur afin de rentrer chez elle. La surprise lorsqu'elle vit son chauffeur qui l'attendait près de la voiture.


"Luc! J'avais pourtant dit a mère que je voulais entrer a pied de la danse!" lui dit-elle une fois qu'elle fut plus près.
"Je suis désolé mademoiselle, mais votre mère veut vous parler et apparemment, c'est urgent..." lui repondit-il.

Elle le regarda avec des yeux suspicieux, et accepta. Luc lui ouvrit donc la porte de derrière afin quelle s'installe. Elle tourna le regard et vit Uchiwa la scrutant rentrer dans sa belle bagnole, "Quelle image je vais lui donner moi" pensa-t-elle. Elle baissa les yeux et laissa luc fermer la porte pour elle.
Ils commencèrent a rouler, lorsqu'un stress lui prit au ventre. Que sa mère lui voulait-elle? Encore la réprimander excessivement pour quelque chose de rien du tout? Elle avait peur, quand sa mère voulait lui parler, il y avait presque toujours quelque chose d'important qu'il allait se passer ou qui s'était passé.
"Qu'est ce qu'elle va encore me raconter ou me faire faire comme connerie c'te connasse" pensa-t-elle, rageusement. Un petit rire lui échappa, heureusement qu'elle ne pouvait pas savoir ses pensées, pour coup c'est sur qu'elle se serait déjà fais renier.