Un ange

par Jill

During Crisis

 

Chapitre 2

 

 

 

And chapter two !!

Après une loongue absence, je reviens avec un nouveau chap, et un petit bonus à la fin pour compenser. Dans ce chapitre, vous allez assister à la toute première rencontre entre Naruto et la mystérieuse aveugle.

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

Un cauchemar…

 

Un horrible cauchemar…

 

 

… je me perds dans les ténèbres…

 

 

… tout noir… complètement…

 

 

 

… mais… c’est étrange…

 

 

 

 

J’ai… moins mal…

 

 

 

Je n’ai pas trop froid…

 

 

 

Je sens… quelque chose… de doux…

 

 

 

 

Et à ce moment…

 

 

 

Je me réveil.

 

 

De la lumière… c’en est presque aveuglant.

Des arbres… une forêt… mon esprit… est étonnamment clair…

 

Où… où suis-je…

 

Qu’est-ce qu’il s’est passé…

 

 

Je me souviens de m’être écroulé… et c’est tout…

 

 

Non… il y avait autre chose…

 

Oui… il y avait des voix…

 

Je m’essuie longuement les yeux… je me rend compte à cet instant… que j’étais allongé… sur quelque chose de très confortable…

Autour de moi… des affaires, des sacs de couchages… vêtements… nourriture…

 

 

 

… … je devrais penser aux gens qui m’ont de toute évidence recueillis… penser aux bandages sur mon corps, aux vêtements remplaçant mes anciens rapiécés, aux médicaments qu’ils ont du me donner pour atténuer les douleurs de mes muscles… mais…

Tout ce que je vois… c’est de la nourriture.

 

Je m’extirpe de ma couche avec difficulté… j’ai toujours du mal à me tenir sur mes jambes…

Je rampe presque en direction du sachet en plastique renfermant la bouffe… je me rend compte… à cet instant…

A quel point je suis affamé…

D’un geste maladroit, je réussis à ouvrir le sachet… de la nourriture lyophilisée… immangeable pour quelqu’un qui serait habitué à un minimum de qualité… mais comparé aux rats…

Je plonge ma main dans le plastique et j’en extirpe une pleine poignée de granulés marrons, ressemblant à de la bouffe pour animaux… si ça se trouve, c’en est…

Je m’en fout… je porte le tout à ma bouche, sans aucune précaution… j’aurais dû…

A peine la nourriture touche-t-elle le fond de ma gorge qu’un violent haut-le-corps me fait tout recracher… j’aurais vomi… si j’avais eu quelque chose à vomir…

Je parviens à réfléchir un peu… car même de simplement penser m’est devenu délicat… mais je comprend cependant, que l’intégralité de mon système digestif est resté presque inactif pendant… pendant…

… je n’en ai aucune idée…

 

Je décide recommencer… grain par grain si il le faut…

 

Un morceau sur deux, je recrache… mais en contrepartie, je parviens à mâcher et à engloutir difficilement de petits morceaux…

Si j’avais autant de mal à avaler… je n’osais pas imaginer le mal que j’allais avoir à digérer ça…

 

…   …

 

 

… j’ai soif… j’ai vraiment… très, très soif…

 

… de l’eau… il doit bien y avoir de l’eau… quelque part…

 

Me précipitant d’un sac à l’autre… soulevant toutes les couches du petit campement… mais au final…

Impossible de trouver la moindre gourde… non…

 

Non, non, non… tout cela était logique… évidemment, évidemment, je devais penser… réfléchir à ce que ça impliquait… oui… si cet endroit est désert… c’est parce qu’ils sont tous parti chercher quelque chose… quelque chose comme… de l’eau…

 

Au-delà du bruissement des arbres… des cris d’animaux… je remarque enfin… de l’eau… une cascade… il y a une rivière… pas loin d’ici.

J’arrive à me lever… et je marche… lentement, laborieusement. M’appuyant contre les arbres, je progresse vers le bruit se faisant de plus en plus net dans mon esprit…

Une dizaine de mètres… peut-être moins…

Et finalement…

 

J’y arrive…

 

 

Ce n’est pas une rivière… mais un lac… un petit lac avec une cascade…

Mais je ne m’en préoccupe pas pour le moment…

Je me jette au bord de l’eau, et je plonge ma tête dans le liquide glacé… ça fait du bien… nom d’un chien, qu’est-ce que ça fait du bien…

J’engloutis tout ce que je peux, me noyant à moitié sans même m’en préoccuper… encore et encore…

Jamais je ne me serais douté que je ressentirai un tel bonheur à lamper ce liquide incolore et sans goût…

Me mettant à tousser violemment, je me rendis finalement compte que je n’avais plus d’air depuis un bon moment…

Relevant la tête, le souffle rauque, les yeux irrités, je ressentais une forme étrange de contentement…

Me laissant lourdement retomber sur le sol sablonneux, je fermais les yeux, tentant de retrouver ma respiration… et écoutant… n’importe quoi… du bruissement des feuilles aux cris des animaux… en passant par la cascade… la cascade…

Indiciblement, quelque chose n’allait pas… ou plutôt… il y avait quelque chose de différent…

La cascade… le son de l’eau…

… il n’était pas naturel…

 

Trouvant assez de force au fond de mes os et de mes muscles pour me redresser, je regardais la cascade… les yeux encore embués par ma désorientation…

Et c’est là…

 

… je crois bien que c’est à ce moment précis…

 

 

… que je l’ai vu.

 

 

 

Sous la chute d’eau… il y a quelqu’un…

 

 

… sous le liquide vital coulant à flot… manifestement occupée à laver son corps nu……

 

… c’est une fille… sans le moindre doute…

 

De là où je me trouve… je peux dire qu’elle est jeune… un peu comme moi… à un ou deux ans près…

Une peau claire, vraiment très… claire…

 

De là où je suis, je ne peux pas voir son visage…

Mais je peux apercevoir… son corps élancé… ses jambes, ses bras… fins…

 

Une chevelure vierge … complètement blanche…

 

Une pureté… magnifique…

 

 

Je reste là, à la contempler. Incapable de me rendre compte du caractère déplacé de mon comportement, je continue de la regarder…

Cependant, sans prévenir, la jeune fille interrompt sa toilette, détournant très légèrement son visage derrière elle…

… elle m’a remarqué…

Néanmoins, je n’arrive pas à bouger… comme hypnotisé par cette inconnue… dans cet endroit qui m’est étranger…

Je la vois s’écarter de la cascade, sa peau humide scintillante sous les rayons du soleil…

Je la vois déposer une main sur un rocher à proximité, pour s’emparer de ce qu’il semble être un bout de tissus, blanc également…

Je la vois qui porte le morceau d’étoffe à son visage, avant d’en recouvrir ses yeux… un bandeau…

Je la vois qui passe ses mains dans ses cheveux de lune, les dégageant de l’étreinte du tissu…

Et lorsqu’elle en a finit… je la vois…

 

… se tourner vers moi…

 

J’ouvre la bouche, mais rien ne sort. Par réflexe, je secoue la tête dans tous les sens, comme pour m’excuser, je claque des dents, mais quoi que je fasse… je n’arrive pas à détourner le regard…

 

Bien que ses yeux soient dissimulés par l’étoffe, je suis persuadé qu’elle arrive à me… « voir »… de la manière dont elle m’observe…

Une inégalable froideur émane d’elle, apparemment complètement indifférente à l’idée d’être espionnée de la sorte dans une situation aussi… aussi…

Une fois de plus, je secoue la tête, comme pour me réveiller d’un rêve…

 

… un rêve absolument magnifique…

 

Indiciblement, la jeune fille commence à avancer, faisant onduler la surface de l’eau à son contact. Elle se dirige vers moi, d’un pas gracieux et dénué d’hésitation… et je ne parviens toujours pas à faire le moindre geste… comme si j’étais possédé…

Peu à peu, la surface nous séparant diminue… peu à peu, l’inconnue se rapproche de moi, son corps immaculé se révélant un peu plus à mes yeux perdus, à mesure que le sol sous ses pieds se rapproche de la surface… et de moi…

Mes pensées en cet instant oscillent entre l’inexistence et le Big Bang, incapable de mener une explication logique et pertinente sur ce qui arrive… mais je ne peux m’empêcher… de l’admirer…

Malgré moi, je ne peux m’empêcher d’être subjugué par cette apparition irréelle… par cette… pureté…

En cet instant, elle me semblait bien plus qu’une simple humaine… peut-être ne l’était-elle pas, après tout… non… cette fille…

… est une déesse…

 

Sans que je ne m’en rende compte… elle est juste là… devant moi… à un peu moins de deux mètres… environ… même si dans l’immédiat, la précision n’a pas la moindre once d’importance…

Une nouvelle fois, j’essaye de dire quelque chose, n’importe quoi… mais rien n’y fait, je reste inexplicablement et désespérément…

 

Elle me regarde…

 

Même à travers son bandeau recouvrant ses yeux que je n’ai pas pu voir… je peux sentir son regard me transpercer… comme si elle pouvait sonder mon âme… et lire chacune de mes pensées…

… peut-être en est-elle capable, après tout…

 

Avec un calme surnaturelle, la jeune fille s’approche encore un peu. Je déglutis…

Encore… ce qui se trouve entre nous désormais, se limite à des centimètres… qui continus de disparaître les uns après les autres…

Je…

 

… Je n’ai…

Elle s’accroupit… juste devant moi…

Son visage… maintenant, je peux sentir son souffle, lent, régulier, contre ma figure…

Je peux respirer l’ambrin de l’eau sur sa peau…

Je parviens à discerner les gouttelettes du fluide transparent perler de ses cheveux scintillants…

J’attends… comme pour attendre une intervention divine… je me contente d’attendre…

Mon cœur est près à exploser, mes yeux que je n’arrive plus à fermer me font mal…

Attendre…

Attendre que quelque chose se passe… n’importe quoi…

Elle reste impassible, son visage d’ange ne laissant transparaître aucune émotion…

 

Nous restons là, à nous observé pendant d’interminables secondes… durant lesquelles je reste complètement amorphe…

Et puis, sans vraiment prévenir…

 

Un miracle s’accompli…

 

Ses lèvres s’entrouvrirent légèrement, et la douce mélodie qu’est sa voix parvient à mes oreilles :

 

_ Tu es perdu.

 

C’est une voix un peu étrange, mélancolique, éthérée… mais définitivement belle…

Après la surprise de l’avoir entendu s’adresser à moi avec aussi peu d’intérêt pour le voyeurisme indécent dont j’ai fait preuve, je me rends compte qu’elle ne vient pas de me poser une question…

C’est une affirmation…

 

… non… c’est une vérité…

 

Je voudrais lui répondre… me permettre une nouvelle fois d’entendre cette voix unique…

Mais elle ne me laisse pas le temps de faire quoi que ce soit… elle franchi le dernier espace qui nous éloigne, et dans un geste d’une infinie douceur, elle passe ses bras autour de moi, et me serre délicatement contre elle.

Même si je le voulais, je suis bien incapable de faire quoi que ce soit pour me dégager de cette douce étreinte…

Après un très court accès de panique…une incomparable sensation d’apaisement m’envahie

Je crois bien que… d’aussi loin que je puisse me souvenir…

 

Jamais… quelqu’un ne m’a jamais traité de cette façon…

 

 

… jamais…

 

Je me prends à ne plus essayer de réfléchir… je laisse ma tête se poser contre son épaule… sa peau fraîche dissipant la douleur de mes muscles…

Pour la première fois… depuis des temps lointains…

 

 

 

… je suis serein…

 

jill

 

 

 

 

 

 

 

Bien ! J’attends des comms ! (Vous préviens, je continue pas à moins de trois (ou quatre)) et voici le p’tit bonus en prime :

http://img208.imageshack.us/my.php?image=sanstitre1copietz7.jpg

 

 

Sur ce, à toutes !!!!