Le Commencement

par Ryu-sama

Le Commencement

Jamais auparavant Konohagakure no Satō n’avait passé si près de la destruction. Le soleil se levait, ce matin, sur un village dévasté, détruit complètement par les évènements de la nuit. Partout, des cadavres déchiquetés, brulés, réduits en morceaux étaient visibles. À travers les ruines de ce qui avait été autrefois leur maison, des femmes éplorées cherchaient leur mari, des mères en sanglots appelaient leurs enfants, des enfants complètement perdus se demandaient où étaient leurs parents, mais tous ne trouvaient qu’une seule chose : la mort, une mort horrible, torturée, ensanglantée. À travers le village, nul ne comprenait ce qui était arrivé. Depuis toujours, on leur serinait que Konohagakure était la fierté de Hi no Kuni, le plus puissant village ninja sur des nations élémentaires, mais, malgré tout, aujourd’hui, ladite puissance était en deuil. Aujourd’hui, Konohagakure no Satō pleurait ses morts, sa puissance perdue. Aujourd’hui, le village qui terrifiait les ninjas d’Iwagakure et de Kumogakure est mort. Aujourd’hui le village qui a dominé le monde des cinq nations pendant près d’un siècle se doit de lécher ses plaies et de pleurer la perte du Yondaime Hokage. Aujourd’hui, le si fier village pleurait la quasi-extermination du clan des Senju, l’un des trois clans qui avaient fait la fierté, la puissance et la réputation du village. Aujourd’hui, il ne restait plus qu’une seule famille de ce clan si réputé. Aujourd’hui, Konohagakure pleurait la mort du tiers du clan Uchiwa, le second de ces clans. Aujourd’hui, Konohagakure subissait les affres de la perte de la moitié du clan des Hyūga, le troisième de ces clans si reconnus. Aujourd’hui, le village si craint par ses semblables pleurait la perte de la moitié de ses effectifs, la perte de sa puissance. Aujourd’hui, les pleurs recouvraient la cité en ruine.
Pourtant, malgré tout cela, on pouvait voir, au milieu de l’arbre abattu par le désastre, une nouvelle pousse remplacer les cendres de l’ancien arbre si puissant. La nouvelle génération se préparait déjà à redresser les désastres que leurs aïeux leurs auraient laissés.